
David Bernier
Head of Legal
Auto-entrepreneur vs SASU : quel statut est le mieux adapté à votre activité ?
Vous avez trouvé la bonne idée d’activité qui va faire décoller votre future entreprise ? Après vous être assuré qu’elle semble viable, vient le moment de donner une existence légale à votre projet. Il s’agit de la constitution de votre entreprise. Vous hésitez entre être en SASU ou autoentrepreneur (microentreprise) ? Voici les informations essentielles afin de savoir quel statut juridique choisir. Et avec notre simulateur de cotisations sociales, vous pourrez comparer la SASU et la micro-entreprise. Les données chiffrées viendront confirmer votre décision.
Vous voulez vous lancer ? Dougs vous accompagne pour créer votre SASU en ligne : un juriste dédié, des démarches simplifiées, et un suivi pas à pas, pour entreprendre en toute sérénité.
Vous êtes en plein dans votre projet de création ? Chez Dougs, on accompagne depuis plus de 10 ans les entrepreneurs au quotidien. On vous partage nos conseils dans notre guide complet sur la création de SASU.
EN BREF
- Choisir entre auto-entrepreneur et SASU dépend de vos besoins en flexibilité, protection sociale et fiscalité.
- La SASU offre une protection sociale élevée et la possibilité de séparer vos biens personnels de ceux de l'entreprise.
- La microentreprise séduit par sa simplicité et son faible coût, mais impose des limites de chiffre d'affaires.
- Faites une simulation pour comparer les charges sociales et fiscales des deux statuts.
Je rentre dans le détail de chacun de ces points ci-dessous. Bonne lecture !
SASU vs micro-entreprise : quelles sont les différences entre ces formes juridiques ?
Définition : qu'est-ce qu'une SASU ? Quels sont les avantages et inconvénients par rapport à la microentreprise (autoentrepreneur) ?
La SASU est une société par actions simplifiée unipersonnelle : elle compte un seul associé. Pour approfondir les caractéristiques de la SASU, examinez ses règles de fonctionnement, sa fiscalité et le statut de son président.
La SASU présente une certaine flexibilité. Que ce soit au niveau de la rédaction de ses statuts dans laquelle le Code de Commerce vous laisse quelques libertés que vous n’avez pas sous d’autres formes juridiques. Ou bien lorsqu’il s’agit de son régime fiscal qui peut être l’impôt sur les sociétés ou l’impôt sur le revenu.
Mais ne vous laissez pas tromper par cette souplesse. Le plus grand soin doit être apporté à la rédaction de vos statuts afin d’éviter des erreurs qui pourraient nécessiter des modifications ultérieures coûteuses. Nous ne pouvons que vous conseiller de vous tourner vers un expert-comptable pour vous assister sur ce point, et éviter les modèles glanés gratuitement sur Internet.
La SASU vous permet d’exercer la plupart des activités. Seules certaines professions présentent des restrictions leur interdisant cette forme juridique (tabac, assurance, etc.).
Comme toute société, elle dispose de son patrimoine, distinct de celui des associés. De ce fait, on dit que votre responsabilité est limitée à vos apports. En théorie, vous ne pouvez être appelé à combler les dettes de la société au-delà du montant que vous avez apporté au capital. Restez prudent toutefois, certaines situations peuvent engager votre patrimoine personnel, comme lorsque vous vous portez caution personnelle de l’emprunt de la SASU.
Le dirigeant de la SASU est un président. Il peut être associé ou non, rémunéré ou non. Son statut social est le plus souvent celui de l’assimilé-salarié.
En matière de capital social, pas de limite basse ni de limite haute. Il faut le déterminer en fonction de vos moyens, mais aussi, selon les futurs besoins de votre activité. En effet, ce capital sera utilisé pour faire face aux premières dépenses de la société. Autant prévoir un peu d’avance. En outre, un capital trop faible ne serait pas un signal très positif pour d’éventuels financeurs ou encore pour obtenir des délais de paiement des fournisseurs.
Évidemment, comme pour toute société, vous êtes dans l’obligation de tenir une comptabilité dans une SASU et de transmettre notamment une liasse fiscale à l’administration à l’issue de chaque exercice comptable.
Quelques formalités seront à accomplir en cours de vie sociale. La plus récurrente est le dépôt des comptes annuels. Il s’agit de transmettre vos comptes annuels ainsi que l’affectation de votre résultat après chaque clôture annuelle.
