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Salaire d’un kinésithérapeute : combien gagne un kiné en libéral ?

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Salaire d’un kinésithérapeute : combien gagne un kiné en libéral ?
David Bernier

Par David Bernier, Head of Legal

EN BREF

  • La rémunération dépend du mode d'exercice. En salariat, elle est encadrée. En libéral, elle varie avec votre activité.
  • À l’hôpital public, votre rémunération évolue avec votre carrière. Votre classe et votre échelon déterminent votre traitement indiciaire auquel peuvent s’ajouter des primes et indemnités.
  • En libéral, les écarts de revenus peuvent être importants. Votre statut de remplaçant ou de titulaire, votre volume d’activité, votre lieu d’installation et l’organisation de votre cabinet influencent votre résultat.
  • L’expérience et certaines formations peuvent également faire évoluer votre activité. Leur effet sur vos revenus dépend toutefois de votre mode d’exercice et de votre projet professionnel.

Voyons maintenant ce que ces différences représentent concrètement.

SOMMAIRE

Vous préparez votre installation comme kiné libéral ou envisagez de quitter le salariat ? Une question compte : combien gagnerez-vous réellement ? En libéral, le bénéfice comptable moyen peut aller d’environ 30 000 € à plus de 40 000 € par an selon votre mode d’exercice. Un écart qui mérite de regarder de plus près ce qui détermine réellement votre rémunération.

Je suis David Bernier, responsable juridique chez Dougs et j’accompagne les professionnels libéraux dans leur projet. Je connais les questions qui se posent au moment de se lancer et les choix qui peuvent avoir un impact sur votre future rémunération.

Dans cet article, je vous donne des repères concrets pour comprendre combien gagne un kinésithérapeute selon son mode d’exercice. Si vous préparez votre installation, notre service de création d'entreprise en ligne vous accompagne aussi pour concrétiser votre projet dans les meilleures conditions.

Vous vous lancez comme kiné libéral et vous vous interrogez sur vos revenus ?

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Grilles salariales, primes et indemnités des kinésithérapeutes

Pour un kinésithérapeute salarié, la rémunération dépend du secteur d’exercice : Fonction publique hospitalière (FPH) ou secteur privé.

Quelle différence entre le salaire d’un kiné salarié et le revenu d’un kiné libéral ?

Un kiné salarié perçoit un salaire versé par son employeur. En libéral, la logique est différente : vous encaissez des recettes liées à votre activité et supportez les charges nécessaires pour l’exercer.

Quelques termes permettent de bien distinguer ces notions :

  • Le salaire est la rémunération versée par un employeur à un salarié.
  • Les recettes encaissées regroupent les sommes effectivement perçues dans le cadre de votre activité libérale.
  • Les charges professionnelles comprennent les dépenses nécessaires à votre activité : local, matériel, assurances, déplacements,etc.
  • Le bénéfice comptable représente, de façon simplifiée, la différence entre vos recettes et vos charges au cours de l’exercice.

Le bénéfice donne donc un repère sur ce que votre activité libérale dégage après déduction de ses charges professionnelles. Il ne doit toutefois pas être assimilé directement à un salaire : la situation fiscale et sociale du kiné intervient également dans ce qu’il conserve finalement à titre personnel.

Ces distinctions sont essentielles pour comprendre la comptabilité d’une profession libérale et comparer correctement la rémunération d’un kiné salarié avec le bénéfice d’un kiné libéral.

Infographie Dougs : différences entre le salaire d'un kinésithérapeute salarié et le revenu d'un kiné libéral, avec le calcul du bénéfice après déduction des charges professionnelles.
Infographie Dougs : différences entre le salaire d'un kinésithérapeute salarié et le revenu d'un kiné libéral, avec le calcul du bénéfice après déduction des charges professionnelles.

Combien gagne un kiné salarié ?

