Imposition en profession libérale : quel régime fiscal choisir et comment déclarer vos revenus
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Vous êtes professionnel libéral et vous vous demandez comment vous allez réellement être imposé ? Entre micro-BNC, régime réel, impôt sur le revenu (IR) ou imp ôt sur les sociétés (IS), les règles peuvent paraître floues. Vous hésitez sur le bon régime fiscal, les déclarations à remplir ou le montant réel de votre impôt. Ces choix ont pourtant des effets directs sur votre trésorerie et vos charges. La fiscalité libérale demande donc une compréhension précise pour éviter erreurs et pénalités.
Dans cet article, vous allez comprendre comment fonctionne l’imposition en profession libérale. Je vous explique comment choisir votre régime, calculer votre impôt et respecter vos obligations, avec l’accompagnement d’un expert-comptable spécialisé en professions libérales.


- En profession libérale, votre imposition dépend de vos recettes, de vos charges et de votre mode d’exercice.
- Vous choisissez entre micro-BNC, régime réel ou exercice en société à l’IR ou à l’IS. Chaque régime a des impacts sur vos déclarations, votre impôt et votre trésorerie.
- Vos revenus doivent être déclarés correctement via les bons formulaires pour éviter des pénalités.
- L’impôt est payé par acomptes ajustables selon vos revenus. Des options existent, comme le versement libératoire, sous conditions.
- Anticiper votre évolution et sécuriser vos choix fiscaux permet d’optimiser légalement et durablement votre fiscalité.
Comment choisir le régime d’imposition de votre profession libérale
Vous devez choisir un régime fiscal adapté à votre situation réelle. Ce choix impacte directement votre impôt sur le revenu et votre trésorerie. Je vous guide ici avec 3 critères essentiels, pour sécuriser votre fiscalité et éviter les erreurs.
Les 3 critères à analyser pour faire le bon choix :
- Vos recettes annuelles ;
- Votre niveau de charges professionnelles ;
- Votre mode d’exercice, seul ou en société.
Votre chiffre d’affaires détermine le régime possible
Votre chiffre d’affaires est le premier critère analysé par l’administration fiscale. En dessous d’un seuil légal, vous relevez du micro-BNC, un régime simplifié propre aux bénéfices non commerciaux. L’administration applique alors à vos recettes un abattement forfaitaire, sans tenir compte de vos dépenses réelles. Au-delà de ce seuil, vous basculez automatiquement vers le régime réel. En deçà de ce seuil, vous pouvez toutefois opter pour l’imposition au régime réel.
En régime réel, vous devez établir une déclaration 2035 chaque année. Votre bénéfice est alors calculé en retranchant vos dépenses professionnelles de vos recettes, puis intégré à votre impôt sur le revenu. Ce montant est imposé selon le barème progressif par tranches, comme vos autres revenus. Je vous aide à comprendre ce changement pour anticiper son impact fiscal.
Vos charges influencent l’intérêt du régime choisi
Le niveau de charges modifie fortement l’intérêt de chaque régime. En micro-BNC, aucune déduction de vos dépenses réelles n’est possible. L’abattement forfaitaire est réputé représenter vos frais, même s’ils sont plus élevés. Ce régime est simple, mais rarement optimal dès que les charges augmentent.
En régime réel, vous déduisez chaque dépense professionnelle justifiée. Cela réduit directement votre bénéfice imposable et donc votre impôt. Une comptabilité rigoureuse et correctement tenue est indispensable pour sécuriser vos déclarations.
Votre projet à moyen terme doit être anticipé
Votre régime fiscal ne se choisit pas uniquement pour aujourd’hui. Une hausse d’activité, une création d’entreprise ou une association future changent vos règles d’imposition. Certains choix permettent aussi d’accéder à un régime social allégé, selon votre statut. Je vous aide à intégrer cette vision pour éviter un choix bloquant.
Selon votre évolution, des leviers fiscaux apparaissent. Certains profils peuvent bénéficier du crédit d’impôt recherche. En société, la perception de dividendes devient aussi un outil de stratégie fiscale. Anticiper, c’est optimiser légalement et durablement.
