Trouver un financement pour créer son entreprise : par où commencer ?
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Créer une entreprise sans financement, c’est partir sans carburant. Vous avez l’idée. Il faut les moyens. Vous cherchez où trouver l’argent, par quelles démarches commencer et comment limiter les risques financiers liés au lancement de votre activité.
En 2026, les solutions sont nombreuses:
- aides publiques ;
- microcrédits ;
- prêts bancaires ;
- crowdfunding ;
- investisseurs.
L’enjeu, c’est de choisir celles adaptées à votre profil et de les combiner sans fragiliser votre trésorerie.Je vous montre comment évaluer vos besoins, activer les bons leviers et éviter les pièges.
Ce guide s’inscrit dans la continuité des étapes nécessaires pour créer votre entreprise, en vous aidant à comprendre et structurer le financement de votre projet.


- Avant tout, il faut évaluer précisément vos besoins et bâtir un plan de financement clair : de combien avez-vous besoin et pour combien de temps.
- Le financement de votre création d’entreprise peut reposer sur plusieurs leviers : apport personnel, prêts bancaires, microcrédit, financement participatif ou aides publiques.
- Vous pouvez combiner plusieurs sources : par exemple, un apport personnel, un prêt d’honneur et une aide de la BPI (Banque Publique d’Investissement)
- Les dispositifs d’accompagnement (Adie, France Active, France Travail) facilitent l’accès aux fonds et limitent les risques.
- La clé, c’est d’adapter la solution à votre profil et à votre projet.
Je vous propose maintenant d’entrer dans le détail.
Comprendre les bases du financement d’une création d’entreprise
Sans financement, un projet reste une idée. Le financement de création d’entreprise, c’est tout ce qui vous permet de transformer une intention en réalité.
Qu’est-ce que le financement de création d’entreprise ?
Le financement de création d’entreprise correspond à l’ensemble des ressources financières mises en place pour couvrir vos dépenses initiales, de la constitution du capital au lancement de l’activité. Il peut s’agir :
- de vos fonds propres ;
- d’un prêt ;
- d’une aide publique ;
- d’un financement participatif.
La viabilité du projet dépend de cette base. L’anticiper peut vous éviter une panne de trésorerie.
Selon une étude de BPI France (2024), 40 % des entreprises échouent dans leurs deux premières années à cause d’une mauvaise anticipation des besoins financiers. Comprendre les leviers disponibles est donc indispensable pour bien démarrer.
En pratique, il est préférable d’anticiper vos besoins de financement avant de vous immatriculer. Cela vous permet de choisir le bon statut, de fixer un capital adapté et d’éviter les ajustements coûteux après la création.

Panorama global des sources de financement disponibles
Pour y voir clair, je vous propose un panorama des principales sources de financement que vous pouvez mobiliser lors de la création de votre entreprise.
- Les financements internes : apport personnel, love money, participation d’associés.
- Les financements externes : prêts bancaires, microcrédits, levées de fonds.
- Les aides publiques et garanties : dispositifs BPI, France Active, Adie, Pôle emploi.
- Les financements participatifs : dons, financement avec contreparties non financières, crowdlending, crowdequity ou financement en royalties.
Je vais maintenant vous expliquer comment chiffrer vos besoins pour choisir, ensuite, la ou les solutions les plus adaptées à votre profil.
Évaluer précisément ses besoins financiers avant de se lancer
Objectif : savoir combien il vous faut et à quoi l’argent sert. Vous planifiez vos ressources et rassurez vos financeurs.
Identifier les dépenses de lancement et le besoin en fonds de roulement (BFR)
Avant toute demande de financement, il faut d’abord lister vos dépenses de démarrage :
- Les frais de création (immatriculation, conseil juridique, assurance).
- Les investissements matériels (ordinateurs, véhicules, machines, mobilier).
- Les dépenses immatérielles (site web, communication, logiciels, licences).
