Comment créer sa société de conseil facilement

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Vous voulez créer votre société de conseil ? Et bien, nous allons vous expliquer comment démarrer, par quels statuts, ou encore combien d’argent vous devez mettre …

Qu’est-ce que c’est un consultant ?

Avant d’aborder les choix juridiques, sociaux et fiscaux, commençons par un peu de sémantique. En plus d’utiliser les mots de société de conseils sont venus se rajouter les termes Consulting, entreprise de conseil, activité de consultant … Toutes ces notions rejoignent la même idée : Ces activités souhaitent améliorer le fonctionnement et la performance de leurs clients. Ainsi, un consultant peut être un consultant marketing, un consultant Web Design ou bien encore un courtier d’emprunt. Bref, à partir du moment où vous apportez du service auprès de clients professionnels voire des particuliers, vous êtes un consultant.

Ainsi, tout le monde peut être consultant, à partir du moment où vous maîtrisez une idée, un fonctionnement, une organisation ou un concept, vous pouvez être consultant. Réfléchissez bien, vous avez déjà certainement donné quelques conseils gracieusement à votre entourage et vous avez suivi l’évolution du projet. Sans le savoir, vous avez exercé déjà cette activité de façon bénévole.

Quel statut juridique pour créer une activité de conseil ?

C’est toujours la même question, faut il démarrer de façon discrète ou faut il agir comme Cortes et bruler ses navires afin d’empêcher toute retraite ? La réponse se situe entre ces deux affirmations. Souvent, il est d’usage de dire qu’il faut commencer systématiquement par la micro entreprise, car c’est facile, pas chère (cela reste à démontrer dans la pratique) et pas très engageant. Personnellement, nous ne pensons pas que lancer une activité puisse reposer sur un malentendu. Soit on souhaite se lancer et on met tout son coeur à l’ouvrage, soit on continue de rêver.

Une micro entreprise pour lancer son activité de conseils ?

Rappel de la micro entreprise. C’est ultra simple et rapide à monter. Ce qu’il faut retenir essentiellement se résume en 3 points :

  • Vous êtes tout d’abord taxé sur du chiffre d’affaires réduit d’un abattement au niveau des charges sociales de la sécurité sociale des indépendants (ex RSI),
  • Aucune charge ou dépense ne peut être déduite,
  • Vous êtes limité dans votre chiffre d’affaires et donc dans votre évolution.

Une SASU pour être consultant de service

Avant tout, quelques informations. A la différence d’une micro entreprise, il n’y a aucune limitation d’activité sur le plan fiscal. Parallèlement, toutes les dépenses réalisées dans l’intérêt de la société sont déductibles l’année même ou étalées sur plusieurs années s’il s’agit d’une immobilisation par le biais des dotations aux amortissements. Normalement, une SASU est assujettie à la TVA sauf si elle demande à en être exemptée soit pour des raisons de faiblesse de chiffre d’affaires (même seuil que la micro entreprise, on appelle cela la franchise de TVA) ou des raisons liées à l’activité (comme les assurances ou la formation par exemple).

Comparaison entre la micro entreprise et la SASU pour une société de services

Bien évidemment, cette comparaison est arbitraire car elle dépend de votre envie de vous impliquer pleinement ou non dans votre société de service. Mais prenons l’exemple d’un consultant qui se partage entre son travail de salarié et son activité de consultant indépendant. Ce consultant n’aurait uniquement que des clients professionnels. Il réalise 30 000 euros de chiffre d’affaires annuels.

Micro entreprise1ère année2ème année3ème année
Recettes de l’année en micro entreprise30 000 €30 000 €30 000 €
Montant de l’imposition et du versement libératoire 4 708 € 4 708 € 4 708 €
Acquisition d’un Mac Book Pro2 000 €
Frais de restauration et déplacements1 200 €1 200 €1 200 €
Frais téléphone, internet 600 € 600 € 600 €
Total des dépenses de l’année8 508 €6 508 €6 508 €
Net reçu (recettes – dépenses)21 492 € 23 492 €23 492 €

Le cas de la SASU

SASU1ère année2ème année3ème année
Recettes de l’année en SASU30 000 €30 000 €30 000 €
Coût de création d’une SASU600 €
Frais compta + Assemblée Générale900 €900 €900 €
Acquisition d’un Mac Book Pro (la TVA est récupérée)1 667 €
Frais de restauration et déplacements
(la TVA est récupérée mais à 10%)
1 100 €1 100 €1 100 €
Frais téléphone, internet (la TVA est récupérée) 500 € 500 € 500 €
Montant de l’impôt sur les sociétés3 951 €4 041 €4 041 €
Total des dépenses de l’année8 718 €6 541 €6 541€
Net reçu dans la société (recettes – dépenses)21 282 € 23 459 €23 459 €