En clair, vous devez choisir votre régime fiscal en fonction de votre chiffre d’affaires, de vos charges et de votre mode d’exercice. Le micro-BNC est simple, mais limité par un bénéfice imposable déterminé de manière forfaitaire et peu flexible. Le régime réel permet de déduire vos dépenses réelles et d’optimiser votre impôt sur le revenu. Anticiper votre évolution professionnelle évite un choix fiscal inadapté à moyen terme.
Déclarer vos revenus : quelles obligations fiscales respecter
Une fois votre régime fiscal choisi, vous devez déclarer vos revenus correctement. Je vous guide à travers 2 démarches obligatoires, à suivre dans l’ordre, pour rester en règle et éviter pénalités et contrôles.
Les 2 obligations déclaratives à respecter :
- La déclaration de vos résultats professionnels ;
- La déclaration de vos revenus personnels.
La déclaration de vos bénéfices professionnels
Votre bénéfice professionnel constitue la base de votre imposition. En micro-BNC, l’administration calcule automatiquement vos revenus à partir de vos recettes brutes. Vous devez simplement tenir un livre des recettes, sans avoir à gérer une comptabilité des professions libérales complexe. Ce fonctionnement repose sur une comptabilité de trésorerie, basée sur les encaissements.
En déclaration contrôlée, c’est-à-dire le régime réel d’imposition des professions libérales, vous déclarez votre résultat réel. Vous remplissez le formulaire 2035, intégré à la liasse fiscale. Vos charges professionnelles sont alors déduites précisément. Le livre-journal devient obligatoire pour justifier chaque opération.
L’imposition sur votre déclaration personnelle
Votre bénéfice professionnel déclaré est ensuite intégré à votre déclaration personnelle. Vous utilisez le formulaire 2042-C-PRO, réservé aux revenus professionnels. Ces montants s’ajoutent aux autres revenus du foyer. L’ensemble permet de calculer votre revenu fiscal de référence (RFR).
Ce revenu sert de base à l’impôt sur le revenu et à plusieurs dispositifs fiscaux. Le calcul de l’imposition s’effectue en appliquant au revenu global du foyer (revenus professionnels compris), le barème progressif, par tranches. Je vous aide à comprendre cet impact global pour mieux anticiper votre imposition personnelle.
Pour faire simple, vous devez déclarer vos revenus libéraux en deux étapes clés. Vous commencez par déclarer vos bénéfices professionnels selon votre régime. Ces montants sont ensuite intégrés à votre déclaration personnelle pour calculer votre impôt. Le respect des échéances et des obligations annexes évite pénalités et contrôles.
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Fiscalité des professions libérales en société
Après avoir compris comment déclarer vos revenus, vous pouvez envisager l’exercice en société. Ce choix modifie en profondeur votre régime d’imposition et la gestion de votre bénéfice fiscal. Je vous explique 2 cadres fiscaux possibles, pour vous aider à choisir en connaissance de cause.
Les 2 régimes fiscaux en société :
- Société à l’impôt sur le revenu (IR) ;
- Société à l’impôt sur les sociétés (IS).
Société à l’impôt sur le revenu (IR)
En société à l’impôt sur le revenu, le bénéfice est imposé directement entre vos mains à proportion de votre quote-part dans les bénéfices de la société. La logique reste proche d’un exercice individuel, même si vous êtes en structure juridique. Le résultat relève des bénéfices non commerciaux (BNC). Votre imposition dépend alors de l’application du barème progressif aux revenus de votre foyer fiscal dont fait partie la quote-part de revenus de la société vous revenant.
Ce régime s’applique par principe à certaines structures juridiques ou résulte d’une option fiscale exercée par la société. Il est parfois retenu lors d’un démarrage d’activité ou d’un projet temporaire. La gestion reste relativement simple, mais les marges d’optimisation sont limitées.
