SARL ou EURL : comment choisir le bon statut pour votre entreprise ?
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Vous avez envie de créer votre entreprise, mais un doute persiste : faut-il choisir l’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) ou la SARL (Société à Responsabilité Limitée) ?
C’est une question que se posent presque tous les créateurs au moment de se lancer. Et pour cause, un mauvais choix peut avoir des conséquences sur vos impôts, vos cotisations sociales, ou même la façon dont vous gérez votre activité au quotidien.
Pas de panique ! Je vais vous aider à faire le bon choix.
Dans cet article, je vous explique simplement :
- les différences entre la SARL et l’EURL ;
- leurs avantages et inconvénients ;
- leurs régimes fiscaux et sociaux ;
- ainsi que leurs règles de fonctionnement.
À la fin de votre lecture, je vous garantis que vous saurez quel type de société créer.


L’EURL et la SARL protègent toutes deux votre patrimoine personnel.
En cas de difficulté, vous ne pouvez perdre que ce que vous avez apporté au capital de votre société, pas vos biens personnels.
La différence principale tient au nombre d’associés. Une EURL ne compte qu'un seul associé, tandis qu’une SARL peut en réunir jusqu’à cent.
Sur le plan fiscal, la SARL est imposée à l’impôt sur les sociétés (IS) par défaut, alors que l’EURL est soumise à l’impôt sur le revenu (IR), sauf option contraire.
Côté protection sociale, le gérant d’EURL relève du régime des indépendants (TNS ou travailleur non salarié), tandis que celui de la SARL peut bénéficier du statut assimilé salarié, selon sa participation au capital.
En clair, l’EURL est idéale pour entreprendre seul, la SARL pour travailler à plusieurs dans un cadre plus structuré.
Mais pour faire un choix éclairé, rien ne vaut une vision complète. Et c’est exactement ce que je vous propose dans la suite.
Que sont la SARL et l’EURL ?
Avant de comparer en détail ces deux statuts, commençons par le début : que signifient exactement EURL et SARL ?
Même si sur le papier, ces deux formes juridiques se ressemblent beaucoup, elles ne s’adressent pas aux mêmes profils.
Je vais donc vous expliquer simplement comment chacune fonctionne, pour que vous puissiez comprendre leurs bases avant de choisir celle qui correspond le mieux à votre projet.
Fonctionnement de la SARL (société à responsabilité limitée)
La SARL est l’une des formes juridiques les plus répandues en France.
Elle permet à plusieurs personnes de s’associer pour créer une société tout en protégeant leur patrimoine personnel.
Concrètement :
- Une SARL compte entre 2 et 100 associés.
- Le capital social minimum est fixé à 1 €, librement défini par les associés.
- La direction est assurée par un gérant (ou plusieurs co-gérants, si les statuts le prévoient).
Ce statut est encadré, car la loi fixe un cadre précis pour protéger les associés et éviter les abus.
Mais il reste assez souple, puisque les associés conservent une réelle liberté dans la répartition du pouvoir, la gestion quotidienne et la désignation du gérant.
Définition de l'EURL (Entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée)
L’EURL est, en quelque sorte, la petite sœur de la SARL.
On l’appelle parfois SARL unipersonnelle (SARLU)SARLU), car son fonctionnement est presque identique.
La seule différence, c'est qu'elle ne compte qu’un seul associé, qui détient 100 % des parts de la société.
Cet associé unique peut être :
- une personne physique (comme un entrepreneur individuel) ;
- ou une personne morale (par exemple une autre société).
Comme pour la SARL :
- le capital minimum est fixé à 1 € ;
- l’associé unique peut aussi assurer lui-même la gérance de l’entreprise.
En résumé, la SARL et l’EURL reposent sur la même logique : créer une société tout en limitant les risques financiers.
La vraie différence tient à la structure :
- la SARL rassemble plusieurs associés ;
- l’EURL se limite à un seul créateur.
Quelle est la différence entre une EURL et une SARL ?
Vous savez désormais ce que signifient l’EURL et la SARL.
Vous l’avez remarqué, leur logique est très proche : même base juridique, même fonctionnement global. Mais alors, pourquoi choisir l’une plutôt que l’autre ?
C’est ici que tout se joue. Car les différences entre la SARL et l’EURL ne tiennent pas seulement au nombre d’associés. Elles touchent aussi à la nomination du dirigeant, à la fiscalité, au régime social, et à la façon dont l’entreprise se gère au quotidien.
