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EURL en micro-entreprise : comprendre le régime, les avantages et les limites

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Stéphanie Frèrejean
Stéphanie Frèrejean
Superviseur comptable
Temps de lecture18 min.

Vous êtes auto-entrepreneur, freelance ou créateur d’entreprise ? Vous envisagez de créer une EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ou de faire évoluer votre statut actuel vers une structure plus protectrice que la micro-entreprise, tout en conservant une gestion simple.

Bonne nouvelle : une EURL peut, sous conditions, bénéficier du régime de la micro-entreprise. Ce dispositif combine la simplicité du régime micro et la protection juridique d’une société à responsabilité limitée.

Dans ce guide, je vous explique les conditions d’accès, les avantages, les limites et le fonctionnement concret du régime micro appliqué à l’EURL. À la fin de votre lecture, vous saurez si ce statut est adapté à votre activité et comment le mettre en place efficacement, en toute simplicité.

Et si vous souhaitez passer à l’action dès maintenant, vous pouvez créer votre EURL en ligne avec Dougs, en quelques clics, avec un accompagnement 100 % sécurisé par des experts-comptables.

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EN BREF
  • L’EURL au régime micro-entreprise est une société à associé unique bénéficiant d’un régime social et fiscal simplifié.
  • Vous profitez d’un abattement forfaitaire pour frais, appliqué à votre chiffre d’affaires afin de déterminer votre revenu imposable (71 %, 50 % ou 34 % selon la nature de votre activité),
  • Les obligations comptables sont allégées par rapport au régime réel : vous ne produisez pas de liasse fiscale de résultat et la gestion est simplifiée.
  • Vous déclarez votre chiffre d’affaires auprès de l’URSSAF pour les cotisations sociales et à l’administration fiscale pour l’impôt.
  • Ce statut combine protection juridique (responsabilité limitée) et démarches administratives simplifiées, idéales pour un démarrage en douceur.
  • En revanche, il devient moins intéressant si vos charges réelles sont élevées ou si votre activité dépasse les seuils du régime micro (77 700 € pour les prestations de services et 188 700 € pour les activités de vente ou d’hébergement).

Je vous détaille ces points pas à pas dans la suite de l’article.

C'est quoi le statut EURL sous le régime de la micro-entreprise ?

L’EURL est une forme de société à responsabilité limitée qui possède un seul associé unique. Cet associé peut être une personne physique ou morale (une autre société). La société est soumise à toutes les règles juridiques d’une SARL avec plusieurs associés.

Le statut juridique d’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) est la seule forme juridique en société qui ait la possibilité d'avoir le régime fiscal micro-entreprise. Les bénéfices sont imposés dans la catégorie du micro-bic (bénéfices industriels et commerciaux) ou micro-BNC (bénéfices non commerciaux) selon l’activité de la société. Le gérant de l’EURL sera imposé sur son chiffre d’affaires à l’impôt sur le revenu. Il devra déclarer son chiffre d’affaires directement sur son impôt sur le revenu. L’administration fiscale appliquera un abattement forfaitaire de :

  • 71 % pour les activités d'achat-revente ou de fourniture de logement (pour les locations meublées cela ne concerne que les locations meublées de tourisme et de chambres d'hôte) ;
  • 50 % pour les autres activités relevant des BIC ;
  • 34 % pour les BNC.

Pour en savoir plus sur la création de l'EURL

L’EURL : cadre juridique et fonctionnement de base

Avant d’aborder le régime micro, il est essentiel de comprendre ce qu’est une EURL en tant que structure juridique. Même avec une gestion simplifiée, elle reste une société à part entière, avec ses propres règles et obligations.

L’EURL, en clair : définition, cadre et atouts

L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) est une société composée d’un seul associé unique. Ce statut vous permet de créer une véritable entreprise, tout en protégeant votre patrimoine personnel. En cas de difficultés, seuls les biens de l’entreprise peuvent être saisis, pas vos biens personnels. C’est une garantie de sécurité juridique très recherchée par les entrepreneurs solo.

L’EURL fonctionne selon les mêmes principes qu’une SARL (Société à Responsabilité Limitée), à la différence près qu’elle ne compte qu’un seul associé, ce qui simplifie certaines décisions de gestion :

  • Vous rédigez des statuts.
  • Vous déposez un capital social.
  • Vous respectez les mêmes obligations comptables et administratives.

