Émilie Fatkic
Émilie Fatkic
Expert-comptable
Temps de lecture16 min.

Aide création entreprise : dispositifs, conditions et démarches

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Créer une entreprise demande souvent plus de budget que prévu. Entre les charges, le matériel, le local ou la trésorerie de départ, beaucoup d’entrepreneurs cherchent rapidement une aide à la création d'entreprise pour financer leur lancement et éviter les difficultés de trésorerie dès les premiers mois.

Le problème ? Face à la multitude d’aides et de dispositifs existants, il est souvent difficile de savoir lesquels peuvent être cumulés, lesquels impliquent un remboursement ou encore ceux réellement adaptés à votre situation.

Dans ce guide, découvrez les principales aides disponibles en 2026, les conditions pour en bénéficier et les démarches pour financer votre projet plus sereinement.

La suite de ce guide vous aide justement à faire le tri.

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EN BREF

Créer une entreprise vous donne accès à plusieurs dispositifs pour réduire les charges, financer votre activité ou sécuriser vos revenus au démarrage. Certaines aides sont cumulables, d’autres non.

Les plus connues sont :

  • l’ACRE (Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise) pour réduire les cotisations sociales ;
  • l’ARCE (Aide à la reprise ou à la création d’entreprise) ou le maintien des ARE (Aides au retour à l’emploi) pour les demandeurs d’emploi ;
  • les prêts d’honneur et le microcrédit professionnel pour financer la création ;
  • les aides proposées par Bpifrance ;
  • les aides régionales, locales ou européennes.
  • les dispositifs spécifiques pour les jeunes, femmes, seniors ou entrepreneurs en situation de handicap.

Certaines apportent un financement direct, d’autres réduisent les charges, sécurisent les revenus ou facilitent l’obtention d’un prêt pour la création d'entreprise.

Le plus important reste de choisir les aides adaptées à votre situation, votre budget et votre activité.

La suite de ce guide vous aide justement à faire le tri.

SOMMAIRE
1
Comment fonctionnent les aides à la création d’entreprise ?
2
L’ACRE : l’aide la plus connue pour créer son entreprise
3
ARCE ou ARE : quelle solution choisir ?
4
Les aides financières pour financer son projet
5
Les aides régionales et locales souvent oubliées
6
Les aides spécifiques selon votre profil
7
Les exonérations fiscales et sociales à connaître
8
L’accompagnement à la création d’entreprise : une aide souvent sous-estimée
9
Comment obtenir les aides à la création d’entreprise ?
10
Quelles erreurs éviter avec les aides à la création d’entreprise ?

Comment fonctionnent les aides à la création d’entreprise ?

Toutes les aides ne répondent pas au même besoin. Avant de faire des demandes, je vous conseille d’identifier ce qu’il vous manque réellement pour lancer votre aventure entrepreneuriale.

En général, les créateurs recherchent :

  • de la trésorerie immédiate pour financer du matériel, un local ou des travaux ;
  • un revenu de sécurité pendant les premiers mois ;
  • une réduction des charges sociales pour limiter les dépenses ;
  • ou un accompagnement pour construire un business plan et éviter les erreurs.

Exemple : un consultant freelance cherchera souvent à conserver ses ARE, alors qu’un futur institut de beauté aura davantage besoin d’un prêt d’honneur ou de l’ARCE pour financer l’installation.

Elles peuvent être cumulées, notamment l’ACRE avec certaines aides régionales ou financements de Bpifrance. En revanche, d’autres dispositifs restent incompatibles.

Comprendre cette logique permet déjà d’éviter les dispositifs inutiles et de cibler directement les aides les plus adaptées à votre structure.

L’ACRE : l’aide la plus connue pour créer son entreprise

Quand on parle d’aide à la création d'entreprise, l’ACRE est souvent la première aide à connaître.

Cette Aide aux Créateurs ou Repreneurs d’Entreprise permet de bénéficier d’une exonération de cotisations sociales pendant le début de l’activité.

Concrètement, cela réduit les charges sociales (les cotisations versées à l’Urssaf sur votre rémunération ou votre chiffre d’affaires) et améliore votre trésorerie de départ.

Qui peut bénéficier de l’ACRE ?