Définition du statut autoentrepreneur (microentreprise)
On lit ou on entend encore souvent le terme d'auto-entreprise ou d'auto-entrepreneur (micro entrepreneur). Toutefois, sachez que cela a été remplacé par la micro-entreprise, et par extension, un micro-entrepreneur.
La microentreprise est en réalité une entreprise individuelle, à laquelle s’applique un régime particulier au niveau fiscal et au niveau social.
Votre choix ne se limite pas au régime micro. Le comparatif SASU ou entreprise individuelle vous permet aussi d’examiner l’exercice en nom propre au régime réel, avec ses règles de fiscalité, de protection sociale et de gestion.
Cela se traduit généralement par le fait que l’imposition sur les bénéfices, donc votre impôt sur le revenu, est calculé sur la base d’un pourcentage de votre chiffre d’affaires. Il existe également sous condition un prélèvement forfaitaire.
De même, vos cotisations sociales représentent un pourcentage de votre chiffre d’affaires, variant avec la nature de votre activité.
La micro entreprise (auto-entrepreneur) n’est possible que si vous êtes en dessous de certains seuils de chiffre d’affaires. Voici ceux de 2024 :
- activité commerciale : 188 700 € ;
- prestation de services : 77 700 € ;
- activités d’hébergement (hôtel, chambre d’hôtes, gîte rural classé meublé de tourisme, meublé de tourisme) : 188 700 € ;
- pour les activités mixtes : le chiffre d’affaires global ne doit pas dépasser 188 700 €, et la partie correspondant aux prestations de services ne doit pas excéder 77 700 €.
De nombreuses activités peuvent être exercées en micro-entreprise. Certaines présentent toutefois des incompatibilités avec ce statut, comme pour de nombreuses professions réglementées.
Mais pourquoi la micro-entreprise est-elle si populaire ? Sa simplicité et son faible coût. Elle ne coûte rien, ou presque rien, lors de la constitution. De plus, les formalités sont extrêmement simplifiées et aucune tenue de comptabilité n’est requise. Mais est-ce toujours optimal du point de vue fiscal et social ? Pas sûr !
Attention : vous ne pouvez pas cumuler votre micro-entreprise avec une EURL ou avec toute autre forme juridique vous donnant le statut de travailleur non salarié (TNS). En revanche, la microentreprise (autoentrepreneur) et la SASU font bon ménage.
SASU ou autoentrepreneur ? Quel statut juridique choisir ?
Il n’y a pas de réponse universelle dans l’entrepreneuriat. La bonne solution est celle qui correspond aux contraintes de votre entreprise, à votre niveau d’imposition, à vos préférences en matière de statut et de protection sociale, etc. Mais tentons tout de même de dresser l’inventaire des avantages et inconvénients de la SASU, puis de ceux de la microentreprise.
Avantages et inconvénients de la SASU
Tout d’abord, voyons les avantages de la SASU. Cela commence avec un niveau élevé de protection sociale (accident du travail, maladie professionnelle, etc). Il est assez proche des garanties des salariés, exception faite de l’assurance chômage dont les assimilés salariés ne peuvent pas bénéficier auprès de Pôle emploi. Des contrats peuvent toutefois être souscrits afin d’offrir cette garantie au dirigeant. Mais ils sont généralement coûteux et pas si protecteurs.
Ensuite, tant que vous ne vous rémunérez pas, la SASU évite que votre allocation chômage soit réduite ou supprimée.
Dans la lignée de ceci, le versement de dividendes est possible en SASU, et ce, sans que ce soit soumis aux charges sociales. En micro, aucun dividende possible. Vous pouvez ainsi arbitrer entre dividendes et salaires afin de choisir la solution qui vous correspond le mieux, fiscalement et socialement.
Ensuite, la SASU permet de séparer le patrimoine personnel des associés dirigeants du patrimoine propre de la société. Ceci évite que les fonds personnels des dirigeants soient impactés par les dettes contractées par la société. Attention, dans certains cas, cette protection ne s’applique plus.
Pour ce qui est de la fiscalité, deux points sont à prendre en compte.
Tout d’abord, en SASU, vous avez le choix entre l’imposition à l’IS ou à l’impôt sur le revenu (IR). Il existe des conditions de durée dans ce dernier cas. Ceci vous permet de choisir un régime parfaitement adapté à votre situation personnelle, donc d’optimiser votre propre fiscalité.
Ensuite, contrairement à la micro où les charges sont estimées en appliquant un pourcentage à votre chiffre d’affaires, en SAS, on déduit les charges au réel.
