Émilie Fatkic
Émilie Fatkic
Expert-comptable
Temps de lecture10 min.

Normes fiscales de la facturation électronique : ce que vous devez savoir

Normes fiscales de la facturation électronique : guide Dougs
Normes fiscales de la facturation électronique : guide Dougs

À compter de septembre 2026, la facturation électronique entre progressivement en vigueur. Une facture non conforme pourra être rejetée et retarder votre paiement.

La réforme transforme vos outils, le traitement de vos factures et certaines de vos obligations déclaratives. Vous n’avez toutefois pas besoin d’en maîtriser tous les aspects techniques. Vous devez surtout comprendre les règles qui vous concernent et leur calendrier d’application.

Pour préparer cette transition, vous pouvez déjà vous appuyer sur notre logiciel de facturation gratuit, directement connecté à la plateforme agréée Dougs.

Je pilote justement la stratégie de lancement et d’adoption de cette solution. Dans cet article, je vous explique les normes fiscales applicables à la facturation électronique et la manière de les respecter.

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EN BREF
  • La facturation électronique concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, pour leurs transactions entre professionnels (B2B).
  • Trois formats sont acceptés pour émettre vos factures : Factur-X, UBL (Universal Business Language) et CII (Cross Industry Invoice). Un simple PDF envoyé par e-mail ne sera plus conforme.
  • Les grandes entreprises et ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) devront émettre et recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026. Les PME et TPE suivront le 1er septembre 2027.
  • L'archivage légal des factures est obligatoire pendant 10 ans, avec des garanties d'authenticité, d'intégrité et de lisibilité.
  • La déclaration de TVA ne disparaît pas : la réforme prépare à terme un pré-remplissage automatique, mais pas avant 2030 au plus tôt.

Pour comprendre en détail ce que cela implique pour votre entreprise, lisez la suite.

SOMMAIRE
1
Pourquoi la réforme de la facturation électronique existe ?
2
Les formats acceptés pour la facturation électronique
3
Archivage des factures électroniques : une obligation fiscale à part entière
4
Les obligations déclaratives liées à l’e-invoicing et à l’e-reporting
5
Les sanctions en cas de non-conformité

Pourquoi la réforme de la facturation électronique existe ?

Avant d'aller plus loin, rappelons l'objectif principal de la réforme de la facturation électronique : lutter contre la fraude à la TVA. Selon une étude publiée par la DGFiP en septembre 2024, celle-ci représenterait entre 6 et 10 milliards d'euros de pertes chaque année.

En imposant des flux normés et traçables via des plateformes agréées, l'administration peut suivre les transactions en temps réel et croiser automatiquement les données déclarées.

Ampoule

Rappel : les plateformes agréées sont des opérateurs privés certifiés par l'État, anciennement appelés PDP (plateformes de dématérialisation partenaires). Elles transmettent vos factures à vos clients, réceptionnent celles de vos fournisseurs et communiquent à l’administration fiscale les données prévues par la réforme.

Qui est concerné par ces obligations ?

Toutes les entreprises assujetties à la TVA et établies en France sont concernées par la réforme de la facturation électronique.

Elle s'applique aux transactions entre professionnels français (B2B). Concrètement, si vous facturez d'autres entreprises en France, vous êtes concerné par la facturation électronique.

Pour les transactions avec des particuliers (B2C) ou avec des partenaires étrangers, c'est une autre obligation qui s'applique : l’e-reporting. J'y reviens plus loin dans l'article.

Quel est le calendrier de mise en œuvre ?

La réforme se déploie en deux grandes vagues :

Date

Qui est concerné ?

Obligation

1er septembre 2026

Grandes entreprises (+ de 5 000 salariés ou chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d'euros) et ETI (250 à 4 999 salariés)

Émission et réception de factures électroniques + e-reporting

1er septembre 2026

PME, TPE et microentreprises

Obligation de réception uniquement

1er septembre 2027

PME, TPE et micro-entreprises (- de 250 salariés)

Émission de factures électroniques + e-reporting

Vous l'aurez compris, dès le 1er septembre 2026, toutes les entreprises sans exception devront être capables de recevoir des factures électroniques, même si leur obligation d'émission n'intervient qu'en 2027. Autrement dit, vous devez avoir choisi votre plateforme agréée avant cette date, quelle que soit votre taille.

Pour aller plus loin, n’hésitez pas à jeter un œil à notre article sur le calendrier de la facturation électronique.

En résumé, la réforme concerne tous les assujettis à la TVA établis en France. Le calendrier est progressif, mais l'obligation de réception est universelle dès 2026. La principale évolution pour votre entreprise concerne le format des factures.

