Ouvrir un escape game : guide complet pour réussir votre projet

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David Bernier
David Bernier
Head of Legal
Temps de lecture16 min.

Ouvrir un escape game peut sembler stimulant… jusqu’au moment où vous réalisez tout ce qu’il faut gérer : budget, normes ERP, choix du local, statut juridique.

Je vois souvent des porteurs de projet bloquer à ce stade, faute de méthode claire et de vision globale.

Pourtant, comprendre comment ouvrir un escape game est essentiel pour éviter les erreurs coûteuses et sécuriser votre lancement.

Dans cet article, je vous guide pas à pas : étude de marché, concept, financement, obligations…Vous allez enfin comprendre les étapes clés et savoir comment structurer votre projet de manière concrète et efficace.

Vous avez envie de vous lancer ? Avec Dougs, vous pouvez créer une entreprise en ligne simplement, rapidement, et surtout sans stress, avec un juriste dédié et un accompagnement clair à chaque étape pour avancer en toute confiance.

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EN BREF
  • L’étude de marché, je vous conseille de la prendre au sérieux dès le départ : elle vous permet de comprendre la demande locale et d’identifier vos vraies opportunités.
  • Le concept, c’est vraiment ce qui fait la différence : vous devez proposer une expérience immersive qui donne envie de tester puis de revenir.
  • Le local, vous allez devoir le choisir avec attention : l'emplacement, l'accessibilité et le parcours client jouent un rôle central.
  • Les normes ERP, vous ne pouvez pas passer à côté : elles garantissent la sécurité et conditionnent votre ouverture.
  • Le statut juridique, je vous recommande de l’adapter à votre projet et à votre situation personnelle.
  • Le business plan, c’est votre boussole : il vous aide à structurer votre projet et à vérifier sa rentabilité.
  • Le financement, vous allez souvent devoir combiner plusieurs solutions pour sécuriser votre lancement.
  • Les démarches d’immatriculation, elles officialisent votre activité et marquent le vrai départ.
  • Le lancement et la promotion, c’est ce qui va vous permettre d’attirer vos premiers clients rapidement.

Je vous explique tout au fil de cet article pour que vous puissiez avancer étape par étape, sans vous disperser.

Si vous voulez aller plus vite et éviter les blocages, appuyez-vous sur les conseils juridiques des juristes de Dougs pour avancer sereinement et sécuriser chaque étape de votre projet.

Étudier le marché avant d’ouvrir un escape game

Avant même de parler de budget ou de statut, je vous le dis clairement : l’étude de marché est votre fondation. Sans elle, vous avancez à l’aveugle. Avec elle, vous identifiez vos avantages concurrentiels et posez une vraie stratégie.

Concrètement, il s’agit de comprendre :

  • les caractéristiques du marché local ;
  • la demande locale réelle ;
  • et surtout votre capacité à vous différencier.

Analyser la demande locale

Je commence toujours par là. Pourquoi ? Parce que votre escape game doit répondre à un besoin réel, pas à une intuition.

Posez-vous les bonnes questions :

  • Qui sont vos futurs joueurs ?
    • touristes de passage ;
    • entreprises (team building) ;
    • étudiants / groupes d’amis.
  • Quel est le profil des habitants ?
    • pouvoir d’achat ;
    • habitudes de loisirs ;
    • sensibilité au prix.

Ensuite, regardez la fréquentation et la saisonnalité :

  • Y a-t-il des pics (vacances, week-ends) ?
  • Une activité creuse en semaine ?
  • Une dépendance au tourisme ?

Ces éléments vont directement impacter votre fixation du prix et votre seuil de rentabilité.

Étudier la concurrence

Ensuite, je passe à l’analyse de la concurrence. Et là, pas de raccourci : vous devez être précis.

Commencez simple :

  • combien d’escape games dans votre zone ?
  • quelle densité par rapport à la population ?

Puis allez plus loin :

  • Quel est leur positionnement ?
    • premium ;
    • familial ;
    • innovant / immersif.
  • Que proposent-ils réellement ?
    • thèmes exploités ;
    • qualité des décors ;
    • niveau d’immersion.

L’objectif ici n’est pas de copier, mais de construire votre stratégie de différenciation.

Petit conseil que j’applique toujours :

  • Testez leurs salles ;
  • Faites des tests avec des joueurs ;
  • Analysez les avis clients.