Ce qui signifie que votre résultat fiscal, donc votre impôt, diminue proportionnellement à l’augmentation de vos charges. Et si en début d’activité, vous peinez à trouver votre marché, par exemple, il est possible de réaliser un déficit qui réduira d’autant les bénéfices des années suivantes.
En microentreprise (autoentrepreneur), aucun déficit possible ! Et ce, même si vos charges excèdent largement vos recettes.

Enfin, la SASU est évolutive. Vous n'êtes bloqué par aucun seuil de chiffre d’affaires vous contraignant à changer de forme juridique ou de fiscalité.
Le développement de votre activité peut aussi nécessiter de recruter. Pour embaucher un employé en SASU, préparez les formalités d’embauche et le budget correspondant au salaire et aux cotisations sociales.
Si vous accueillez de nouveaux associés, votre SASU devient une SAS. Pour comprendre ce changement, examinez la SASU comparée à la SAS, avec les règles de décision et d’organisation à prévoir lorsque vous n’êtes plus seul.
Si vous hésitez sur la structure à retenir pour un projet à plusieurs, le comparatif entre SASU et SARL permet aussi d’examiner les différences de fonctionnement et de statut social du dirigeant.
Évidemment, la SASU n’a pas que des avantages. Il faut simplement que vous soyez avisé des contraintes qu’elle comporte pour faire le bon choix dès le départ.
Tout d’abord, la rémunération du président entraîne un coût social à anticiper. Lorsqu’il est rémunéré au titre de son mandat, le président relève du régime général de la Sécurité sociale en tant qu’assimilé salarié. Les cotisations correspondantes doivent être intégrées au budget de la société.
La SASU nécessite aussi un peu plus de formalisme et la tenue d’une comptabilité. C’est un peu plus complexe et plus coûteux. C’est pourquoi faire appel aux services d’un expert-comptable peut s’avérer très utile pour alléger vos tâches administratives et la comptabilité de votre société.
Avantages et inconvénients de la microentreprise
Les principaux avantages de la microentreprise (autoentrepreneur) par rapport aux sociétés comme la SASU tiennent surtout à sa facilité de gestion et à son faible coût.
Facilité de gestion, car aucune comptabilité n’a à être tenue en microentreprise. Toutes vos impositions et cotisations sociales peuvent être déterminées selon un pourcentage de votre chiffre d’affaires.
Faible coût, car son immatriculation est gratuite, et que vous n’avez pas besoin de recourir à un expert-comptable.
La microentreprise (autoentrepreneur) peut surtout être intéressante lorsque vous générez vos recettes en engageant très peu de dépenses. Le pourcentage forfaitaire utilisé pour calculer votre impôt peut alors être avantageux. Nous vous encourageons à réaliser des simulations afin de ne pas rester sur des estimations trop vagues qui pourraient conduire à quelques erreurs de jugement.
Il faut également reconnaître à la microentreprise, que tant que votre niveau d’activité est très limité, les charges sociales et la fiscalité sont considérablement allégées. Mais le retour de bâton risque d’être douloureux dès que la croissance apparaît.
En microentreprise, comme pour toutes les entreprises individuelles, les biens "utiles à l'activité professionnelle" sont automatiquement séparés des autres biens de l'entrepreneur, sans qu'il soit nécessaire de faire une déclaration d’affectation ou un état descriptif. Le micro-entrepreneur bénéficie donc de cette séparation de patrimoine automatiquement.
Les biens considérés comme "utiles à l'activité" incluent :
- Le fonds de commerce, le fonds artisanal, le fonds agricole, ainsi que tous les biens corporels et incorporels qui en font partie, comme les droits liés, ou encore le droit de présentation de la clientèle pour un professionnel libéral.
- Les biens meubles tels que les marchandises, le matériel, l'outillage, le matériel agricole, ainsi que les moyens de transport pour les activités itinérantes comme la vente, les services à domicile, le transport ou la livraison.
- Les biens immeubles utilisés dans l'activité, y compris la partie de la résidence principale utilisée à des fins professionnelles ; et, dans le cas où ces biens sont détenus par une société dont l'entrepreneur est actionnaire ou associé, les parts ou actions de cette société si son activité principale est de les mettre à disposition de l'entrepreneur.
- Les biens incorporels comme les données clients, les brevets, les licences, les marques, les dessins, les modèles, et plus largement tous les droits de propriété intellectuelle, le nom commercial et l'enseigne.