En conclusion sur cette comparaison, il apparaît que les montants restent très comparables à une seule exception. Dans le cas de la micro entreprise, l’argent est dans la poche du consultant micro entrepreneur. Dans le second cas, l’argent reste dans la société de services. Si le consultant le souhaitait, alors l’argent pourrait lui revenir une fois la Flat Tax payée. Bien évidemment, il ne s’agit que d’une simulation car si le consultant auto entrepreneur avait investi davantage, la solution préférable aurait basculé en faveur de la SASU.

Enfin, il ne faut pas enlever le côté psychologique de la situation. Être en société apparaît beaucoup plus crédible aux yeux de vos prestataires qu’être en micro entreprise.

Le Portage salarial pour le consultant

Depuis de longues années, le portage salarial s’est également élargi dans le monde du conseil. Ainsi, ce système est ouvert à tous les consultants souhaitant disposer de leur fiche de paie, protection du chômage par pôle Emploi intégrée.

Finalement, le chiffre d’affaires du consultant porté lui revient déduction faite des charges sociales patronales et salariales et bien évidemment des commissions retenues par la société de portage salarial.

C’est un système rassurant mais pas nécessairement ultra performant financièrement.

societe de conseil

Quelles autres formes juridiques possibles pour une société de services

Ainsi, le consultant se trouve devant un choix pléthorique de solutions qui vont de l’exercice en nom propre comme la micro, l’entreprise individuelle ou l’EIRL aux sociétés comme la SARL ou la SAS. Chaque forme a ses avantages et inconvénients.

Oubliez l’entreprise individuelle si vous pouvez rester dans le cadre de la micro entreprise. Par exemple, ne prenez pas l’EIRL quand vous pouvez pour moins de 1000 euros créer votre société et bénéficiez d’une vraie protection de votre patrimoine. Car cela est beaucoup plus simple et efficace que de créer un patrimoine d’affectation professionnelle.

EURL ou SASU pour une activité de conseil ?

Enfin choisissez la SASU plutôt que l’EURL si vous ne comptez pas vous donner de rémunération. En effet, dans une SASU, il n’y a pas de charges sociales sans salaire. C’est parfait pour un consultant qui a un travail salarié parallèlement ou alors qui bénéficie d’une indemnisation auprès de Pôle Emploi. Enfin, la SASU peut distribuer des dividendes à l’associé.

A l’opposé, l’EURL fait payer des charges sociales minimales au consultant, gérant majoritaire, même en l’absence de rétribution et même avec l’ACRE. Pire, les dividendes sont limités à 10% du capital, c’est à dire rien ou presque.

Par contre, l’EURL peut s’avérer payante dans une société de conseil pour le gérant désireux de se rémunérer sans dépenser la totalité de son argent dans les charges sociales de Président de SASU. Ainsi, si le consultant ne bénéficie pas de l’ACRE, s’il n’est pas indemnisé par Pôle Emploi et qu’il n’a pas de travail salarié parallèlement, l’EURL constitue une excellente base de travail pour une boite de consulting. Rajoutez également une loi Madelin pour mieux protéger le consultant et cette forme juridique devrait convenir à tout cabinet de conseil qui souhaite exercer dans un bon rapport qualité prix. Seul hic : ne pas être allergique au mot RSI. 🙂

Quel argent mettre dans une société de service pour démarrer ?

Au risque de décevoir quelques personnes, la mise de départ est à peu près identique pour toutes les formes juridiques. Le moins cher est bien évidemment la micro entreprise, mais on s’aperçoit très rapidement quand l’activité va bien qu’il faut penser à modifier sa situation juridique. Bref, on peut dire que 800 euros séparent la solution la moins chère de la forme juridique la plus dispendieuse.

En espérant que cet article consacré à la création de société de conseil vous aura bien aidé, nous vous recommandons également la visite de cette page sur l’imposition de vos bénéfices ! A bientôt avec Dougs !

À propos de l'auteur : Patrick Maurice est expert-comptable et cofondateur chez Dougs, l'expert-comptable en ligne qui vous simplifie la vie. Découvrez comment Dougs rend votre compta automatique et sans paperasse.
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