Cette structure offre une crédibilité renforcée auprès des banques, des partenaires et des fournisseurs, par rapport à un statut d’auto-entrepreneur.

Si vous êtes aujourd’hui auto-entrepreneur ou freelance, passer à l’EURL peut être un choix stratégique. Vous conservez en effet la simplicité du régime micro tout en accédant à une structure plus évolutive, qui peut s’adapter à la croissance de votre activité (changement de régime fiscal, récupération de la TVA, entrée d’un associé ou transformation en SARL ou en SASU).

En clair, l’EURL est un statut idéal pour ceux qui veulent se professionnaliser tout en gardant la maîtrise de leur activité. 

EURL = une société à part entière (obligations et crédibilité)

Même si le régime micro simplifie la gestion fiscale, une EURL reste une vraie société, avec des règles, des obligations et un fonctionnement bien précis. Dans cette partie, je vous montre concrètement ce que cela implique au quotidien.

Beaucoup d’entrepreneurs confondent EURL et micro-entreprise. Ils pensent que la gestion est identique. Ce n’est pas tout à fait vrai. L’EURL, même sous le régime micro, reste une personne morale distincte de vous. Elle a son propre patrimoine, ses propres comptes. Elle doit également respecter certaines obligations légales.

Chaque année, vous établissez un bilan et un compte de résultat. Puis vous les approuvez en tant qu’associé unique. Cette validation donne lieu au dépôt des comptes annuels au greffe du tribunal de commerce.

Ces formalités ne sont pas là pour vous compliquer la vie. Elles assurent la transparence de votre activité et la crédibilité de votre société. Elles permettent aussi de protéger vos intérêts, surtout si vous envisagez un jour de faire entrer un associé ou de passer d'une EURL à une SASU.

En résumé, le régime micro simplifie les déclarations fiscales, mais ne supprime pas les bases juridiques d’une société. Une EURL reste une structure solide, encadrée et reconnue.

Le régime micro en EURL : comprendre le micro-fiscal et le micro-social

Avant de choisir l’EURL au régime micro, il est essentiel de comprendre comment elle fonctionne dans la pratique. Ce statut combine les règles d’une société et la simplicité du régime micro : un équilibre séduisant, mais qui mérite d’être bien saisi avant de se lancer.

Les deux volets du régime micro-entreprise

Le régime micro-entreprise repose en réalité sur deux volets distincts :

  • Le régime micro-fiscal, qui simplifie le calcul de l’impôt sur le revenu grâce à un abattement forfaitaire selon votre activité (micro-BIC ou micro-BNC).
  • Le régime micro-social, qui fixe vos cotisations sociales en pourcentage direct de votre chiffre d’affaires déclaré.

En clair, le premier concerne vos impôts, le second vos charges sociales. Ensemble, ils forment le cœur de la simplicité du statut micro-entreprise.

Le régime micro-fiscal : comment fonctionne l’imposition d’une EURL ?

L’un des principaux attraits du régime micro-entreprise appliqué à l’EURL, c’est sa simplicité fiscale. Vous n’avez pas à calculer vos charges réelles : l’administration applique automatiquement un abattement forfaitaire sur votre chiffre d’affaires pour déterminer votre revenu imposable. Cet abattement dépend de votre activité :

Activités d’achat-revente de marchandises ou prestations d’hébergementmicro-BIC (bénéfices industriels et commerciaux)71 %
Prestations de services commerciales ou artisanalesmicro-BIC50 %
Professions libéralesmicro-BNC (bénéfices non commerciaux)34 %

Exemple concret : si vous réalisez 40 000 € de chiffre d’affaires en prestations de services, l’administration applique un abattement de 50 %. Votre revenu imposable sera donc de 20 000 €. Vous n’avez rien d’autre à calculer : cet abattement se substitue à la déduction des charges réelles, utilisée dans les régimes fiscaux réels. En micro-entreprise, vous ne déduisez pas vos dépenses une par une : l’administration applique directement un abattement forfaitaire.

Bon à savoir : selon l’INSEE, plus de 24 % des créateurs d’EURL en 2024 ont choisi le régime micro-entreprise pour bénéficier de cette simplicité fiscale. Et parmi eux, près d’un tiers déclarent avoir gagné plus de visibilité sur leur trésorerie grâce à la prévisibilité du régime micro. (Source : Insee – statistiques créations d’entreprises, 2024) Insee – statistiques créations d’entreprises, 2024)

Concrètement, cela veut dire que :  

  • Vous déclarez votre chiffre d’affaires brut.
  • L’administration applique l’abattement (71 %/50 %/34 %).
  • Le revenu imposable est calculé automatiquement (pas de déclaration pro détaillée).