C’est souvent là que vous détectez des failles et donc des opportunités.

Identifier les opportunités

C’est ici que tout devient intéressant. Votre étude de marché doit vous permettre d’identifier des opportunités uniques.

Cherchez notamment :

  • des zones géographiques sous-exploitées ;
  • des publics mal adressés (enfants, entreprises…) ;
  • des concepts peu développés.

Par exemple :

  • un concept de jeu captivant orienté storytelling ;
  • une expérience haut de gamme encore absente ;
  • un escape game mobile ou digital.

Votre objectif est simple : "trouver un angle que les autres n’exploitent pas (ou mal)".

En résumé, cette étape n’est pas une formalité. C’est elle qui va conditionner :

  • votre positionnement ;
  • votre rentabilité ;
  • et votre succès à long terme.

Si vous la prenez au sérieux, vous partez avec une vraie longueur d’avance.

Définir un concept d’escape game différenciant

Je vais être direct avec vous : aujourd’hui, ouvrir un escape game sans concept fort, c’est voué à l’échec. Votre réussite repose sur un élément crucial : proposer des expériences immersives mémorables.

Votre objectif ? Créer un univers qui marque, qui se raconte et qui donne envie de revenir.

Choisir une thématique forte

Tout commence par votre univers. C’est lui qui attire vos joueurs.

Vous pouvez partir sur des classiques :

  • historique ;
  • horreur ;
  • aventure ;
  • science-fiction.

Mais attention : le thème seul ne suffit pas. Vous devez construire un univers cohérent avec :

  • une vraie narration ;
  • une ambiance travaillée ;
  • une identité visuelle forte.

Pensez aussi à votre branding percutant :

  • nom de l’enseigne ;
  • logo ;
  • storytelling global.

C’est ce qui vous rend immédiatement reconnaissable.

Concevoir une expérience immersive

Là, vous faites vraiment la différence. Un escape game, ce n’est pas juste résoudre des énigmes. C’est vivre une histoire.

Je vous suggère de travailler sur :

  • la narration (début, tension, résolution) ;
  • des énigmes originales et variées ;
  • des décors réalistes.

Ajoutez une dimension humaine :

  • présence d’un game master impliqué ;
  • voire des acteurs en salle pour renforcer l’immersion.

Vous ne proposez plus une activité, mais une vraie expérience immersive.

Innover pour se démarquer

Si vous voulez sortir du lot, vous devez intégrer l'innovation.

Aujourd’hui, les meilleurs concepts misent sur :

  • des mécanismes de jeu innovants ;
  • des technologies modernes ;
  • de la réalité augmentée ou des effets digitaux.

Vous pouvez aussi aller plus loin avec :

  • des scénarios évolutifs (qui changent selon les choix des joueurs) ;
  • des expériences hybrides (physique + digital).

L’idée n’est pas de faire compliqué, mais de faire marquant.

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Checklist

Trouver le bon local pour un escape game

Je vais être très clair avec vous : le choix du local est stratégique. C’est à la fois un enjeu de rentabilité, de conformité et d’expérience client.

Un bon local vous permet de créer une immersion forte tout en respectant les contraintes.

Choisir un emplacement stratégique

Commencez par l’essentiel : l’emplacement. Posez-vous cette question simple : comment mes clients vont-ils venir ?

Vous avez deux options principales :

  • centre-ville → visibilité, passage naturel ;
  • périphérie → loyers plus faibles, mais besoin d’un vrai effet destination.

Dans tous les cas, privilégiez un emplacement stratégique avec :

  • une bonne desserte (transports, parking) ;
  • une accessibilité simple ;
  • une visibilité cohérente avec votre positionnement.

Et voici un point non négociable : respectez l’accessibilité pour les personnes handicapées.

C’est à la fois une obligation et un vrai levier pour élargir votre clientèle.

Déterminer la surface nécessaire

Ensuite, je vous invite à penser votre espace comme un parcours client.

La surface nécessaire dépend directement de votre modèle :

  • nombre de salles ;
  • capacité d’accueil ;
  • niveau d’immersion.

Mais surtout, n’oubliez pas les espaces clés :

  • une zone d’accueil chaleureuse ;
  • une zone de briefings et débriefings fluide ;
  • un vestiaire pratique pour les joueurs.

