Tout savoir sur le congé maternité en profession libérale
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Vous êtes enceinte et indépendante et vous vous demandez comment ralentir votre activité sans mettre en danger votre trésorerie ni vos droits ? Entre les conditions d’affiliation, les indemnités journalières, l’allocation forfaitaire de repos maternel et la prime de naissance, le congé maternité des professions libérales ressemble vite à un casse-tête.
Pour sécuriser vos droits et éviter les mauvaises surprises, mieux vaut anticiper votre congé maternité et organiser votre gestion sociale en amont. Si besoin, vous pouvez solliciter les services d’un expert-comptable spécialisé en profession libérale.
Pour que vous sachiez à quoi vous attendre et quoi faire, je vais vous expliquer les conditions pour y avoir droit, la durée réelle de votre congé, les montants que vous pouvez toucher, ainsi que les options pour prolonger ou compléter votre congé.


Pour toucher le congé maternité en profession libérale, vous devez :
- être affiliée depuis au moins 6 mois à la Sécurité sociale des indépendants, via votre CPAM ou caisse primaire d'assurance maladie, qui gère notamment le versement de vos indemnit és maternité.
- cesser totalement votre activité pendant le congé maternité. Si vous continuez à travailler, même partiellement, vos indemnités journalières (IJ maternité) peuvent être remises en cause. Cette interruption doit durer au moins 8 semaines, dont 6 semaines après l’accouchement.
En 2026, vous pouvez cumuler :
- une allocation forfaitaire de repos maternel d’environ 4 005 € (versée en deux fois : 50 % au début du congé maternité, puis 50% après l’accouchement) ;
- et des indemnités journalières pouvant aller jusqu’à 65,84 € par jour (somme reçue chaque jour pour compenser la perte de revenus).
Des aides comme la prime de naissance ou encore le congé parental peuvent également venir compléter les sommes que vous percevez pendant votre congé.
Je vous explique tout en détail dans la suite de l’article.
Conditions et démarches pour obtenir le congé maternité
Avant toute chose, vérifiez que vous remplissez bien les conditions de base pour profiter du congé maternité. Si ces conditions ne sont pas remplies, vous ne toucherez pas d’indemnisation, même si vous êtes enceinte et en activité.
Quelles sont les conditions pour toucher le congé maternité en tant que professionnelle libérale ?
Pour bénéficier du congé maternité en tant que professionnelle libérale, vous devez remplir trois conditions principales :
- Être affiliée depuis au moins 6 mois à la Sécurité sociale au titre d’une activité non salariée (Sécurité Sociale des Indépendants, via votre CPAM), à la date prévue de l’accouchement.
- Être à jour du paiement de vos cotisations URSSAF.
- Cesser totalement votre activité professionnelle pendant au moins 8 semaines, dont 6 semaines obligatoirement après l’accouchement. Pendant cette période, vous ne devez pas facturer de prestations ni exercer votre activité.


Quelles démarches effectuer et quels documents envoyer ?
Une fois ces conditions remplies, la deuxième étape consiste à faire reconnaître officiellement votre congé maternité auprès de la CPAM.
L’objectif : déclencher le versement de l’allocation forfaitaire de repos maternel et des indemnités journalières.
Concrètement, vous devrez transmettre à votre CPAM :
- Les documents médicaux
- Le certificat médical de grossesse établi en début de suivi (généralement avant la fin du 3e mois).
- La feuille d’examen prénatal du 7e mois et le certificat d’accouchement : ils servent notamment au versement de l’allocation forfaitaire de repos maternel.
- Les documents liés à l’arrêt d’activité
- Une attestation sur l’honneur indiquant que vous cessez toute activité professionnelle pendant la durée de votre congé maternité (au minimum les 8 semaines légales).
- Un certificat médical d’arrêt de travail si la CPAM le demande pour la mise en place des indemnités journalières.
- Une éventuelle attestation URSSAF
La CPAM peut vous demander une attestation de situation URSSAF (attestation de vigilance) pour vérifier vos déclarations de revenus. Vous pouvez la télécharger depuis votre espace en ligne URSSAF.


Dans la pratique :
- Certains documents médicaux (comme l’attestation de début d’arrêt) peuvent être transmis directement par votre médecin à votre CPAM via les téléservices de l’Assurance Maladie si vous l’autorisez.
- Pour le reste des pièces (attestation sur l’honneur, certificats complets, etc.), vous pouvez généralement les transmettre depuis votre compte Ameli ou par courrier à votre CPAM.
