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Différence entre SAS et SARL : avantages, limites et critères clés

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David Bernier
David Bernier
Head of Legal
Temps de lecture16 min.

Vous hésitez entre SAS (Société par Actions Simplifiée) et SARL (Société à Responsabilité Limitée)SAS (Société par Actions Simplifiée) et SARL (Société à Responsabilité Limitée) pour créer votre entreprise ? créer votre entreprise ? Vous n’êtes pas seul. C’est sans doute l’une des premières grandes questions que se posent les entrepreneurs au moment de se lancer.

Et pour cause, le choix du statut juridique détermine la manière dont vous allez gérer, financer et protéger votre activité. Mal choisir peut vite compliquer la vie de votre future société. Alors, comment savoir quel statut correspond le mieux à votre projet ?

Je vais vous aider à y voir clair. Ensemble, on va décortiquer les différences entre SAS et SARL, comprendre leurs avantages respectifs et surtout, voir quel statut correspond le mieux à votre projet.

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EN BREF

La SAS offre une grande liberté de fonctionnement : vous fixez vos propres règles et pouvez facilement accueillir de nouveaux investisseurs. Idéale pour un projet évolutif ou une startup.

La SARL, elle, privilégie la sécurité et un cadre légal strict, parfait pour une entreprise familiale ou artisanale.

Pour faire simple, choisissez la SAS pour sa flexibilité et son potentiel de croissance, la SARL pour sa stabilité et sa simplicité de gestion.

SAS ou SARL : comprendre les bases avant de choisir

Avant d’entrer dans les détails, je vous propose de poser les bases. Qu’est-ce qui se cache concrètement derrière ces deux sigles, SAS et SARL, qu’on entend partout ?

C’est une étape essentielle : savoir comment ils fonctionnent vous permet de mieux comprendre ce qui les distingue ensuite.

Définition d'une SAS (Société par Actions Simplifiée)

La SAS est une forme de société très appréciée des entrepreneurs modernes.

Son principal atout ? La liberté.

En effet, en créant une SAS, vous décidez vous-même des règles du jeu dans les statuts : fonctionnement, répartition du pouvoir, entrée de nouveaux investisseurs, etc.

Bref, tout est personnalisable, à l’exception de quelques règles légales incontournables, comme la désignation d’un président ou le respect des droits des associés.

Cette souplesse en fait un statut idéal pour les projets évolutifs, les startups ou les entreprises qui envisagent de grandir rapidement.

La responsabilité des associés est également limitée au montant de leurs apports, ce qui assure la protection du patrimoine personnel.

Et si vous souhaitez entreprendre seul, bonne nouvelle ! La SAS prévoit aussi une version allégée, la SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle).

Elle fonctionne sur le même principe que la SAS, mais avec un seul associé. C’est une solution idéale pour les entrepreneurs indépendants qui veulent profiter de la même liberté de gestion tout en bénéficiant d’une protection solide.

En quoi consiste une SARL (Société à Responsabilité Limitée) ?

La SARL repose sur un modèle plus traditionnel et encadré.

Ici, pas de place à l’improvisation : la loi définit la plupart des règles de fonctionnement, ce qui apporte un cadre clair et sécurisant.

C’est une structure souvent choisie par les petites entreprises familiales, artisanales ou de services, qui recherchent avant tout la stabilité et la simplicité de gestion.

Ce fonctionnement structuré n’empêche pas la SARL d’être adaptée aux projets individuels : lorsqu’elle n’a qu’un seul associé, elle devient une EURL.

Comme en SAS, la responsabilité des associés est aussi limitée au montant de leurs apports. Autrement dit, en cas de coup dur, votre patrimoine personnel reste à l’abri.

En résumé : 

La SAS se distingue par sa liberté de fonctionnement et sa grande adaptabilité.

C’est le choix idéal si vous souhaitez garder la main sur l’organisation de votre société et anticiper une évolution rapide de votre activité.

La SARL, de son côté, mise sur la sécurité et un cadre juridique solide. Elle vous conviendra mieux si vous préférez avancer dans un environnement stable et bien défini.

