Compte 751 - Redevances pour concessions, brevets, licences, marques, procédés, solutions informatiques, droits et valeurs similaires

Vous percevez des redevances liées à une licence, une marque ou un logiciel ? Alors le compte 751 est déjà au cœur de vos opérations comptables, parfois sans même que vous le sachiez. Entre royalties, droits d’entrée ou contrats de franchise, il n’est pas toujours simple de savoir comment traduire ces revenus en comptabilité. Quand faut-il passer par ce compte et comment s’assurer de ne pas commettre d’erreur d’imputation ? On répond à vos interrogations de manière claire et pratique.

Qu'est-ce que le compte 751 selon le Plan Comptable Général (PCG) ?

Le compte 751 est rattaché à la sous-classe 75 - Autres produits de gestion courante, qui regroupe les produits ne résultant pas directement de l’activité principale de l’entreprise, mais provenant d’opérations annexes ou récurrentes.

Ce compte sert à enregistrer les redevances perçues par l’entreprise lorsqu’elle autorise des tiers à exploiter ses actifs incorporels. Ces produits proviennent notamment :

  • des concessions accordées à des tiers ;
  • des brevets protégeant des inventions ;
  • des licences d’exploitation ;
  • des marques commerciales déposées ;
  • des procédés techniques ou industriels ;
  • des solutions informatiques et logiciels ;
  • des droits d’auteur et droits voisins ;
  • ainsi que d’autres valeurs similaires de propriété intellectuelle.

Sur le plan comptable, le compte 751 constitue la contrepartie en produits des actifs incorporels inscrits au compte 205 - Concessions et droits similaires, brevets, licences, marques, procédés, solutions informatiques, droits et valeurs similaires.

Quand utiliser le compte 751 ?

Le compte 751 s’utilise dès lors que l’entreprise perçoit des revenus liés à la mise à disposition de ses droits de propriété intellectuelle ou industrielle, sans transfert de propriété. Concrètement, il intervient dans les situations suivantes :

  • perception de redevances périodiques liées à l’exploitation d’un droit par un tiers (par exemple, un franchisé ou un licencié) ;
  • encaissement de royalties proportionnelles au chiffre d’affaires ou aux quantités vendues par le licencié ;
  • réception de droits d’entrée ou de paiements initiaux forfaitaires, ouvrant droit à l’utilisation d’une technologie, d’un procédé ou d’un savoir-faire ;
  • perception de revenus issus de contrats de licence ou de franchise ;
  • comptabilisation des produits générés par la valorisation du patrimoine immatériel de l’entreprise.

Distinction importante : contrairement aux cessions d’immobilisations incorporelles, enregistrées au compte 757 – Produits des cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles, le compte 751 ne concerne que les revenus issus de l’exploitation continue des droits, sans transfert définitif de propriété.

Le compte 751 impacte-t-il le bilan ou le compte de résultat ?

Le compte 751 impacte uniquement le compte de résultat. Il reflète des produits liés à l’exploitation des droits incorporels, ce qui augmente le résultat de l’exercice dans lequel ces produits sont constatés.

En revanche, il n’affecte pas directement le bilan. Les actifs incorporels auxquels se rattachent ces redevances (brevets, licences, marques, etc.) figurent déjà au bilan, généralement dans le compte 205. Le compte 751 ne crée donc pas de nouvel actif ou de passif : il traduit simplement, en produit, l’exploitation économique de ces droits au cours de la période.

Comment fonctionne le compte 751 ?

Le compte 751 fonctionne selon le principe suivant :

  • Il est crédité lors de la constatation des redevances dues par un tiers.
  • La contrepartie est généralement portée au débit du compte 411 – Clients.
  • En fin d’exercice, son solde contribue à la détermination du résultat de l’entreprise (il n’est pas soldé manuellement mais repris dans la clôture).

Écritures comptables types

À la facturation de la redevance :

  • Débit du compte 411 – Clients.
  • Crédit du compte 751 – Redevances pour concessions, brevets, licences, marques, procédés, solutions informatiques, droits et valeurs similaires.
  • Crédit du compte 44571 – TVA collectée.

La TVA collectée apparaît car la facturation d’une redevance (licence, franchise, brevet, logiciel, etc.) est assimilée à une prestation de services. Comme toute prestation, elle est donc soumise à la TVA. L’entreprise doit la facturer à son client et la reverser à l’État.

À l’encaissement de la redevance :

  • Débit du compte 512 – Banque.
  • Crédit du compte 411 – Clients.

Exemple : pour une redevance de 10 000 € HT avec TVA 20 %, on passe l'écriture suivante :

  • Débit du compte 411 – Clients : 12 000 €.
  • Crédit du compte 751 – Redevances : 10 000 €.
  • Crédit du compte 44571 – TVA collectée : 2 000 €.

Le compte 751 est-il débiteur ou créditeur ?

Le compte 751 présente un solde créditeur, puisqu’il s’agit d’un compte de produits.

S’il apparaissait débiteur, ce serait le signe d’une anomalie comptable, par exemple :

  • erreur de saisie (inversion débit/crédit) ;
  • avoir ou annulation mal imputé ;
  • ou encore opération qui aurait dû être enregistrée dans un autre compte.

Dans ce cas, il convient de vérifier les écritures et de procéder à un reclassement ou à une régularisation.

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Qu'est-ce qu'une écriture de capital en comptabilité ?

Une écriture de capital correspond à l’enregistrement comptable des mouvements qui modifient le capital social d’une société. Cela peut concerner :

  • la création de l’entreprise (apports initiaux) ;
  • une augmentation ou une réduction de capital ;
  • ou encore l’incorporation de réserves.

Ces écritures garantissent la transparence des mouvements liés au capital et assurent la bonne information des tiers sur la situation financière de l’entreprise.

Comment faire une comptabilisation des apports en nature ?

Les apports en nature (biens autres que de l’argent : immeuble, véhicule, brevet, matériel, etc.) sont évalués par un commissaire aux apports dans certains cas, puis inscrits à l’actif du bilan.

En contrepartie, ils sont crédités dans les comptes de capitaux (compte 101 – Capital social). Concrètement :

  • Débit du compte d’immobilisation ou de stocks selon la nature du bien apporté.
  • Crédit du compte 101 – Capital social.

Cette comptabilisation permet de refléter fidèlement la valeur des biens mis à disposition de l’entreprise par ses associés.

FAQ sur le compte 751

Comment en savoir plus sur les comptes de produits de la classe 7 issus des autres produits de gestion courante (sous-classe 75) : 752, 753, 754, 755, 756, 757, 758… ?

Pour approfondir l’utilisation des autres comptes de la sous-classe 75, vous pouvez consulter nos dossiers dédiés à chaque rubrique :

  • compte 752 – Revenus des immeubles non affectés à des activités professionnelles ;
  • compte 753 – Rémunérations de l’activité des administrateurs et des gérants ;
  • compte 754 – Ristournes perçues des coopératives provenant des excédents ;
  • compte 755 – Quote-part de résultat sur opérations faites en commun ;
  • compte 756 – Gains de change sur créances et dettes commerciales ;
  • compte 757 – Produits des cessions d’immobilisations incorporelles et corporelles ;
  • compte 758 – Indemnités et autres produits.

Vous pouvez également consulter notre article complet sur le Plan Comptable Général pour mieux comprendre la logique des produits en-cours de gestion courante dans cette sous-classe.

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