Compte 752 - Revenus des immeubles non affectés à des activités professionnelles
Quand on gère une entreprise, il n’est pas rare de posséder un local ou un immeuble qui ne sert pas directement à l’activité. Que faire des loyers encaissés dans ce cas ? Faut-il les passer au chiffre d’affaires ou les isoler ailleurs ? C’est précisément là qu’intervient le compte 752. On vous en parle plus en détail.
Qu'est-ce que le compte 752 ?
Le compte 752 – Revenus des immeubles non affectés à des activités professionnelles – appartient à la classe 7 du Plan Comptable Général (PCG), dédiée aux comptes de produits. Il relève plus précisément de la catégorie 75 « Autres produits de gestion courante ».
Il sert à enregistrer les revenus immobiliers générés par des immeubles détenus par l’entreprise mais qui ne sont pas utilisés dans le cadre de son activité professionnelle principale. Autrement dit, il s’agit de produits qui n’entrent pas dans l’exploitation courante de l’entreprise, mais qui constituent malgré tout des ressources régulières.
L’utilisation du compte 752 s’inscrit dans la logique du PCG, qui vise à séparer les revenus selon leur nature et à isoler ceux qui ne relèvent pas de l’exploitation principale. Cette distinction permet de donner une image plus fidèle de la performance économique de l’entreprise.
Quand utiliser le compte 752 en comptabilité ?
Le compte 752 est à utiliser chaque fois que l’entreprise tire des revenus de biens immobiliers qu’elle possède mais qui ne sont pas exploités pour son activité professionnelle. C’est le cas notamment dans les situations suivantes :
- des immeubles de placement, détenus dans une optique patrimoniale ou d’investissement ;
- des locaux temporairement inutilisés, loués à des tiers en attendant une éventuelle réaffectation ;
- des immeubles hors exploitation, acquis ou reçus (par exemple par héritage) uniquement pour générer des loyers ;
- des logements de fonction non utilisés, mis en location auprès de personnes extérieures à l’entreprise ;
- les revenus accessoires liés à ces biens (charges refacturées, petites prestations de gestion, etc.).
En revanche, ce compte ne doit pas être utilisé pour les revenus générés par des immeubles affectés, même partiellement, à l’activité principale. Dans ce cas, les produits doivent être enregistrés dans la classe 70, et plus particulièrement au compte 708 - Produits des activités annexes.
Quelles sont les conséquences d’une confusion entre le compte 752 et le compte 708 ?
Confondre ces deux comptes ne constitue pas une simple erreur technique. Cela peut avoir un véritable impact sur l’analyse financière de l’entreprise.
- Utiliser le 708 à la place du 752 revient à inclure ces revenus dans le chiffre d’affaires ou les activités annexes de l’entreprise, ce qui peut fausser l’évaluation de la performance opérationnelle.
- Inversement, enregistrer au 752 ce qui devrait relever du 708 peut donner une image réductrice de l’activité réelle, en diminuant artificiellement le périmètre de l’exploitation.
Ces subtilités montrent l’importance de bien maîtriser la logique du PCG. Pour éviter toute erreur d’imputation, il est fortement recommandé de faire appel à un expert-comptable, comme Dougs, qui saura garantir une comptabilisation correcte et optimiser la présentation des comptes.
Le compte 752 impacte-t-il le bilan ou le compte de résultat ?
Le compte 752 intervient uniquement dans le compte de résultat. Les montants enregistrés à son crédit s’ajoutent aux autres produits et contribuent ainsi au calcul du bénéfice imposable de l’entreprise.
En revanche, il n’a aucun impact direct sur le bilan. Les loyers et autres produits immobiliers se traduisent bien par des mouvements de trésorerie (dans les comptes de banque ou de caisse) ou par la constatation de créances envers les locataires, mais le 752 en lui-même n’apparaît jamais dans l’actif ou le passif. Son rôle est limité à la mesure du résultat de l’activité.
Comment fonctionne le compte 752 ?
Le compte 752 obéit aux règles habituelles des produits :
- il est crédité pour constater un revenu ;
- la contrepartie s’enregistre au débit d’un compte de tiers (clients) ou de trésorerie (banque).
1. À la facturation du loyer (cas d’une location soumise à TVA)
Lorsque l’entreprise émet une facture, elle constate une créance et enregistre le produit :
- Débit du compte 411 - Clients : montant TTC.
- Crédit du compte 752 - Revenus des immeubles : montant HT.
- Crédit du compte 44571 - TVA collectée : montant de la TVA.