C’est une vraie dispense de comptabilité lourde, ce qui allège considérablement vos démarches.

En résumé, le régime micro rend la fiscalité d’une EURL prévisible, fluide et lisible, un vrai atout pour ceux qui veulent se concentrer sur leur activité plutôt que sur les formalités. 

Quand la déclaration de chiffre d’affaires remplace-t-elle la liasse fiscale ?

Autre particularité du régime micro : vous ne déposez pas de liasse fiscale comme les sociétés au régime réel. Ici, c’est votre chiffre d’affaires qui sert de base à tous les calculs. Vous le déclarez à l’administration fiscale lors de votre déclaration d’impôt sur le revenu.

Cette simplification réduit considérablement vos démarches : 

  • pas de déclaration professionnelle des résultats ; 
  • pas de comptabilité d’engagement ; 
  • pas de calculs complexes de TVA tant que vous restez sous les seuils de la franchise de TVA

Le régime micro-social : comment sont calculées les cotisations sociales ?

Quand on crée une EURL, le calcul des cotisations sociales fait souvent partie des sujets qui effraient le plus. Pourtant, sous le régime micro, tout devient prévisible et transparent. Le régime micro-social permet de calculer vos cotisations sociales en fonction de votre chiffre d’affaires encaissé, sans attendre la fin de l’exercice. 

Le régime micro-social repose sur un principe simple : vos cotisations sociales sont calculées directement à partir de votre chiffre d’affaires déclaré. À l’inverse, hors régime micro, elles sont appelées de manière provisionnelle sur la base d’un revenu estimé, puis régularisées a posteriori, ce qui complique la gestion.

Vous déclarez, l’URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales) applique le bon taux, et c’est terminé.

Voici les 4 principaux avantages de ce fonctionnement :

  1. Vous connaissez à l’avance le taux appliqué à votre activité.
  2. Vous payez vos cotisations uniquement si vous avez généré du chiffre d’affaires.
  3. Vous pouvez choisir la fréquence de déclaration : mensuelle ou trimestrielle.
  4. Vous évitez les régularisations de charges en fin d’année.

Ce système permet une meilleure gestion de trésorerie : vous ajustez vos paiements à votre activité réelle, sans mauvaises surprises.

Autre atout important : la possibilité d’opter pour le prélèvement libératoire. Ce dispositif regroupe vos impôts et vos cotisations sociales en un seul paiement. Résultat : un seul virement, une seule démarche, et une visibilité complète sur vos charges.

En résumé, le régime micro-social simplifie vos démarches et vous libère du stress lié aux calculs de cotisations. Vous déclarez, vous payez, et vous pouvez vous concentrer sur votre activité.

Pourquoi les taux appliqués changent selon votre activité ?

Tous les entrepreneurs ne paient pas les mêmes taux, car le pourcentage de cotisations dépend directement de la nature de votre activité. Ce système vise à équilibrer les charges sociales selon les revenus moyens des différents secteurs.

Voici les principaux taux applicables au régime micro-social :

  • 12,3 % pour les activités de vente de marchandises, de denrées ou de prestations d’hébergement.
  • 21,20 % : prestations de services relevant des BIC (bénéfices industriels et commerciaux).
  • 24,60 % : prestations de services ou activités libérales relevant des BNC affiliées à la SSI (Sécurité sociale des indépendants).
  • 23,2 % pour les professions libérales relevant de la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse).

Pour simplifier, voici un exemple concret :

  • Vous gérez un commerce de vêtements → vos cotisations s’élèveront à 12,8 % du chiffre d’affaires.
  • Vous êtes consultant ou formateur relevant des BIC → vous paierez 21,20 %.
  • Vous êtes consultant ou formateur relevant des BNC (SSI) → vous paierez 24,60 % en 2025, puis 26,10 % à partir du 1er janvier 2026.
  • Vous exercez une activité libérale relevant de la CIPAV (coach, architecte, thérapeute…) → votre taux sera de 23,2 %.

Grâce à ce système proportionnel, vous ne payez que sur ce que vous encaissez, sans avance ni estimation annuelle.