Le salaire d’un kiné salarié dépend de son employeur et de la convention collective applicable à son établissement. Dans les établissements relevant de la convention collective de l’hospitalisation privée, la rémunération minimale annuelle associée à l’emploi de kinésithérapeute est fixée à 33 000 €, soit 2 750 € bruts par mois sur 12 mois.

Ce montant constitue un minimum conventionnel et non un salaire moyen. Votre rémunération peut ensuite évoluer selon les règles applicables dans votre établissement, votre expérience et les fonctions exercées.

Dans la Fonction publique hospitalière (FPH), une autre grille de rémunération s’applique. Voyons les montants correspondant aux différents échelons.

Quel est le salaire d’un kiné hospitalier ?

Dans la Fonction publique hospitalière (FPH), la rémunération d’un masseur-kinésithérapeute fonctionnaire repose principalement sur un traitement indiciaire, c’est-à-dire sa rémunération de base. Son montant évolue au cours de sa carrière selon sa classe et son échelon.

Les masseurs-kinésithérapeutes concernés appartiennent à la catégorie A de la fonction publique. Leur carrière est organisée en deux classes : la classe normale compte 11 échelons et la classe supérieure en compte 9.

Chaque échelon correspond à une étape de la carrière et est associé à un indice. Plus l’indice est élevé, plus le traitement indiciaire augmente.

Les indices correspondant aux différents échelons sont fixés par l’échelonnement indiciaire applicable aux masseurs-kinésithérapeutes de la Fonction publique hospitalière publié sur Légifrance.

À titre de repère, le traitement indiciaire brut mensuel d’un kiné de classe normale au 1ᵉʳ échelon s’élève à environ 2 102 €. Il progresse ensuite avec les échelons. Le tableau ci-dessous présente le premier et le dernier échelon de chaque classe afin de donner un ordre de grandeur de cette évolution.

Situation Échelon Traitement indiciaire brut mensuel indicatif
Classe normale 1er 2 102 €
Classe normale 11e 3 579 €
Classe supérieure 1er 2 560 €
Classe supérieure 9e 3 786 €

La progression d’un échelon à l’autre demande entre 1 an et 6 mois et 4 ans en classe normale, selon l’échelon. L’accès à la classe supérieure intervient au choix, après inscription à un tableau d’avancement. Pour y être éligible, un masseur-kinésithérapeute doit notamment compter au moins 6 mois d’ancienneté dans le 6e échelon de la classe normale et au moins 10 ans de services effectifs dans les corps concernés.

Ces montants présentent la rémunération de base avant l’ajout des éventuels compléments. Selon son établissement et sa situation, le kiné peut notamment percevoir le complément de traitement indiciaire (CTI) lorsqu’il remplit les conditions requises. Celui-ci est fixé à 49 points d’indice majoré, soit 241,22 € bruts par mois. D’autres primes et indemnités peuvent s’ajouter selon les fonctions exercées et les conditions applicables.

Ces montants sont exprimés en brut. Le montant net effectivement versé dépend des prélèvements applicables et des éventuels compléments de rémunération. Il peut donc différer d’un kiné hospitalier à l’autre.

Combien gagne un kiné libéral ?

En libéral, le bénéfice comptable moyen d’un kiné se situe autour de 30 000 à plus de 40 000 € par an selon son mode d’exercice, d’après les données 2025 de l’Union nationale des associations agréées (UNASA) portant sur l’exercice 2024 et reprises par plusieurs publications professionnelles. Ce montant varie ensuite selon votre activité et vos charges professionnelles.

Pour bien interpréter ces chiffres, distinguez vos recettes de votre bénéfice. Prenons un exemple simplifié : si vous encaissez 80 000 € de recettes au cours d’une année et supportez 45 000 € de charges professionnelles, votre activité dégage 35 000 € de bénéfice comptable. Cet exemple illustre uniquement le calcul : le niveau de vos charges dépend de votre propre activité. Le bénéfice comptable représente ainsi, de façon simplifiée, la différence entre vos recettes et vos charges.

