Isabelle Tissot
Isabelle Tissot
Head of Acquisition & Go to market
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Devenir électricien : tout savoir sur le métier et la formation

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Vous avez décidé de vous lancer comme électricien indépendant ? C'est une excellente décision. Mais entre le choix du statut juridique, les assurances obligatoires, les démarches d'immatriculation et les qualifications à obtenir, difficile de savoir par où commencer.

Beaucoup se lancent sans anticiper ces étapes et se retrouvent rapidement bloqués. Pour vous éviter cela, j'ai rassemblé dans cet article tout ce que vous devez savoir : le métier, les formations, les démarches pour vous installer à votre compte et les perspectives qui vous attendent.

Et si vous souhaitez accélérer la création de votre entreprise en ligne, les experts de Dougs peuvent vous accompagner de A à Z.

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EN BREF

Devenir électricien indépendant, c'est un projet qui se prépare à plusieurs niveaux.

  • Pour exercer légalement, vous devez d'abord disposer d'une formation reconnue, comme le Certificat d'Aptitude Professionnelle (CAP) Électricien, ou justifier de 3 ans d'expérience en tant que salarié.
  • Vient ensuite le choix du statut juridique : la micro-entreprise est la plus adaptée pour démarrer simplement, l'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou la société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) conviennent si vous souhaitez développer votre activité sur le long terme.
  • Trois assurances sont également obligatoires dans ce métier : la garantie décennale, la garantie biennale et la responsabilité civile professionnelle (RC Pro).
  • Enfin, l’immatriculation de votre activité officialise votre installation comme électricien indépendant.
  • Pour approfondir les démarches liées à l'activité indépendante, consultez également notre guide pour travailler à son compte.

Je vous détaille chacune de ces étapes dans la suite de l'article.

Qu'est-ce que le métier d'électricien ?

Avant de vous lancer, il est important de bien cerner ce que recouvre ce métier au quotidien. Parce que devenir électricien, ce n'est pas seulement manier des câbles : c'est un métier technique, exigeant, et qui demande un profil bien précis.

Voici ce que vous devez savoir.

Quelles sont les missions d'un électricien ?

Un électricien intervient sur tous types de chantiers, qu'il s'agisse d'une petite rénovation ou d'un grand bâtiment neuf. Son rôle est toujours le même : garantir que les installations électriques fonctionnent correctement et en toute sécurité.

Il peut être appelé aussi bien lors de la construction d'un bâtiment que lors d'une rénovation ou d'un agrandissement. Concrètement, ses missions consistent à :

  • mettre une installation électrique aux normes ;
  • diagnostiquer la cause des coupures ;
  • réparer les installations défectueuses ;
  • effectuer les schémas de câblage ;
  • réaliser les opérations de raccordement ;
  • assurer l'entretien et la conformité des équipements.

L'électricien veille au bon fonctionnement des installations et à la bonne distribution de l'électricité. En résumé, c'est lui qui s'assure que tout est sûr, conforme et opérationnel.

Dans quel secteur peut-il travailler ?

Le métier d'électricien ne se limite pas à un seul environnement. Selon votre spécialité, vous pouvez exercer dans des contextes très différents :

  • électricien en bâtiment : installation électrique dans les logements et immeubles résidentiels ;
  • électricien industriel : maintenance et installation de systèmes électriques en milieu industriel (usines, machines, etc.) ;
  • électricien tertiaire : interventions dans les bureaux, commerces et établissements recevant du public ;
  • électricien en maintenance : diagnostic et réparation de pannes électriques ;
  • électrotechnicien : expertise sur les équipements électrotechniques complexes.

Aujourd'hui, la double compétence est un vrai atout sur le marché du travail. Associer l'électricité à des domaines comme la domotique, la fibre optique, les énergies renouvelables ou la vidéosurveillance renforce votre employabilité et ouvre des opportunités de carrière variées.

Chaque spécialité peut nécessiter une formation complémentaire pour acquérir ces compétences recherchées par les employeurs.

Quelles compétences et qualités faut-il avoir ?

Exercer ce métier demande bien plus que des connaissances techniques : il faut aussi de solides qualités humaines.