- Le besoin en fonds de roulement (BFR), c’est-à-dire la trésorerie nécessaire pour fonctionner entre les encaissements et les décaissements.
Le besoin en fonds de roulement (BFR), c’est la trésorerie nécessaire pour fonctionner entre les encaissements et les décaissements.
Concrètement, prenons un exemple simple. Vous achetez 100 produits à 30 € pièce, soit 3 000 € de trésorerie qui sort immédiatement de votre compte. Vous prévoyez de les revendre 60 € l’unité, donc votre marge est correcte. Mais entre le moment où vous payez vos fournisseurs et celui où vos clients vous règlent, vous avez avancé de l’argent sans encore en récupérer.
Ce décalage crée un trou temporaire dans votre trésorerie. C’est exactement cela, le BFR. Et s’il est mal anticipé, il peut mettre votre activité en difficulté dès les premiers mois, même si votre projet est rentable sur le papier.
Le BFR initial se calcule ainsi :BFR initial = Achats TTC de stocks de départ + Frais généraux payables d’avance + Crédit de TVA sur investissements.
Autrement dit, c’est le montant que vous devez avancer avant de recevoir vos premières rentrées d’argent. Un BFR mal évalué, c’est souvent une trésorerie bloquée dès les premiers mois.
Établir un plan de financement cohérent et réaliste
Un plan de financement permet de visualiser l’équilibre entre vos besoins et vos ressources.Il doit répondre à trois questions simples :
- De combien d’argent ai-je besoin ?
- D’où viendra cet argent ?
- Comment vais-je le rembourser ou le rentabiliser ?
Votre plan de financement regroupe donc deux colonnes :
- Les besoins : investissements, stocks, charges prévisionnelles, trésorerie.
- Les ressources : apport personnel, prêts, aides, subventions, crowdfunding.
Exemple concret :Imaginons une micro-entreprise de services informatiques :
- Matériel et logiciels : 2 000 €
- site : compter 1000€ et publicité mettre 1500€ => total 2500€
- Trésorerie de départ : 2 000 €→ Besoins totaux : 5 000 €
Pour financer ce montant, le créateur prévoit :
- 2 000 € d’apport personnel ;
- 2 000 € de microcrédit auprès de l’Adie ;
- 1 000 € via une petite campagne de crowdfunding.
Son plan est équilibré, réaliste, et montre à ses partenaires financiers qu’il a réfléchi à chaque poste de dépense.
Pour approfondir cette étape, je vous recommande de consulter ce guide dédié au plan de financement pas à pas pour construire un tableau prévisionnel solide et crédible.
Une fois vos besoins évalués, la prochaine étape consiste à identifier les sources de financement adaptées à votre profil.
Les principales solutions de financement pour créer votre entreprise
Lorsque vous lancez votre activité, il est rare de pouvoir tout financer seul. Il faut donc identifier les différentes solutions possibles pour compléter votre apport personnel. Bonne nouvelle : il existe aujourd’hui de nombreux leviers pour vous aider à démarrer dans de bonnes conditions.
Concrètement, le financement de la création d’entreprise repose le plus souvent sur trois grandes catégories de solutions :
- les fonds propres, qui constituent votre premier levier de crédibilité ;
- les crédits et prêts, pour financer les investissements nécessaires au démarrage ;
- le financement participatif, qui permet de lever des fonds tout en testant votre projet auprès du public.
Je vous détaille chacune de ces solutions dans les sections suivantes
Les fonds propres : votre premier levier de financement
Les fonds propres, c’est l’argent que vous apportez vous-même dans votre entreprise. Cela peut venir de votre épargne personnelle, d’une aide de vos proches, ce qu’on appelle la love money, ou encore de l’entrée d’associés au capital.Ce premier apport montre aux financeurs que vous croyez en votre projet : il renforce votre crédibilité et facilite l’obtention d’un prêt bancaire.
