Les méthodes de financement d’un professionnel libéral

Votre compta bilan inclus pour 69€HT par mois

Découvrir l'offre →

Vous vous installez en libéral et vous cherchez des solutions pour financer votre création ? Après une première phase qui consiste à déterminer le montant de l’apport dont vous avez besoin, il faut passer à l’action ! Dougs liste pour vous les meilleurs moyens d’obtenir le financement en profession libérale, nécessaire.

1ère méthode : l’apport personnel

Si vous avez un peu d’argent de côté, vous pouvez l’utiliser pour votre projet et son financement en profession libérale.  L’avantage est que vous n’aurez pas à payer d’intérêts sur l’argent, ni d’obligation envers quelqu’un d’autre que vous.

Un apport personnel rassurera aussi la banque quant au sérieux de votre projet. Attention, il est conseillé de ne pas verser la totalité de votre épargne dans votre entreprise et de recourir davantage à un financement externe comme un emprunt. En effet, il est plus facile de négocier au moment de la création de l’entreprise un emprunt plutôt que 6 mois après le début de l’activité. La banque risquerait de vous demander de patienter 6 mois de plus. 

Attention : mesurez bien vos capacités de financement en profession libérale; si vous avez déjà un crédit à titre personnel par exemple; assurez-vous que l’apport ne met pas en danger son remboursement.

2ème méthode : être aidé par ses proches (la love money)

Emprunter de l’argent à des amis ou à sa famille peut être délicat. La raison est simple : vos relations personnelles se basent sur les émotions; là où les affaires se basent normalement sur la raison. Mais si vous êtes sûr de vos liens, vous pouvez obtenir par ce biais un emprunt à un taux beaucoup plus intéressant que ce que vous proposera la banque.

Vos proches peuvent vous aider sous forme de donations :

S’il s’agit de donations familiales, la limite d’exonération des droits de mutation à titre gratuit d’ascendant vers descendant est fixée à 100.000 €. Pour plus de précisions en 2014 consultez le lien suivant.

Une déclaration 2731 devra se déposer au service des impôts dans un délai d’un mois; en conformité avec l’article 790 G du Code Général des Impôts.

Si vous n’êtes pas un descendant direct du donateur, il vaut mieux déclarer un imprimé 2735 et acquitter les droits correspondants pour bénéficier des abattements de droit commun. 

Dans tous les cas, conservez des preuves des origines des fonds reçus, elles vous serviront en cas de contrôle fiscal. 

Ils peuvent aussi vous aider sous forme d’un prêt entre particuliers :

Si le prêt est supérieur à 760 € (avec ou sans intérêts); vous devez le déclarer aux impôts sur l’imprimé 2062 en même temps que vos revenus l’année suivant la conclusion du prêt. Là encore, gardez une trace écrite prouvant l’accord, elle pourra aussi vous servir en cas de litige. Pour information, c’est une source de litige avec l’administration fiscale qui a tendance à les requalifier de dons déguisés si le prêt dure trop longtemps; s’il n’est pas assorti d’un taux d’intérêt ou si tout simplement l’échéancier n’est pas respecté.

Attention : comme le dit l’adage, les bons comptes font les bons amis. Vous vous engagez à rembourser le prêt dans les termes définis à la conclusion de l’accord, en cas de problème vos relations personnelles risquent d’en pâtir.

3ème méthode : l’emprunt bancaire

Pour information, l’emprunt peut prendre la forme d’une demande de découvert, donc un crédit très court terme. Si vous choisissez cette option, gardez à l’esprit que toute utilisation du découvert est susceptible de générer des intérêts plus ou moins élevés. C’est une option risquée et généralement à proscrire.

Pour un investissement ponctuel vous pouvez souscrire à un emprunt :
Vous aurez des intérêts plus ou moins élevés à rembourser. Si vous n’êtes pas en mesure de fournir une caution, vous pouvez demander à votre banquier de faire appel à BPI France, société anonyme contrôlée par l’Etat spécialisée dans l’aide au financement des PME. Seule la Banque Postale n’est pas habilitée à réaliser ces démarches.