Pour en savoir plus sur la création d'entreprise

SAS vs SARL : les différences à connaître avant de se lancer

Maintenant que vous avez bien compris ce que recouvrent la SAS et la SARL, passons au cœur du sujet : leurs différences concrètes.

Vous allez voir, elles ne se limitent pas à la création : elles se retrouvent aussi dans la gestion, la fiscalité ou encore le statut social du dirigeant. Je vous explique tout cela.

Les formalités de création

La création d'une SAS ou la création d’une SARL suit globalement les mêmes étapes administratives.

Mais certaines nuances existent, notamment dans la rédaction des statuts et la souplesse qu’ils offrent.

Dans les deux cas, la première étape consiste à rédiger les statuts de la société.

C’est un peu la “charte de vie” de votre entreprise. Elle fixe les règles du jeu entre les associés, la répartition du pouvoir et le fonctionnement global.

Là où la SAS se distingue, c’est par sa liberté statutaire quasi totale.

En revanche, la SARL est plus encadrée par le Code de commerce. Certaines clauses, comme la répartition des parts sociales, la nomination du gérant ou les conditions de cession sont obligatoires et peu modulables. C’est une sécurité, mais aussi une contrainte si vous cherchez de la flexibilité.

Une fois les statuts rédigés, les démarches restent sensiblement les mêmes pour une SAS ou une SARL.

Vous devrez :

  • constituer le capital social ;
  • déterminer l’adresse du siège ;
  • publier un avis de création dans un journal d’annonces légales ;
  • puis déposer votre dossier d’immatriculation sur le guichet unique des entreprises.

Rien de bien sorcier, mais ces démarches peuvent sembler longues, surtout lors d’une première création.

Chez Dougs, nous accompagnons les entrepreneurs de A à Z, en veillant à ce que chaque document soit conforme dès le départ, pour que vous puissiez créer votre entreprise en toute sérénité.

Le capital social

Après les formalités de création, parlons d’un point essentiel : le capital social.

C’est un peu le carburant de départ de votre entreprise. Il représente ce que vous et vos associés investissez pour la faire tourner, rassurer vos partenaires (banques, fournisseurs, investisseurs…) et affirmer la solidité de votre projet.

Sur ce point, SAS et SARL jouent globalement dans la même cour, mais avec quelques nuances importantes.

Le montant du capital social : libre, mais stratégique

Dans les deux cas, vous pouvez créer votre société avec seulement 1 euro symbolique.

Mais en pratique, mieux vaut prévoir un capital un peu plus solide pour inspirer confiance et assurer le bon démarrage de votre activité.

Là où les choses diffèrent, c’est dans la libération du capital, c’est-à-dire le moment où les fonds doivent être réellement versés (à la création) :

  • En SAS, vous devez verser au moins 50 % des apports en numéraire (argent) au moment de l’immatriculation.
  • En SARL, la loi est plus souple : 20 % seulement doivent être libérés dès la création. Le reste peut être versé plus tard, dans un délai de cinq ans maximum.

Autrement dit, la SAS demande un effort financier initial un peu plus important, mais cette exigence renforce souvent la crédibilité de la société auprès des partenaires financiers.

La variabilité du capital : une souplesse propre à la SAS

Le capital variable est une option qui peut être prévue aussi bien en SAS qu’en SARL.

Concrètement, cela signifie que vous pouvez faire entrer de nouveaux investisseurs ou réduire le capital sans devoir convoquer une assemblée générale extraordinaire.

C’est un atout majeur pour les entreprises en croissance, comme les startups, qui réalisent plusieurs levées de fonds ou souhaitent ajuster leur structure rapidement.

Cependant, dans les faits, la SAS demeure nettement plus souple pour accueillir de nouveaux investisseurs. La raison est simple :

  • En SAS, la cession d’actions est libre et n’entraîne aucune modification des statuts. Les droits d’enregistrement sont très faibles (0,1 %), ce qui facilite les opérations d’entrée ou de sortie au capital.
  • En SARL, la cession de parts sociales est beaucoup plus encadrée : elle nécessite généralement une procédure d’agrément et entraîne une modification des statuts. En outre, les droits d’enregistrement sont plus élevés (3 %), ce qui renchérit chaque opération.