Prenons un exemple concret :Imaginons que vous souhaitiez ouvrir un salon de coiffure. Vous investissez 10 000 € d’épargne personnelle, vos proches vous prêtent 5 000 €, et vous décrochez un prêt d’honneur de 8 000 € auprès de France Active. Grâce à cet engagement initial, votre banque sera bien plus encline à vous accorder un crédit complémentaire pour financer votre matériel.
Les crédits et prêts : un soutien essentiel pour démarrer
Peu de porteurs de projet disposent d’un capital suffisant pour financer seuls le lancement de leur entreprise. Le recours au prêt devient donc une solution courante.
Voici les principales formes de solutions de crédit accessibles en 2026 :
- Le prêt bancaire classique permet de financer vos investissements, comme un local, du matériel ou un véhicule. Il est souvent accompagné d’une garantie partielle de la BPI France, pouvant couvrir jusqu’à 70 % du montant emprunté. Pour aller plus loin, retrouvez notre article complet sur le prêt bancaire.
- Le microcrédit, proposé par des organismes comme l’Adie, pour des montants jusqu’à 15 000 €. Idéal si vous démarrez une micro-entreprise sans garanties solides.
- Le prêt d’honneur, attribué par des réseaux comme France Active ou Initiative France ou Réseau entreprendre sans intérêts ni caution, mais sur dossier motivé.
- Le crédit-bail permet de louer un bien, comme un véhicule professionnel, avant d’en devenir propriétaire, sans immobiliser vos liquidités. Pour approfondir ce mode de financement, vous pouvez consulter notre article sur le crédit-bail.
Exemple :
Paul, futur artisan menuisier, a financé son atelier avec un microcrédit de l’Adie de 10 000 €, un prêt d’honneur de 6 000 €, et un crédit-bail pour son utilitaire. Grâce à son conseiller pro, il a pu utiliser la boîte à outils de son Pass Créa pour simuler ses crédits et comparer les offres bancaires. Résultat : il a démarré sans hypothéquer son patrimoine et avec un financement parfaitement adapté à ses besoins.
Le financement participatif : un levier moderne et communautaire
Le financement participatif ou crowdfunding permet de mobiliser des fonds, mais aussi de tester votre idée auprès du public avant même de vous lancer.
Il existe plusieurs formes de financement participatif :
- Le don (avec ou sans contrepartie).
- Le crowdlending (prêt accordé par des particuliers à une entreprise, avec intérêts).
- Le crowdequity (prise de participation au capital).
- Et le financement en royalties, où vous reversez un pourcentage de votre chiffre d’affaires à vos contributeurs.
Selon l’INPI (2024), plus de 60 % des campagnes de crowdfunding réussies permettent de lever entre 5 000 et 50 000 €.
C’est une belle alternative pour les jeunes entrepreneurs sans historique bancaire.
Exemple :
Prenons le cas d’une entrepreneuse qui souhaite lancer une gamme de bijoux écoresponsables. Elle peut tester son concept sur une plateforme comme Ulule, en proposant des précommandes. En levant, par exemple, 8 000 €, elle finance son stock initial et valide la demande avant de créer officiellement sa marque.
Ces trois leviers (apport personnel, crédit et financement participatif) ne s’opposent pas. Vous pouvez les combiner pour bâtir un plan de financement solide et crédible.
Prochaine étape : je vais vous montrer comment les aides publiques et dispositifs d’accompagnement peuvent compléter ces solutions et sécuriser votre démarrage.
Les aides et dispositifs d’accompagnement à mobiliser
Quand vous créez une entreprise, chaque euro compte. Les aides financières peuvent alléger vos dépenses et rendre votre démarrage beaucoup plus confortable. En France, il existe aujourd’hui des centaines de dispositifs, nationaux ou régionaux, pensés pour soutenir les créateurs d’entreprise. L’enjeu, c’est de savoir lesquels vous concernent et comment en bénéficier.