Dans le cadre de la création de votre activité,

votre banque vous demandera un apport personnel s’élevant généralement à 30% des besoins durables de l’entreprise.

Vous êtes peut-être aussi éligible pour un Prêt à la Création d’Entreprise (PCE). Il s’agit d’un emprunt sans garantie, adossé à un autre prêt bancaire. Pour en bénéficier, vous ne devez pas avoir déjà bénéficié d’un autre financement en profession libérale sur long terme ni contrôler une autre société. Pour plus d’informations, consultez votre banquier.

Enfin, vos proches peuvent se porter caution de vos emprunts : Si vous souscrivez un emprunt bancaire; il peut s’agir d’une des garanties qu’on vous demandera. Dans ce cas votre caution devra fournir une précision manuscrite signée portant sur la limite financière et la durée du cautionnement. Le créancier, votre banque donc; a pour obligation de communiquer avant le 31 mars de chaque année le terme de l’engagement et le nouveau montant de garantie avec déduction des remboursements déjà effectués.

Inconvénient : si votre capacité de financement en profession libérale est effectivement inférieur aux remboursements demandés, alors votre caution sera mise en cause et devra payer à votre place. Il ne s’agit donc pas d’un acte anodin.

4ème méthode : Crédit-Bail ou Leasing

Un crédit-bail est un contrat particulier d’achat/ de location à une entreprise. A l’issu de ce contrat, vous pouvez vous porter acquéreur du bien mobilier ou immobilier loué ou choisir de le renouveler en renégociant d’autres termes.

Avantage : vous n’avez pas besoin d’un apport personnel, à l’exception du premier loyer qui peut se majorer.

Inconvénient : le crédit-bail revient souvent plus cher qu’un emprunt classique. Souscrivez à une assurance pour le cas où le bien subirait des dommages ou un vol ; (s’il s’agit d’une voiture par exemple).

financement en profession libérale

Bonus, les aides gouvernementales pour financement en profession libérale

Selon votre projet ou, le cas échéant, l’endroit où vous souhaitez vous établir; vous pouvez peut-être bénéficier de subventions ou d’exonérations de taxes. Par exemple si vous choisissez de vous installer dans une zone très sous-dotée en professionnels de santé; vous pouvez réaliser une demande de subvention auprès de votre collectivité territoriale ou de l’Assurance Maladie. (Consultez la carte des zones sur ameli.fr)

Faites vos recherches avant de vous lancer

Emprunts bancaires, subventions de l’Etat, prêt d’honneur, ou prêt entre particuliers, vous disposez de nombreuses possibilités. Faites vos recherches et réalisez différents scénarios prévisionnels. Comparez ensuite les bénéfices et risques de chaque option. Ne vous fiez pas à n’importe quel organisme de prêt et assurez-vous de bien comprendre les implications pour votre cabinet. Enfin, sachez que les banques vous demanderont de présenter un prévisionnel, qui reprend les informations concernant votre cabinet. Développez à l’intérieur votre expérience professionnelle, votre projet et le cadre dans lequel il va s’insérer. Vous devez aussi décrire vos activités, la stratégie que vous comptez employer et la façon dont vous allez vous organiser, notamment d’un point de vue financier.

Quelle que soit la solution que vous choisirez, lisez avec attention les clauses de votre contrat d’emprunt ou de votre crédit bail et demandez l’avis de votre expert-comptable avant de vous lancer.

À propos de l'auteur : Véronique Maurice est expert-comptable et cofondatrice chez Dougs, l'expert-comptable en ligne qui vous simplifie la vie. Découvrez comment Dougs rend votre compta automatique et sans paperasse.
Dougs est l'expert comptable des consultants, artisans, e-commerce et freelances

Réduisez votre facture comptable dès aujourd'hui !

Essayez Dougs dès maintenant ou demandez une présentation, un expert comptable vous appelle dans les 30 secondes. C'est gratuit, rapide et sans engagement.