Sur le plan technique, un électricien doit maîtriser :

  • le fonctionnement des circuits électriques, basse et haute tension ;
  • la lecture de schémas de câblage et de plans de bâtiment ou de chantier ;
  • les notions de base en menuiserie et en maçonnerie, souvent nécessaires sur le terrain ;
  • les normes de sécurité électrique en vigueur, qui encadrent chaque intervention.

Sur le plan humain, ce métier demande d'être rigoureux, organisé et vigilant.

L'électricien travaille souvent seul sur une partie du chantier : il doit donc être autonome et capable de prendre des décisions rapidement.

Un bon sens de la communication est également utile, notamment pour échanger avec les autres corps de métier ou avec ses clients.

En résumé, le métier d'électricien couvre un large spectre de missions techniques, de l'installation à la maintenance en passant par le diagnostic. C'est un métier qui exige autant de rigueur que de polyvalence.

Quelles formations pour devenir électricien ?

Vous savez maintenant ce que fait un électricien au quotidien et ce que ce métier demande. Mais concrètement, comment y accéder ? Que vous partiez de zéro ou que vous soyez en reconversion, il existe un parcours adapté à votre situation.

Voici les principales voies de formation :

Les diplômes pour débuter : CAP et bac pro

Pour entrer dans le métier, trois diplômes constituent la voie classique :

  • le CAP Électricien (ou CAP Préparation et réalisation d'ouvrages électriques) : c'est la porte d'entrée principale. Ce diplôme de niveau 3 se prépare en 2 ans, en lycée professionnel ou en alternance via un Centre de Formation d'Apprentis (CFA) ;
  • le Brevet d'études professionnelles (BEP) Électrotechnique, énergie, équipements communicants : une formation complémentaire pour renforcer vos compétences techniques ;
  • le Bac Pro Métiers de l'électricité et de ses environnements connectés (MELEC) : pour une formation plus complète, intégrant les technologies numériques et les enjeux de la transition énergétique.

Ces trois formations peuvent se suivre en alternance, ce qui vous permet d'apprendre le métier sur le terrain tout en obtenant votre diplôme.

Vous visez un poste de technicien supérieur ?

Si vous souhaitez aller plus loin et accéder à des postes à responsabilités, deux formations s'offrent à vous après le bac :

Ces deux diplômes ouvrent la voie à des fonctions de technicien supérieur, de responsable de chantier ou de chef d'équipe.

Vous êtes en reconversion professionnelle ?

Pas besoin de repartir sur les bancs d'un lycée professionnel. Plusieurs dispositifs existent spécifiquement pour les adultes :

  • la Prépa compétences : un programme d'accompagnement individuel pour sécuriser votre projet professionnel et préparer votre entrée en formation ;
  • les formations qualifiantes : des titres professionnels d'électricien d'équipement du bâtiment, accessibles aux adultes avec des parcours adaptés à votre niveau ;
  • la validation des acquis de l'expérience (VAE) : si vous avez déjà travaillé dans le domaine, ce dispositif permet de faire reconnaître officiellement vos compétences sans repasser par une formation complète.

Et si vous n'avez aucun diplôme ? Pas de panique. Il est tout à fait possible de devenir électricien indépendant sans diplôme, à une condition : justifier de 3 années d'expérience en tant qu'électricien salarié. Si c'est votre cas, vous pouvez vous installer à votre compte sans passer par la case formation.

En résumé, que vous soyez étudiant, jeune actif ou en pleine reconversion, il existe une formation adaptée à votre profil pour devenir électricien. Du CAP au BTS en passant par la VAE, les portes d'entrée dans le métier sont nombreuses.

Comment devenir électricien indépendant ?

Vous avez décidé de travailler à votre compte. C'est une étape importante, mais elle ne s'improvise pas. Devenir électricien indépendant, c'est aussi devenir chef d'entreprise. Et qui dit chef d'entreprise dit business plan, choix du statut juridique, assurances obligatoires et démarches d'immatriculation.

Voici tout ce que vous devez mettre en place.

1. Pourquoi faire un business plan ?

Avant tout, il y a une étape préalable à ne pas négliger : le business plan. C'est le document qui vous permet de poser les bases solides de votre activité avant de vous lancer.