La fiscalité applicable à votre activité dépend de votre situation. Comprendre l’imposition d’une profession libérale vous aide à mieux anticiper vos obligations fiscales.

L’UNASA publie des statistiques économiques sur les professions libérales. Elles permettent de comparer les résultats observés chez les kinés libéraux et de mesurer les écarts entre les différents modes d’exercice. Un comptable pour kiné libéral peut quant à lui vous aider à suivre vos recettes, vos charges et votre bénéfice pour mieux piloter votre activité.

Quelle rémunération pour un kiné libéral remplaçant ou titulaire ?

Le kiné remplaçant exerce temporairement à la place d’un confrère et lui reverse une partie des honoraires perçus selon les modalités prévues dans leur contrat. Cette somme constitue une rétrocession d’honoraires. Le kiné titulaire exerce pour son propre compte et supporte directement les charges liées à l’organisation de son activité. Ces différences de fonctionnement expliquent en partie les écarts de bénéfice observés entre les deux modes d’exercice.

Selon les données UNASA 2025, les repères sont les suivants :

Mode d’exercice libéral Bénéfice comptable moyen annuel Médiane annuelle
Kiné remplaçant 29 796 € 25 861 €
Kiné titulaire 40 701 € 31 356 €

La médiane partage les professionnels observés en deux groupes égaux : la moitié présente un bénéfice inférieur à la médiane indiquée et l’autre moitié un bénéfice supérieur. Elle complète la moyenne et permet de mieux apprécier les écarts de revenus entre les kinés observés.

Ces chiffres donnent des repères mais votre situation peut s’en éloigner sensiblement selon les caractéristiques de votre activité.

Qu'en est-il du kiné libéral collaborateur ?

Le kiné collaborateur libéral exerce au sein du cabinet d’un titulaire tout en développant sa propre patientèle. Il facture ses actes en son nom et verse généralement au titulaire une redevance de collaboration en contrepartie de la mise à disposition du local, du matériel ou de certains services du cabinet.

Son équilibre économique diffère donc de celui d’un remplaçant ou d’un titulaire. Après déduction de la redevance de collaboration et de ses autres charges professionnelles, le solde contribue à déterminer le bénéfice dégagé par son activité.

Les statistiques UNASA utilisées ici distinguent les kinés titulaires et remplaçants sans isoler les collaborateurs. Nous ne disposons donc pas d’un repère chiffré suffisamment fiable pour attribuer un bénéfice moyen spécifique au kiné collaborateur.

Baromètre de rémunération des TPE

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  • Qui se verse un salaire, et combien ?

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Facteurs influençant la rémunération d’un kinésithérapeute

Deux kinés peuvent obtenir des revenus très différents selon leur mode d’exercice et les conditions dans lesquelles ils exercent. Ces écarts s’expliquent notamment par l’expérience, le lieu d’installation, le volume d’activité et l’organisation du cabinet.

Infographie Dougs : les 4 facteurs qui influencent le revenu d'un kinésithérapeute libéral : volume d'activité, lieu d'installation, organisation du cabinet et mode d'exercice.
Infographie Dougs : les 4 facteurs qui influencent le revenu d'un kinésithérapeute libéral : volume d'activité, lieu d'installation, organisation du cabinet et mode d'exercice.

Comment l’expérience fait-elle évoluer la rémunération d’un kiné ?

Chez un kiné salarié, l’ancienneté peut accompagner une progression dans la grille ou la classification applicable à son emploi.

En libéral, l’expérience ne fait pas automatiquement augmenter votre bénéfice. Au fil de votre activité, vous pouvez toutefois développer votre patientèle et faire évoluer l’organisation de votre cabinet. Votre bénéfice dépend alors du niveau de recettes généré par votre activité et des charges professionnelles que vous supportez.

Comment le lieu d’installation influence-t-il les revenus d’un kiné ?

En libéral, votre lieu d’installation peut agir à la fois sur vos recettes et sur vos charges. Le nombre de patients potentiels, l’offre de soins autour de vous, le coût du local et vos déplacements influencent l’équilibre économique de votre activité.