Je vous propose de voir cela ensemble, point par point.
Nomination du dirigeant
Que vous créiez une SARL ou que vous créiez une EURL, le gérant peut être nommé :
- soit directement dans les statuts ;
- soit par un acte séparé (souvent plus pratique, car cela évite de modifier les statuts à chaque changement de dirigeant).
Dans les deux cas, le gérant doit impérativement être une personne physique (jamais une société).
La vraie différence :
- En EURL, c’est l’associé unique qui nomme le gérant.
- En SARL, cette décision doit être prise collectivement par les associés.
Régime fiscal de la société
Sur le plan fiscal, l’EURL et la SARL obéissent aux mêmes règles de base : toutes deux doivent déclarer leurs bénéfices à l’administration fiscale. Ces bénéfices peuvent être imposés à l’IS ou à l’IR.
Le régime par défaut diffère cependant selon les statuts et la nature de l’associé.
- Pour la SARL
Elle est soumise à l'IS par défaut. Elle peut toutefois choisir l’IR, mais uniquement pour ses cinq premiers exercices.
Le taux normal de l’IS est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfices pour les petites structures.
Exemple : si votre SARL réalise 80 000 € de bénéfices avant impôt :
- à l’IS 25% (sans bénéfice du taux réduit), elle paiera 20 000 € d’impôt (80 000 × 25 %) ;
- si la société est éligible au taux réduit de 15 %, celui-ci s’applique uniquement sur les 42 500 premiers euros de bénéfice.
- Le reste du bénéfice, soit 80 000 – 42 500 = 37 500 €, est imposé au taux normal de 25 %.
- IS = (42 500 × 15 %) + (37 500 × 25 %) = 6 375 + 9 375 = 15 750 €.
Résultat : grâce au taux réduit, votre société économise 4 250 € d’impôt par rapport à une imposition intégrale à 25 %.
Voici un guide pour en savoir plus sur l’imposition de la SARL.
- Pour l'EURL
De son côté, l’EURL est soumise à l’IR par défaut lorsque l’associé unique est une personne physique.
Cet associé peut cependant opter pour l’IS si cela s’avère plus avantageux selon sa situation personnelle (niveau de revenus, charges, stratégie de rémunération, etc.).
Par contre, si l’associé unique est une personne morale, l’EURL est automatiquement soumise à l’IS.
Pour un meilleur aperçu, imaginons par exemple que votre EURL réalise 50 000 € de bénéfices.
- À l’IR (impôt sur le revenu)
À l’IR, les 50 000 € sont directement imposés dans votre déclaration de revenus selon le barème progressif (donc par tranches).
Pour illustrer le mécanisme, on se place dans l’hypothèse d’un foyer fiscal avec une seule part et sans autres revenus, afin de visualiser l’impact du barème.
Application du barème progressif (pour rappel)
Pour rappel, l’impôt sur le revenu est calculé par tranches successives : chaque tranche de revenu est imposée à son propre taux, et non l’ensemble à un taux unique.
Dans notre exemple, le bénéfice de 50 000 € se répartit ainsi :
- 0 % sur 11 294 € ;
- 11 % sur 17 503 € (de 11 294 € à 28 797 €) ;
- 30 % sur 21 203 € (de 28 797 € à 50 000 €).
Impôt estimé
Dans ces conditions, l’impôt sur le revenu s’élève à environ 8 285 € :
- 1 925 € au titre de la tranche imposée à 11 % ;
- 6 360 € au titre de la tranche imposée à 30 %.
Autrement dit, sur 50 000 € de bénéfices, il vous resterait environ 41 715 € après impôt, avant prise en compte des cotisations sociales.
À retenir : ce résultat varie selon votre situation (nombre de parts, autres revenus, charges déductibles, etc.).
- À l’IS (impôt sur les sociétés)
À l’IS, le bénéfice de l’EURL est imposé en deux temps :
- d’abord au niveau de la société ;
- puis au niveau du dirigeant sur la rémunération qu’il se verse.
Pour illustrer le mécanisme, on conserve les mêmes hypothèses que précédemment et l’on suppose que vous vous versez 24 000 € de rémunération annuelle.
Impôt payé par l’EURL (IS)
La rémunération du gérant étant déductible, elle vient réduire le bénéfice imposable de la société.
Dans notre exemple :
- Bénéfice initial : 50 000 €
- Rémunération versée : 24 000 €
- Bénéfice imposable restant : 26 000 €
Ce bénéfice est soumis à l’impôt sur les sociétés.