Concrètement, il vous aide à :

  • valider l'existence d'une demande suffisante dans votre zone géographique, en tenant compte de la concurrence déjà en place ;
  • fixer vos tarifs d'intervention, en cohérence avec le marché local et vos charges ;
  • lister vos besoins financiers au démarrage et anticiper le montant de vos investissements ;
  • faire des prévisions financières, pour connaître le chiffre d'affaires minimum dont vous avez besoin pour vivre de votre activité.

Un business plan complet comprend au minimum une présentation de votre projet, une étude de marché, une stratégie commerciale et un prévisionnel financier. Ce n'est pas une formalité administrative : c'est l'outil qui vous permet de démarrer avec une vision claire de votre activité.

2. Quel statut juridique choisir ?

Le choix du statut juridique est une décision structurante pour votre activité. Il impacte directement votre fiscalité, vos charges sociales et votre capacité à développer votre chiffre d'affaires.

Voici les quatre options qui s'offrent à vous :

Statut

Fonctionnement

Avantages

Inconvénients

Micro-entrepreneur

Exercice en nom propre, régime simplifié

Simple à gérer, régime fiscal et social avantageux

Limité en chiffre d'affaires

Entreprise individuelle (EI)

Exercice en nom propre sans société

Pas de limite de chiffre d'affaires

Charges sociales élevées

EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, variante unipersonnelle de la société à responsabilité limitée (SARL))

Société à part entière

Bien adaptée à l'activité d'électricien indépendant, responsabilité limitée

Plus de formalités qu'une EI

SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle, variante unipersonnelle de la SAS)

Société par actions

Pas d'affiliation à la Sécurité sociale des indépendants

Cotisations sociales plus élevées qu'en EURL

Pour débuter ou exercer à titre occasionnel, le statut micro-entrepreneur est la solution la plus accessible. Pour développer votre activité sur le long terme, la création d'une société s'impose : vous devrez alors choisir entre l'EURL et la SASU selon votre situation personnelle.

3. Quelles assurances sont obligatoires ?

Le métier d'électricien expose à des risques importants. De ce fait, 3 assurances professionnelles sont obligatoires, quel que soit votre statut :

  • la garantie décennale : elle couvre les dommages survenus jusqu'à 10 ans après votre intervention, notamment ceux qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination ;
  • la garantie biennale : elle prend en charge les dégâts constatés dans les 2 ans suivant la fin des travaux, sur les équipements dissociables de l'ouvrage ;
  • la Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro) : elle protège contre les préjudices matériels et corporels causés à un tiers lors de vos prestations.

Ces trois assurances protègent à la fois votre activité et vos clients. Ne pas les souscrire vous expose à des conséquences financières très lourdes en cas de sinistre.

4. Quelles démarches pour s'immatriculer ?

Pour exercer légalement en tant qu'électricien indépendant, vous devez accomplir plusieurs démarches administratives.

La première étape consiste à immatriculer votre activité artisanale. Cette démarche s'effectue notamment en ligne via le site officiel du Guichet unique de l'INPI. Une fois votre activité enregistrée, l'Insee vous attribue un numéro SIRET, indispensable pour facturer vos clients et exercer officiellement votre activité.

Selon votre activité, vous pouvez également obtenir des qualifications professionnelles reconnues :

  • Qualifelec : certification professionnelle qui atteste de vos compétences en installation électrique. Elle renforce votre crédibilité auprès des clients et des maîtres d'ouvrage ;
  • RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) : label indispensable si vous souhaitez réaliser des travaux d'économies d'énergie éligibles aux aides de l'État (pompes à chaleur, panneaux photovoltaïques, etc.). Sans ce label, vos clients ne peuvent pas bénéficier des aides auxquelles ils ont droit.

5. Quelles habilitations électriques pour exercer en indépendant ?

Intervenir sur des installations électriques ne s'improvise pas. Certains travaux nécessitent une habilitation électrique spécifique, qui atteste que vous êtes formé et compétent pour intervenir en toute sécurité. C'est une exigence encadrée par la norme NF C 18-510, qui définit les règles de prévention des risques électriques en France.

Il en existe plusieurs niveaux, selon la nature des travaux et le type d'installation :

  • B : interventions sur les installations basse tension (logements, bureaux, etc.) ;
  • H : interventions sur les installations haute tension (réseaux industriels, infrastructures, etc.) ;
  • BR : chargé d'interventions générales en basse tension, notamment pour la maintenance et le dépannage ;
  • BC : chargé de consignation, c'est-à-dire la personne qui sécurise une installation avant toute intervention ;
  • B1/B2 : travaux électriques en basse tension, du technicien exécutant au chargé de travaux, etc.