Dans les zones classées comme très sous-dotées, un kiné libéral conventionné peut, selon sa situation et sous certaines conditions, bénéficier d’aides de l’Assurance Maladie. Elles concernent notamment la création d’un cabinet, l’installation dans un cabinet existant ou le maintien de l’activité. Vous pouvez consulter les aides à l’installation et au maintien de l’activité en zones très sous-dotées sur le site de l’Assurance Maladie.

Comment le nombre de patients et l’organisation du cabinet influencent-ils le revenu ?

Votre volume d’activité augmente vos recettes tandis que l’organisation de votre cabinet détermine une partie des charges nécessaires pour les générer.

Prenons un exemple simplifié. Deux kinés encaissent chacun 80 000 € de recettes sur l’année. Le premier supporte 50 000 € de charges professionnelles et dégage 30 000 € de bénéfice comptable. Le second supporte 40 000 € de charges et dégage 40 000 € de bénéfice. À recettes identiques, le niveau des charges peut donc modifier sensiblement le bénéfice dégagé par l’activité. Ces montants servent uniquement à illustrer le mécanisme.

Au démarrage, partager un cabinet peut permettre de maîtriser certaines charges pendant le développement de votre patientèle.

Mon conseil d’expert

Avant de vous installer, construisez un prévisionnel avec plusieurs niveaux d’activité. Vous pourrez ainsi estimer le niveau de recettes nécessaire pour atteindre le revenu que vous visez et anticiper l’effet de vos charges sur votre bénéfice.

Spécialisations et rémunération

Les spécialisations de kiné peuvent faire évoluer votre activité et votre rémunération. Leur effet dépend toutefois de votre mode d’exercice et des conditions concrètes dans lesquelles vous exercez.

Quelles spécialisations un kinésithérapeute peut-il exercer ?

Un kiné généraliste peut orienter progressivement sa pratique vers différents domaines. Il peut notamment exercer comme kiné du sport ou développer une expertise en pédiatrie, en gériatrie, en rééducation respiratoire ou en neurologie.

Ces orientations permettent à un kiné spécialisé d’adapter sa pratique aux patients et aux prises en charge qu’il souhaite privilégier.

Une spécialisation permet-elle de gagner davantage ?

Une spécialisation ne garantit pas à elle seule une rémunération plus élevée. Pour un kiné salarié, son effet sur le salaire est lié au poste occupé et aux règles de rémunération applicables.

En libéral, les actes de kinésithérapie conventionnés sont associés à des cotations qui déterminent leur tarif. La nature des prises en charge et votre volume d’activité influencent vos recettes tandis que vos charges professionnelles agissent sur votre bénéfice. Deux kinés spécialisés dans le même domaine peuvent donc dégager des bénéfices différents.

Formation et impact sur le salaire d’un kinésithérapeute

L’exercice de la profession de masseur-kinésithérapeute nécessite le Diplôme d’État (DE). Au cours de votre carrière, des formations complémentaires peuvent ensuite vous permettre d’acquérir de nouvelles compétences et d’envisager de nouvelles fonctions.

Quelles formations complémentaires peuvent faire évoluer votre activité ?

Les formations complémentaires permettent d’acquérir des compétences dans un domaine précis ou de préparer une évolution professionnelle. Vous pouvez par exemple suivre une formation en thérapie manuelle, un diplôme universitaire (DU) en kinésithérapie du sport ou un diplôme interuniversitaire (DIU) consacré à la rééducation pelvi-périnéale.

Des parcours universitaires, notamment certains masters en santé, peuvent aussi accompagner une évolution vers des fonctions d’encadrement, de formation ou d’autres postes dans le secteur de la santé.

Une formation complémentaire n’entraîne donc pas automatiquement une hausse de votre rémunération. Elle peut toutefois faire évoluer votre activité : en libéral, elle peut vous permettre de développer certaines prises en charge et de répondre à de nouveaux besoins de patients. Pour un salarié, elle peut accompagner l’accès à de nouvelles fonctions. Son effet sur vos revenus reste lié à l’évolution concrète de votre activité ou de votre poste.