Ainsi, même si les deux formes peuvent prévoir un capital variable, la SAS reste structurellement plus adaptée aux levées de fonds et aux projets évolutifs, grâce à une plus grande liberté de circulation des titres.

Les actions ou les parts sociales

Avant d’aborder la fiscalité et le régime social, arrêtons-nous sur un point souvent négligé mais pourtant essentiel : la nature des titres détenus par les associés.

Derrière ce détail en apparence technique se cachent des différences réelles dans la gouvernance et la répartition du pouvoir.

  • Dans une SAS, les associés possèdent des actions. Et bonne nouvelle : ces actions peuvent être aménagées librement.
  • Autrement dit, il est possible de donner plus de droits de vote à un associé, ou au contraire, de réserver davantage de bénéfices à un investisseur.
  • Cette liberté permet d’adapter la répartition du pouvoir et des profits selon le rôle de chacun dans le projet.
  • C’est une vraie force pour les entreprises en croissance ou les startups, où tous les associés ne contribuent pas de la même manière.
  • En SARL, les associés détiennent des parts sociales. Ici, tout le monde est logé à la même enseigne : chaque part donne les mêmes droits, un vote et une part des bénéfices proportionnelle à la participation au capital.
  • Ce système est plus rigide, mais aussi plus simple et rassurant. Il assure une égalité entre associés et une gestion plus lisible, souvent appréciée dans les entreprises familiales ou artisanales.

Le régime fiscal

Je vais maintenant aborder un point souvent redouté par les créateurs d’entreprise : la fiscalité.

C'est l’un des sujets qui soulève le plus de questions, et parfois de confusion.

Rassurez-vous ! Entre SAS et SARL, les règles sont globalement proches… mais il existe une différence clé à connaître.

Bénéfices et dividendes : un régime commun

Que vous choisissiez une SAS ou une SARL, le principe reste à peu près le même : votre société est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), au taux de 25 %.

Un taux réduit de 15 % peut s’appliquer sur les premiers 42 500 € de bénéfices, si votre chiffre d’affaires reste inférieur à 10 millions d’euros.

Les dividendes versés aux associés sont imposés à la flat tax (ou PFU), soit 30 % au total (avec 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux).

Une particularité existe toutefois en SARL : lorsque le gérant est majoritaire, ses dividendes sont également soumis aux cotisations sociales sur la part qui dépasse 10 % du capital social.

Cession de titres : la vraie différence

C’est au moment de revendre vos parts ou actions que la différence se fait sentir.

  • En SARL, la cession de parts sociales entraîne des droits d’enregistrement de 3 %, après un abattement calculé sur la valeur du capital social.
  • Elle passe aussi par une procédure d’agrément : les autres associés doivent donner leur accord pour valider la vente.
  • En SAS, la cession d’actions est beaucoup plus simple et légère : seuls 0,10 % du prix de vente sont dus, et l’agrément n’est obligatoire que s’il est prévu dans les statuts.

La plus-value réalisée lors de la vente (c’est-à-dire le gain entre le prix d’achat et le prix de revente) est soumise à la flat tax de 30 %, ou, sur option, au barème progressif de l’impôt sur le revenu.

En pratique, si vous envisagez d’ouvrir votre capital ou de faire entrer des investisseurs, la SAS est souvent plus adaptée.

La SARL, elle, reste idéale pour les projets familiaux ou stables, où les associés veulent garder le contrôle du capital.

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Le régime social des dirigeants

Après la fiscalité, abordons un autre point essentiel : votre protection sociale en tant que dirigeant.

Sur ce point, le choix entre SAS et SARL change beaucoup de choses.

En SAS : un président assimilé salarié

Si vous dirigez une SAS (ou une SASU, si vous entreprenez seul), vous êtes rattaché au régime général de la Sécurité sociale.

Autrement dit, vous avez le statut d’assimilé salarié : vous cotisez comme un cadre, mais sans contrat de travail.

Cela vous donne droit à une protection complète :

  • assurance maladie et maternité,
  • retraite de base et complémentaire,
  • indemnités journalières,
  • couverture prévoyance, etc.