Dans la limite de 42 500 €, l’EURL peut bénéficier du taux réduit de 15 %.
Ainsi, l’impôt sur les sociétés s’élève à environ 3 900 € (15 % de 26 000 €).
Impôt payé par vous (IR sur la rémunération)
La rémunération que vous vous versez est ensuite imposée à l’impôt sur le revenu, comme un salaire.
Vous bénéficiez d’un abattement de 10 %, ce qui réduit le montant imposable :
- Rémunération brute : 24 000 €
- Abattement de 10 % : 2 400 €
- → Revenu imposable : 21 600 €
À titre illustratif, si ce revenu est imposé à 15 %, cela représente environ 3 240 € d’impôt sur le revenu.
Impôt total supporté
Au total, l’imposition supportée est donc la suivante :
- 3 900 € d’IS payé par l’EURL ;
- 3 240 € d’IR payé personnellement sur la rémunération.
Soit un total d’environ 7 140 € d’impôts, hors cotisations sociales.
Résultat :
- à l’IR, tout le bénéfice est immédiatement imposé ;
- à l’IS, l’impôt total est plus faible d’environ 1 000 € (7 140 € vs 8 285 €) et une partie du bénéfice peut rester dans la société pour financer son développement.
Pour en savoir plus, voici un guide sur la fiscalité de l’EURL.
Régime fiscal du gérant
Le régime fiscal du gérant dépend du statut de la société et du mode d’imposition choisi.
Dans une SARL, le gérant, qu’il soit majoritaire ou minoritaire, est imposé comme un salarié.
Sa rémunération entre donc dans la catégorie des traitements et salaires, avec possibilité :
- d’un abattement forfaitaire de 10 %, ou ;
- de la déduction des frais réels (sur justificatifs).
Dans une EURL, il existe deux situations :
- Si elle est à l’IS, la rémunération du gérant est imposée à l’IR dans la catégorie des rémunérations de dirigeants, avec le même abattement de 10 % ou la possibilité de déduire les frais réels.
- Si elle est à l’IR :
- Lorsque le gérant est l’associé unique, sa rémunération n’est pas déductible du bénéfice de l’entreprise et est imposée à l’IR dans la catégorie BIC (activité commerciale) ou BNC (activité libérale).
- Si le gérant n’est pas l’associé unique, sa rémunération est déductible du bénéfice, tant qu’elle correspond à un travail réel et reste raisonnable.
- Elle est alors imposée comme un salaire avec l’abattement de 10 %.
Concernant les dividendes :
- Dans une EURL ou une SARL, lorsque le gérant est l’associé unique ou l’associé majoritaire, la règle est la suivante : la fraction des dividendes qui dépasse 10 % du capital social est soumise aux cotisations sociales du régime des travailleurs non-salariés (SSI). Le reste est imposé à la flat tax de 30 %.
- En revanche, dans une SARL où le gérant est égalitaire ou minoritaire, les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales : ils sont simplement imposés à la flat tax de 30 %.
Régime social du dirigeant
Le régime social du gérant dépend, là encore, de sa situation vis-à-vis de la société.
En EURL :
- Si le gérant est l’associé unique, il relève du régime des travailleurs non-salariés (TNS), c’est-à-dire de la Sécurité sociale des indépendants (SSI).
- Même sans rémunération, certaines cotisations minimales sont dues.
- Si le gérant n’est pas associé, il relève du régime des assimilés-salariés s’il est rémunéré.
- En revanche, s’il ne perçoit aucune rémunération, il n’a pas de couverture sociale.
En SARL, le régime social du gérant dépend de sa position au capital, appréciée en tenant compte de ses parts, de celles de son cercle familial proche et, le cas échéant, de celles détenues via une société qu’il contrôle :
- le gérant majoritaire relève du régime TNS ;
- le gérant minoritaire ou égalitaire relève du régime assimilé-salarié ;
- le gérant non associé est assimilé-salarié s’il est rémunéré, sinon sans couverture sociale.
Fonctionnement et gouvernance
Au quotidien, la gestion de la SARL et de l’EURL est très similaire. La différence se joue surtout sur la prise de décision et la souplesse administrative.
- En SARL, certaines décisions importantes (comme une modification de statuts) doivent être votées en assemblée générale. Cela peut parfois créer des blocages entre associés.
- En EURL, l’associé unique prend toutes les décisions seules, ce qui rend la gestion plus rapide et plus simple.