Des parcours universitaires, notamment certains masters en santé, peuvent aussi accompagner une évolution vers des fonctions d’encadrement, de formation ou d’autres postes dans le secteur de la santé.

Une formation complémentaire n’entraîne donc pas automatiquement une hausse de votre rémunération. Elle peut toutefois faire évoluer votre activité : en libéral, elle peut vous permettre de développer certaines prises en charge et de répondre à de nouveaux besoins de patients. Pour un salarié, elle peut accompagner l’accès à de nouvelles fonctions. Son effet sur vos revenus reste lié à l’évolution concrète de votre activité ou de votre poste.

Exemple chiffré : du salariat à son propre cabinet de kiné

Passer du salariat au libéral peut se faire progressivement. Pour comprendre comment cette évolution peut agir sur les revenus, suivons le parcours fictif d’un kiné qui développe progressivement son activité libérale. Les montants utilisés dans cet exemple servent uniquement à illustrer les mécanismes présentés dans l’article.

Infographie Dougs : du salariat à l'ouverture de son propre cabinet de kinésithérapie. Trois étapes pour développer sa patientèle, gagner en autonomie et maîtriser ses charges.
Infographie Dougs : du salariat à l'ouverture de son propre cabinet de kinésithérapie. Trois étapes pour développer sa patientèle, gagner en autonomie et maîtriser ses charges.

1. Cumuler salariat et activité libérale pour commencer

Notre kiné commence par cumuler une activité salariée et une activité libérale. Avant de se lancer, il vérifie que les règles applicables à son emploi lui permettent d’exercer parallèlement en libéral. Pour notre exemple, imaginons qu’il perçoive 2 750 € brut par mois au titre de son activité salariée, soit le minimum conventionnel présenté plus haut pour le secteur privé hospitalier.

En parallèle, son activité libérale génère 20 000 € de recettes annuelles. Après déduction de 8 000 € de charges professionnelles, elle dégage 12 000 € de bénéfice comptable.

Cette période lui permet de développer progressivement sa patientèle et d’observer le niveau de recettes généré par son activité libérale avant d’en faire son activité principale.

2. Passer entièrement en libéral tout en partageant certains frais

Une fois sa patientèle suffisamment développée, notre kiné se consacre entièrement au libéral. Il réalise une partie de ses soins à domicile et exerce également dans un cabinet partagé avec d’autres professionnels.

Imaginons qu’il encaisse désormais 60 000 € de recettes sur l’année et supporte 28 000 € de charges professionnelles. Son activité dégage alors 32 000 € de bénéfice comptable.

Le partage du local lui permet de répartir certains frais liés au cabinet. En combinant les soins au cabinet et à domicile, il peut développer son activité auprès de patients pris en charge dans différents lieux.

L’évolution de son bénéfice résulte ici à la fois de ses recettes et du niveau de charges nécessaire à son activité.

3. Ouvrir son propre cabinet après avoir développé sa patientèle

Avec une patientèle plus importante et davantage d’expérience, notre kiné décide ensuite d’ouvrir son propre cabinet. Avant de se lancer, il évalue les dépenses liées au local, au matériel et au fonctionnement de son activité. Selon ses besoins, un prêt pour profession libérale peut l’aider à financer une partie de son projet.

Pour cette dernière étape, imaginons 80 000 € de recettes annuelles et 45 000 € de charges professionnelles. Son activité dégage alors 35 000 € de bénéfice comptable.

Son activité génère davantage de recettes qu’à l’étape précédente mais son propre cabinet entraîne également davantage de charges dans notre exemple. Son bénéfice passe ainsi de 32 000 € à 35 000 €. Une hausse des recettes ne se traduit donc pas nécessairement par une hausse équivalente du bénéfice.