En clair, le régime micro-social s’adapte à votre activité et vous garantit un fonctionnement souple, clair et parfaitement lisible.

Ce fonctionnement clair vous permet de prévoir vos charges et de garder le contrôle sur votre trésorerie. Gardez ces taux à portée de main, déclarez vos revenus dans les temps : votre gestion restera simple et sans surprise.

Vous voyez, le micro-social, c’est simple… à condition de rester dans les clous ! 😉

Alors je vais vous montrer quelles conditions respecter pour continuer à bénéficier de ce régime sans mauvaise surprise.

Conditions d’accès et de maintien du micro en EURL

Avant de profiter du régime micro-entreprise, encore faut-il en respecter les règles. Beaucoup d’entrepreneurs pensent qu’il suffit de le choisir pour y avoir droit. En réalité, plusieurs critères déterminent si votre EURL peut y accéder et surtout si elle peut le conserver dans le temps. Voyons ensemble les conditions à connaître pour éviter les mauvaises surprises.

Des conditions clés pour conserver tous vos avantages

Le régime micro-entreprise repose sur des seuils et des limites précises. Ces plafonds sont conçus pour maintenir un équilibre entre la simplicité administrative et la cohérence économique. Si vous dépassez l’un d’eux, vous basculez automatiquement vers un régime fiscal plus complet, dit “réel”.

Voici les trois conditions principales à remplir :

  1. L’associé unique de l’EURL doit être une personne physique. Une société associée ne peut pas bénéficier du régime micro.
  2. L’EURL doit être imposée à l’impôt sur le revenu (IR). Le régime micro n’est pas accessible si l’entreprise choisit l’impôt sur les sociétés (IS).
  3. Le chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser les seuils légaux fixés pour la micro-entreprise. (seuils détaillés en bas)

Respecter ces conditions, c’est assurer la pérennité de votre régime simplifié. Cela vous évite une transition forcée vers le régime réel, souvent plus contraignant.

Le chiffre d’affaires, critère décisif pour rester au régime micro

Votre chiffre d’affaires, c’est un peu la boussole de votre EURL. C’est lui qui détermine si vous restez dans la catégorie micro ou si vous passez au régime réel.

Voici les seuils à respecter :

  • 188 700 euros pour les activités d’achat-revente de marchandises ou de prestations d’hébergement.
  • 77 700 euros pour les activités de services et les professions libérales.

Si votre chiffre d’affaires dépasse ces limites deux années de suite, vous perdez automatiquement le bénéfice du régime micro à partir du 1er janvier suivant. À partir de là, votre EURL bascule vers le régime réel, avec des obligations comptables et fiscales plus lourdes.

Pour bien gérer votre seuil, pensez à :

  • suivre vos recettes de manière mensuelle,
  • anticiper les hausses d’activité en prévoyant un passage au réel,
  • demander conseil à un expert-comptable avant la clôture de l’exercice.

En résumé, le régime micro-entreprise est un vrai atout pour votre EURL à condition de respecter les règles du jeu. Les seuils, le statut de l’associé et le choix du mode d’imposition sont les trois piliers à surveiller. Si vous restez dans ces limites, vous profitez : 

  • d’une comptabilité allégée ; 
  • de démarches administratives simplifiées ; 
  • d’un régime social et fiscal clair.

Vous savez maintenant comment garder votre EURL sous le régime micro sans difficulté. Alors, passons à la suite : je vais vous montrer pourquoi ce statut peut être une excellente idée pour votre activité… et dans quels cas il montre ses limites.

EURL au micro : avantages vs limites 

Vous voulez l’essentiel sans redites ? Voici la synthèse opérationnelle : quand le régime micro en EURL brille, et quand il montre ses limites. En effet, il est important de comprendre à la fois ses atouts et ses contraintes, avant de vous lancer. 

CritèresImpôt sur les sociétés (IS)Impôt sur le revenu (IR)
ApplicationPar défaut pour toutes les SASSur option, pendant 5 ans maximum
Qui paie l’impôt ?La société, sur ses bénéficesLes associés, sur leur quote-part de résultat
Taux d’imposition15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %Barème progressif de 0 % à 45 %
DéficitsReportables sur les exercices suivantsImputables sur les revenus personnels selon la quote-part
Rémunération du dirigeantDéductible du résultat imposableIntégrée dans la quote-part du bénéfice
Fiscalité des dividendesPFU (prélèvement forfaitaire unique) à 30 %Pas de dividendes : le résultat est imposé directement chez les associés
Durée de validitéPermanenteLimitée à 5 exercices
Profil idéalSociété rentable ou en phase de croissanceJeune SAS en phase de lancement

Quand c’est un bon choix ? 