Plus votre niveau d'habilitation est élevé, plus les travaux que vous pouvez réaliser sont complexes et les responsabilités importantes.

6. Quelle réglementation faut-il respecter ?

Exercer en tant qu'électricien indépendant implique de respecter deux obligations réglementaires importantes.

La carte d'identification professionnelle BTP

Tout professionnel intervenant sur un chantier, dirigeant ou ouvrier, doit être en possession de sa carte d'identification professionnelle du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP). Sans elle, vous vous exposez à une amende de 4 000 €.

L'information du consommateur avant des travaux à domicile

Conformément à l'arrêté du 24 janvier 2017, vous êtes obligé de communiquer à votre client, avant toute intervention :

  • le taux horaire de main-d'œuvre en TTC ;
  • la durée estimée des travaux ;
  • les frais de déplacement ;
  • le prix du devis.

Ces informations doivent être transmises en amont, pas après. C'est une obligation légale, mais c'est aussi un gage de transparence qui renforce la confiance de vos clients.

En résumé, se lancer comme électricien indépendant demande de la préparation, mais c'est un projet tout à fait accessible. L'essentiel est de bien structurer son activité dès le départ pour éviter les mauvaises surprises une fois lancé.

Quel salaire peut espérer un électricien indépendant ?

Vous savez maintenant comment vous installer en tant qu'électricien indépendant. Mais concrètement, combien pouvez-vous espérer gagner ? Que vous débutiez ou que vous ayez plusieurs années d'expérience, voici les fourchettes de rémunération à connaître.

En début de carrière

Un électricien indépendant qui débute perçoit en moyenne entre 1 800 € et 2 200 € brut par mois. Sa rémunération peut toutefois évoluer rapidement avec l'expérience et la spécialisation.

Cette fourchette varie selon plusieurs facteurs :

  • la région : les salaires sont généralement plus élevés en Île-de-France et dans les grandes métropoles ;
  • le portefeuille clients : plus votre clientèle est développée, plus votre chiffre d'affaires est stable ;
  • la taille de l'entreprise : les grands groupes du bâtiment et des travaux publics (BTP) proposent souvent des grilles salariales plus avantageuses.

Avec de l'expérience

Avec de l'expérience et une activité bien établie, le revenu net mensuel d'un électricien indépendant peut osciller entre 2 500 € et 4 000 €, avec des pics pouvant atteindre 5 000 € brut pour les professionnels spécialisés dans des domaines pointus comme la haute tension, la domotique ou les installations industrielles.

En résumé, la rémunération d'un électricien progresse sensiblement avec l'expérience et la spécialisation.

Le statut d'indépendant offre un potentiel de revenus plus élevé, mais il implique aussi de gérer seul sa comptabilité, ses charges et ses obligations fiscales. C'est précisément là que Dougs peut vous accompagner, pour que vous vous consacriez pleinement à votre métier.

Quelles sont les perspectives d'évolution et les tendances du secteur ?

La rémunération d'un électricien progresse avec l'expérience, mais ce n'est pas le seul levier. Le secteur de l'électricité offre aussi de vraies perspectives d'évolution de carrière, portées par des tendances de fond qui créent de nouveaux débouchés.

Voici ce qui vous attend sur le long terme.

Comment évoluer dans sa carrière d'électricien ?

Le métier d'électricien offre une progression naturelle au fil des années. Avec de l'expérience, vous pouvez évoluer vers des postes à responsabilités croissantes :

  • chef d'équipe : vous encadrez un groupe d'électriciens sur un chantier et coordonnez les interventions au quotidien ;
  • chef de chantier : vous gérez l'organisation globale d'un chantier, de la planification des travaux au suivi technique et financier ;
  • responsable de chantier : vous pilotez plusieurs chantiers simultanément et êtes l'interlocuteur principal des maîtres d'ouvrage.

Chaque étape peut être facilitée par une formation professionnelle complémentaire, notamment dans des spécialités techniques recherchées.

Quels sont les secteurs porteurs pour un électricien ?