Les formats acceptés pour la facturation électronique

Un PDF envoyé par e-mail ne suffira plus. Pour respecter la réforme, une facture devra contenir des données structurées, organisées de façon standardisée afin d’être lues automatiquement par les logiciels et les plateformes agréées.

Ces informations doivent donc être intégrées dans un format normé. Voyons lesquels sont prévus par la réforme.

Quels formats sont acceptés ?

Trois formats sont reconnus par la réforme de la facturation électronique, tous conformes à la norme européenne EN 16931 :

  • Factur-X : format hybride qui combine un PDF lisible par un humain et un fichier XML (un fichier de données structurées) intégré. C'est généralement le format recommandé aux TPE et PME, car il reste lisible comme une facture classique tout en étant exploitable automatiquement. Vous voulez approfondir le sujet ? Consultez notre article dédié à la Factur-X.
  • UBL (Universal Business Language) : format XML largement utilisé dans les échanges électroniques entre entreprises, notamment à l’international. Notre article sur l’UBL vous en parle plus en détail.
  • CII (Cross Industry Invoice) : autre format XML reconnu par la réforme, souvent privilégié par les grandes entreprises disposant d'outils de gestion et d'intégration avancés. Pour mieux comprendre son fonctionnement, découvrez également notre guide consacré au format CII.
Graphique illustrant les 3 formats de facturation électronique : Factur-X, UBL, CII, et leurs caractéristiques
Graphique illustrant les 3 formats de facturation électronique : Factur-X, UBL, CII, et leurs caractéristiques

Ces trois formats permettent à votre facture d'être traitée automatiquement par les plateformes agréées, par les logiciels comptables et, à terme, par l'administration fiscale.

Qu'est-ce que ça change concrètement pour votre logiciel de facturation ?

Votre logiciel de facturation actuel doit être capable d'émettre des factures dans l'un de ces formats et de les transmettre via une plateforme agréée (PA).

Dougs est lui-même une plateforme agréée. Cela signifie que si vous utilisez notre logiciel de facturation, vous êtes directement raccordé à un circuit conforme, sans avoir besoin d'un outil tiers.

Pour faire simple, le format de votre facture est le premier critère de conformité. Un PDF envoyé par e-mail n'est plus suffisant. Il faut un format structuré (Factur-X, UBL ou CII) et une plateforme agréée pour le transmettre. Passons maintenant à un sujet que beaucoup sous-estiment : l'archivage.

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Archivage des factures électroniques : une obligation fiscale à part entière

La conformité d'une facture électronique ne repose pas uniquement sur son format. Sa conservation est tout aussi importante.

On pense souvent à l'archivage comme une contrainte administrative secondaire. En réalité, c'est une obligation fiscale à part entière, encadrée par l'article L.102 B du Livre des procédures fiscales.

En cas de contrôle fiscal, vous devez être capable de produire vos factures, émises comme reçues, et prouver qu'elles sont authentiques et intègres.

Combien de temps faut-il conserver une facture électronique ?

Deux durées coexistent :

  • 6 ans minimum au titre du délai de prescription fiscale (article L.102 B du Livre des procédures fiscales) ;
  • 10 ans au titre du droit commercial (article L.123-22 du Code de commerce), ce qui correspond à la durée d'utilité administrative.

En pratique, on raisonne avec 10 ans pour ne prendre aucun risque. Cette durée court à compter de la clôture de l'exercice comptable concerné.

Quelles garanties techniques sont exigées ?

L'archivage ne se résume pas à stocker un fichier sur un serveur. Il doit garantir trois principes fondamentaux, définis par l'article 289 du Code général des impôts (CGI) et précisés dans le BOFiP :

  • l'authenticité : la facture doit provenir d'un émetteur identifiable et vérifiable ;
  • l'intégrité : le contenu de la facture ne doit pas avoir été modifié depuis son émission ;
  • la lisibilité : la facture doit rester compréhensible par un humain ou un logiciel pendant toute la durée de conservation.

Pour respecter ces principes, trois méthodes sont admises :

  • la piste d'audit fiable ou PAF : il s'agit d'un ensemble de procédures permettant de relier chaque facture à l'opération commerciale correspondante (commande, livraison, contrat ou paiement) ;
  • la signature électronique qualifiée : elle permet de garantir l'identité de l'émetteur et de vérifier que la facture n'a pas été modifiée après son émission ;
  • ou l'utilisation d'un système EDI sécurisé (Échange de Données Informatisé) : c'est un système permettant à deux entreprises d'échanger automatiquement des documents structurés directement entre leurs logiciels, sans intervention manuelle.

Si votre facture transite par une plateforme agréée, l'archivage est pris en charge automatiquement. Vous n'avez pas à gérer cela manuellement.