- Les fonds de caisse, l’argent liquide conservé sur le lieu de l'activité, les sommes sur les comptes bancaires dédiés, ainsi que celles réservées aux dépenses courantes liées à cette activité.

Seul le patrimoine professionnel du micro-entrepreneur servira de garantie pour les créanciers dont les droits découlent de l'activité professionnelle.
N’oubliez pas non plus que cette forme n’est pas évolutive. Impossible de s’associer à d’autres sans clôturer la micro.
En outre, elle fait les frais d’une image peu flatteuse. Il est souvent considéré qu’elle est utilisée par les entrepreneurs ne souhaitant pas mettre de moyen en œuvre pour exercer l’activité ou manquant de sérieux. Difficile dans ce cas de trouver des financeurs ou de faire accepter des délais de règlement à vos fournisseurs.
L’absence de tenue de comptabilité peut être un danger pour la pérennité de votre entreprise. Sans indicateurs pertinents et à jour en temps réel, difficile de suivre de manière efficace l’évolution de votre entreprise.
Ne perdez pas non plus de vue que si vous bénéficiez de l’indemnisation mensuelle de Pôle Emploi (ARE), les revenus déclarés sur votre impôt personnel peuvent diminuer vos allocations, que vous prélevez ou non les sommes résultant de l’activité de votre microentreprise (autoentrepreneur). En SAS, sans salaire, il n’y a pas de diminution de votre indemnisation.
Tableau comparatif : SASU vs autoentrepreneur
| Critères | Micro-Entreprise | SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle) |
| CA maximum | 188 700 € (vente de marchandises) / 77 700 € (prestations de services) pendant 2 ans. | Pas de limite de chiffre d'affaires |
Le tableau pose les différences, reste à trancher selon votre projet : cette vidéo réunit deux experts-comptables pour vous aider à faire le bon choix.

Ressource à télécharger
Création d'entreprise : comment choisir le bon statut juridique ?
Panorama des formes juridiques courantes
Quel régime fiscal et social pour vous ?
Les aides à la création à ne pas manquer
Quand passer de microentreprise (autoentrepreneur) à SASU ?
Pour savoir à quel moment vous devez passer d'une microentreprise (autoentreprise) à la création d'une SASU, il faut faire la synthèse des avantages que l’on a mentionnés précédemment :
- s’affranchir des seuils de chiffre d’affaires qui vous obligent à renoncer à une certaine fiscalité ;
- permettre à votre activité de se développer sans avoir à changer de forme juridique ou de modalités d'imposition ;
- préserver votre ARE ;
- vous rendre plus crédible aux yeux de vos partenaires commerciaux ou financiers ;
- protéger vos biens personnels et votre famille ;
- optimiser votre fiscalité personnelle et celle de l’entreprise (arbitrages dividendes / salaires, déduction des charges professionnelles diverses, avantages sociaux, etc.).

La motivation principale, lorsque l’on passe d’une microentreprise (autoentrepreneur) à une SASU, c’est surtout de développer son business sans limites, sans seuils de chiffre d'affaires. Et de payer charges et impositions au plus juste.
Les avantages de la création d'une SASU sont nombreux. Mais peut-être existe-t-il encore une autre solution : l’EURL !
SASU ou microentreprise : qu’est-ce qui vous correspond le mieux ? Faites la simulation !
Le meilleur moyen de savoir ce qui vous correspond le mieux entre SASU et microentreprise est de réaliser une simulation chiffrée de votre rémunération de président de SASU.
Pour vous aider à calculer cela, on met à votre disposition gratuitement notre simulateur ! Et nos conseillers restent disponibles pour vous guider dans ce choix.
Société SASU ou autoentrepreneur : la fiscalité la plus avantageuse
Quel chiffre d'affaires minimum pour passer à une SASU ?
Il n’existe pas de chiffre d’affaires minimum. La structure de vos charges et leur montant sera évidemment déterminant pour faire ce choix. Pour y voir plus clair concernant vos charges sociales en SASU, vous pouvez faire une simulation chiffrée de vos cotisations sociales.
Quel statut entre microentreprise et SASU pour payer moins d'impôts ?
Ici encore, sans simulation chiffrée, impossible de faire un choix. Référencez bien l’ensemble de vos dépenses et de vos produits afin de calculer un résultat. Ensuite, la simulation permet d’identifier la meilleure formule.
EN RÉSUMÉ
- Évaluez vos besoins en flexibilité juridique pour choisir entre auto-entrepreneur et SASU.