Je vous suggère de vous appuyer sur ce guide recensant toutes les aides financières pour créateurs d’entreprise disponibles en 2026 pour vous aider à démarrer plus sereinement.
Les aides publiques et organismes clés
En 2026, les principaux organismes publics qui soutiennent la création d’entreprise sont :
- BPI France : la Banque Publique d’Investissement peut garantir jusqu’à 70 % d’un prêt bancaire grâce à son dispositif de garantie création. Elle propose aussi des prêts d’amorçage pour financer la recherche et l’innovation.
- France Travail (ex-Pôle emploi) : si vous êtes demandeur d’emploi, vous pouvez bénéficier de :
- l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) : versement en capital d’une partie de vos allocations chômage (jusqu’à 60 %). Le fonctionnement de l’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise est détaillé dans notre article dédié.
- l’ARE (Aide au Retour à l’Emploi) : maintien partiel des indemnités pendant la phase de lancement. Les règles de cumul sont expliquées plus en détail dans notre guide sur l’Aide au Retour à l’Emploi.
- l’ACRE (Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise) : exonération partielle de cotisations sociales pendant les 12 premiers mois.Le dispositif de l’Aide à la Création ou à la Reprise d’Entreprise est présenté en détail dans notre article dédié.
- Les régions et collectivités locales : elles proposent souvent des aides à la création ou à l’installation d’entreprises. Par exemple, la région Auvergne-Rhône-Alpes accorde des subventions jusqu’à 10 000 € pour les jeunes entrepreneurs innovants.
Selon une étude de France Active (2024), plus de 25 000 entreprises ont bénéficié d’un accompagnement public à la création l’an dernier, avec un taux de survie de 85 % à 3 ans.
Les dispositifs de garantie et d’accompagnement
Comprendre le financement est une chose, mais monter un dossier solide en est une autre. Ces organismes vous aident à préparer votre demande et à accéder à des financements adaptés à votre profil.
Voici les plus connus :
- L’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) : elle aide les personnes exclues du système bancaire à créer leur entreprise grâce à des microcrédits jusqu’à 15 000 €. Elle propose aussi un suivi personnalisé.
- France Active : ce réseau soutient les projets à impact social ou durable via des prêts solidaires et des garanties bancaires.
- Réseau Entreprendre : il accorde des prêts d’honneur aux porteurs de projet à fort potentiel de croissance et les met en relation avec des chefs d’entreprise expérimentés.
- CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) et CMA (Chambre de Métiers et de l’Artisanat) : elles offrent des formations, diagnostics gratuits et permanences-conseil.
Exemple concret : Prenons le cas d’une demandeuse d’emploi qui souhaite lancer une marque de produits naturels. Elle peut combiner un microcrédit de 8 000 € auprès de l’Adie, un accompagnement par France Active et une exonération ACRE. Cette combinaison d’aides lui permet de financer son lancement sans recourir à un prêt bancaire.
Des dispositifs de garantie et d’accompagnement renforcés pour les créateurs
Au-delà des aides financières, de nombreux dispositifs de garantie et services d’accompagnement permettent de sécuriser votre démarche. En 2026, ces programmes s’adressent aussi bien aux micro-entrepreneurs qu’aux sociétés en lancement.
- Les spécialistes de la création d’entreprise comme France Active, Bpifrance ou les CCI proposent des garanties bancaires pouvant couvrir jusqu’à 70 % d’un prêt bancaire.
- Les réseaux d’aide tels que l’Adie ou Initiative France offrent aussi un suivi personnalisé et une hotline réservée aux entrepreneurs, pour répondre rapidement aux questions administratives et financières.
- Certains programmes incluent des formations collectives sur la gestion, la trésorerie ou le choix des assurances professionnelles adaptées, afin d’aider les créateurs à anticiper les risques.