Ce sont ces détails qui améliorent l’expérience globale.

Et côté immersion, pensez dès maintenant à :

  • des décors réalistes ;
  • une scénographie soignée ;
  • l'intégration de systèmes électroniques.

Vous ne créez pas juste un lieu, vous créez une expérience.

Vérifier la conformité du local

Là, on entre dans un sujet sérieux. Et je vous conseille de ne rien improviser.

Votre local doit respecter :

  • les normes de sécurité ;
  • les contraintes ERP.

Dans la majorité des cas, vous devrez :

  • faire des travaux ;
  • adapter les issues de secours ;
  • revoir certaines installations.

D’où l’intérêt de travailler avec un bureau de contrôle dès le départ. C’est aussi le bon moment pour intégrer intelligemment :

  • des effets spéciaux ;
  • des installations techniques ;
  • des éléments immersifs.

En résumé, votre local doit remplir 3 fonctions : être accessible, conforme et immersif.

Si vous cochez ces trois points, vous posez une base solide pour un escape game qui fonctionne.

Respecter les normes ERP et les obligations de sécurité

Je vais être direct avec vous : c’est un point bloquant. Si vous ne respectez pas les normes ERP, vous ne pourrez pas ouvrir votre escape game. Point. Mais voyez-le autrement : c’est aussi un levier de confiance pour vos clients. Un escape game sécurisé, c’est une expérience rassurante, donc plus de réservations.

Comprendre la réglementation ERP

Votre escape game est un établissement recevant du public (ERP). Et ça implique des règles précises.

Vous devez notamment respecter :

  • un classement ERP selon votre capacité ;
  • des obligations strictes de sécurité ;
  • des normes d’accessibilité.

Mon conseil : anticipez dès le choix du local. Un local non conforme peut vous coûter du temps et beaucoup d’argent en travaux.

Assurer la sécurité des joueurs

Ici, vous ne devez rien laisser au hasard. En pratique, prévoyez :

  • des issues de secours visibles et accessibles ;
  • des systèmes anti-incendie (extincteurs, alarmes…) ;
  • des procédures d’évacuation claires.

Posez-vous cette question simple : si un problème survient, vos joueurs peuvent-ils sortir immédiatement ? Pensez aussi à former votre équipe et à tester régulièrement vos installations.

Une bonne sécurité garantit une meilleure expérience client.

Obtenir les autorisations nécessaires

Vous passerez par une étape obligatoire avant d’ouvrir.

Vous devrez :

  • faire valider votre établissement par la commission de sécurité ;
  • obtenir votre autorisation d’ouverture.

Sans validation, il est impossible d’accueillir du public.

Choisir le statut juridique pour ouvrir un escape game

Je vais être honnête avec vous : le choix de votre structure juridique n’est pas une simple formalité. Il va impacter votre fiscalité, votre protection et même votre capacité à développer votre escape game.

Prenez le temps de bien comprendre vos options avant de vous lancer.

Comparer les statuts adaptés

Dans la pratique, deux formes dominent :

  • SAS / SASU :
    • très flexible ;
    • adaptée si vous visez une évolution rapide ;
    • intéressante pour structurer votre régime fiscal.
  • SARL / EURL :
    • plus encadrée ;
    • souvent choisie pour des projets familiaux ou entre associés ;
    • fonctionnement plus classique.

Ici, il ne s’agit pas de choisir “le meilleur statut”, mais le plus cohérent avec votre projet.

Choisir en fonction de votre projet

Je vous invite à partir de votre situation concrète :

  • êtes-vous seul ou accompagné ?
  • quel niveau de risque êtes-vous prêt à prendre ?
  • souhaitez-vous développer rapidement ou rester sur une structure stable ?

Prenez aussi en compte :

  • le capital social que vous pouvez mobiliser ;
  • votre stratégie de croissance ;
  • votre protection juridique professionnelle.

Ce choix influence directement votre organisation et votre sécurité.

Anticiper les obligations

Une fois votre statut choisi, vous devez passer aux démarches. Et là, mieux vaut être rigoureux.

Voici les étapes incontournables :

Ensuite, vous devrez gérer au quotidien :

  • vos obligations légales (comptabilité, déclarations…) ;
  • vos charges sociales ;
  • la souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle.

