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Comment faire un mapping concurrentiel en 2026 ?

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Émilie F
Émilie F
Expert-comptable
Temps de lecture15 min.

Vous avez une idée, une offre ou un projet, mais une question revient toujours : comment se positionner face à des concurrents déjà en place, sans avancer à l’aveugle ? C’est une vraie difficulté quand on entreprend, car un mauvais positionnement peut suffire à rendre une offre invisible, même si elle est bonne.

Le mapping concurrentiel répond précisément à ce problème. Dans cet article, je vous explique ce que c’est concrètement, pourquoi il est stratégique, comment le construire et comment l’interpréter. Et si vous souhaitez structurer ces réflexions dans un cadre plus global (positionnement, modèle, projections), l’accompagnement par un expert-comptable en ligne, comme Dougs, peut aussi sécuriser vos décisions dès le départ.

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EN BREF

Le mapping concurrentiel est un outil visuel qui permet de se situer clairement face à ses concurrents, en comparant les offres selon deux critères importants pour le marché (prix, qualité, service, positionnement, etc.).

Il aide à identifier les concurrents directs et indirects, à repérer les zones de forte concurrence, mais aussi les espaces encore peu exploités.

Concrètement, il sert à :

  • éviter un positionnement trop proche d’acteurs déjà installés ;
  • ajuster une offre avant d’investir du temps et de l’argent ;
  • appuyer des choix stratégiques, notamment lors d’un lancement.

Attention toutefois : le mapping reste une synthèse. Il doit être interprété avec recul et complété par d’autres analyses pour être réellement utile.

Pour comprendre comment l’utiliser efficacement, étape par étape, la suite de l’article détaille la méthode et les pièges à éviter.

Qu’est-ce qu’un mapping concurrentiel ?

Avant d’aller plus loin, je voudrais qu’on parte sur une base simple : si vous deviez expliquer le mapping concurrentiel en 10 secondes à quelqu’un, vous diriez quoi ? Je le résumerais ainsi : c’est une carte qui vous montre où vous vous situez sur votre marché, par rapport aux autres.

Concrètement, un mapping concurrentiel (ou carte de positionnement) est un graphique qui compare votre offre à celle de vos concurrents.

Ce visuel met en évidence :

  • vos forces (ce qui vous différencie) ;
  • vos faiblesses (ce qui vous handicape) ;
  • et surtout des pistes d’amélioration ou de développement (un angle de marché peu occupé, un positionnement plus clair, une offre à ajuster, etc.).

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Pourquoi le mapping concurrentiel est un outil clé pour un entrepreneur ?

Maintenant que vous voyez ce qu’est un mapping concurrentiel, la question qui se pose ensuite est simple : pourquoi est-ce que ça vaut le coup d’en faire un quand on entreprend ?

Parce qu’en pratique, ce type de carte peut vous éviter de lancer une offre au mauvais endroit, face aux mauvais concurrents ou avec un positionnement trop flou pour être choisi.

1. Clarifier contre qui vous êtes vraiment en concurrence

Je l'ai évoqué précédemment, mais c’est la base. Vous ne pouvez pas élaborer une stratégie gagnante sans savoir contre qui vous jouez.

Le mapping concurrentiel permet notamment de clarifier :

  • qui sont vos concurrents directs (même offre, même cible) ;
  • qui sont vos concurrents indirects (autre solution au même besoin) ;
  • comment ils se positionnent (prix, promesse, niveau de service, canal, etc.).

Sans cette vision, beaucoup de projets se construisent en pensant être “différents”, alors qu’ils arrivent sur un marché déjà très encombré.

2. Repérer des opportunités (là où il reste de la place)

Le mapping concurrentiel ne sert pas seulement à faire l’inventaire du marché. Il permet surtout d’identifier ce qui manque.

En visualisant les acteurs en place, vous pouvez repérer :

  • des besoins clients mal couverts ;
  • des positionnements peu ou pas exploités ;
  • des zones où les concurrents sont faibles ou peu convaincants (offre, clarté, expérience client, etc.).

Résultat : vous cherchez une vraie différence, pas juste un “petit plus” difficile à expliquer.

3. Ajuster votre positionnement avant d’investir du temps et de l’argent

Le mapping concurrentiel vous permet également de répondre à une question simple : est-ce que mon offre ressemble trop à celle d’un concurrent déjà bien installé ?

En un coup d’œil, vous pouvez en effet voir :

  • si votre offre est trop proche d’un concurrent déjà fort (et donc difficile à imposer) ;
  • ou au contraire si vous êtes trop isolé, donc compliqué à comprendre pour le client.