Certains profils accèdent plus facilement à l’ACRE :

  • les demandeurs d’emploi ;
  • les bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active (RSA) ;
  • les jeunes de moins de 26 ans ;
  • les personnes de moins de 30 ans en situation de handicap ;
  • les bénéficiaires du Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) ;
  • les personnes en Contrat de Sécurisation Professionnelle (CSP) ;
  • les entrepreneurs implantés dans un Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville (QPPV).

L’aide peut concerner plusieurs statuts et formes d’entreprise, notamment :

  • la micro-entreprise ;
  • la Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) ;
  • l’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL) ;
  • la Société à Responsabilité Limitée (SARL) ;
  • ou encore l’entreprise individuelle.

Le choix du statut juridique reste important, car le fonctionnement de l’ACRE varie notamment selon la forme de l’entreprise et le régime social applicable.

Quel est le montant de l’ACRE ?

L’Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise (ACRE) ne verse pas d’argent directement. Elle permet de réduire une partie des cotisations sociales pendant le début de l’activité, généralement durant la première année.

Pour un micro-entrepreneur, cela se traduit par des taux de cotisations réduits sur le chiffre d’affaires. Pour un dirigeant d'entreprise, l’exonération varie selon le niveau de revenus.

L’allègement n’est pas total : certaines cotisations restent dues. Plus votre revenu augmente, plus l’exonération diminue.

Selon le statut choisi et le niveau d’activité, l’économie réalisée peut représenter plusieurs centaines ou plusieurs milliers d’euros la première année.

L’ACRE doit-elle être remboursée ?

Non, l’ACRE n’est pas un prêt. Il s’agit d’une exonération de cotisations sociales. Vous n’avez donc aucun remboursement à effectuer si vous respectez les conditions du dispositif.

En revanche, l’Urssaf peut demander une régularisation en cas de :

  • erreur dans les déclarations ;
  • informations inexactes ;
  • ou de non-respect des conditions d’éligibilité.

Mieux vaut donc vérifier votre situation dès la création de l’entreprise pour éviter une déconvenue plusieurs mois plus tard.

Comment obtenir l’ACRE ?

Les démarches pour obtenir l’ACRE dépendent de votre statut et de votre situation au moment de la création.

Dans certains cas, notamment en micro-entreprise, l’ACRE peut être accordée automatiquement si les conditions d’éligibilité sont remplies.

Dans d’autres, des justificatifs doivent être transmis rapidement à l’Urssaf après l’immatriculation, comme une attestation France Travail, un justificatif du Revenu de Solidarité Active (RSA) ou un document prouvant votre éligibilité au dispositif.

Avant de créer votre entreprise, vérifiez :

  • votre éligibilité ;
  • votre statut juridique ;
  • et votre possibilité de cumuler l’ACRE avec l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) ou l'ARE (Aide au Retour à l’Emploi).

De temps en temps, des entrepreneurs perdent cette aide à cause d’un dossier incomplet ou d’une demande faite trop tard.

Un guide complémentaire sur l'ACRE peut également vous aider à vérifier votre éligibilité et à comprendre les démarches à effectuer auprès de l’Urssaf et de France Travail.

ARCE ou ARE : quelle solution choisir ?

Quand vous créez une entreprise en étant au chômage, deux aides de France Travail reviennent presque toujours : le maintien des ARE et l’ARCE.

Le principe est simple : soit vous continuez à percevoir une partie de vos allocations chaque mois, soit vous transformez une partie de vos droits au chômage en capital pour financer le lancement du projet.

Petit conseil : mieux vaut comparer les deux dispositifs avant de faire un choix, car l’impact sur les revenus peut être important.

Le maintien des ARE pour sécuriser ses revenus

Le maintien des ARE permet de continuer à percevoir une partie des allocations chômage au début de l’activité.

Cette solution est souvent plus adaptée si :

  • votre activité démarre progressivement ;
  • votre chiffre d’affaires est encore incertain ;
  • vous avez peu d’économies ;
  • ou vous lancez une activité de service avec peu d’investissements.

Le montant versé dépend principalement des revenus déclarés dans le cadre de l’activité.

Exemple : un graphiste indépendant ou un développeur web freelance choisit souvent cette solution pour conserver un revenu stable le temps de développer sa clientèle.