À retenir : vous devez conserver vos factures 10 ans, avec des garanties d'authenticité, d'intégrité et de lisibilité. Passer par une plateforme agréée vous couvre automatiquement sur ce point. Reste maintenant à clarifier les questions les plus fréquentes sur les obligations déclaratives.

Les obligations déclaratives liées à l’e-invoicing et à l’e-reporting

Vos factures et certaines données de transaction seront transmises à l’administration fiscale. Faut-il en conclure que la déclaration de TVA ou la DES va disparaître ? Ce n’est pas le cas à ce jour.

Pour comprendre ce qui change réellement dans vos obligations déclaratives, vous devez d’abord distinguer deux mécanismes souvent confondus : l’e-invoicing et l’e-reporting.

Qu’est-ce que le e-invoicing et le e-reporting ?

  • L'e-invoicing : c'est l'obligation d'émettre, transmettre et recevoir des factures dans un format structuré via une plateforme agréée. Cela concerne les transactions B2B entre entreprises françaises. On vous explique son fonctionnement plus en détail dans notre article dédié à l'e-invoicing.
  • L'e-reporting : c'est l'obligation de transmettre à l'administration fiscale les données de transactions et de paiement pour toutes les opérations qui ne relèvent pas de l'e-invoicing, c'est-à-dire les ventes aux particuliers (B2C) et les opérations avec des entreprises qui ne sont pas établies en France. Pour une connaissance approfondie du sujet, consultez notre article sur l'e-reporting.
Infographie sur la différence entre e-invoicing et e-reporting
Infographie sur la différence entre e-invoicing et e-reporting

Ces deux obligations fonctionnent en parallèle, selon un mécanisme bien structuré : vos factures transitent par votre plateforme agréée, qui les achemine à la fois vers votre client et vers l'administration fiscale.

La déclaration de TVA va-t-elle disparaître avec la réforme ?

Non. C'est l'une des confusions les plus fréquentes. La déclaration de TVA reste obligatoire dans l'immédiat.

À terme, la réforme vise à permettre le pré-remplissage automatique des déclarations de TVA à partir des données transmises par les plateformes agréées. Mais ce mécanisme de pré-remplissage ne sera possible qu'une fois que l'ensemble des données aura été transmis, c'est-à-dire au plus tôt en 2030.

En attendant, vous continuez à déclarer votre TVA comme avant. La réforme ne supprime pas cette obligation, elle prépare son automatisation future.

Ampoule

Le conseil de notre expert : "La réforme a vocation à transmettre les données directement à l'État pour à terme pré-remplir les déclarations de TVA. Un peu comme les impôts sur le revenu aujourd'hui."

Le e-reporting va-t-il supprimer la Déclaration européenne de services (DES) ?

Non, pas aujourd'hui. La confusion vient du fait que l'e-reporting couvre une partie des opérations internationales, notamment les transactions avec des clients étrangers. Certains entrepreneurs en concluent que la Déclaration européenne de services (DES), l'obligation mensuelle de déclarer les prestations de services intracommunautaires entre assujettis à la TVA dans l'UE, sera supprimée. Ce n'est pas le cas.

L'administration fiscale française n'a pas annoncé la suppression de la DES. Elle reste obligatoire en parallèle du e-reporting.

Le vrai changement pourrait venir plus tard du projet européen ViDA (VAT in the Digital Age), qui prévoit à terme un reporting numérique intracommunautaire harmonisé au niveau de l'Union européenne. Ce dispositif pourrait à l'avenir remplacer certaines déclarations comme la DES. Mais ce régime n'est pas encore applicable en France aujourd'hui.

Comment gérer une erreur de facturation sans risquer une double déclaration de TVA ?

C'est un point de vigilance important. Avec la réforme, une erreur de qualification peut conduire à déclarer une opération dans le mauvais dispositif déclaratif. Par exemple, une opération relevant de l'e-invoicing pourrait être déclarée à tort en e-reporting, ou inversement. Cette erreur peut entraîner des incohérences dans les données transmises à l'administration fiscale.

Voici comment éviter cela :

  • En cas d'erreur sur une facture déjà transmise, émettez une facture d'avoir (ou note de crédit) pour annuler la facture initiale, puis rééditez une facture corrigée. La plateforme agréée assure la traçabilité de ce cycle.
  • Avant d'émettre, vérifiez toujours la nature de la transaction : est-ce du B2B domestique (e-invoicing) ou une opération internationale ou B2C (e-reporting) ? Les deux circuits sont exclusifs l'un de l'autre pour une même facture.
  • En cas de doute, votre expert-comptable ou votre plateforme agréée peut vous aider à qualifier correctement la transaction avant émission.

En bref, la réforme ne supprime ni votre déclaration de TVA ni la DES. Elle ajoute des obligations nouvelles (e-invoicing, e-reporting) qui fonctionnent en parallèle.