Le secteur de l'électricité est en pleine transformation. Plusieurs domaines connaissent une forte croissance et offrent des opportunités concrètes pour les électriciens qui souhaitent se spécialiser :

  • les énergies renouvelables : installation de panneaux photovoltaïques, raccordement de systèmes de production d'énergie verte, etc. ;
  • la rénovation énergétique des bâtiments : un marché en forte expansion, notamment grâce aux aides de l'État qui incitent les particuliers à rénover leur logement ;
  • les bornes de recharge pour véhicules électriques : un débouché en plein essor avec l'électrification progressive du parc automobile ;
  • la domotique et les bâtiments connectés : installation de systèmes intelligents de gestion de l'énergie, de la sécurité et du confort ;
  • la vidéosurveillance et les réseaux de communication : des compétences de plus en plus demandées dans les bâtiments tertiaires et industriels.

Se spécialiser dans l'un de ces domaines, c'est anticiper les besoins du marché et renforcer durablement votre positionnement en tant qu'indépendant.

En résumé, le métier d'électricien ne se limite pas à un point d'arrivée. C'est un tremplin vers des postes à responsabilités, dans un secteur porté par des tendances structurelles fortes.

Transition énergétique, bâtiments connectés, véhicules électriques : les opportunités ne manquent pas pour ceux qui anticipent et se forment en conséquence.

FAQ sur devenir électricien

Peut-on devenir électricien sans diplôme ?

Oui, sous conditions. Si vous justifiez de trois années d'expérience en tant qu'électricien salarié, vous pouvez vous installer à votre compte sans diplôme.

Cette règle s'applique uniquement aux personnes souhaitant exercer en indépendant. Pour un poste salarié, un diplôme reste généralement exigé par les employeurs.

Quel statut choisir pour s'installer comme électricien indépendant ?

Tout dépend de vos ambitions. Pour débuter ou exercer à titre occasionnel, le statut micro-entrepreneur est le plus simple à mettre en place. Si vous souhaitez développer votre activité sur le long terme et dépasser les plafonds de chiffre d'affaires, la création d'une société (EURL ou SASU) sera plus adaptée à votre situation.

Quelle assurance est obligatoire pour un électricien indépendant ?

Trois assurances sont obligatoires :

  • la garantie décennale, qui couvre les dommages pendant 10 ans après vos travaux ;
  • la garantie biennale, qui prend en charge les équipements défectueux pendant 2 ans ;
  • et la responsabilité civile professionnelle (RC Pro), qui vous protège en cas de dommages causés à un tiers lors de vos interventions.

Le métier d'électricien offre-t-il de bonnes perspectives ?

Oui, et les perspectives sont solides. La transition énergétique, le déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques et la rénovation des bâtiments créent une demande croissante de professionnels qualifiés.

Les électriciens capables d'intervenir aussi bien sur les installations électriques classiques (éclairage, prises, tableaux électriques) que sur les systèmes connectés (alarmes, domotique, fibre optique, vidéosurveillance) sont particulièrement recherchés sur le marché du travail.

Quelles sont les nouvelles compétences à maîtriser pour un électricien ?

Le secteur évolue vite. Les compétences les plus recherchées aujourd'hui concernent la domotique, les bâtiments connectés, la vidéosurveillance, les systèmes d'efficacité énergétique et les installations photovoltaïques.

Maîtriser à la fois le courant fort (alimentation électrique classique) et le courant faible (réseaux de communication, alarmes, etc.) est devenu un vrai avantage concurrentiel pour un électricien indépendant.

EN RÉSUMÉ
  • Se lancer comme électricien indépendant, c'est avant tout un projet d'entrepreneur.
  • Au-delà des compétences techniques, c'est votre capacité à bien vous organiser dès le départ qui fera la différence : choisir le bon statut, souscrire les bonnes assurances, se positionner sur les marchés porteurs comme la rénovation énergétique ou la domotique.
  • Les choix effectués dès le lancement de votre activité auront un impact direct sur votre rentabilité et votre sérénité. C'est là qu'un accompagnement comptable fait toute la différence.
  • Si vous recherchez un expert-comptable pour les indépendants, nos équipes peuvent vous aider à créer votre entreprise et gérer votre comptabilité, pour que vous puissiez vous concentrer sur ce que vous faites de mieux.
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