- Pour les projets nécessitant des investissements matériels, les financements alternatifs comme le crédit-bail peuvent être associés à ces garanties, afin d’éviter de mobiliser trop de liquidités.
Ces outils combinent accompagnement humain et protection financière. Ils permettent de limiter les refus de prêt et d’aborder la création d’entreprise avec davantage de sérénité.
Les aides ciblées selon votre profil
Certains dispositifs sont spécialement conçus pour encourager la diversité entrepreneuriale :
- Les aides aux femmes entrepreneures : associations comme Action’elles ou Force Femmes proposent du mentorat et des financements spécifiques.
- Les dispositifs pour étudiants : le statut Étudiant-Entrepreneur (via les pôles PEPITE) permet de bénéficier d’un accompagnement et d’un tuteur académique.
- Les aides pour les personnes en situation de handicap : l’AGEFIPH propose des subventions pouvant aller jusqu’à 6 000 € pour financer le lancement ou l’adaptation du poste de travail.
Ces dispositifs sont souvent cumulables. Vous pouvez, par exemple, obtenir un prêt d’honneur via France Active, bénéficier d’une garantie BPI et toucher l’ARCE de France Travail.
Avant toute démarche, je vous suggère de consulter le portail officiel aides-entreprises.fr : il recense toutes les aides disponibles selon votre profil et votre localisation.
Une fois ces aides identifiées, la question suivante se pose : comment les combiner efficacement sans créer un déséquilibre financier ? Dans la prochaine partie, je vous explique comment bâtir une stratégie de financement équilibrée et durable.
Stratégies pour combiner vos solutions de financement et de crédit efficacement
Obtenir des fonds, c’est bien, mais savoir les combiner, c’est mieux. Une entreprise solide ne repose pas sur une seule source de financement. En 2026, les créateurs les plus avisés articulent apports, prêts et aides pour sécuriser leurs débuts et garder une trésorerie saine.
Comment articuler apports, emprunts et aides selon son profil
Tout dépend de votre situation et de votre statut juridique.Chaque profil d’entrepreneur a ses leviers spécifiques :
- Autoentrepreneur : vos besoins sont souvent modestes. Vous pouvez démarrer avec un apport personnel (1 000 à 3 000 €) complété par un microcrédit Adie (jusqu’à 15 000 €). Ajoutez l’aide ACRE pour alléger vos charges sociales.
- Créateur de SARL ou SAS : vos investissements sont plus élevés. Combinez un apport au capital, un prêt d’honneur (France Active, Réseau Entreprendre) et un prêt bancaire garanti par la BPI France.
- Demandeur d’emploi : misez sur l’ARCE ou le maintien de l’ARE selon votre profil, complétés d’un apport personnel, d’un prêt ou d’une subvention régionale. Cette combinaison permet d’adapter votre financement à votre situation et de sécuriser votre démarrage.
- Étudiant ou jeune diplômé : le dispositif PEPITE Étudiant-Entrepreneur vous permet d’être accompagné et parfois financé dans votre projet.
L’équilibre idéal ? Que vos apports couvrent au moins 20 à 30 % de vos besoins, le reste étant réparti entre aides et emprunts. Cette répartition inspire confiance aux partenaires financiers.
Conseils pour limiter le risque d’endettement et sécuriser sa trésorerie
Un plan de financement trop ambitieux peut rapidement mettre votre trésorerie en tension. Le secret, c’est de trouver l’équilibre entre ambition et prudence.
Voici quelques repères utiles :
- Réservez les emprunts aux investissements durables (matériel, véhicule, local).
- Évitez de financer vos charges courantes (loyer, salaires, abonnements) avec un prêt.
- Gardez au moins trois mois de trésorerie d’avance pour absorber les retards de paiement.
- Comparez les offres bancaires et négociez les différés de remboursement.
- Vérifiez la compatibilité entre les aides (certaines exonérations ne se cumulent pas).