Dans les deux cas, vous pouvez ajuster votre positionnement avant de communiquer, de fixer vos prix ou d’investir davantage.

4. Anticiper les évolutions du marché (et éviter des erreurs classiques)

Un marché évolue vite. Et quand on entreprend, on n’a pas toujours le luxe de “multiplier les erreurs”.

Un mapping mis à jour régulièrement permet de :

  • repérer des tendances émergentes (montée en gamme, guerre des prix, nouveaux entrants, nouveaux canaux) ;
  • éviter de reproduire des erreurs visibles chez d’autres (promesse floue, offre illisible, mauvais ciblage, etc.) ;
  • rester agile, en adaptant votre positionnement quand le terrain change.

5. Affiner et valider votre stratégie (avec une vraie logique)

En comprenant mieux les forces et faiblesses des autres, vous pouvez :

  • ajuster votre offre pour mieux répondre aux attentes du marché ;
  • clarifier votre promesse ;
  • et construire une stratégie plus cohérente (prix, canaux, argumentaire, priorités).

Pour résumer :

  • Le mapping concurrentiel aide l’entrepreneur à y voir clair dans un marché souvent confus.
  • Il permet d’identifier ses vrais concurrents, de repérer des opportunités et d’éviter un positionnement risqué.
  • C’est une vue d’ensemble stratégique pour ajuster son projet, anticiper et rester un coup d’avance.
10 conseils d’experts pour vous lancer

À quoi ressemble un mapping concurrentiel ?

À ce stade, vous avez compris à quoi sert un mapping concurrentiel. Voyons maintenant à quoi il ressemble concrètement, pour que vous puissiez vous le représenter tout de suite.

Un graphique à deux axes

Un mapping concurrentiel est un graphique construit avec :

  • un axe horizontal (l’abscisse) ;
  • un axe vertical (l’ordonnée).

Les deux axes se croisent au centre. L’objectif est simple : pouvoir situer chaque acteur sur le marché selon deux critères.

Chaque axe correspond à un critère de comparaison

Chaque axe représente un critère précis, par exemple :

  • prix bas ou prix élevé ;
  • qualité standard ou qualité premium ;
  • panier moyen faible ou panier moyen élevé ;
  • service basique ou accompagnement fort ;
  • satisfaction client faible ou satisfaction client élevée.

Ensuite, l’entreprise place sur le graphique :

  • sa marque ou son offre ;
  • les offres de ses concurrents, qu’ils soient directs ou indirects.

Ce que ce graphique vous permet de voir

Une fois la carte remplie, vous visualisez rapidement :

  • les concurrents qui se positionnent comme vous ;
  • ceux qui jouent dans un autre registre ;
  • et les zones peu occupées, qui peuvent révéler des opportunités.

C’est ce qui vous aide à mieux comprendre votre positionnement et à ajuster votre stratégie selon vos objectifs (prix, promesse, cible, niveau de service, etc.).

Pour résumer :

  • Un mapping concurrentiel est un graphique à deux axes, un horizontal et un vertical.
  • Chaque axe représente un critère important pour comparer les acteurs du marché.
  • En plaçant votre offre et celles des concurrents, vous voyez plus clairement votre positionnement et les zones à exploiter.

Comment construire un mapping concurrentiel ?

Maintenant que vous voyez à quoi ressemble un mapping concurrentiel, voyons comment en construire un, étape par étape.

Pour ce faire, vous devez suivre 4 étapes précises :

  1. identifier vos vrais concurrents ;
  2. choisir les critères vraiment pertinents pour votre marché ;
  3. collecter et structurer les données ;
  4. créer la carte de positionnement.

Étape 1 : identifier vos vrais concurrents

Avant de tracer des axes ou de placer des points sur un graphique, commencez par répondre à une question simple : contre qui êtes-vous réellement en concurrence ?

On distingue généralement deux types de concurrents.

  1. La concurrence directe

Ce sont les entreprises qui proposent une offre très proche de la vôtre, pour la même cible et le même besoin.

Exemple : si vous gérez un restaurant italien, les autres restaurants italiens de votre ville sont vos concurrents directs.

Ce sont eux que les clients comparent le plus facilement à vous.

  1. La concurrence indirecte

Ce sont les entreprises qui ne proposent pas la même offre, mais qui répondent au même besoin.

Dans le même exemple, un restaurant de sushi ou un fast-food ne vend pas la même chose, mais répond au même besoin : se restaurer. Ils font donc partie de votre concurrence indirecte.