L’ARCE pour obtenir du capital rapidement

L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (ARCE) permet d’obtenir rapidement une trésorerie de départ pour financer les premiers besoins liés à la création d’entreprise.

Cette aide est intéressante quand il faut financer :

  • un local ;
  • des travaux ;
  • du matériel ;
  • un stock ;
  • un véhicule professionnel.

L’ARCE nécessite également d’être éligible à l’Aide aux Créateurs et Repreneurs d’Entreprise (ACRE). Le versement est généralement effectué en deux fois, sous réserve que l’activité soit toujours en cours.

Exemple : pour ouvrir un institut de beauté avec 15 000 € de matériel et d’aménagement, l’ARCE peut permettre de créer une trésorerie dès le lancement.

Avant de choisir entre ARE et ARCE, mieux vaut simuler votre budget sur plusieurs mois. Une mauvaise décision peut rapidement fragiliser le démarrage de l’activité.

ARCE ou ARE : quelle option est la plus avantageuse ?

Le choix entre l’ARCE et l’ARE dépend de votre besoin financier et du type d’activité lancé.

Pour bénéficier de ces aides, vous devez généralement :

En général :

  • les freelances et activités de service privilégient souvent le maintien des ARE pour conserver un revenu mensuel ;
  • les commerces ou activités avec investissements importants choisissent davantage l’ARCE pour obtenir du capital rapidement.

Exemple :

Un consultant avec peu de charges préférera souvent sécuriser ses revenus avec les ARE. À l’inverse, un institut de beauté qui achète du matériel et aménage un local pourra davantage avoir besoin du financement apporté par l’ARCE.

Les aides financières pour financer son projet

Au-delà des aides sociales, plusieurs dispositifs permettent d’obtenir un financement sans passer immédiatement par une banque classique.

C’est souvent ce qui débloque une entreprise.

Le prêt d’honneur : un financement sans intérêts

Le prêt d’honneur est un prêt à taux zéro généralement accordé sans garantie ni caution personnelle directe.

Ce financement permet de renforcer les fonds propres du créateur et de rassurer d’éventuels financeurs.

Dans la plupart des cas, le projet doit être accompagné par un réseau spécialisé comme :

  • Initiative France ;
  • Réseau Entreprendre ;
  • ou une plateforme locale d’accompagnement.

Selon l’organisme, le prêt d’honneur peut être accordé seul ou s’inscrire dans un plan de financement plus large, avec un financement complémentaire.

Vous pouvez consulter les conditions du prêt d’honneur directement sur le site de Bpifrance Création.

Le microcrédit professionnel

Le microcrédit professionnel s’adresse aux entrepreneurs qui n’ont pas accès au crédit bancaire classique.

Cette solution concerne surtout :

  • les demandeurs d’emploi ;
  • les créateurs sans apport ;
  • les entrepreneurs avec peu de garanties ;
  • ou les personnes ayant une situation financière fragile.

Le montant reste généralement plus limité qu’un prêt bancaire classique. Cependant, il peut suffire pour lancer une activité modeste, acheter du matériel ou financer les premiers frais.

Exemple : une personne qui lance une activité de coiffure à domicile ou un modeste e-commerce peut utiliser un microcrédit pour financer un véhicule, du matériel ou un premier stock.

Des organismes comme l’Adie (Association pour le Droit à l’Initiative Économique) proposent ce type de financement avec un accompagnement au projet et une aide au business plan.

Les aides et financements Bpifrance

Bpifrance accompagne les créateurs d’entreprise avec plusieurs dispositifs de financement et d’accompagnement, notamment pour les business innovants ou à fort potentiel de développement.

Selon votre activité, vous pouvez accéder à :

  • des garanties bancaires pour faciliter l’obtention d’un prêt ;
  • des prêts pour financer le démarrage ;
  • un accompagnement entrepreneurial ;
  • des aides à l’innovation ;
  • ou à des financements destinés aux startups et projets innovants.

Ils peuvent aussi accéder à :

  • des appels à projets ;
  • certains financements européens ;
  • ou au statut de Jeune Entreprise Innovante (JEI), qui ouvre droit à des exonérations fiscales et sociales sous conditions.