Seule différence avec un salarié classique : vous ne cotisez pas à l’assurance chômage, donc vous ne touchez pas d’indemnités en cas d’arrêt d’activité.

En contrepartie, ce régime est plus coûteux : les charges sociales sont plus élevées qu’en SARL.

Mais vous bénéficiez d’une couverture plus confortable et sécurisante, souvent perçue comme un vrai atout pour les dirigeants qui veulent de la stabilité.

En SARL : un gérant au statut variable

En SARL, tout dépend de votre place dans le capital de la société.

  • Si vous êtes gérant majoritaire, c’est-à-dire si vous contrôlez plus de 50 % du capital en cumulant vos propres parts avec celles de votre conjoint (quel que soit votre régime matrimonial), de votre partenaire de Pacs, de vos enfants mineurs non émancipés ou encore des autres cogérants, vous dépendez du régime des Travailleurs Non-Salariés (TNS), géré par la Sécurité sociale des indépendants (SSI).
  • En cas de cogérance, vous êtes d’ailleurs considéré comme majoritaire dès lors que l’ensemble des cogérants détient plus de la moitié du capital. 
  • Dans ce statut, vous êtes affilié même en l’absence de rémunération. Cela signifie que vous devez payer des cotisations sociales minimales, même si vous ne vous versez aucun salaire.
  • À l’inverse, en SAS, le président n’a aucune cotisation à payer s’il n’est pas rémunéré. Pas de salaire = pas de charges sociales.
  • Si vous êtes gérant minoritaire ou égalitaire, vous relevez du régime général, comme un assimilé salarié, à condition d’être rémunéré.
  • En revanche, si vous ne percevez aucune rémunération, vous ne bénéficiez d’aucune couverture.

Côté retraite :

  • le président de SAS cotise au régime général, avec une meilleure couverture ;
  • le gérant de SARL cotise au régime TNS, moins cher mais aussi moins protecteur.

Le conjoint associé ou collaborateur

Après avoir vu le régime social du dirigeant, abordons un cas fréquent : celui des couples qui créent leur entreprise ensemble.

C’est une belle aventure humaine et professionnelle, mais encore faut-il choisir la forme juridique qui s’adapte le mieux à votre projet à deux.

Le statut de conjoint associé : possible dans les deux cas

Bonne nouvelle : dans une SARL comme dans une SAS, le conjoint d’un associé peut devenir lui-même associé de l’entreprise.

Mais certaines conditions s’appliquent :

  • il doit travailler de manière régulière dans l’entreprise ;
  • sans être salarié ni percevoir de rémunération ;
  • et sans être déjà associé par ailleurs.

Ce statut permet d’impliquer le conjoint dans la société sans formalités trop lourdes, tout en partageant les décisions et les bénéfices.

La SARL : un atout pour le conjoint collaborateur

Là où la SARL se démarque vraiment, c’est qu’elle offre une option supplémentaire : le statut de conjoint collaborateur.

Ce statut n’existe pas en SAS.

Concrètement, cela permet au conjoint du gérant (marié ou pacsé, mais pas concubin) de travailler dans l’entreprise sans être rémunéré, tout en bénéficiant d’une protection sociale.

C’est un choix souvent intéressant dans les entreprises familiales ou artisanales, où l’un des deux soutient activement l’activité sans occuper de poste salarié.

C’est une manière de réduire les coûts tout en garantissant une couverture minimale au conjoint, une souplesse bien pratique dans les débuts d’une petite entreprise.

La gestion et la gouvernance

Après avoir vu la fiscalité et la protection sociale, intéressons-nous maintenant à la gouvernance : la manière dont votre entreprise va être organisée et dirigée au quotidien.

Et sur ce point, SAS et SARL n’offrent pas du tout le même degré de liberté.

La SAS : la liberté avant tout

Si vous aimez la souplesse, la SAS va vous plaire.

C’est une forme juridique pensée pour les projets qui évoluent vite, où les associés veulent pouvoir adapter les règles à leur situation sans être bloqués par un cadre trop rigide.