Pensez à diversifier vos leviers : un prêt bancaire, un crédit-bail ou un financement alternatif peuvent se compléter. Je vous propose de réaliser une simulation de crédit avant de valider vos engagements.
Chez Dougs, nos experts aident les créateurs à construire ce type de plan équilibré pour éviter les erreurs de départ et optimiser chaque source de financement.
Exemple : stratégie de financement mixte d’un créateur dans le e-commerce
Camille souhaite lancer une boutique en ligne de vêtements éco-responsables.Son budget total s’élève à 20 000 €, répartis ainsi :
| Type de dépense | Montant (€) | Source de financement |
|---|---|---|
| Achat du stock initial | 6 000 € | Prêt bancaire garanti Bpifrance |
| Création du site et publicité | 3 000 € | Crowdfunding (Ulule) |
| Trésorerie de départ | 5 000 € | Apport personnel |
| Frais juridiques et logistiques | 2 000 € | Aide régionale |
| Développement produit | 4 000 € | Prêt d’honneur France Active |
| Total | 20 000 € | Plan de financement équilibré |
Grâce à cette combinaison, Camille démarre avec une trésorerie solide et plusieurs partenaires engagés à ses côtés.Son plan est clair, crédible et lui laisse de la marge pour grandir.
Les erreurs à éviter dans son plan de financement
La plupart des projets qui échouent n’ont pas manqué d'idées, mais de préparation financière. Un plan de financement mal calibré peut fragiliser votre entreprise dès les premiers mois.
Sous-estimation des besoins, surévaluation des aides, manque d’anticipation
Ce sont les erreurs les plus courantes, mais aussi les plus évitables.
- Sous-estimer les besoins réels : oublis de charges sociales, de frais administratifs ou de logiciels.
- Surévaluer les aides : certaines subventions sont conditionnelles ou versées tardivement.
- Manquer de trésorerie : une marge trop faible ne permet pas d’absorber les retards clients ou les imprévus.
Selon Les Échos Entrepreneurs (2024), une entreprise sur quatre subit des tensions de trésorerie dès sa première année.
Comment anticiper les imprévus grâce à un prévisionnel ajusté et des marges de sécurité ?
Le prévisionnel n’est pas figé : il évolue avec votre activité et vous aide à anticiper les écarts par rapport aux prévisions initiales.
Voici comment l’utiliser efficacement :
- Créez plusieurs scénarios (optimiste, réaliste, prudent).
- Ajoutez une marge de sécurité d’au moins 10 % dans votre budget.
- Mettez à jour vos prévisions tous les trimestres pour ajuster vos dépenses.
- Suivez vos flux de trésorerie pour repérer les décalages avant qu’ils ne deviennent critiques.
Ces réflexes simples vous aideront à piloter sereinement votre entreprise et à rassurer vos partenaires financiers. Et si vous souhaitez être accompagné pour élaborer votre prévisionnel, les experts Dougs peuvent le construire avec vous, pas à pas.
Vous avez désormais toutes les clés pour éviter les pièges. L’étape suivante consiste à obtenir concrètement vos financements. Je vais vous expliquer comment préparer un dossier solide et convaincre vos financeurs.
L’accompagnement, un vrai levier de réussite
Construire un plan de financement équilibré demande de la méthode. Si vous avez un doute, n’hésitez pas à vous faire accompagner.Un expert-comptable Dougs peut vous aider à ajuster vos hypothèses, à définir vos besoins réels et à éviter les erreurs de débutant. Ensemble, vous bâtirez un prévisionnel clair et réaliste, qui rassurera les banques et investisseurs.
Étapes clés pour obtenir son financement
La qualité de votre dossier fait souvent la différence entre un refus et un accord. Même un projet solide peut être bloqué si le dossier est mal préparé ou trop vague. L’objectif est donc de convaincre vos financeurs que votre entreprise est viable, maîtrisée et bien structurée.