Les ignorer serait une erreur, car les clients ne cherchent pas toujours un type d’offre précis. Ils cherchent surtout à répondre à un besoin immédiat. Si votre solution n’est pas la plus visible, la plus accessible ou la plus pratique à l’instant T, ils se tournent vers l’alternative la plus simple.

Identifier clairement ces deux types de concurrents est indispensable pour éviter de construire un mapping incomplet ou trompeur.

Étape 2 : choisir les critères vraiment pertinents pour votre marché

Un mapping concurrentiel fonctionne avec deux critères, un sur chaque axe. Le vrai piège, c’est de choisir des critères pertinents en théorie, mais peu utiles pour prendre une décision.

Vous pouvez comparer beaucoup de choses, par exemple :

  • la cible (niche ou grand public) ;
  • le prix ou le niveau de gamme ;
  • la qualité perçue ;
  • la notoriété ;
  • la satisfaction client ;
  • l’innovation ;
  • la facilité d’utilisation ;
  • le niveau de service ou d’accompagnement ;
  • le poids de l’offre dans l’entreprise (activité principale ou secondaire).

Mais au final, la bonne question est toujours la même : sur quoi vos clients comparent-ils vraiment les offres avant d’acheter ?

Un bon mapping n’a pas besoin d’être parfait. Il doit surtout être utile. Il doit refléter votre marché et vous aider à prendre une décision stratégique.

En pratique, par exemple :

  • une marque de luxe peut comparer le prix et le niveau d’engagement écoresponsable ;
  • une solution logicielle peut comparer la simplicité d’utilisation et le niveau de fonctionnalités.

Si vous utilisez un business model canvas, vous pouvez aussi vous en servir pour choisir de bons axes : il met rapidement en évidence votre proposition de valeur, votre cible et vos canaux, ce qui aide à sélectionner des critères pertinents.

Étape 3 : collecter et structurer les données

Une fois les critères définis, il faut collecter suffisamment d’informations pour positionner chaque acteur de manière crédible.

Pas besoin d’une étude de marché approfondie. Dans la plupart des cas, vous pouvez vous appuyer sur :

  • l’analyse des sites internet et des pages de vente ;
  • les réseaux sociaux et les messages marketing ;
  • les avis clients et retours d’expérience ;
  • les offres, tarifs et options proposées ;
  • les communiqués ou prises de parole publiques.

L’objectif est simple : comprendre le positionnement de chaque concurrent, pas de tout savoir sur lui.

Pensez aussi à analyser votre propre offre avec les mêmes critères. Un outil comme la SWOT (forces, faiblesses, opportunités, menaces) peut vous aider à prendre du recul et à limiter les biais d’auto-évaluation.

Enfin, si vous souhaitez aller plus loin ou gagner du temps, vous pouvez vous faire accompagner par un expert-comptable en ligne comme Dougs, notamment pour structurer votre réflexion et sécuriser vos choix stratégiques.

Étape 4 : créer la carte de positionnement

Dernière étape : la mise en forme.

Tracez vos deux axes, chacun correspondant à un critère choisi, puis placez :

  • vos concurrents ;
  • et votre propre offre.

Si vous souhaitez ajouter un troisième critère, vous pouvez le représenter visuellement, par exemple :

  • par la taille des points ou des logos ;
  • ou par une couleur différente.

Une fois la carte terminée, le travail le plus important commence : l’interprétation. C’est ce que nous verrons dans la partie suivante.

Pour résumer :

  • Construire un mapping concurrentiel commence par identifier clairement vos concurrents directs et indirects.
  • Les critères choisis doivent être pertinents pour votre marché et compréhensibles pour vos clients.
  • Les données à collecter doivent être suffisantes, mais pas excessives.
  • La carte finale sert de support à la réflexion stratégique, pas de simple visuel décoratif.

D’ailleurs, si vous êtes en phase de lancement, le mapping concurrentiel est un bon point de départ pour faire un business plan plus cohérent, car il vous aide à argumenter votre place sur le marché.

Comment lire, interpréter et exploiter un mapping concurrentiel ?

Une fois votre mapping terminé, l’objectif n’est pas de le regarder en se disant “ok, c’est joli”, c’est de vous poser les bonnes questions pour en tirer des décisions concrètes.

1. Repérer les “zones de regroupement” et ce que ça dit du marché

Commencez par observer où les concurrents se concentrent. Quand plusieurs acteurs se retrouvent au même endroit, cela signifie souvent qu’ils jouent sur des choix similaires (prix, qualité, niveau de service, etc.).

À partir de là, demandez-vous : est-ce que vous avez intérêt à vous aligner sur ce positionnement, ou à vous différencier sur un autre axe ?