En résumé, pour pouvoir bénéficier du congé maternité, vous devez :
- déclarer votre grossesse à la CPAM avant la fin du 3e mois de grossesse ;
- envoyer les pièces médicales (7e mois + accouchement) ;
- fournir une attestation sur l’honneur de cessation d ’activité, et un certificat d’arrêt de travail si nécessaire ;
- conserver votre attestation URSSAF en cas de demande.
Quelle est la durée du congé maternité pour les femmes en profession libérale ?
Maintenant que les conditions et les démarches sont claires, la question suivante est souvent : concrètement, combien de temps puis-je m’arrêter ?
La durée de votre congé maternité dépend de deux éléments :
- le nombre d’enfants à naître (grossesse simple, jumeaux, triplés ou plus) ;
- le nombre d’enfants que vous avez déjà à charge.
Voici les durées maximales d’indemnisation prévues pour les professionnelles libérales :
| 1er ou 2e enfants | 6 semaines | 10 semaines | 16 semaines |
|---|---|---|---|
| Vous attendez un enfant et avez déjà au moins 2 enfants à charge | 8 semaines | 18 semaines | 26 semaines |
| Grossesse gémellaire (jumeaux) | 12 semaines | 22 semaines | 34 semaines |
| Grossesse multiple (triplés ou plus) | 24 semaines | 22 semaines | 46 semaines |
En résumé :
- Pour un premier ou un deuxième enfant, vous pouvez aller jusqu’à 16 semaines de congé maternité.
- Si vous avez déjà au moins deux enfants à charge, vous pouvez bénéficier jusqu’à 26 semaines.
- En cas de jumeaux, le congé peut aller jusqu’à 34 semaines, et jusqu’à 46 semaines pour des triplés ou plus.
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Comment est calculée votre indemnisation pendant le congé maternité ?
Une fois que vous savez que vous remplissez les conditions et combien de temps vous pouvez vous arrêter, la question clé reste : Combien vais-je toucher pendant mon congé maternité ?
En tant que professionnelle libérale, votre indemnisation repose sur deux types de versements :
- une allocation forfaitaire de repos maternel ;
- des indemnités journalières de maternité.
1. L’allocation forfaitaire de repos maternel : une somme fixe
L’allocation forfaitaire de repos maternel est une prime de base versée pour compenser une partie de la baisse de revenus liée à l’arrêt.
En 2026, son montant est égal au plafond mensuel de la Sécurité sociale, soit 4 005 € environ.
Le versement se fait en général en deux fois :
- une première moitié au début du congé maternité ;
- la seconde à la fin de la période obligatoire de cessation d’activité (au moins 8 semaines d’arrêt).
Si vous accouchez avant la fin du 7e mois de grossesse, l’allocation peut être versée en une seule fois.
2. Les indemnités journalières : un montant basé sur vos revenus
À côté de cette allocation forfaitaire, vous pouvez percevoir des indemnités journalières de maternité. Ce sont des sommes versées chaque jour d’arrêt, pour remplacer une partie de votre revenu professionnel.
Leur calcul se fait en plusieurs étapes :
- On regarde vos revenus professionnels déclarés à l’URSSAF (soumis à cotisations) sur les 3 derniers mois avant le début de votre congé (ou les 12 derniers mois si votre activité est saisonnière).
- On calcule un revenu moyen journalier, dans la limite du PASS (plafond annuel de la Sécurité sociale).
- L’indemnité journalière maximale ne peut pas dépasser 1/730e du PASS annuel.
En 2026, cela donne une indemnité journalière pouvant aller jusqu’à 65,84 € par jour.
Ces indemnités sont imposables (impôt sur le revenu) et soumises aux prélèvements sociaux (CSG/CRDS).
Bon à savoir : si vous avez eu, juste avant, une période de chômage indemnisé ou une autre activité professionnelle, ces périodes peuvent parfois être prises en compte, à condition qu’il n’y ait pas eu d’interruption dans votre affiliation.

Pour les professionnelles en micro-BNC ou avec des revenus très faibles, les montants d’indemnisation peuvent être réduits (jusqu’à un dixième du montant maximal dans certains cas), si la moyenne de vos revenus sur les trois dernières années ne dépasse pas un seuil (environ 10% du PASS).
Comment ces sommes vous aident-elles à maintenir votre revenu ?
En pratique, pendant votre congé maternité, vous pouvez donc cumuler :
- l’allocation forfaitaire de repos maternel ;
- des indemnités journalières versées chaque jour indemnisé, dans la limite de la durée de votre congé ;
- et, éventuellement, des compléments :
- prime de naissance de la CAF (caisses d'allocations familiales) ;
- garanties prévues par votre mutuelle (forfait maternité, par exemple) ;
- aides de votre caisse de retraite ;
- allocations liées à un congé parental.