  • Vous débutez avec peu de charges et une marge correcte.
  • Vous souhaitez tester un marché en gardant protection et simplicité.
  • Vous anticipez un CA sous les seuils (77 700 € / 188 700 €).

Quand réfléchir au régime réel (ou à l’IS) ? 

  • Vos dépenses réelles dépassent largement l’abattement (50 % ou 34 %).
  • Vos clients B2B demandent des factures avec TVA.
  • Vous frôlez les seuils deux années de suite.
  • Vous voulez optimiser votre fiscalité (déduction des charges, amortissements, etc.).

Mémento express

  • Micro-fiscal = impôt via abattement (micro-BIC / micro-BNC).
  • Micro-social = cotisations au % du CA encaissé.
  • Déclic de sortie : dépassement des seuils 2 ans ou choix volontaire avant le 31/12 pour effet au 01/01.

Pourquoi ce régime n’est pas toujours adapté à toutes les situations ?

Malgré ses avantages, le régime micro montre ses limites lorsque l’activité génère des charges importantes ou se développe rapidement.

En pratique, il devient moins pertinent si vos dépenses réelles dépassent l’abattement forfaitaire, si vous devez récupérer la TVA sur vos achats ou si votre chiffre d’affaires approche des seuils du régime micro.

Vous voyez maintenant les forces et les faiblesses du régime micro. Passons à la suite pour comprendre comment sortir de ce régime sans risque fiscal si votre activité évolue.

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Comment sortir du régime micro-social sans risque fiscal ?

Il arrive un moment où votre activité prend de l’ampleur. Vous dépassez les seuils, vos charges augmentent ou vous souhaitez récupérer la TVA. Dans ce cas, il peut être intéressant de quitter le régime micro-social. L’objectif est de le faire au bon moment, sans vous exposer à des erreurs fiscales.

Pourquoi vouloir sortir du régime micro-social ?

Rester sous le régime micro-social n’est pas toujours avantageux à long terme. Si votre entreprise se développe, il peut devenir trop limité pour vos besoins. Quitter ce régime vous permet de passer à un modèle plus adapté à la croissance de votre activité.

Voici les situations les plus fréquentes qui justifient un changement :

  • Vous dépassez les seuils de chiffre d’affaires autorisés deux années consécutives.
  • Vous avez de nombreuses charges réelles et souhaitez les déduire.
  • Vous voulez récupérer la TVA sur vos dépenses.
  • Vous préférez passer à l’impôt sur les sociétés (IS) pour une fiscalité plus modulable.

Sortir du régime micro-social peut donc être une décision stratégique. Ce n’est pas une sanction, mais une évolution naturelle de votre activité. C’est souvent le bon moment pour le faire si :

  • vos charges réelles dépassent largement l’abattement forfaitaire,
  • vos clients professionnels attendent des factures avec TVA,
  • vous anticipez un franchissement de seuils sur deux années consécutives. 

L’important est de bien anticiper cette transition.

Comment procéder pour sortir du régime micro-social ?

Pour quitter le régime micro, il faut effectuer une démarche simple, mais à la bonne date. Vous devez renoncer à l’option avant le 31 décembre de l’année en cours. Cette renonciation prendra effet au 1er janvier de l’année suivante.

Voici les trois étapes à suivre :

  • Étape 1 : informez votre service des impôts des entreprises (SIE) de votre décision avant la fin de l’année civile.
  • Étape  2 : précisez si vous souhaitez passer au régime réel simplifié ou à l’impôt sur les sociétés.
  • Étape  3 : préparez les éléments nécessaires à une comptabilité complète dès le 1er janvier suivant.

Si vous dépassez les seuils de chiffre d’affaires deux années de suite, la sortie est automatique. Dans ce cas, le changement de régime fiscal et social s’applique sans démarche spécifique de votre part.

Anticiper la transition : une étape essentielle

Quitter le régime micro-social demande un minimum d’organisation. Si vous attendez le dernier moment, vous risquez de ne pas être prêt à gérer les obligations du régime réel. Cela peut entraîner des erreurs dans vos déclarations et un rattrapage fiscal.