La gestion des erreurs passe par la procédure d'avoir, et la qualification correcte de vos transactions est essentielle pour éviter les doubles déclarations.

Les sanctions en cas de non-conformité

Le non-respect de la réforme peut entraîner jusqu’à 15 000 € d’amende par an pour chaque obligation concernée. Le montant est ensuite calculé par facture ou par transmission :

  • 50 € par facture non conforme (format incorrect, absence de mentions obligatoires, etc.), dans la limite de 15 000 € par an.
  • 500 € par transmission e-reporting manquante ou incomplète, dans la limite de 15 000 € par an.
  • Un redressement fiscal sur la TVA si l'administration détecte des incohérences entre vos déclarations et les données remontées par les plateformes.
  • Un refus de facture par la plateforme agréée, ce qui peut bloquer votre cycle de facturation et retarder vos paiements.

Une sanction spécifique s’applique également si vous ne recourez pas à une plateforme agréée pour recevoir vos factures électroniques. L’administration vous met d’abord en demeure de régulariser votre situation dans un délai de trois mois. Si vous ne le faites pas, vous risquez une amende de 500 €, puis de 1 000 € après une nouvelle mise en demeure. Une nouvelle amende de 1 000 € peut ensuite être appliquée tous les trois mois tant que le manquement persiste.

Au-delà des amendes, le risque porte aussi sur votre crédibilité vis-à-vis de vos clients et partenaires. Une facture rejetée pour non-conformité peut générer des litiges et nuire à votre image professionnelle.

Pour éviter tout cela, la meilleure protection reste de s'appuyer sur une plateforme agréée fiable dès maintenant. Chez Dougs, notre logiciel de facturation est déjà conforme à la réforme, vous n'avez pas à gérer la mise en conformité seul.

EN RÉSUMÉ
  • La facturation électronique ne se limite pas à changer de logiciel. Elle impose des normes de format (Factur-X, UBL ou CII), une transmission via une plateforme agréée, un archivage légal de 10 ans et un e-reporting pour vos opérations non-B2B.
  • Votre déclaration de TVA reste obligatoire pour l'instant. La DES également. Et les sanctions en cas de non-conformité sont réelles.
  • Les étapes prioritaires : choisir votre plateforme agréée avant le 1er septembre 2026, vérifier que votre logiciel émet dans l'un des trois formats acceptés, et former vos équipes à la qualification des transactions (B2B, B2C, international).
  • Chez Dougs, nous accompagnons déjà des milliers d'entrepreneurs dans cette transition. En tant que plateforme agréée et cabinet d'expertise-comptable en ligne, nous pouvons vous aider à vous mettre en conformité de façon simple et personnalisée.

FAQ sur les normes fiscales pour la facturation électronique

Quels sont les formats acceptés pour la facturation électronique en France ?

Trois formats sont acceptés pour la facturation électronique en France : Factur-X, UBL et CII.

Quelles sont les mentions obligatoires d'une facture électronique ?

Une facture électronique reprend les mentions habituelles d’une facture. La réforme ajoute le numéro SIREN du client, l’adresse de livraison si elle diffère de l’adresse de facturation, la nature de l’opération et, le cas échéant, la mention « Option pour le paiement de la taxe d’après les débits ».

La facturation électronique remplace-t-elle la déclaration de TVA ?

Non, pas aujourd'hui. La réforme prépare à terme un pré-remplissage automatique des déclarations de TVA, mais ce mécanisme ne sera opérationnel qu'à partir de 2030 au plus tôt. En attendant, vous déclarez votre TVA comme avant.

Quels sont les avantages concrets de la facturation électronique pour mon entreprise ?

La facturation électronique réduit les saisies manuelles, automatise l’intégration comptable et améliore le suivi des factures et des paiements. Elle facilite ainsi la gestion administrative et le pilotage de la trésorerie.

Comment choisir sa plateforme agréée et où trouver la liste officielle ?

La DGFiP publie la liste officielle des plateformes agréées immatriculées. Vous pouvez également consulter l'annuaire de la facturation électronique sur impots.gouv.fr. Pour choisir, vérifiez que la plateforme prend en charge les trois formats acceptés (Factur-X, UBL, CII), qu'elle assure l'archivage à valeur probante et qu'elle est interopérable avec votre expert-comptable et votre logiciel de facturation.

Émilie Fatkic
Émilie Fatkic
Expert-comptable

Entre deux sessions de conseil client, supervision de bilans comptables, management et formation de ses équipes, elle s’adonne à sa passion : la rédaction de contenus. Elle met sa plume et son expertise au service de sujets de fond sur la création d’entreprise et la comptabilité.

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