Exemple : si vous voyez que la majorité des concurrents sont positionnés sur des produits à bas prix avec une qualité moyenne, vous pouvez tester une autre logique, comme proposer une gamme plus qualitative, si cela correspond à votre cible et à votre modèle économique.

2. Vérifier si votre positionnement manque de différenciation

Les entreprises situées près du centre du graphique ont souvent un point commun : elles se ressemblent beaucoup, donc se différencient peu.

Si votre offre apparaît dans cette zone, ce n’est pas forcément problématique, mais c’est un indicateur : votre proposition peut gagner en clarté et en singularité.

Vous pouvez alors travailler un ou plusieurs axes de différenciation, par exemple :

  • clarifier votre promesse ;
  • monter en gamme ou simplifier l’offre ;
  • renforcer le service ;
  • changer de canal de distribution ;
  • ou cibler un segment plus précis.

L’objectif n’est pas de modifier votre positionnement artificiellement, mais de rendre votre offre plus lisible et plus attractive pour votre cible.

3. Ne pas confondre “zone vide” et “opportunité”

Un espace vide sur un mapping peut sembler intéressant au premier regard. Mais attention, ce n’est pas forcément une opportunité.

Elle peut vouloir dire deux choses très différentes :

  • une niche encore peu exploitée, donc potentiellement intéressante ;
  • ou au contraire un espace que tout le monde évite parce qu’il y a peu de demande, ou parce que le modèle économique ne tient pas.

Donc avant de vous lancer, posez-vous des questions simples :

  • est-ce que des clients recherchent vraiment ce type d’offre ?
  • est-ce que vous pouvez expliquer facilement la valeur de votre proposition ?
  • et quels efforts commerciaux ou marketing faudra-t-il pour créer la demande ?

Pour résumer :

  • Un mapping se lit en repérant les zones où les concurrents se regroupent, et ce que cela dit des standards du marché.
  • Si votre positionnement est proche du centre, c’est souvent un signal qu’il faut renforcer votre différenciation pour être plus lisible.
  • Une zone vide peut être une opportunité ou un signe d’absence de demande : elle doit toujours être validée avant d’investir.

Les limites et risques du mapping concurrentiel

Une fois que vous savez lire et exploiter un mapping concurrentiel, il reste une étape importante : prendre du recul. Parce qu’un mapping est un outil de synthèse. Il aide à décider, mais il peut aussi conduire à de mauvaises conclusions si on l’utilise sans précautions.

Voyons donc ses principales limites et les risques à éviter.

1. Se focaliser trop sur les concurrents

Premier risque : passer plus de temps à regarder les autres qu’à construire votre propre proposition.

Un mapping peut vous aider à vous situer, mais si l’attention se porte uniquement sur la concurrence, vous pouvez :

  • freiner votre capacité d’innovation ;
  • négliger l’écoute client ;
  • et finir par reproduire des offres déjà existantes, sans réelle différenciation.

2. Trop d’informations, pas assez de décisions

Autre piège : collecter trop de données “au cas où”. Résultat : vous vous retrouvez avec une analyse trop lourde, difficile à exploiter, qui retarde les choix.

Pour éviter cela, concentrez-vous sur :

  • les informations liées à vos critères de mapping ;
  • et les données utiles pour décider (pas pour “savoir plus”).

3. Un manque de contexte et de nuances

Le mapping est une représentation simplifiée. Il ne montre pas tout.

Deux entreprises peuvent être proches sur la carte tout en étant très différentes sur des points clés (expérience client, réseau, qualité réelle, coûts, réputation, etc.). De plus, certaines performances s’expliquent par le contexte :

  • localisation ;
  • saisonnalité ;
  • réglementation ;
  • maturité du marché ;
  • contraintes logistiques.

Bref, sans contexte, la lecture peut être trompeuse.

4. Des données obsolètes ou imprécises

Un mapping repose sur des informations qui évoluent vite : prix, offre, communication, canaux, avis clients.

Si vous ne mettez pas votre carte à jour, vous risquez de baser vos décisions sur une réalité dépassée. C’est encore plus vrai lors :

  • d’un lancement ;
  • d’un changement de gamme ;
  • ou d’une période de forte évolution du marché.

5. Un outil trop “synthétique” s’il est utilisé seul

Par nature, le mapping se concentre sur deux critères principaux. C’est sa force, mais aussi sa limite.

Pour sécuriser vos conclusions, il est souvent pertinent de le compléter avec d’autres approches, par exemple :

  • une analyse concurrentielle plus détaillée ;
  • une grille de comparaison structurée ;
  • ou un accompagnement par un spécialiste.