Pour bien préparer cette transition :

  • Faites le point sur vos dépenses réelles et vos charges futures.
  • Évaluez votre niveau de rentabilité après déduction des frais.
  • Faites-vous accompagner par un expert-comptable en ligne de chez Dougs, pour choisir le régime le plus adapté à votre situation.

Anticiper, c’est éviter la précipitation et garantir une transition fluide vers un régime fiscal plus complet.

Sortir du régime micro-social ne signifie pas perdre vos avantages. C’est souvent une évolution logique vers un modèle plus flexible et plus adapté à votre croissance. En respectant les délais et en préparant vos démarches, vous pouvez franchir cette étape sans stress ni risque fiscal.

Vous voyez, quitter le régime micro-social n’a rien d’inquiétant si tout est bien préparé. Voyons maintenant comment l’EURL au régime micro se compare à l’entreprise individuelle. C’est souvent à ce moment-là que les entrepreneurs hésitent entre les deux.

EURL vs Entreprise individuelle : le comparatif utile

Avant de créer votre activité, il est important de choisir la structure qui correspond le mieux à vos besoins. Beaucoup d’entrepreneurs hésitent à créer une EURL ou opter pour une entreprise individuelle. Ces deux statuts peuvent fonctionner sous le régime micro-entreprise, mais ils n’ont pas les mêmes implications sur le plan juridique, fiscal et social. Comparons-les pour y voir plus clair.

Entreprise Individuelle (EI)

Simplicité administrative : démarches ultra-rapides, création en ligne, sans statuts ni capital.

Protection du patrimoine : votre patrimoine personnel peut être protégé depuis la réforme de 2022, mais reste lié à votre activité.

Comptabilité : très légère, tenue d’un livre de recettes et, si besoin, registre des achats.

Fiscalité : imposition directe à l’impôt sur le revenu (IR).

Régime social : micro-social, cotisations calculées sur le chiffre d’affaires encaissé.

TVA : franchise en base (pas de récupération de TVA).

Coût de gestion : très faible, pas d’honoraires d’expert-comptable obligatoires.

Évolution : limitée, pas d’associé, difficile à transformer.

EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)

Simplicité administrative : création un peu plus formelle, rédaction de statuts, dépôt de capital, immatriculation au greffe.

Protection du patrimoine : votre patrimoine personnel est totalement séparé, seule l’entreprise assume les risques.

Comptabilité : comptabilité complète avec approbation et dépôt des comptes au greffe.

Fiscalité : IR par défaut, avec possibilité d’opter pour l’impôt sur les sociétés (IS).

Régime social : micro si option, sinon TNS (Travailleur Non Salarié) majoritaire.

TVA : même principe sous le micro, mais possibilité de récupérer la TVA au réel.

Coût de gestion : légèrement plus élevé (comptabilité plus complète, dépôt annuel des comptes).

Évolution : très évolutive, possibilité d’accueillir un associé ou de transformer l’EURL en SASU.

En résumé

  • L’entreprise individuelle convient si vous voulez démarrer vite, avec un minimum de démarches et peu de risques financiers.
  • L’EURL, elle, s’adresse à ceux qui veulent sécuriser leur activité et préparer la croissance de leur entreprise.

En clair : commencez en entreprise individuelle si vous testez une idée, passez à l’EURL dès que votre projet devient sérieux ou que votre chiffre d’affaires augmente.

Bien choisir dès le départ : questions à se poser

Votre choix initial influence toute la suite de votre projet. Si vous souhaitez garder une gestion simple et sans séparation entre votre activité et votre personne, l’entreprise individuelle est un bon début. En revanche, si vous envisagez une activité durable, avec des investissements ou un chiffre d’affaires conséquent, l’EURL offre plus de souplesse et de sécurité.

Posez-vous ces questions avant de trancher :

  • Souhaitez-vous protéger votre patrimoine personnel ?
  • Votre activité nécessite-t-elle des investissements importants ?
  • Avez-vous des clients professionnels qui demandent des factures avec TVA ?
  • Prévoyez-vous de recruter ou d’accueillir un associé à terme ?

Plus votre activité grandit, plus l’EURL devient un cadre naturel pour votre entreprise. Ce statut vous permettra de structurer votre croissance tout en gardant une maîtrise complète de votre gestion.