- Considérez la protection sociale offerte par la SASU si c'est une priorité pour vous.
- Profitez de la simplicité et des faibles coûts de la microentreprise pour un démarrage rapide.
- Utilisez un simulateur pour comparer les charges sociales et fiscales des deux statuts.
- Pesez les avantages de la SASU pour un développement sans limites de votre activité.
Et si vous souhaitez passer à l’action sereinement, Dougs peut vous accompagner : rédaction des statuts, choix fiscal, création de la société et conseils personnalisés.
Malheureusement, ce n’est pas si simple. On ne passe pas directement d’une micro-entreprise à une société. Il faut d’abord clôturer votre microentreprise, puis lancer l’immatriculation de la SASU. Attention, à cette occasion et si la SASU perpétue l’activité débutée sur la microentreprise, il est possible qu’un rachat de fonds de commerce soit envisagé. Les opérations peuvent s’avérer complexes et les implications fiscales sont nombreuses.
Pour rappel, vous pouvez exercer en microentreprise uniquement si vous ne dépassez pas les seuils de chiffre d’affaires, en 2025 les seuils sont de :
- 188 700 euros pour la vente de marchandises, de fourniture de logement (hors location meublée autre que meublé de tourisme ou chambre d’hôte) ;
- 77 700 euros pour les prestations de services.
On peut également évoquer les seuils de la franchise en base de TVA, vous permettant de ne pas soumettre vos ventes à TVA. Parallèlement, vous ne pouvez pas non plus la déduire sur vos achats.
La micro-entreprise n’a aucun capital social. Il n’y a donc rien à augmenter ici. Il faut tout simplement choisir un capital social pour sa SASU lors de la constitution.
Difficile ici de donner une réponse passe-partout. Tout dépend de vos objectifs, de votre activité, du développement de celle-ci, de la structure de vos charges, donc de votre business model.
Nous ne pouvons que vous conseiller de réaliser des simulations chiffrées.
Mais pour ne pas vous laisser dans l’embarras, disons qu’une microentreprise serait plus adaptée qu’une SASU si vous êtes prestataire de services avec très peu de charges professionnelles et disposant de peu de moyens financiers pour lancer votre activité.
Si vous proposez des prestations de conseil ou d’expertise, comparez également SASU ou portage salarial. Selon votre activité et les conditions d’accès au portage, cette alternative permet d’étudier le choix entre la gestion de votre propre société et l’exercice comme salarié porté.
Une microentreprise et une SASU sont en principe concernées par les mêmes impôts et taxes : CFE, impôt sur le bénéfice, TVA si le seuil de la franchise est dépassé. Pour ne citer que les plus fréquentes.
Il est tout à fait possible de cumuler SASU et microentreprise. Ce qui ne serait pas possible dans le cas d’un cumul d’une microentreprise avec une EURL.
Un point de vigilance toutefois, il ne faut pas que votre SASU et votre microentreprise exercent des activités identiques. Dans cette situation, il pourrait être considéré que vous avez fait la création d'une SASU pour contourner la règle du plafonnement du chiffre d'affaires sur la microentreprise, afin de continuer à bénéficier d’un faible taux de cotisations sociales sur la micro. Redressement et cotisations Urssaf garanties, sur les prestations refacturées par la microentreprise à la société.
Choisir entre une SASU ou autoentrepreneur n’est donc pas une mince affaire, c'est une décision qui doit être mûrement réfléchie ! Pour ce faire, il est indispensable de faire une simulation en amont ou d'être entouré par des professionnels pour bien prendre la décision qui corresponde le mieux à vos besoins.
La question du statut social du dirigeant constitue le critère déterminant entre SASU et EURL. En SASU, le président bénéficie du régime général de la Sécurité sociale comme assimilé-salarié. La protection sociale s'avère plus complète, mais les charges sociales sont plus élevées.
L'EURL place son gérant sous le régime des travailleurs non-salariés, avec des cotisations sociales réduites, mais une protection sociale plus limitée.
La flexibilité des statuts marque une autre distinction majeure. La SASU permet une grande liberté dans la rédaction des statuts tandis que l'EURL suit un cadre juridique plus strict défini par le Code de commerce. Découvrez notre article pour choisir entre SASU ou EURL.

Head of Legal
David est Head of Legal chez Dougs. En français, cela signifie qu’il pilote le département juridique du cabinet, endosse la casquette de référent technique et garantit l’évolution du service.
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