Exemple : une startup qui développe une solution numérique innovante peut cumuler un accompagnement Bpifrance, une aide régionale et des avantages liés au statut JEI.

Les aides régionales et locales souvent oubliées

De nombreux entrepreneurs passent à côté d’aides locales pourtant intéressantes qui peuvent financer une partie du projet ou réduire certaines charges.

Les régions, départements, métropoles ou communes peuvent proposer :

  • des subventions ;
  • des primes d’installation ;
  • des exonérations fiscales ;
  • des aides sectorielles ;
  • du coaching ou de l’accompagnement ;
  • des dispositifs pour les entrepreneurs installés dans certaines zones aidées.

Ces aides varient fortement selon votre localisation, votre activité et votre profil.

Exemple : certaines collectivités peuvent prendre en charge une partie des équipements, des travaux ou de la digitalisation d’un commerce.

Où trouver les aides locales ?

Plusieurs plateformes permettent de rechercher les aides disponibles selon votre activité et votre région.

Les sources officielles les plus fiables restent :

  • Bpifrance Création ;
  • les sites des conseils régionaux ;
  • les chambres consulaires comme CCI ou les CMA ;

Vous pouvez aussi utiliser des plateformes qui centralisent les aides locales et sectorielles, comme :

  • aides-entreprises.fr ;
  • les-aides.fr.

Les exonérations fiscales locales

Certaines zones géographiques permettent de bénéficier d’aides fiscales spécifiques pour encourager la création d’entreprise dans des territoires prioritaires, notamment :

Selon votre situation et votre activité, ces dispositifs peuvent permettre :

  • des exonérations de Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) ;
  • des allégements d’impôt sur les bénéfices ;
  • ou des exonérations fiscales temporaires pendant les premières années d’activité.

Exemple : une entreprise qui s’installe en Zone Franche Urbaine (ZFU) peut, sous conditions, bénéficier d’une exonération partielle d’impôt sur les bénéfices pendant plusieurs années.

Les aides spécifiques selon votre profil

Ces dispositifs ciblent directement certaines catégories d’entrepreneurs. Ils sont souvent méconnus alors qu’ils peuvent faire gagner beaucoup de temps et d’argent.

Avant de chercher un prêt ou une subvention, vérifiez donc si votre profil ouvre déjà droit à des aides spécifiques.

Les aides pour les femmes entrepreneures

Plusieurs réseaux spécialisés accompagnent les femmes dans leur création d’entreprise :

  • Force Femmes ;
  • Action’elles ;
  • Les Premières.

Certaines entrepreneures peuvent aussi bénéficier de dispositifs de garantie destinés à faciliter l’accès au financement, comme la Garantie ÉGALITÉ Femmes, qui a remplacé le FGIF (Fonds de Garantie à l’Initiative des Femmes). Ce dispositif est désormais porté par France Active et relayé par certains réseaux régionaux d’accompagnement à l’entrepreneuriat féminin.

Ces structures proposent généralement un accompagnement complet : mentorat, aide au business plan, conseils et recherche de financements.

Exemple : une créatrice qui ouvre un salon de coiffure ou un institut de beauté peut être accompagnée à la fois sur le financement, le prévisionnel financier et le développement commercial.

Les aides pour les jeunes et étudiants entrepreneurs

Les jeunes fondateurs peuvent accéder à plusieurs dispositifs dédiés :

  • le statut national étudiant-entrepreneur ;
  • le réseau Pépite France (Pôles Étudiants pour l’Innovation, le Transfert et l’Entrepreneuriat) ;
  • certaines aides régionales ;
  • le Contrat d’Engagement Jeune (CEJ) ;
  • ou des incubateurs étudiants.

Ces dispositifs permettent aux jeunes entrepreneurs d’être accompagnés dans la création de leur entreprise, de structurer leur projet et de tester leur activité avec un cadre plus sécurisé avant le lancement définitif.

Les aides pour les entrepreneurs handicapés

L’Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées) propose plusieurs aides destinées aux entrepreneurs en situation de handicap pour soutenir la création ou la reprise d’entreprise :

  • aide financière ;
  • accompagnement ;
  • adaptation du poste de travail ;
  • aide au montage du dossier ;
  • ou financement de certains équipements.