L’entreprise individuelle au régime micro est parfaite pour démarrer sans contraintes, alors que l’EURL convient mieux aux entrepreneurs qui veulent poser des bases solides. L’important est de choisir le statut qui correspond à votre vision : la simplicité du micro ou la sécurité d’une vraie société.

Vous hésitez encore ? Dans la suite, je réponds aux questions les plus fréquentes sur l’EURL et le régime micro-entreprise pour vous aider à y voir encore plus clair.

EN RÉSUMÉ

Créer une EURL sous le régime micro-entreprise, c’est choisir un compromis entre simplicité et sécurité. Ce statut vous permet de lancer votre activité rapidement tout en profitant d’une structure solide, encadrée par la loi.

Au fil de l’article, vous avez découvert :

  • comment fonctionne l’EURL au régime micro au quotidien,
  • les conditions à respecter pour en bénéficier,
  • les avantages et limites du régime micro-social,
  • et les différences clés avec l’entreprise individuelle.

En résumé, le régime micro est idéal si vous démarrez une activité avec peu de charges et un chiffre d’affaires limité. Il vous offre une comptabilité allégée, des démarches administratives simplifiées et une fiscalité claire. En revanche, dès que votre activité grandit,  envisagez un régime plus adapté. C’est essentiel.

Pour aller plus loin, je vous conseille de :

  • vérifier chaque année si vos seuils de chiffre d’affaires restent compatibles avec le régime micro,
  • anticiper votre évolution pour éviter une sortie précipitée du dispositif,
  • et échanger avec un expert-comptable Dougs pour évaluer la meilleure stratégie fiscale selon vos objectifs.

Chez Dougs, nous accompagnons chaque jour des entrepreneurs qui veulent comprendre, piloter et faire évoluer leur EURL sans se perdre dans la complexité comptable. En quelques clics, vous pouvez créer votre entreprise en ligne et bénéficier d’un suivi clair et transparent.

Vous avez désormais toutes les clés pour décider si l’EURL au régime micro-entreprise est faite pour vous. À vous de choisir la voie la plus adaptée à votre projet, avec la sérénité qu’apporte une bonne préparation.

FAQ : vos questions sur l’EURL et la micro-entreprise

Peut-on être en micro-entreprise (auto-entrepreneur) et avoir une EURL en même temps ?

Il est possible, dans certains cas, de cumuler une EURL et une micro-entreprise. Tout dépend de l’activité exercée dans chacune d’elles (BIC ou BNC) et du régime choisi. Les deux activités doivent toutefois être clairement distinctes, afin d’éviter toute confusion fiscale ou comptable.Avant de vous lancer, prenez le temps de vérifier la compatibilité de votre situation. Les experts Dougs peuvent vous aider à déterminer la meilleure combinaison selon votre profil et vos objectifs. Vous profitez ainsi de conseils personnalisés et d’un accompagnement 100 % en ligne pour gérer vos deux structures sereinement.

Comment passer d'une EURL à une entreprise individuelle au régime de la micro-entreprise ?

Une EURL ne peut pas se transformer en une entreprise individuelle au régime micro. En effet, l’EURL est une société personne morale à part entière.Pour passer d’EURL à une entreprise individuelle au régime micro-entreprise, l’entrepreneur devra dissoudre et liquider son EURL.En effet, des démarches de dissolution et de liquidation juridique devront être établies jusqu’à la disparition de la personne morale. Ensuite, l’entrepreneur pourra créer son entreprise individuelle.Créez votre entreprise en ligne en quelques clics et pour 150€ seulement.Stéphanie est superviseuse comptable. Chez Dougs, elle encadre l’équipe Beige, spécialisée BNC-BIC dossier à l'impôt sur le revenu. Pianiste et mélomane passionnée, cette ancienne responsable de portefeuille client est un cador du travail bien fait et bien organisé ! Au rythme de la musique, elle chorégraphie au millimètre près son équipe, des webinars et vos missions.

Pour en savoir plus sur la création de l'EURL

Stéphanie Frèrejean
Stéphanie Frèrejean
Superviseur comptable

Stéphanie est superviseuse comptable. Chez Dougs, elle encadre l’équipe Beige, spécialisée BNC-BIC dossier à l'impôt sur le revenu. Pianiste et mélomane passionnée, cette ancienne responsable de portefeuille client est un cador du travail bien fait et bien organisé ! Au rythme de la musique, elle chorégraphie au millimètre près son équipe, des webinars et vos missions.

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