Comment calculer la TVA : formules, taux et exemples
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Allons directement à l’essentiel sur le calcul TVA. Mais, comment passer du HT au TTC et du TTC au HT ? Comment fait-on ressortir la TVA d’une facture directement ? Explications et exemples afin de calculer votre prix HT, votre prix TTC et votre TVA. Commençons par les formules et ensuite les définitions. Cela vous permettra notamment de calculer la TVA sur le prix de votre café !


La TVA est un impôt sur la consommation : vous la facturez, mais c’est le client final qui la paie.
Le taux normal est de 20 %, avec des taux réduits à 10 %, 5,5 % et 2,1 % selon le produit ou le service concerné.
Selon ce que vous cherchez à calculer (HT, TTC ou TVA à reverser), trois formules simples existent :
- TTC = HT × (1 + taux de TVA)
- HT = TTC / (1 + taux de TVA)
- TVA due = TVA collectée – TVA déductible
Ces calculs permettent de passer du HT au TTC, de retrouver la TVA incluse dans un prix et de déterminer le montant réellement dû à l’État.
Je vous montre comment utiliser ces calculs sans erreur et comment les appliquer dans vos devis, factures et déclarations.
Définition et principe de la TVA
Pourquoi commencer par la base ? Parce que pour bien calculer, il faut d’abord comprendre à quoi sert la TVA.
La TVA, ou taxe sur la valeur ajoutée, est un impôt indirect appliqué sur la consommation finale. En d’autres termes, vous ne la supportez pas en tant qu’entreprise, mais vous la collectez pour l’État sur chacune de vos ventes.
Autrement dit, vous jouez le rôle d’intermédiaire entre le client et le Trésor public :
- le client paie le prix TTC, qui inclut la taxe ;
- vous, l’entreprise, collectez cette TVA au moment de la vente ;
- l’État, enfin, perçoit la taxe que vous lui reversez ensuite.
Vous retrouvez ici le même principe de neutralité : au final, seule la valeur ajoutée réellement créée par votre entreprise est imposée. Ce rappel vous aide à comprendre pourquoi une gestion rigoureuse de la TVA reste essentielle.
Prenons un exemple très concret.
Vous achetez des jouets en bois pour 120 euros TTC (soit 100 euros HT et 20 euros de TVA).
Quand vous les revendez 360 euros TTC, vous avez collecté 60 euros de TVA sur la vente. Vous déduisez les 20 euros de TVA payés à l’achat, et vous ne reversez finalement que 40 euros à l’État.
Résultat : la TVA reste neutre pour vous, mais pas pour votre client, qui en est le véritable payeur.
Vous voyez, la TVA n’est pas si mystérieuse quand on comprend son rôle. Mais attention, la prochaine étape est souvent celle où tout le monde se trompe : les taux. Je vous explique tout de suite comment choisir le bon pour éviter les erreurs de calcul et les mauvaises surprises sur vos factures.
Simulateur : Calculateur de TVA
Les taux de TVA applicables en 2026
Pourquoi parler des taux avant le calcul ? Parce qu’une erreur de taux, c’est une erreur de facture… et souvent un redressement à la clé.
En France, plusieurs taux de TVA coexistent. Chacun correspond à un type de bien ou de service précis. Pour faire simple, appliquer le bon taux, c’est éviter les erreurs de facturation.
• 20 % : taux normal, applicable à la majorité des biens et prestations.
• 10 % : taux intermédiaire, utilisé pour la restauration, les transports, l’hébergement, ou encore certains travaux de rénovation dans les logements de particuliers.
• 5,5 % : taux réduit, réservé aux produits de première nécessité comme le pain, les pâtes, les légumes, l’eau, le gaz, l’électricité, les livres ou la cantine scolaire.
• 2,1 % : taux particulier, destiné notamment aux médicaments remboursables ou à la presse.
Dans les départements et régions d’outre-mer (DOM), des taux spécifiques s’appliquent :
- 8,5 % en Guadeloupe, Martinique et La Réunion ;
- et des taux réduits à 2,1 %, 1,75 % ou 1,05 % selon la nature des produits.
Ces différences respectent la directive européenne 2006/112/CE, qui harmonise le système de TVA dans l’Union européenne.
Pour vous y retrouver plus facilement, voici un récapitulatif clair des taux de TVA applicables en 2026 selon les biens et services concernés :
| 20 % | Taux normal | Biens et services courants | Taux le plus utilisé |
|---|---|---|---|
| 10 % | Taux intermédiaire | Restauration, hébergement, transport, travaux de rénovation | Sauf boissons alcoolisées |
| 5,5 % | Taux réduit | Produits alimentaires, énergie, livres, cantine scolaire | Produits de première nécessité |
| 2,1 % | Taux particulier | Médicaments remboursables, presse | Très spécifique |
| 8,5 % (DOM) | Taux normal DOM | Guadeloupe, Martinique, La Réunion | Spécificités locales |
| 1,75 % / 1,05 % (DOM) | Taux réduits DOM | Certains produits de base | Selon la nature du bien |
Ce tableau vous permet de vérifier en un coup d’œil le bon taux à appliquer avant d’émettre une facture. Une vérification rapide qui vous évitera des erreurs de calcul ou de déclaration.