Les conditions dépendent principalement de l'activité et du statut du créateur.

Les aides pour les seniors et demandeurs d’emploi

Les demandeurs d’emploi restent aujourd’hui l’un des profils les plus aidés pour créer une entreprise.

Selon votre situation, vous pouvez notamment bénéficier :

  • de l’ACRE ;
  • de l’ARCE ;
  • du maintien des ARE ;
  • d’aides et primes régionales ;
  • ou d’un accompagnement renforcé via France Travail.

Certaines régions proposent également des dispositifs spécifiques pour les seniors, notamment pour favoriser le retour à l’emploi ou la reconversion professionnelle.

Exemple : un salarié de plus de 50 ans qui crée une activité de conseil peut cumuler le maintien des ARE, l’ACRE et un accompagnement à la création d’entreprise.

Les exonérations fiscales et sociales à connaître

Toutes les aides à la création d’entreprise ne prennent pas la forme d’un versement financier. Certaines offrent des avantages sociaux ou fiscaux pour alléger les coûts au démarrage de l’activité.

La franchise en base de TVA

De nombreux entrepreneurs démarrent avec la franchise en base de TVA (Taxe sur la Valeur Ajoutée), principalement en micro-entreprise.

Ce régime permet de ne pas facturer de TVA aux clients tant que l’entreprise reste sous certains plafonds de chiffre d’affaires. En pratique, vos factures sont donc “sans TVA”.

Cela signifie :

  • pas de TVA à ajouter sur les ventes ;
  • pas de déclaration de TVA à effectuer ;
  • une gestion administrative plus simple au démarrage.

En revanche, l’entreprise ne peut pas récupérer la TVA payée sur ses achats professionnels, comme le matériel, les travaux ou les logiciels.

L’exonération de CFE

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) peut être réduite ou exonérée temporairement selon :

  • votre activité ;
  • votre commune ;
  • votre zone d’implantation (ZFU, ZRR).

Il faut vérifier les conditions auprès des impôts locaux.

Le statut Jeune Entreprise Innovante (JEI)

Le statut JEI concerne certaines entreprises innovantes qui réalisent des dépenses de recherche et développement sous conditions.

Il permet d’obtenir :

  • des exonérations fiscales ;
  • des exonérations de cotisations sociales ;
  • et l’accès à certains dispositifs à l’innovation ainsi qu’aux financements de Bpifrance.

L’accompagnement à la création d’entreprise : une aide souvent sous-estimée

Quand on crée une entreprise, un mauvais choix juridique ou financier peut rapidement fragiliser le démarrage du projet. Un accompagnement optimal permet d’éviter un mauvais statut juridique, un business plan fragile ou des aides oubliées.

Les organismes d’accompagnement

Plusieurs structures accompagnent les entrepreneurs :

  • BGE ;
  • chambres de commerce ;
  • chambres des métiers ;
  • incubateurs ;
  • France Active ;
  • Réseau Entreprendre.

Ces organismes proposent des conseils, du mentorat, une aide au business plan et un accompagnement pour trouver des financements comme le prêt d’honneur.

Le CAPE pour tester son projet

Le Contrat d’Appui au Projet d’Entreprise (CAPE) permet de tester son activité avant la création définitive.

C’est utile pour :

  • sécuriser la structure ;
  • être accompagné ;
  • limiter les risques au démarrage.

Ce dispositif reste encore peu connu des porteurs d'affaires.

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Comment obtenir les aides à la création d’entreprise ?

Les aides à la création d’entreprise sont souvent soumises à des conditions précises et à des démarches administratives spécifiques. Pour maximiser vos chances d’obtenir un financement ou une exonération, il est important d’anticiper certaines étapes clés dès le début.

Préparer un business plan solide

Même pour une activité simple, un business plan est souvent demandé pour obtenir un financement ou certaines aides publiques. Les organismes veulent comprendre si l'entreprise est viable et comment elle va gagner de l’argent.

Votre dossier doit présenter :

  • l'activité entrepreneuriale ;
  • le budget de départ ;
  • les besoins de financement ;
  • et les prévisions de chiffre d’affaires.

Exemple : pour ouvrir un institut de beauté, il faut généralement détailler le coût du matériel, du local et des travaux avant d’obtenir un prêt ou une aide publique.