Société à l’impôt sur les sociétés (IS)
À l’impôt sur les sociétés, c’est la société qui paie l’impôt sur son bénéfice. Ce fonctionnement est fréquent en SARL / SELARL (Société d'Exercice Libéral à Responsabilité Limitée) ou en SAS / SELAS (Société d'Exercice Libéral par Actions Simplifiée). Vous êtes imposé à titre personnel uniquement sur ce que vous percevez, sous forme de rémunération ou de dividendes. Cela permet de mieux piloter votre fiscalité personnelle.
Ce régime offre davantage de leviers d’optimisation. Vous dissociez votre revenu personnel du bénéfice de la société. En contrepartie, les déclarations fiscales sont plus nombreuses, avec une liasse fiscale complète à produire. La TVA (taxe sur la valeur ajoutée) et la gestion comptable demandent aussi plus de rigueur.
En un mot, exercer en société modifie votre régime d’imposition et la gestion de vos bénéfices. À l’IR, le bénéfice est imposé directement entre vos mains, avec peu de leviers d’optimisation. À l’IS, la société est imposée sur ses bénéfices et à titre personnel vous choisissez entre rémunération et dividendes. Le bon choix dépend de votre stratégie et de votre niveau de revenus souhaité.

Les régimes fiscaux applicables aux professions libérales
Après avoir compris comment votre impôt est prélevé, vous devez choisir le cadre fiscal le plus adapté. Chaque régime fiscal correspond à un profil et à un niveau d’activité précis. Je vous explique 3 régimes principaux, pour vous aider à faire un choix éclairé.
Les 3 régimes fiscaux possibles :
- Le régime micro-BNC ;
- Le régime réel (déclaration contrôlée) ;
- L’impôt sur les sociétés (IS).
Le régime micro-BNC
Le régime micro-BNC s’applique aux BNC sous un seuil de chiffre d’affaires précis. Il repose sur une déclaration simplifiée, sans comptabilité détaillée. L’administration applique un abattement forfaitaire de 34 % sur vos recettes. Vous ne pouvez pas déduire vos charges réelles.
Ce régime est souvent couplé au régime micro-social, ce qui simplifie vos cotisations. Il convient aux activités avec peu de frais professionnels. En contrepartie, aucune déduction des amortissements n’est possible.
Le régime réel (déclaration contrôlée)
Le régime réel, aussi appelé déclaration contrôlée, s’applique lorsque vos revenus dépassent le seuil du micro-BNC ou sur option. Vous devez établir une déclaration 2035 chaque année. Ce régime impose des obligations comptables plus strictes. En contrepartie, vous déduisez vos charges réelles.
Vous pouvez aussi pratiquer la déduction des amortissements sur certains biens. Cela réduit directement votre bénéfice imposable. Ce régime est souvent plus rentable dès que les charges augmentent.
L’impôt sur les sociétés (IS)
L’impôt sur les sociétés (IS) concerne principalement les libéraux exerçant via une structure sociétaire. Il s’applique notamment en société d’exercice libéral (SEL) ou en société civile professionnelle (SCP) selon l’option retenue. La société est imposée sur son résultat. Votre imposition personnelle dépend de votre rémunération et de vos dividendes.
Ce régime permet de dissocier revenu personnel et résultat professionnel. Il offre des leviers d’optimisation plus avancés. En contrepartie, la gestion devient plus technique. Je vous aide à comprendre ces enjeux avant de vous engager.

Prélèvement à la source et acomptes pour les libéraux
En profession libérale, le prélèvement à la source fonctionne différemment d’un salaire. Je vous explique 2 mécanismes clés, pour anticiper votre trésorerie et éviter les écarts d’impôt.
Les 2 éléments à comprendre :
- Les acomptes contemporains ;
- L’ajustement en cas de variation de revenus.
Le fonctionnement des acomptes fiscaux
En tant que professionnel libéral en BNC, vous payez votre impôt par acomptes contemporains. Ces acomptes sont prélevés chaque mois ou chaque trimestre. Leur montant repose sur vos revenus déclarés les années précédentes. Le mécanisme s’inscrit dans le prélèvement à la source.