On vient de voir ensemble comment appliquer le bon taux de TVA. Mais saviez-vous que certaines entreprises n’ont pas à la facturer du tout ? C’est le cas des activités exonérées ou de celles qui bénéficient de la franchise en base. Je vous aide à y voir clair pour savoir si vous êtes concerné.
Exonérations et franchise en base de TVA
Pourquoi aborder ce sujet ? Parce que certaines entreprises ne facturent pas la TVA… et beaucoup l’ignorent au démarrage.
Certaines activités sont exonérées de TVA, c’est-à-dire qu’elles ne collectent pas la taxe sur leurs ventes. Ces exonérations sont prévues par le Code général des impôts (CGI) et concernent des secteurs comme :
• la santé (médecins, infirmiers, kinés, etc.) ;
• l’éducation (écoles, formations agréées) ;
• ou encore certaines associations à but non lucratif.
D’autres cas existent, comme les biens cédés gratuitement ou certaines dépenses liées à un logement fourni à titre gratuit.
Il existe aussi un régime spécifique : la franchise en base de TVA. Concrètement, cela veut dire que vous ne facturez pas la TVA tant que votre chiffre d’affaires reste en dessous d’un certain seuil fixé par le Code général des impôts (CGI).
En 2025, selon la loi de finances, les plafonds sont :
• 91 900 € pour les ventes de biens ;
• 36 800 € pour les prestations de services ;
• avec des seuils majorés à 101 000 € et 39 100 € respectivement.
Si vous bénéficiez de cette franchise, vous devez indiquer sur vos factures la mention obligatoire :
“TVA non applicable – article 293 B du CGI.”
Cependant, vous ne pouvez pas déduire la TVA sur vos achats dans ce cas.
Je vous montre dans ce guide sur la franchise en base de TVA comment savoir si vous êtes concerné et quelles démarches suivre.
Il existe également une franchise en base de TVA européenne, qui concerne certaines opérations transfrontalières entre entreprises situées dans l’Union européenne.
En clair : si vous êtes micro-entrepreneur ou travaillez dans un secteur exonéré, vous avez peut-être la chance de simplifier vos factures… à condition d’indiquer la mention obligatoire “TVA non applicable – article 293 B du CGI” sur chaque facture.
Si vous êtes concerné par la TVA, la prochaine étape, c’est de savoir la calculer correctement. Que vous partiez d’un prix hors taxe ou d’un prix TTC, les formules sont les mêmes… encore faut-il bien les comprendre. Je vous montre comment faire, étape par étape.
Comment calculer la TVA (HT/TTC) : les formules
Pourquoi s’attarder sur les formules ? Parce que c’est la base de toutes vos factures, de vos devis et même de vos marges.
Calculer la TVA à partir du prix TTC
Si vous avez un montant TTC et que vous voulez retrouver le prix HT, voici la méthode la plus directe :
- Vous divisez le montant TTC par (1 + taux de TVA/100).
- Vous multipliez ensuite le prix HT obtenu par le taux de TVA pour connaître le montant de la taxe.
Prenons un exemple concret :
Vous vendez un produit à 120 € TTC, avec un taux de 20 %.
→ 120 / 1,2 = 100 € HT
→ 100 × 20 % = 20 € de TVA
Votre prix TTC de 120 € comprend donc 100 € de valeur réelle (HT) et 20 € de taxe.
Calculer le prix TTC à partir du prix HT
Si vous partez du prix hors taxe, vous appliquez la formule inverse :
TTC = HT × (1 + taux de TVA/100)
Exemple :
→ 100 € HT × 1,20 = 120 € TTC.
Simple, clair, rapide.
Autre méthode possible
Certains préfèrent utiliser la formule suivante, plus “mathématique” :
HT = TTC × 100 / (100 + taux de TVA)
Là encore, avec un taux de 20 % :
→ 120 × 100 / 120 = 100 € HT
Ces deux approches mènent au même résultat. À vous de choisir celle que vous trouvez la plus intuitive.