Etape 1 : Préparer un dossier solide et crédible
Un dossier de financement, c’est votre carte d’identité financière. Il doit permettre à vos interlocuteurs de comprendre rapidement :
- votre projet ;
- vos besoins ;
- votre capacité à rembourser.
Voici les éléments essentiels à y inclure :
- Un business plan clair qui présente votre idée, votre marché et votre stratégie.
- Un plan de financement équilibré entre besoins et ressources.
- Un prévisionnel financier sur 12 à 36 mois, montrant votre rentabilité future.
- Des justificatifs concrets : devis, factures prévisionnelles, attestations, pièce d’identité.
Ces documents permettent à vos financeurs d’évaluer le risque. Une banque, par exemple, veut savoir si vous avez une trésorerie suffisante pour absorber les aléas. Un investisseur, lui, cherche à comprendre la rentabilité et la scalabilité de votre modèle.
Exemple concret :Sophie, créatrice d’une société de conseil en communication, a obtenu un prêt de 30 000 € après avoir présenté un prévisionnel réaliste et un business plan clair. Son dossier contenait également une étude de marché prouvant la demande locale, ce qui a rassuré sa banque.
Astuce : si vous avez besoin d’aide pour formaliser votre dossier, Dougs peut vous accompagner à construire votre business plan et votre prévisionnel.
Etape 2 : Pitcher efficacement son projet auprès des financeurs
Un bon projet doit aussi savoir se vendre. Les premières minutes sont cruciales : elles déterminent souvent la perception qu’a votre interlocuteur de votre sérieux et de votre professionnalisme.
Voici quelques conseils simples pour réussir votre pitch :
- Soyez clair sur le problème que vous résolvez et votre proposition de valeur.
- Annoncez le besoin exact : montrez que votre chiffrage est précis (ex. : “Je recherche 20 000 € pour financer un stock initial et trois mois de trésorerie”).
- Appuyez-vous sur des données concrètes : taille du marché, taux de croissance, premiers clients potentiels.
- Mettez en avant vos atouts : expérience, réseau, savoir-faire, accompagnement d’un cabinet comptable comme Dougs.
- Préparez les objections : anticipez les questions sur vos marges, vos charges et vos prévisions.
Un bon pitch, c’est un dialogue, pas un monologue. Vous devez inspirer confiance. Si vous êtes transparent, cohérent et passionné, vous avez déjà franchi la moitié du chemin.
Une fois votre financement obtenu, il faudra penser à l’après : comment gérer vos fonds, développer votre activité et préparer les étapes suivantes. C’est ce que nous allons voir dans la prochaine partie.
Financer le développement de l’entreprise après sa création
L’obtention des premiers financements n’est qu’une étape. Votre entreprise devra ensuite évoluer, grandir, investir à nouveau. Et pour cela, il faut anticiper les besoins futurs dès la création.
Les principaux leviers pour financer la croissance
Le financement du développement dépend de la maturité de votre entreprise et de son secteur d’activité. Voici les leviers les plus utilisés en 2026 :
- Réinvestir vos bénéfices : c’est la solution la plus saine. Vous utilisez votre propre rentabilité pour financer vos projets (recrutement, matériel, innovation).
- Renégocier un prêt bancaire : après un an d’activité, vos résultats peuvent convaincre la banque d’accorder un prêt plus important ou à de meilleures conditions.
- Faire une levée de fonds : si votre entreprise a un fort potentiel de croissance, vous pouvez ouvrir le capital à des investisseurs privés, comme les Business Angels ou les fonds de capital-risque.
- Activer de nouveaux dispositifs publics : la BPI propose des aides spécifiques pour la R&D (recherche et développement), la transition écologique et la digitalisation. Par exemple, le Prêt Innovation ou le Prêt Croissance peuvent aller jusqu’à 1 million d’euros pour les PME prometteuses.