Pour résumer, voici comment est calculée votre indemnisation :
- Vous avez d’abord une somme fixe, l’allocation forfaitaire de repos maternel (environ 4 005 € en 2026), versée en une ou deux fois.
- Vous avez ensuite une indemnité journalière, calculée sur vos revenus professionnels, plafonnée à 65,84 € par jour en 2026.
- Ces montants sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux.
- En cas de revenus très faibles, ces montants peuvent être réduits, mais vous conservez tout de même un droit à indemnisation dès lors que les conditions d’affiliation et d’arrêt d’activité sont remplies.
Existe-t-il des aides pour soutenir les femmes en profession libérale pendant leur congé maternité ?
Une fois l’indemnisation comprise, il reste une question importante : quelles autres aides peuvent vous soutenir financièrement pendant l’arrivée de votre enfant ?
Dans cette partie, je vais vous présenter :
- la prime de naissance ou d’adoption ;
- le remboursement de vos frais de santé ;
- les compléments possibles via votre caisse de retraite ou votre mutuelle.
Prime de naissance et prime à l’adoption
La prime de naissance est une aide versée par la CAF (Caisse d’allocations familiales).
Elle sert à vous aider à faire face aux premières dépenses liées à l’arrivée de votre bébé (équipement, matériel, soins, etc.).
Pour pouvoir en bénéficier, vous devez :
- résider en France et remplir les conditions générales pour percevoir des prestations familiales ;
- avoir déclaré votre grossesse dans les 14 premières semaines à la CAF dont vous dépendez et à votre CPAM ;
- ne pas dépasser un certain plafond de revenus, qui dépend :
- de votre situation familiale (couple, parent isolé, etc.) ;
- du nombre d’enfants à charge (nés ou à naître).
La CAF se base sur vos revenus de l’année N-2.
Par exemple, pour une prime versée en 2025, ce sont vos revenus 2023 qui sont pris en compte.
Le montant de la prime de naissance est forfaitaire et versé en une seule fois, pour chaque enfant à naître. En cas de naissances multiples, vous pouvez donc percevoir une prime par enfant.
La prime à l’adoption fonctionne sur le même principe : une aide versée lors de l’arrivée d’un enfant adopté dans le foyer, avec des conditions de ressources et un montant forfaitaire.
Comment sont remboursés vos frais médicaux pendant la grossesse ?
Pour vos soins de santé, en tant que professionnelle libérale, vous êtes rattachée au régime général de la Sécurité sociale pour vos remboursements.
Concrètement :
- Vos consultations, examens, échographies et soins liés à la grossesse sont remboursés comme pour une salariée, selon les règles habituelles de la CPAM ;
- À partir d’un certain stade de la grossesse (et dans les semaines qui suivent l’accouchement), certains actes sont pris en charge à 100% sur la base des tarifs de la Sécurité sociale ;
- Votre mutuelle (si vous en avez une) peut compléter ces remboursements, notamment en cas de dépassements d’honoraires ou pour certains actes peu ou pas remboursés.
L’idée importante à garder en tête :Même en étant à votre compte, vous bénéficiez des remboursements classiques de la Sécurité sociale et de votre mutuelle pour vos frais de santé liés à la grossesse et à la maternité.
Aides spécifiques : caisse de retraite et mutuelle
En plus des aides de la CPAM et de la CAF, vous pouvez parfois bénéficier de compléments via :
- Votre caisse de retraite
- Certaines caisses prévoient le versement d’indemnités journalières complémentaires en cas de maternité.
- Le versement peut intervenir après un certain délai (par exemple, à partir du 91e jour d’arrêt pour certaines professions de santé).
- Les montants, conditions et délais varient d’une caisse à l’autre : il est donc recommandé de consulter les règles de votre régime (CIPAV, CARPIMKO, etc.).
- Votre mutuelle ou votre contrat de prévoyance
- Certaines mutuelles prévoient une prime de naissance supplémentaire ou un forfait maternité (une somme versée en une fois).
- Un contrat de prévoyance peut aussi vous verser des indemnités journalières complémentaires, notamment si votre médecin estime que votre grossesse est incompatible avec votre activité avant le début du congé maternité légal.
- Toutes les mutuelles ne proposent pas ces garanties : il est important de relire votre contrat ou de poser la question directement à votre organisme.
Pour résumer :
- La prime de naissance (ou d’adoption) de la CAF peut compléter vos revenus à l’arrivée de l’enfant, à condition de respecter les plafonds de ressources.