Pour simplifier vos calculs au quotidien, voici un tableau récapitulatif des principales formules et de leur application concrète.
| Calculer le TTC à partir du HT | TTC = HT × (1 + taux de TVA) | 100 × 1,20 | 120 € TTC |
|---|---|---|---|
| Calculer le HT à partir du TTC | HT = TTC / (1 + taux de TVA) | 120 / 1,20 | 100 € HT |
| Trouver le montant de TVA | TVA = HT × taux de TVA | 100 × 0,20 | 20 € de TVA |
Ces repères simples vous permettront de gagner du temps lors de la création de vos devis ou factures.
En pratique, vous pouvez aussi utiliser notre outil de simulation de TVA pour vérifier vos montants. C’est d’ailleurs ce que font de nombreuses entreprises pour éviter toute erreur de saisie.
Vous maîtrisez désormais les formules de calcul. Passons à la réalité du terrain : comment la TVA circule dans votre entreprise. Entre la TVA collectée sur vos ventes et la TVA déductible sur vos achats, il faut trouver le bon équilibre pour savoir ce que vous devez réellement payer (ou récupérer). Je vous explique.
TVA collectée, déductible et à reverser à l’État
Pourquoi s’attarder sur cette partie ? Parce que c’est ici que tout se joue. C’est la différence entre une TVA bien gérée et une erreur qui coûte du temps, voire de l’argent, lors d’un contrôle fiscal.
Dans toute entreprise soumise à la TVA, chaque opération de vente ou d’achat déclenche une écriture comptable :
- La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) collectée correspond à celle que vous facturez à vos clients sur vos ventes.
- La TVA déductible, elle, est celle que vous payez à vos fournisseurs pour vos achats professionnels.
En clair, vous encaissez la première et vous récupérez la seconde : la différence, c’est ce que vous devez à l’État.
Ces deux montants apparaissent dans vos comptes :
- 44571 pour la TVA collectée sur vos ventes ;
- 44566 pour la TVA déductible sur vos autres biens et services (parfois 44560, selon le type d’achat) ;
- 44551 pour la TVA à décaisser, c’est-à-dire le montant final à reverser à l’administration fiscale.
À la fin de chaque période (TVA mensuelle ou TVA trimestrielle, selon votre régime), vous faites le calcul suivant :
- si la TVA collectée dépasse la TVA déductible, la différence correspond à la TVA à payer ;
- si la TVA déductible est supérieure, vous bénéficiez d’un crédit de TVAcrédit de TVA, que vous pouvez reporter sur la période suivante ou demander en remboursement.
Vous retrouvez le même principe de neutralité : au final, seule votre valeur ajoutée est imposée. Vous ne “perdez” donc rien, mais vous devez veiller à l’exactitude de vos écritures.
Prenons un exemple concret : vous collectez 5 000 € de TVA sur vos ventes et vous avez payé 3 500 € de TVA sur vos achats. Vous devez donc reverser 1 500 € à l’État. En revanche, si la TVA déductible sur vos achats était supérieure à la TVA collectée sur vos ventes, vous auriez un crédit de TVA de 1 500 € à reporter.
Bien enregistrer vos factures et vérifier vos montants avant chaque déclaration, c’est la meilleure garantie pour éviter une erreur ou un décalage entre les périodes.
Vous voyez, la logique de la TVA est finalement simple : vous collectez, vous déduisez, puis vous reversez. Mais pour que tout fonctionne sans accroc, encore faut-il bien l’enregistrer dans votre comptabilité. Je vais vous montrer comment tout cela s’organise concrètement et quelles sont vos obligations de déclaration.

Comptabilisation et obligations déclaratives de la TVA
Pourquoi cette étape est-elle essentielle ? Parce qu’une TVA bien comptabilisée, c’est une déclaration fluide et sans stress. Une erreur, en revanche, peut attirer l’attention de l’administration fiscale.
La comptabilisation de la TVA consiste à enregistrer la TVA collectée sur vos ventes et la TVA déductible sur vos achats.
Ces enregistrements figurent dans le fichier des écritures comptables (FEC), document clé qui peut être demandé lors d’un examen de conformité fiscale (ECF) ou d’un contrôle.
Selon votre régime d’imposition, vos obligations changent légèrement :
- Au régime réel normal, vous devez déposer une déclaration de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) chaque mois.
- Au régime réel simplifié, la déclaration est trimestrielle. Ce régime est toutefois appelé à disparaître à partir de 2027. Il est donc généralement déconseillé aujourd’hui, au profit du régime réel normal, plus stable et mieux adapté au suivi de la TVA.
Petit rappel utile : si vous êtes en franchise en base (article 293 B du Code général des impôts – CGI), vous ne facturez pas la TVA et vous n’avez aucune déclaration à faire.
Certaines opérations, notamment celles réalisées avec des prestataires étrangers, nécessitent une autoliquidation de la TVA. C’est un mécanisme où l’entreprise doit à la fois déclarer et déduire la TVA sur une même opération, sans qu’elle transite par le fournisseur. Cela évite toute double imposition entre pays.
