Le calcul de la plus-value de cession de titres détermine le gain réalisé lors de la vente de parts ou actions à un prix supérieur à leur acquisition. Ce calcul implique de soustraire le coût d’acquisition au prix de cession, tout en prenant en compte les règles fiscales, comme la flat tax et les abattements selon la durée de détention. Il est essentiel de bien déterminer cette plus-value en amont de la cession de titres, afin d'optimiser votre opération.
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Une plus-value de cession de titres, parts, ou actions, c'est lorsque des titres sont vendus par l'associé d'une entre entreprise pour une valeur supérieure à son achat (ou le capital investi, converti en titres). La différence entre la somme engagée, et la somme récupérée à la vente, est la plus-value.
Titres concernés par la plus-value de cession
Le calcul précis d'une plus-value de cession de titre se fait en soustrayant le coût d'acquisition des parts sociales ou titres au prix de cession des parts. Attention : le calcul de la valeur des parts peut se faire de deux façons, avec la valeur nominale ou la valeur vénale. Il peut aussi exister des règles spécifiques dans les statuts de l'entreprise, à consulter avant toute démarche de cession.
Le calcul de la plus-value suit une formule simple :
Plus-value brute = Prix de cession – (Prix d’acquisition + Frais d’acquisition et annexes)
Prix de cession et prix d’acquisition
Prise en compte des frais annexes
Certains frais peuvent être déduits du prix de cession pour réduire la plus-value imposable :
Cas particuliers
L’imposition des plus-values de cession dépend du régime fiscal choisi par le contribuable. Deux options principales sont possibles :
le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) et l’imposition au barème progressif.
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU)
Depuis 2018, les plus-values de cession de titres sont soumises par défaut au PFU de 30%, comprenant :
Ce régime est avantageux pour les contribuables dans les tranches marginales d’imposition élevées, car il évite l’application du barème progressif.
L’option pour le barème progressif
Le contribuable peut opter pour l’imposition au barème progressif de l’impôt sur le revenu. Dans ce cas :
Les prélèvements sociaux
Quel que soit le régime choisi, les plus-values sont soumises aux prélèvements sociaux de 17,2%, avec une déductibilité partielle de la CSG dans certains cas.
Il existe plusieurs types d'abattements sur les plus-values de cession de parts sociales. Tous les abattements s'appliquant aux cessions de parts sociales se basent sur la durée de détention pour déterminer le niveau d'abattement. Certains abattements sont fixes et d'autres proportionnels renforcé ou de droit commun.
Abattements pour durée de détention
L’option pour le barème progressif permet de bénéficier d’abattements fiscaux :
Cas particuliers et exonérations
La déclaration doit être effectuée chaque année lors de la déclaration des revenus. L’investisseur doit fournir :
En cas de moins-value, celle-ci peut être reportée sur les plus-values futures pendant 10 ans.
Plusieurs stratégies permettent de minimiser ou d’éviter l’imposition :