C’est d’autant plus important si vous formalisez votre projet dans un business plan : le mapping est une bonne synthèse, mais il doit être complété par une analyse de marché plus détaillée.

6. Biais d’interprétation et biais de confirmation

Même avec une carte claire, l’interprétation peut rester subjective.

Deux risques fréquents :

  • interpréter les résultats de façon à confirmer une idée déjà en tête ;
  • surévaluer votre positionnement ou sous-estimer certains concurrents.

Pour limiter ces biais, appuyez-vous autant que possible sur des éléments vérifiables (tarifs affichés, avis clients, preuves de service, contenus publics, etc.).

7. Des prévisions forcément incertaines

Un mapping peut vous aider à anticiper des tendances, mais il ne permet pas de prédire avec certitude les décisions futures des concurrents.

Les mouvements de marché, les pivots stratégiques ou les changements de prix restent difficiles à prévoir. Les conclusions doivent donc être utilisées avec prudence.

Pour résumer :

  • Le mapping concurrentiel simplifie la réalité : il doit être lu avec recul et contexte.
  • Il peut devenir contre-productif si vous vous focalisez trop sur les concurrents ou si vous collectez trop d’informations.
  • Les données doivent être fiables et mises à jour, et l’interprétation doit limiter les biais.
  • Utilisé seul, il reste incomplet : il gagne en pertinence lorsqu’il est complété par d’autres outils et qu’il débouche sur un plan d’action.
EN RÉSUMÉ

Le mapping concurrentiel est un outil simple pour clarifier un positionnement sur un marché donné.

Il permet d’identifier les concurrents directs et indirects, de comparer les offres selon des critères pertinents, de repérer les zones de forte concurrence et d’évaluer les marges de différenciation possibles.

Utilisé correctement, il aide à ajuster une offre, à limiter les risques et à appuyer des décisions stratégiques.

Mais comme tout outil de synthèse, il gagne en efficacité lorsqu’il s’inscrit dans une réflexion plus globale et structurée.

Pour sécuriser ces choix et les traduire concrètement dans vos missions (lancement, évolution d’activité, structuration), les experts Dougs peuvent vous accompagner et attirer votre attention sur les points de vigilance clés.

FAQ sur le mapping concurrentiel

Quelle est la différence entre mapping concurrentiel et analyse concurrentielle ?

L’analyse concurrentielle consiste à étudier en détail vos concurrents : leurs offres, leurs prix, leur communication, leurs forces et leurs faiblesses. Le mapping concurrentiel, lui, est une synthèse visuelle de cette analyse.En pratique :l’analyse sert à collecter et comprendre les informations ;le mapping sert à visualiser et comparer rapidement les acteurs sur quelques critères clés.Les deux sont complémentaires, mais n’ont pas le même objectif ni le même niveau de détail.

Quels critères choisir pour un mapping concurrentiel efficace ?

Les bons critères sont ceux que vos clients utilisent réellement pour comparer les offres.Il peut s’agir, par exemple :du prix ;de la qualité perçue ;du niveau de service ;de la simplicité d’utilisation ;de la notoriété ;ou du positionnement (niche ou grand public).Un mapping efficace repose généralement sur deux critères maximum, choisis en fonction de votre marché, de votre cible et de vos objectifs stratégiques.

À quelle fréquence faut-il mettre à jour son mapping concurrentiel ?

Un mapping concurrentiel est une photo à un instant donné. Or, les marchés évoluent.Il est recommandé de le mettre à jour :lors d’un lancement de produit ou de service ;en cas de changement de positionnement ;quand de nouveaux concurrents apparaissent ;ou au minimum une fois par an.Sur des marchés très dynamiques, une mise à jour plus fréquente peut être nécessaire.

Le mapping concurrentiel est-il utile pour un petit marché local ?

Oui, et souvent plus qu’on ne le pense.Même sur un marché local :les clients comparent plusieurs alternatives ;la concurrence indirecte joue un rôle important ;et le positionnement reste un facteur clé de choix.Un mapping concurrentiel permet alors de :mieux comprendre l’environnement local ;repérer des opportunités de différenciation ;et éviter de proposer une offre trop similaire à celle des acteurs déjà en place.

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Émilie F
Émilie F
Expert-comptable

Entre deux sessions de conseil client, supervision de bilans comptables, management et formation de ses équipes, elle s’adonne à sa passion : la rédaction de contenus. Elle met sa plume et son expertise au service de sujets de fond sur la création d’entreprise et la comptabilité.

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