Obligations comptables et juridiques
Que vous optiez pour une SARL ou une EURL, certaines obligations légales s’appliquent de la même manière.
Chaque année, vous devez :
- tenir une comptabilité régulière ;
- établir un bilan comptable ;
- un compte de résultat ;
- et, le cas échéant, des annexes comptables.
Vous devez également :
- approuver les comptes en assemblée (ou par décision de l’associé unique en EURL) ;
- tenir un registre des décisions ;
- et déposer vos comptes annuels au greffe du tribunal de commerce.
Cession de parts sociales : ce qu’il faut savoir
Autre différence importante entre la SARL et l’EURL, la façon dont les parts sociales peuvent être cédées.
- Dans une SARL, la cession de parts sociales à un nouvel associé doit être approuvée par les autres associés via une procédure d’agrément.
- C’est une manière de garder le contrôle sur l’entrée de nouveaux membres au capital, mais cela peut aussi ralentir les démarches.
- En EURL, la situation est plus simple. L’associé unique peut transférer librement ses parts à un tiers, sauf disposition contraire dans les statuts.
- Il suffit de rédiger un acte de cession, de mettre à jour le registre des décisions, et de déclarer la modification au greffe.

En résumé, l’EURL et la SARL reposent sur la même base, mais leur fonctionnement diffère sur des points clés :
- Nomination du gérant : individuelle en EURL, collective en SARL.
- Fiscalité : IS par défaut en SARL, IR par défaut en EURL (si personne physique).
- Protection sociale : TNS ou assimilé selon la situation.
- Gouvernance : plus souple en EURL, plus structurée en SARL.
En clair, si vous voulez entreprendre seul, rapidement et avec de la flexibilité, l’EURL est souvent plus adaptée.
Mais si vous prévoyez de vous associer ou de structurer une équipe, la SARL offre un cadre plus équilibré.
Pourquoi créer une SARL ou une EURL ?
À ce stade, vous savez comment fonctionnent l’EURL et la SARL.
Maintenant, place au concret : qu’est-ce que ça change pour vous, au quotidien ?
Organisation, prise de décision, niveau de protection, fiscalité… Chaque statut a ses forces et ses limites.
Je vous les détaille pour que vous puissiez voir lequel colle le mieux à votre façon d’entreprendre.
Quels sont les avantages et inconvénients de l’EURL ?
L’EURL est idéale si vous voulez entreprendre seul, tout en bénéficiant d’une structure solide et protectrice.
Contrairement à l’entreprise individuelle, l’EURL crée une véritable personne morale. En clair, votre entreprise existe juridiquement, et votre patrimoine personnel est protégé. Par conséquent, vous ne risquez que le montant de vos apports.
Autre atout : vous êtes seul maître à bord.
Toutes les décisions importantes dépendent de vous, ce qui rend la gestion rapide et sans compromis. Aucun risque de blocage, aucun désaccord entre associés : la stratégie, c’est vous qui la fixez.
Et si un jour vous souhaitez ouvrir votre capital à d’autres investisseurs ?
Bonne nouvelle, l’EURL peut facilement être transformée en SARL, sans devoir fermer ni recréer l’entreprise. Une simple modification des statuts suffit.
Mais cette liberté a aussi ses revers.
Être seul, c’est aussi porter toutes les décisions et responsabilités. Cela peut vite devenir lourd à gérer, surtout si vous cumulez le rôle d’associé unique et de gérant.
De plus, le capital social d’une EURL est souvent plus modeste, puisque vous êtes le seul à l’alimenter.
Enfin, le régime social du gérant d’EURL (travailleur non salarié) offre moins de protection que celui d’un gérant minoritaire de SARL, notamment en cas d’arrêt maladie ou de congé maternité/paternité.
Quels sont les atouts et les limites de la SARL ?
La SARL, elle, convient si vous souhaitez vous associer à d'autres personnes ou structurer une activité collective.
Tout comme l’EURL, elle protège le patrimoine personnel de ses associés. Chacun n’est responsable qu’à hauteur de ses apports.
Mais son grand avantage, c’est la force du collectif.
En étant plusieurs, vous pouvez constituer un capital social plus solide, partager vos idées, vos responsabilités… Et parfois même les risques.
Cette pluralité d’associés permet aussi plus de flexibilité dans la gouvernance. Le gérant peut être choisi parmi les associés (qu’ils soient deux ou cent), ou même être une personne extérieure à la société.
En revanche, cette dimension collective peut aussi ralentir certaines décisions.