Ce sont des étapes essentielles. Si vous les structurez bien dès le départ, vous éviterez beaucoup d’erreurs.

En résumé, le statut juridique de votre entreprise est un pilier de votre projet. Prenez-le comme une décision stratégique, pas administrative.

Évaluer le budget pour ouvrir un escape game

Je vous le dis franchement : le budget est souvent le point de friction n°1. Et c’est normal, entre l’investissement initial, les équipements et le local, la facture peut vite grimper. L’idée n’est pas de dépenser moins à tout prix, mais de structurer intelligemment votre budget de démarrage.

Les coûts de création

Commençons par le cœur du projet : les coûts de lancement.

Vous allez devoir prévoir :

  • le local (achat ou location) ;
  • l’aménagement du local ;
  • les frais de conception et de construction des salles.

Mais ce n’est pas tout. Pensez aussi à :

  • l’achat d’équipements spécifiques (mécanismes, décors, accessoires) ;
  • les dispositifs technologiques (automatisation, effets interactifs) ;
  • les mesures de sécurité obligatoires.

Si vous optez pour une franchise, pensez au droit d’entrée et aux coûts de licence. Intégrez-les dès le départ dans votre business plan pour garder une vision claire.

Les charges d’exploitation

Une fois votre escape game ouvert, les dépenses augmentent.

Voici les principales charges :

  • le loyer ;
  • les salaires (game master, accueil…) ;
  • les coûts de marketing (visibilité, acquisition clients).

Ajoutez aussi :

  • la maintenance des installations ;
  • le renouvellement des expériences.

Ce sont ces charges qui vont peser sur votre trésorerie au quotidien.

Estimer la rentabilité

Maintenant, la question clé : est-ce que votre projet tient la route ?

Pour le savoir, basez-vous sur :

  • votre prix moyen par session ;
  • le nombre de joueurs par groupe ;
  • votre taux de remplissage.

L’objectif est simple : couvrir vos charges et rentabiliser votre investissement initial.

Soyons réalistes :

  • ne surestimez pas la fréquentation ;
  • prévoyez une montée en puissance progressive.

Et surtout, sécurisez un apport personnel suffisant.

En résumé, un bon budget, ce n’est pas juste une estimation. C’est un outil de pilotage qui vous permet d’anticiper, d’ajuster et de sécuriser votre projet dès le départ.

Construire un business plan solide

Votre business plan est le cœur de votre projet. C’est lui qui va prouver que votre escape game est viable ou non. Ne le voyez pas comme une contrainte, mais comme un outil pour piloter votre activité.

Structurer votre projet

On commence par la base : donner une direction claire.

Votre business plan doit s’appuyer sur :

  • votre étude de marché ;
  • votre positionnement ;
  • votre stratégie.

Définissez simplement :

  • votre vision ;
  • votre offre ;
  • votre plan de développement.

C’est aussi à ce stade que vous identifiez vos coûts de démarrage et vos futures dépenses récurrentes.

L’objectif ? Avoir une vision globale avant de passer aux chiffres.

Réaliser des prévisions financières

À ce stade, l’idée est simple : poser des chiffres clairs pour piloter votre projet.

Voici les éléments indispensables :

  • un budget prévisionnel ;
  • un compte de résultat prévisionnel ;
  • un bilan prévisionnel.

Ajoutez également :

Ces projections financières vous permettent de :

  • anticiper les besoins ;
  • optimiser votre gestion des coûts ;
  • vérifier la rentabilité ;
  • estimer votre chiffre d’affaires ;
  • calculer votre seuil de rentabilité.

Convaincre les partenaires financiers

Votre business plan a un deuxième rôle : convaincre. Vous allez le présenter aux banques et aux investisseurs.

Pour les rassurer, l’idée est simple :

  • présenter des chiffres cohérents ;
  • montrer une vision claire ;
  • démontrer la viabilité du projet.

Ils veulent comprendre une chose : est-ce que votre escape game peut générer du cash durablement ?

Trouver des financements pour votre escape game

Soyons concrets : sans financement, votre projet reste une idée. Bonne nouvelle : vous avez plusieurs leviers pour réunir les fonds nécessaires. L’objectif est de combiner intelligemment vos ressources pour sécuriser votre lancement.

Les solutions classiques

On commence par les bases. C’est souvent le premier réflexe.