Les statuts d’une SAS sont donc entièrement personnalisables :

  • vous pouvez créer des organes de direction spécifiques ;
  • définir librement la répartition des pouvoirs ;
  • fixer vos propres modalités de prise de décision.

Exemple : vous pouvez attribuer à un associé minoritaire un droit de veto lui permettant de bloquer certaines décisions importantes ou stratégiques, ou encore confier à un comité la gestion des levées de fonds.

Bref, vous êtes aux commandes.

La SARL : un cadre plus strict, mais sécurisant

La SARL, à l’inverse, repose sur un fonctionnement défini par la loi.

Cela signifie que les marges de manœuvre sont plus limitées : difficile de modifier les règles internes sans suivre des procédures bien précises.

Ce cadre est souvent perçu comme un avantage dans les structures familiales ou artisanales, où les associés recherchent avant tout la stabilité et la prévisibilité.

Exemples :

  • Le nombre d’associés est limité à 100.
  • Les modalités de prise de décision sont encadrées (assemblées générales, quorum, etc.).
  • Les clauses statutaires sont plus standardisées, donc plus faciles à comprendre pour tous.

La SARL s’adapte moins aux entreprises innovantes ou aux croissances rapides, mais elle offre une structure solide et claire, idéale pour les projets pérennes.

En résumé, entre SAS et SARL, la différence se joue surtout sur le niveau de liberté et de cadre juridique.

La SAS offre une grande souplesse de fonctionnement : statuts libres, gouvernance personnalisable et capital variable facilitant l’entrée d’investisseurs. Elle séduit les projets en croissance ou innovants, qui ont besoin d’agilité.

La SARL, elle, suit un modèle encadré par la loi : gestion plus rigide, mais rassurante pour les entreprises familiales ou artisanales. Sa structure claire limite les risques de désaccords entre associés.

Côté fiscalité, les deux statuts se valent, mais la SAS simplifie la revente de titres.

Et sur le plan social, le président de SAS profite d’une meilleure couverture, tandis que le gérant majoritaire de SARL paie moins de cotisations, au prix d’une protection plus limitée.

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Tableau comparatif : les caractéristiques de la SAS et de la SARL

CaractéristiquesSAS (Société par Actions Simplifiée)SARL (Société à Responsabilité Limitée)
Nombre d’associésPeut être fondée seul ou à plusieurs, sans limite maximale.Nécessite au moins deux associés, avec un maximum fixé à 100.
Montant du capital socialLibre à partir de 1 € symbolique. Au moins la moitié du capital doit être versée au moment de l’immatriculation.Fixé librement dès 1 €. Au moins 20 % du capital doit être libéré à la création.
Responsabilité des associésChacun est responsable à hauteur de ce qu’il a apporté au capital.Même principe : la responsabilité est limitée aux apports.
Direction de la sociétéDirigée par un président (personne physique ou morale). D’autres organes peuvent être ajoutés selon les statuts.Gérée par un ou plusieurs gérants, qui doivent être des personnes physiques.
Statut social du dirigeantPrésident assimilé salarié (régime général).Gérant majoritaire TNS (régime des indépendants).
Prise de décisionModalités librement définies dans les statuts : grande flexibilité.Règles encadrées par la loi : gérant + assemblées.
Commissaire aux comptesObligatoire seulement si certains seuils sont dépassés ou en cas de contrôle.Généralement non obligatoire sauf dépassement de seuils.
FiscalitéIS par défaut, option IR possible pendant 5 ans.IS par défaut, option IR possible 5 ans. Exception : SARL de famille (IR sans limite).

SAS ou SARL : comment faire le bon choix pour votre entreprise ?

À ce stade, vous l’aurez compris : la SAS et la SARL ne s’opposent pas tant à la création qu’au cours de la vie de l’entreprise. Leur différence se joue surtout dans la façon dont vous imaginez votre projet évoluer.

Mais d’autres critères, plus personnels et très concrets, entrent également en ligne de compte :

  • Votre rémunération
  • Si vous prévoyez de vous verser une rémunération régulière et souhaitez optimiser vos charges sociales, la SARL (gérant majoritaire TNS) est souvent plus avantageuse grâce à des cotisations moins élevées.
  • Votre situation avec l’ARE
  • Si vous bénéficiez de l’ARE (aide au retour à l’emploi) et souhaitez éviter de payer des cotisations sociales tant que vous ne vous rémunérez pas, la SAS est plus intéressante, car un président non rémunéré n’a aucune cotisation minimale à payer (contrairement au gérant majoritaire de SARL qui reste affilié et donc cotisant).