- Vos frais médicaux liés à la grossesse et à l’accouchement sont remboursés par la CPAM comme pour une salariée, avec une prise en charge renforcée sur certaines périodes.
- Votre caisse de retraite et votre mutuelle / prévoyance peuvent prévoir des indemnités, primes ou forfaits supplémentaires, à vérifier dans vos contrats.
Peut-on prolonger son congé au-delà de la durée légale ?
Une fois le congé maternité terminé, vous pouvez avoir envie de rester plus longtemps avec votre enfant, tout en mettant votre activité entre parenthèses.
En tant que professionnelle libérale, vous pouvez demander un congé parental d’éducation, comme une salariée, mais avec des démarches spécifiques.
1. Mettre son activité en pause : la “mise en sommeil”
Pour bénéficier d’un congé parental en indépendante, il faut mettre votre entreprise en sommeil. Concrètement, cela signifie :
- vous suspendez l’activité (vous ne facturez plus) ;
- mais vous ne fermez pas votre entreprise : elle garde son statut juridique.
Les démarches varient selon votre statut :
- Micro-entreprise/entreprise individuelle : remplir le formulaire Cerfa P2-P4 et déclarer la mise en sommeil via le guichet unique des entreprises ;
- Société (EURL, SASU, etc.) : utiliser le formulaire M2 pour déclarer la modification (mise en sommeil) si vous êtes gérante.
Point de vigilance important : une entreprise endettée ne peut pas toujours demander la mise en sommeil ; il est donc préférable d’anticiper cette question avant de déposer le formulaire.
2. Combien de temps peut durer le congé parental en indépendante ?
La mise en sommeil de votre entreprise peut durer :
- 1 an ;
- renouvelable une fois, soit 2 ans maximum au total.
Pendant cette période, vous ne pouvez pas facturer, mais vous conservez votre structure, ce qui facilite la reprise ensuite.
Il est aussi possible de reprendre partiellement votre activité en combinant :
- une réduction de votre activité professionnelle ;
- et certaines aides de la CAF (PreParE) si vous remplissez les conditions de ressources.
Pour résumer :
- Oui, en tant que professionnelle libérale, vous pouvez prolonger votre arrêt après le congé maternité grâce au congé parental d’éducation.
- Pour cela, vous devez mettre votre activité en sommeil (Cerfa P2-P4 pour les entreprises individuelles / micro, M2 pour les sociétés).
- La mise en sommeil est possible pour 1 an, renouvelable une fois, soit jusqu’à 2 ans.
- Il n’y a pas de salaire pendant cette période, mais vous pouvez, sous conditions, toucher des aides de la CAF (PreParE) pour compenser une partie de la baisse de revenus.
Cas particuliers : conjointes collaboratrices et congé paternité des indépendants
Après avoir vu les règles générales du congé maternité pour les professionnelles libérales, il reste deux situations particulières qu’il faut absolument connaître :
- les conjointes collaboratrices,
- et le congé paternité des indépendants.
1. Cas des conjointes collaboratrices
Si vous travaillez comme conjointe collaboratrice dans l’entreprise de votre partenaire, vous pouvez bénéficier d’aides spécifiques pendant votre congé maternité.
Vous avez droit à deux types de prestations :
L’allocation forfaitaire de repos maternel
Son montant n’est pas celui d’une indépendante classique. Pour les conjointes collaboratrices, l’allocation est égale au plafond mensuel de la Sécurité sociale (PMSS) en vigueur au moment du premier versement.
En 2026, elle s’élève à environ 4 005 €. Elle est généralement versée en deux fois :
- 50% au début du congé,
- 50% après les 8 semaines d’arrêt obligatoires.
L’indemnité de remplacement
Cette aide couvre le coût d’une personne qui vous remplace dans l’entreprise pendant votre congé.
Elle est versée par jour de remplacement effectif, dans la limite de 1/56e de deux fois le SMIC mensuel en vigueur.
Avec un SMIC 2026 autour de 1 823,03 €, cela représente un plafond d’environ 65,11 € par jour.
Cette indemnité est versée uniquement si vous êtes réellement remplacée, facture ou justificatif à l’appui.
2. Le congé paternité pour les indépendants
En tant qu’indépendant, le second parent peut également bénéficier d’un congé paternité et d’accueil de l’enfant.
Voici ce qu’il faut retenir :
Durée du congé paternité :
- 25 jours pour une naissance simple ;
- 32 jours en cas de naissances multiples.
Ces jours doivent être pris dans les 6 mois suivant la naissance.