Exemple : pour un loyer mensuel de 1 000 € HT (1 200 € TTC avec TVA 20 %), on passe l'écriture suivant :
- Débit du compte 411 - Clients : 1 200 €.
- Crédit du compte 752 - Revenus des immeubles : 1 000 €.
- Crédit du compte 44571 - TVA collectée : 200 €.
2. À l’encaissement du loyer
Lorsque le locataire règle sa facture, on solde la créance et on constate l’entrée de trésorerie :
- Débit du compte 512 - Banque : montant TTC.
- Crédit du compte 411 - Clients : montant TTC.
Si on reprend l'exemple ci-dessous, l'écriture à passer sera la suivante :
- Débit du compte 512 - Banque : 1 200 €.
- Crédit du compte 411 - Clients : 1 200 €.
3. Cas particulier : loyers payés d’avance (produits constatés d’avance)
Pendant l’exercice, tous les loyers encaissés sont enregistrés normalement au crédit du 752, même s’ils couvrent une période future.
C’est seulement à la clôture que l’on corrige, via une écriture d’inventaire, la part des loyers perçus d’avance :
- Débit du compte 752 - Revenus des immeubles : montant HT (annulation du produit enregistré trop tôt).
- Crédit du compte 487 - Produits constatés d’avance : montant HT (report en passif du bilan).
Exemple : en décembre 2025, un locataire paie 1 000 € HT de loyer couvrant janvier 2026.
- Décembre 2025 (encaissement) :
- Débit du compte 512 - Banque : 1 200 €.
- Crédit du compte 752 - Revenus des immeubles : 1 000 €.
- Crédit du compte 44571 - TVA collectée : 200 €.
- Clôture 2025 (régularisation) :
- Débit du compte 752 : 1 000 €.
- Crédit du compte 487 : 1 000 €.
Le compte 752 est-il débiteur ou créditeur ?
Le compte 752 est créditeur. Comme il enregistre des produits, son solde normal se situe au crédit et vient augmenter le résultat de l’exercice.
Un solde débiteur serait exceptionnel et révélerait une erreur comptable. Cela signifierait que les annulations ou corrections de produits ont dépassé les revenus enregistrés. Une telle situation fausse le résultat et impose une vérification immédiate des écritures, car un produit ne peut en aucun cas se transformer en charge.
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Qu'est-ce qu'une écriture de capital en comptabilité ?
Une écriture de capital correspond à l’enregistrement des apports effectués par les associés ou actionnaires dans une entreprise lors de sa constitution ou d’une augmentation de capital.
Comment faire une comptabilisation des apports en nature ?
La comptabilisation des apports en nature se fait en inscrivant la valeur des biens (immeubles, matériels, véhicules, etc.) apportés à l’entreprise par les associés au moment de la constitution ou de l’augmentation de capital. Ces biens sont enregistrés à l’actif du bilan, avec pour contrepartie le capital social en passif.
FAQ sur le compte 752
Qu'est-ce que le compte de la classe 7 en comptabilité ?
La classe 7 regroupe les comptes de produits en comptabilité. Elle permet de suivre toutes les recettes générées par une entreprise, qu’il s’agisse du chiffre d’affaires, des produits financiers ou encore des autres produits de gestion courante comme le compte 752.
Comment fonctionne le compte 75 - Autres produits de gestion courante en comptabilité ?
Le compte 75 rassemble des produits qui ne proviennent pas directement de l’activité principale de l’entreprise, mais qui contribuent à son résultat. On y retrouve plusieurs comptes et sous-comptes, dont le 752, dédiés aux revenus spécifiques comme ceux des immeubles non affectés à l’exploitation.
Comment en savoir plus sur les comptes 751, 753, 754, 755, 756, 757, 758, 708… ?
Pour aller plus loin, vous pouvez consulter nos dossiers détaillés sur les principaux comptes liés aux autres produits de gestion courante :
- le compte 751 - Redevances pour concessions, brevets, licences, marques, procédés, solutions informatiques, droits et valeurs similaires ;
- le compte 753 - Rémunérations de l’activité des administrateurs et des gérants ;
- le compte 754 - Ristournes perçues des coopératives provenant des excédents ;
- le compte 755 - Quote-part de résultat sur opérations faites en commun ;
- le compte 756 - Gains de change sur créances et dettes commerciales ;
- le compte 757 - Produits des cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles ;
- le compte 758 - Indemnités et autres produits ;
- le compte 708 - Produits des activités annexes.
Pour compléter, n’hésitez pas également à consulter notre article sur le Plan Comptable Général, afin de mieux comprendre l’organisation des comptes dans la comptabilité d’une entreprise.