Vérifier les conditions d’éligibilité avant la demande

Chaque aide possède ses propres règles. Certaines sont réservées aux demandeurs d’emploi, aux jeunes entrepreneurs, aux entreprises innovantes ou aux activités implantées dans des zones aidées.

Avant de déposer un dossier, vérifiez :

  • les conditions d’éligibilité ;
  • les justificatifs demandés ;
  • et les aides cumulables.

Par exemple, l’ARCE nécessite d’être éligible à l’ACRE.

Respecter les délais administratifs

Le timing est souvent décisif. Certains financements doivent être demandés avant la création de l’entreprise, d’autres juste après l’immatriculation.

C’est notamment le cas de plusieurs exonérations sociales, aides régionales ou dispositifs proposés par France Travail.

Pour éviter les erreurs, vous pouvez vérifier les démarches et les conditions d’éligibilité directement sur les sites de Bpifrance Création et de Service Public avant de déposer votre dossier.

Quelles erreurs éviter avec les aides à la création d’entreprise ?

Une mauvaise décision ou une demande faite trop tard peut faire perdre une aide importante dès le démarrage.

Les erreurs les plus fréquentes sont :

  • faire une demande hors délai ;
  • penser que tous les dispositifs sont cumulables ;
  • choisir l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) sans anticiper sa trésorerie ;
  • oublier les aides régionales ;
  • ou choisir un statut juridique inadapté.

Exemple : un créateur peut cumuler l’ACRE, une aide régionale et un prêt d’honneur, mais devra généralement choisir entre l’ARCE et le maintien des ARE (Aide au Retour à l’Emploi).

Avant de faire une demande, vérifiez toujours les conditions d’éligibilité, les aides cumulables et l’impact réel sur votre budget des premiers mois.

EN RÉSUMÉ

Les aides à la création d’entreprise permettent de réduire les charges, préserver les revenus du créateur d’entreprise et financer le démarrage. L’essentiel est donc de choisir les dispositifs adaptés à votre activité, votre budget et votre rythme de développement.

Avant de faire vos demandes :

  • vérifiez les aides cumulables ;
  • anticipez votre trésorerie des premiers mois ;
  • préparez un business plan clair ;
  • et respectez les délais administratifs.

Point de vigilance : l’objectif n’est pas d’obtenir toutes les aides possibles, mais de choisir les dispositifs réellement adaptés à votre idée. L'essentiel reste de construire une combinaison cohérente pour sécuriser le démarrage du projet.

Si vous avez un doute sur votre statut juridique, votre éligibilité ou les démarches à effectuer, un expert-comptable de Dougs peut vous aider à choisir le bon statut, identifier les aides cumulables et éviter les erreurs administratives au démarrage.

FAQ – sur les aides à la création d’entreprise

Une aide peut-elle bloquer l’accès à une autre aide plus intéressante ?

Oui, certains choix sont difficiles à modifier ensuite. Par exemple, choisir l’ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) réduit les allocations chômage restantes. Il vaut donc mieux comparer les dispositifs avant de faire une demande.

Les aides à la création d’entreprise sont-elles imposables ?

Certains financements peuvent être soumis à l’impôt ou avoir un impact sur les cotisations sociales. Cela dépend du dispositif concerné, du statut juridique et du régime fiscal de l’entreprise.

Peut-on cumuler les aides à la création d’entreprise avec la prime d’activité ?

Oui, dans certains cas et selon les revenus du foyer. Un entrepreneur peut parfois cumuler la prime d’activité, les ARE ou certaines aides sociales selon ses revenus et sa situation personnelle.

Peut-on perdre une aide après l’avoir obtenue ?

Oui. Une aide peut être supprimée ou réclamée en cas de dossier incomplet, de déclaration erronée ou de non-respect des conditions d’éligibilité. Mieux vaut donc conserver tous les justificatifs et signaler rapidement tout changement de situation.

Émilie Fatkic
Émilie Fatkic
Expert-comptable

Entre deux sessions de conseil client, supervision de bilans comptables, management et formation de ses équipes, elle s’adonne à sa passion : la rédaction de contenus. Elle met sa plume et son expertise au service de sujets de fond sur la création d’entreprise et la comptabilité.

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