Avant de trancher, prenez également un moment pour vous poser une question simple :

Comment voyez-vous votre société dans 3, 5 ou 10 ans ?

  • Vous prévoyez de faire entrer des investisseurs, d’ouvrir le capital ou d’évoluer dans un secteur innovant ?
  • La SAS est probablement faite pour vous. Elle vous donnera la souplesse et la crédibilité nécessaires pour accompagner votre croissance.
  • Vous lancez une entreprise familiale, artisanale ou à taille humaine, où la stabilité et la simplicité priment ?
  • La SARL sera un choix plus naturel. Son cadre encadré rassure et facilite la gestion quotidienne.
EN RÉSUMÉ

La SAS séduit par sa liberté de gestion, la souplesse de ses statuts et sa facilité à faire entrer de nouveaux investisseurs. C’est le choix des projets appelés à grandir vite.

La SARL, elle, offre un cadre juridique stable, une gouvernance encadrée et une fiscalité plus lisible pour les structures à taille humaine. Elle rassure les entrepreneurs qui privilégient la sécurité et la simplicité.

SAS rime donc avec évolutivité, SARL avec stabilité. Le bon choix dépend de votre vision et de votre rythme de développement.

Chez Dougs, on ne se contente pas de vous expliquer les différences. On vous accompagne concrètement dans la création de votre entreprise, du choix du statut jusqu’à l’immatriculation.

Sollicitez nos experts dès maintenant pour avancer sereinement vers la forme juridique la plus adaptée à votre projet.

FAQ sur les différences entre SAS et SARL

Quelles sont les principales différences entre les statuts d’une SAS et ceux d’une SARL ?

Les statuts d’une SAS sont rédigés avec une grande liberté : les associés fixent eux-mêmes les règles de fonctionnement, la répartition des pouvoirs et les modalités de prise de décision.En SARL, le formalisme est plus strict : la loi encadre fortement la rédaction des statuts, les assemblées générales et la gouvernance.Concrètement, la SAS permet d’adapter son organisation interne à son projet, tandis que la SARL offre un cadre juridique stable et sécurisé.

Comment se passe la cession de titres ou de parts sociales entre associés ?

En SARL, la cession de parts sociales doit suivre une procédure d’agrément : les autres associés doivent donner leur accord, ce qui protège la cohésion du groupe.En SAS, la cession d’actions est plus simple : elle se fait par acte sous seing privé (ou notarié) et les conditions sont librement prévues dans les statuts ou un pacte d’associés.Côté fiscalité, la flat tax s’applique sur les plus-values et les droits d’enregistrement sont plus légers pour la SAS (0,1 %) que pour la SARL (3 % après abattement).

Quelle structure offre le plus de liberté de gestion au quotidien ?

La SAS se distingue par sa liberté statutaire : les associés définissent librement les organes de direction, les règles de décision collective et les droits d’information.Cette flexibilité facilite l’évolution de l’entreprise (entrée d’investisseurs, réorganisation, levée de fonds…).La SARL, elle, obéit à des règles de fonctionnement plus strictes fixées par la loi, mais qui rassurent les entrepreneurs recherchant un cadre clair et peu de surprises dans la gestion.

Quelle forme juridique choisir pour un projet amené à évoluer ?

Si vous imaginez votre société grandir, accueillir de nouveaux partenaires ou changer d’activité, la SAS est la plus adaptée.Sa structure souple et ses statuts personnalisables facilitent les prises de décision et la transmission des actions.La SARL reste un excellent choix pour une entreprise familiale ou artisanale où la stabilité prime sur la rapidité d’évolution.

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David Bernier
David Bernier
Head of Legal

David est Head of Legal chez Dougs. En français, cela signifie qu’il pilote le département juridique du cabinet, endosse la casquette de référent technique et garantit l’évolution du service.

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