Pour éviter toute anomalie, chaque facture doit mentionner les informations légales :
- le taux de TVA appliqué,
- le montant HT,
- le montant TTC,
- et, le cas échéant, la mention “TVA non applicable – article 293 B du CGI”.
Ces détails peuvent sembler formels, mais ils sont essentiels : une seule mention manquante peut invalider une déduction de TVA ou entraîner un redressement.
En clair, une comptabilisation rigoureuse vous fait gagner du temps, sécurise votre trésorerie et renforce la confiance de l’administration.
Si vous souhaitez aller plus loin, découvrez notre guide pour apprendre à remplir et transmettre votre déclaration de TVA pas à pas.
Vous êtes à l’aise avec vos déclarations en France ? Très bien. Mais si votre entreprise travaille à l’international ou même simplement en Europe, les règles de TVA changent un peu. Pas de panique, je vais vous guider pour comprendre comment la TVA s’applique dans les échanges intracommunautaires.
TVA intracommunautaire et opérations spécifiques
Pourquoi ce sujet mérite votre attention ? Parce que si vous travaillez avec des clients ou des fournisseurs en Europe, les règles de TVA changent. Et une simple erreur de mention ou de déclaration peut avoir des conséquences importantes.
Quand vous vendez à une entreprise établie dans un autre pays de l’Union européenne (UE), on parle de livraison intracommunautaire. Cela signifie que vous facturez sans TVA française, à condition que votre client dispose d’un numéro de TVA intracommunautaire valide.
Si votre client est assujetti à la TVA et possède un numéro de TVA intracommunautaire valide, vous ne facturez pas la TVA française. Votre facture doit alors être émise hors taxes (HT) et comporter la mention obligatoire :
“Exonération de TVA, article 262 ter I du Code général des impôts.”
En revanche, si vous achetez un bien ou un service à un fournisseur européen, la TVA n’apparaît pas sur sa facture. C’est à vous de la déclarer et de l’autoliquider :
- vous enregistrez la TVA collectée (comme si vous l’aviez facturée),
- puis la TVA déductible (comme si vous l’aviez payée).
Au final, le montant à payer est neutre, mais l’opération doit bien figurer dans votre déclaration de TVA, dans les cases spécifiques prévues à cet effet.
Si vous réalisez des ventes à distance intracommunautaires (comme sur un site e-commerce), vous pouvez utiliser le régime OSS (One Stop Shop). Ce dispositif vous permet de centraliser vos déclarations et paiements de TVA dans un seul pays de l’Union européenne, même si vous vendez dans plusieurs États membres.
Enfin, certaines opérations exonérées de TVA s’appliquent aussi dans le cadre du commerce international, notamment pour les exportations hors UE. Ces règles sont définies par le Code général des impôts et les directives européennes.
En résumé, dès que vos ventes ou achats dépassent les frontières françaises, vérifiez les numéros de TVA, les mentions obligatoires et les règles d’autoliquidation. C’est la clé pour rester conforme sans perdre de temps en démarches correctives.
Vous savez désormais calculer la TVA à partir d’un montant HT ou TTC, choisir le bon taux selon votre activité et comprendre comment fonctionne la TVA collectée et déductible. Vous avez aussi découvert les cas particuliers : exonérations, franchise en base, opérations intracommunautaires… et les précautions à prendre pour éviter les erreurs lors de vos déclarations.
Pour aller plus loin, gardez trois réflexes simples :
- vérifiez vos taux avant chaque facture,
- tenez vos enregistrements à jour pour anticiper vos déclarations,
- utilisez des outils fiables pour automatiser vos calculs et limiter les oublis.
La TVA n’est pas qu’une formalité : c’est un levier pour sécuriser votre trésorerie et piloter sereinement votre entreprise.
Si vous souhaitez gagner du temps et éviter les erreurs, je peux vous accompagner avec Dougs, la solution comptable en ligne qui gère automatiquement vos calculs et vos déclarations de TVA, sans stress ni surprise.
En résumé, comprendre la TVA, c’est avant tout comprendre comment fonctionne votre activité. Vous avez toutes les clés pour la maîtriser et faire de cette obligation un atout pour votre gestion.
FAQ sur le calcul de la TVA
Quels sont les risques en cas d’erreur sur la TVA ?
Peut-on récupérer la TVA payée à l’étranger ?
Comment éviter les erreurs de calcul ?
Existe-t-il des opérations exclues du dispositif de TVA ?
En cas de crédit de TVA, combien de temps pour être remboursé ?

Nahima est fiscaliste chez Dougs. Véritable appui pour ses collègues et pour les clients, elle jongle entre veille, conseil et formation sur son sujet de prédilection (on vous le donne en mille) : la fiscalité !
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