- Recourir au financement participatif : les plateformes comme WiSEED ou Lendopolis se sont spécialisées dans le financement de la croissance. Elles permettent de lever entre 20 000 € et 500 000 €, selon le type de projet.
Exemple : une entreprise artisanale qui passe à la vitesse supérieure
Imaginons une petite entreprise de fabrication de mobilier sur mesure.Après deux ans d’activité, elle souhaite agrandir son atelier et recruter deux salariés. Son plan de financement :
| Besoin | Montant (€) | Source de financement |
|---|---|---|
| Agrandissement de l’atelier | 30 000 € | Prêt bancaire garanti Bpifrance |
| Achat de machines CNC | 25 000 € | Subvention régionale innovation |
| Recrutement de deux employés | 20 000 € | Réinvestissement des bénéfices |
| Communication et site e-commerce | 10 000 € | Financement participatif (plateforme) |
| Total | 85 000 € | Plan de financement global équilibré |
Grâce à cette combinaison, l’entreprise diversifie ses ressources tout en gardant la maîtrise de son capital. Ce type de montage est courant dans l’artisanat, l’e-commerce et les jeunes entreprises industrielles.
L’importance d’une stratégie de financement à long terme
La stabilité financière ne se joue pas uniquement au lancement. Une entreprise qui anticipe ses besoins futurs (trésorerie, investissements, innovation) a plus de chances de croître durablement.
Pour cela :
- Actualisez votre plan de financement tous les ans.
- Surveillez votre besoin en fonds de roulement (BFR), surtout si votre volume de ventes augmente.
- Diversifiez vos partenaires financiers pour ne pas dépendre d’une seule banque.
- Et n’hésitez pas à vous entourer : un expert-comptable Dougs peut vous aider à prévoir les scénarios de développement et à ajuster votre structure financière.
Vous savez désormais comment financer la création et la croissance de votre entreprise. Pour terminer, je vous propose un récapitulatif clair et un plan d’action opérationnel, afin de passer concrètement à l’étape suivante.
Créer son entreprise demande autant de méthode que de motivation. Pour réussir, il faut avant tout:
- évaluer vos besoins ;
- choisir les bons leviers de financement ;
- anticiper vos dépenses pour garder une trésorerie stable.
Votre plan d’action tient en trois étapes :
- Chiffrez vos besoins de départ et votre BFR.
- Combinez plusieurs sources de financement : apport personnel, prêt bancaire, microcrédit ou aides publiques.
- Sécurisez votre trésorerie avec un suivi régulier et l’accompagnement d’un expert.
Avant de vous lancer, prenez le temps d’utiliser les outils d’aide à la création comme Créer mon Pass Créa, ou d’échanger avec un conseiller 100 % pro.Et si vous souhaitez bâtir un plan de financement solide et personnalisé, les experts Dougs peuvent vous accompagner pas à pas, de la construction du prévisionnel jusqu’à l’obtention de vos financements. Pour bénéficier d’un accompagnement complet sur la gestion comptable et financière de votre entreprise, découvrez notre offre d’expert-comptable en ligne, pensée pour les créateurs d’entreprise.
FAQ sur le financement de la création d’entreprise
Quelle est la première étape pour financer la création de mon entreprise ?
Combien d’apport personnel faut-il pour créer une entreprise ?
Puis-je obtenir un financement sans apport ?
Quelles sont les aides publiques disponibles en 2026 ?
Comment convaincre une banque de financer mon projet ?
Quelle est la différence entre un prêt d’honneur et un microcrédit ?
Peut-on cumuler plusieurs aides ou financements ?
Comment éviter le surendettement lors de la création d’entreprise ?


Entre deux sessions de conseil client, supervision de bilans comptables, management et formation de ses équipes, elle s’adonne à sa passion : la rédaction de contenus. Elle met sa plume et son expertise au service de sujets de fond sur la création d’entreprise et la comptabilité.
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