Cet exemple montre pourquoi le revenu d’un kiné libéral évolue avec son niveau d’activité mais aussi avec ses choix d’organisation. Comparer les recettes attendues aux charges professionnelles à chaque étape permet d’évaluer l’équilibre économique du projet.

EN RÉSUMÉ

Combien gagne un kinésithérapeute ?

Kiné salarié : dans les établissements relevant de la convention collective de l’hospitalisation privée, le minimum conventionnel est de 2 750 € bruts par mois sur 12 mois. Dans la fonction publique hospitalière, le traitement indiciaire débute à environ 2 102 € bruts mensuels, hors primes et indemnités.

Kiné libéral : selon les données UNASA 2025 portant sur l’exercice 2024, le bénéfice comptable moyen annuel atteint 29 796 € pour un remplaçant et 40 701 € pour un titulaire.

Salaire et bénéfice : le salaire brut d’un kiné salarié et le bénéfice comptable d’un kiné libéral sont deux indicateurs différents. Le bénéfice correspond aux recettes diminuées des charges professionnelles.

Facteurs de rémunération : le mode d’exercice, l’expérience, le lieu d’installation, le nombre de patients et l’organisation du cabinet influencent les revenus.

Spécialisations et formations : elles peuvent faire évoluer votre activité et vos perspectives professionnelles, sans garantir une augmentation de rémunération.

Installation en libéral : le passage du salariat au remplacement, à la collaboration ou à l’ouverture de votre propre cabinet demande d’anticiper vos recettes et vos charges pour évaluer la rentabilité de votre activité.

FAQ sur la rémunération des kinésithérapeutes

Le montant varie selon le mode d’exercice. Dans la fonction publique hospitalière, un masseur-kinésithérapeute de classe normale au 1er échelon perçoit en 2026 un traitement indiciaire brut d’environ 2 102 € par mois, auquel peuvent s’ajouter des compléments de rémunération. Dans le secteur privé hospitalier, le minimum conventionnel présenté plus haut correspond à 2 750 € brut par mois sur 12 mois. En libéral, aucun montant spécifique aux débutants ne ressort des données présentées dans cet article : le bénéfice évolue avec les recettes générées et les charges professionnelles supportées.

Il n’est pas possible de le déterminer à partir des seuls montants présentés dans cet article. Pour un salarié, les chiffres indiqués correspondent à une rémunération brute. Pour un kiné libéral, les données UNASA correspondent à un bénéfice comptable après déduction des charges professionnelles. Ces deux montants ne se comparent donc pas directement. En libéral, le montant que vous conservez personnellement dépend ensuite notamment de votre situation sociale et fiscale.

Il existe de forts écarts entre kinés libéraux. Pour un kiné titulaire, le bénéfice comptable moyen s’élève à environ 3 392 € par mois. La médiane s’établit à environ 2 613 € par mois : la moitié des kinés titulaires se situe en dessous de ce montant et l’autre moitié au-dessus.

Dans les données UNASA présentées dans cet article, les kinés titulaires affichent un bénéfice comptable moyen plus élevé que les remplaçants : 40 701 € par an contre 29 796 €. Cela ne signifie toutefois pas qu’un titulaire gagne systématiquement plus qu’un remplaçant. Le bénéfice de chaque kiné varie notamment avec ses recettes et ses charges professionnelles. Les données disponibles ne permettent pas non plus d’identifier une spécialisation qui garantirait une rémunération supérieure.

Oui, le nombre d’heures travaillées peut influencer le revenu d’un kiné libéral, car il agit notamment sur le volume de patients qu’il peut prendre en charge. Une augmentation du temps de travail ne se traduit toutefois pas automatiquement par une hausse équivalente du bénéfice. Celui-ci résulte des recettes générées par l’activité après déduction des charges professionnelles.

David Bernier

David Bernier

Head of Legal

David est Head of Legal chez Dougs. En français, cela signifie qu’il pilote le département juridique du cabinet, endosse la casquette de référent technique et garantit l’évolution du service.

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