Montant des indemnités :
Les indemnités journalières ont les mêmes plafonds que pour la maternité :
- 65,84 € / jour en 2026 si les revenus dépassent le seuil minimal.
- 6,584 € / jour si les revenus moyens des 3 dernières années sont inférieurs à 10 % du PASS (≈ 4 582 € par an).
Ces montants sont forfaitaires, vous y avez droit même si vous êtes micro-BNC, tant que vous remplissez les conditions d’affiliation.
Qui peut en bénéficier ?
- Le père, évidemment.
- Mais aussi le second parent, y compris :
- en cas de couple non marié ;
- en union civile ;
- ou lorsque le bébé est accueilli dans une famille recomposée.
Pas besoin d’être le parent biologique : c’est le lien avec le foyer qui compte.
Pour résumer, en tant que conjointe collaboratrice, vous pouvez toucher une allocation forfaitaire de repos maternel spécifique (calculée sur le PMSS) et une indemnité de remplacement si quelqu’un vous remplace réellement pendant votre congé.
De son côté, le second parent indépendant (père ou autre parent) peut bénéficier d’un congé paternité de 25 à 32 jours, avec des indemnités journalières calculées sur ses revenus, dans les mêmes limites que pour la maternité.
Ces dispositifs viennent compléter le cadre classique du congé maternité des professionnelles libérales.
Pour bénéficier du congé maternité en profession libérale, vous devez remplir deux conditions :
- être affiliée à la Sécurité sociale depuis au moins 6 mois ;
- et suspendre totalement votre activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 après l’accouchement.
La durée totale de votre congé varie ensuite de 16 à 46 semaines selon votre situation familiale. 16 semaines pour un premier ou un deuxième enfant jusqu’à 46 semaines en cas de triplés ou plus.
Pendant cette période, vous pouvez percevoir l’allocation forfaitaire de repos maternel, des indemnités journalières, la prime de naissance et, selon les cas, des compléments de votre mutuelle ou de votre caisse de retraite, voire un congé parental.
Chez Dougs, nous pouvons vous aider à vérifier vos droits, estimer vos revenus pendant le congé maternité et sécuriser vos démarches. Donc, n'hésitez pas à nous contacter avant de poser votre congé.
FAQ sur le congé maternité en profession libérale
Quelle est la durée légale du congé de maternité en profession libérale ?
Pour un premier ou un deuxième enfant, la durée totale du congé maternité est de 16 semaines (6 semaines avant la naissance et 10 après). Elle passe à 26 semaines si vous avez déjà au moins deux enfants à charge, à 34 semaines pour des jumeaux et à 46 semaines pour des triplés ou plus.
Quelle est la durée du congé paternité en profession libérale ?
Le second parent (père ou autre parent) peut bénéficier d’un congé paternité et d’accueil de l’enfant de :
25 jours en cas de naissance simple ;
32 jours en cas de naissances multiples.
Ce congé doit être pris dans les 6 mois suivant la naissance et ouvre droit à des indemnités journalières, calculées selon les mêmes principes que pour la maternité.
Qui verse la prestation maternité aux professionnelles libérales ?
Les prestations de maternité (allocation forfaitaire de repos maternel et indemnités journalières) sont versées par votre organisme d’assurance maladie, généralement la CPAM dont vous dépendez, au titre de la Sécurité Sociale des Indépendants.
Quelles sont les conditions pour bénéficier du congé maternité en tant que professionnelle libérale ?
Pour ouvrir droit aux prestations maternité, vous devez :
être affiliée depuis au moins 6 mois à la Sécurité sociale au titre d’une activité indépendante à la date présumée de l’accouchement ;
être à jour du paiement de vos cotisations sociales ;
cesser totalement votre activité pendant au moins 8 semaines, dont 6 semaines après l’accouchement.
Quelles sont les conséquences fiscales liées au congé maternité en profession libérale ?
L’allocation forfaitaire de repos maternel et les indemnités journalières de maternité sont :
imposables à l’impôt sur le revenu, dans votre bénéfice de profession libérale ou dans vos recettes selon votre régime ;
soumises aux prélèvements sociaux (CSG et CRDS).
Il est donc important d’en tenir compte dans votre prévisionnel de revenus et dans votre déclaration.

Stéphanie est superviseuse comptable. Chez Dougs, elle encadre l’équipe Beige, spécialisée BNC-BIC dossier à l'impôt sur le revenu. Pianiste et mélomane passionnée, cette ancienne responsable de portefeuille client est un cador du travail bien fait et bien organisé ! Au rythme de la musique, elle chorégraphie au millimètre près son équipe, des webinars et vos missions.
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