Chaque changement important (comme une modification de statuts) doit être validé en assemblée générale, ce qui peut parfois créer des blocages ou désaccords.
Autre point d’attention : l’entrée d’un nouvel associé nécessite l’agrément des autres, un mécanisme souvent source de tensions s’il y a divergence de vision.
Côté protection sociale, tout dépend de la part de capital détenue par le gérant :
- plus il détient de parts, plus il se rapproche du statut travailleur non salarié (TNS) ;
- à l’inverse, un gérant minoritaire bénéficie du régime général, plus protecteur mais aussi plus coûteux en cotisations.
En clair, le choix entre SARL et EURL dépend de votre manière de travailler et de vos ambitions :
- Vous voulez rester maître de votre entreprise, avancer vite et seul ? → EURL
- Vous préférez partager les décisions et bâtir un projet collectif ? → SARL
Dans les deux cas, vous bénéficiez d’un cadre sécurisé, d’une crédibilité renforcée et d’une protection du patrimoine.
Et si vous avez encore un doute, Dougs peut vous accompagner pour simuler les deux options selon votre situation et vous aider à faire le choix le plus rentable et le plus sûr pour votre projet.
Tableau récapitulatif des caractéristiques de la SARL et de l'EURL
Pour vous aider à y voir encore plus clair, voici un récapitulatif simple des principales différences entre la SARL et l’EURL.
| 1 seul associé | De 2 à 100 associés | EURL = idéal pour entreprendre seul ; SARL = pour un projet collectif |
|---|---|---|
| 1 € | 1 € | Aucune différence : la flexibilité est totale des deux côtés |
| Oui | Oui | Votre patrimoine personnel est protégé dans les deux cas |
| L’associé unique décide seul | Les décisions sont votées en assemblée générale | EURL = rapidité, SARL = concertation (et parfois compromis) |
| Oui, mais rare en pratique | Oui | SARL = plus de flexibilité pour partager la gestion |
| IR par défaut, option possible pour l’IS | IS par défaut, option possible pour l’IR sous conditions | L’EURL peut être plus avantageuse pour démarrer, la SARL pour se développer |
| TNS (Travailleur non salarié) | TNS si associé majoritaire Assimilé-salarié si minoritaire ou non associé rémunéré | Le gérant de SARL est souvent mieux protégé socialement, mais paie plus de cotisations |
Que vous choisissiez l’EURL ou la SARL, ces deux statuts offrent un cadre sécurisé et la même promesse : protéger votre patrimoine tout en structurant votre activité.
La différence se joue surtout dans votre façon d’entreprendre :
- L’EURL vous convient si vous souhaitez vous lancer seul, avancer vite et garder le plein contrôle.
- La SARL, elle, convient mieux à un projet collectif, où plusieurs associés construisent ensemble une entreprise plus structurée et évolutive.
Sur le plan fiscal, l’EURL est souvent plus avantageuse au démarrage, car elle est soumise par défaut à l’IR. Les bénéfices sont intégrés dans votre propre déclaration, ce qui est souvent intéressant quand les revenus sont encore modestes.
En revanche, la SARL, imposée par défaut à l'IS, devient plus pertinente à mesure que votre activité se développe. À l’IS, vos bénéfices sont d’abord taxés au niveau de votre société. Vous pouvez donc laisser une partie des gains pour financer la croissance tout en maîtrisant votre fiscalité personnelle.
Et côté protection sociale, si vous êtes gérant minoritaire ou égalitaire et rémunéré (régime assimilé-salarié), la couverture est généralement plus complète (maladie, retraite, indemnités journalières), avec des cotisations plus élevées.
En revanche, si vous êtes gérant majoritaire, vous relevez du régime TNS : la couverture et le niveau de cotisations diffèrent.
Pour faire le bon choix, il ne suffit pas de comparer les textes : il faut adapter le statut à votre réalité. C’est exactement la mission deDougs : vous aider à choisir, créer et piloter votre entreprise simplement, tout en optimisant votre fiscalité et vos cotisations.
FAQ sur EURL ou SARL
Quel statut juridique choisir entre EURL et SARL ?
Quel est le statut le plus avantageux fiscalement : EURL ou SARL ?
Quel salaire se verser en EURL ?
Une EURL peut-elle être détenue par une personne physique ou morale ?

David est Head of Legal chez Dougs. En français, cela signifie qu’il pilote le département juridique du cabinet, endosse la casquette de référent technique et garantit l’évolution du service.
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