L’administration se base sur vos bénéfices de la dernière année connue. En micro-BNC, elle retient le revenu après application d’un abattement forfaitaire ou d’une retenue forfaitaire avant calcul. Le taux de prélèvement à la source est visible et modifiable depuis le site www.impots.gouv.fr
Modifier vos acomptes en cas de changement
Vos revenus ne sont jamais parfaitement stables. Un changement de situation personnelle ou professionnelle peut créer un décalage d’impôt. Vous avez le droit de demander une modification du taux de prélèvement ou du montant des acomptes. Cette démarche est encadrée et sécurisée.
La demande se fait directement sur votre espace fiscal en ligne. L’administration ajuste alors vos prélèvements pour coller à la réalité de votre situation.
En synthèse, en profession libérale, l’impôt est prélevé par acomptes et non sous forme de retenue à la source, comme pour les salaires. Les acomptes contemporains sont calculés à partir de vos revenus passés et prélevés régulièrement. En cas de variation de revenus ou de changement personnel, vous pouvez ajuster vos prélèvements. Cette anticipation évite les régularisations importantes.
Versement libératoire et options fiscales possibles
Après avoir identifié votre régime fiscal, certaines options peuvent encore simplifier votre imposition. Elles concernent surtout les libéraux en BNC recherchant une gestion allégée. Je vous présente 2 choix fiscaux spécifiques, à utiliser avec méthode pour éviter les erreurs.
Les 2 options fiscales à connaître :
- Le versement libératoire de l’impôt ;
- Les options de changement de régime fiscal.
Le versement libératoire de l’impôt
Le versement forfaitaire libératoire, permet de payer l’impôt en même temps que les cotisations sociales. Cette option est accessible sous conditions de chiffre d’affaires, notamment en micro-entreprise. L’impôt est calculé sur le revenu de façon forfaitaire, avec un taux fixe. Vous ne passez donc pas par le barème de l’impôt sur le revenu.
Ce mécanisme offre un réel allègement des démarches administratives. Il apporte une gestion fiscale simplifiée, avec une visibilité immédiate sur l’impôt dû. En revanche, il n’est pas toujours avantageux si vos revenus augmentent.
Changer de régime fiscal : quand et comment
Votre activité évolue, et votre régime fiscal peut évoluer aussi. Vous pouvez exercer une option pour changer de régime, sous conditions et dans des délais stricts. Le passage du micro-BNC au régime réel implique par exemple de déposer une déclaration 2035. Ce choix engage votre fiscalité pour plusieurs années.
Un changement mal anticipé peut être pénalisant. Il faut tenir compte de votre chiffre d’affaires, de vos charges et de votre trajectoire professionnelle. Certaines options sont irréversibles à court terme.
En résumé, certaines options fiscales peuvent simplifier votre imposition, sous conditions. Le versement libératoire permet de payer l’impôt à taux fixe, en même temps que les cotisations. Il est surtout adapté aux activités avec un chiffre d’affaires limité. Changer de régime fiscal reste possible, mais doit être anticipé pour éviter des choix pénalisants.
En profession libérale, bien comprendre votre imposition permet de choisir le bon régime et d’éviter les erreurs coûteuses. Vous devez analyser votre chiffre d’affaires, estimer vos charges, choisir un mode d’exercice adapté et respecter vos obligations déclaratives. Vous devez aussi déclarer vos revenus dans les délais, anticiper les acomptes et ajuster votre fiscalité si votre situation évolue.
Les principaux points de vigilance concernent le choix du régime, la tenue comptable et le suivi des échéances fiscales. Pour avancer sereinement, vous pouvez vous faire accompagner par Dougs afin de structurer vos décisions fiscales et rester en conformité.
FAQ sur l'imposition des professions libérales
Pourquoi réaliser un diagnostic fiscal personnalisé en profession libérale ?
Faut-il se faire accompagner par un cabinet comptable spécialiste du libéral ?
Quels sont les principaux points de vigilance en fiscalité libérale ?

Nahima est fiscaliste chez Dougs. Véritable appui pour ses collègues et pour les clients, elle jongle entre veille, conseil et formation sur son sujet de prédilection (on vous le donne en mille) : la fiscalité !
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