Vous pouvez mobiliser :

  • votre épargne personnelle ;
  • un apport personnel solide ;
  • un prêt bancaire.

Plus votre apport est important, plus vous rassurez la banque.

Vous pouvez aussi explorer le financement participatif (crowdfunding) et les prêts d’honneur (souvent sans intérêts).

Ces solutions complètent efficacement votre plan de financement.

Les aides et les subventions

Ensuite, ne passez pas à côté des dispositifs publics. Beaucoup d’entrepreneurs les ignorent à tort.

Vous pouvez bénéficier de :

  • subventions locales (région, département, mairie) ;
  • subventions publiques dédiées à la création d’entreprise ;
  • aides financières destinées au secteur du divertissement.

Côté dispositifs, regardez aussi :

Si votre concept intègre de l’innovation, vous pouvez activer plusieurs leviers.

Par exemple :

  • le crédit d’impôt innovation (CII) ;
  • le crédit d’impôt recherche (CIR) ;
  • et plus largement, d’autres crédits d’impôt.

Ce sont des aides intéressantes pour alléger vos coûts. Vous trouverez plus de détails dans notre guide sur les crédits d’impôt et autres formes d'aide.

Franchise ou indépendant : quel modèle choisir pour votre escape game ?

C’est souvent une vraie hésitation. Et je comprends : ce choix va influencer votre quotidien, votre rentabilité… et votre liberté. Il n’y a pas de bonne réponse universelle. Tout dépend de votre profil et de votre projet.

Se lancer en franchise : un cadre rassurant

Si vous débutez, la franchise peut être sécurisante.

Vous bénéficiez de :

  • une marque établie ;
  • un réseau structuré (réseaux de franchise) ;
  • du support et de la formation dès le départ.

Vous êtes accompagné sur le concept, le lancement et le développement.

Mais attention aux contraintes :

  • frais de franchise (droit d’entrée) ;
  • redevances régulières ;
  • moins de contrôle des décisions.

En clair, vous gagnez en sécurité, mais vous perdez en liberté.

Se lancer en indépendant : plus de liberté, plus de responsabilités

À l’inverse, créer votre propre escape game vous donne une vraie marge de manœuvre.

Vous profitez de :

  • une liberté de création totale ;
  • la possibilité de construire votre propre univers ;
  • un vrai développement de marque.

Mais cela implique aussi :

  • plus de risques ;
  • moins d’accompagnement ;
  • des décisions à prendre seul.

Côté structure, vous devrez choisir un statut juridique adapté pour votre entreprise :

  • EURL si vous êtes seul ;
  • SARL si vous êtes à plusieurs.

Et enfin, une assurance multirisque pour sécuriser votre activité.

Quel impact sur votre projet ?

Ce choix influence directement :

  • votre financement ;
  • votre organisation ;
  • votre croissance.

En pratique, les banques financent souvent plus facilement une franchise. Par contre, l’indépendance offre plus de flexibilité à long terme.

Effectuer les démarches d’immatriculation

On arrive à une étape concrète : officialiser votre projet. C’est ici que votre escape game devient une vraie entreprise, avec un cadre légal clair.

Pas de panique, si vous avancez étape par étape, tout reste assez simple à gérer.

Étapes clésCe que vous devez faire concrètement
Vision globaleVous officialisez votre projet : votre escape game devient une entreprise. Pas de panique, avec un peu d’organisation, tout s’enchaîne assez simplement.
Rédiger les statutsJe vous conseille de ne pas bâcler cette étape. Précisez : la dénomination sociale l’objet de l’entreprise le siège social la répartition du capital Prenez le temps de bien faire, surtout si vous êtes plusieurs.
Immatriculer l’entrepriseUne fois les statuts prêts, passez à l’étape officielle : déposez votre dossier inscrivez-vous au registre du commerce Vous obtenez votre numéro SIRET et votre activité devient réelle.
Finaliser les obligationsVous y êtes presque. Pensez à : souscrire une assurance (RC Pro recommandée) vérifier la conformité du local et de la sécurité Ensuite, place à l’ouverture officielle.

Lancer et promouvoir votre escape game

Sans visibilité, même le meilleur escape game ne fonctionne pas. Le lancement est une étape clé. C’est là que vous créez vos premiers clients et votre réputation.

Définir une stratégie marketing

Avant d’agir, prenez le temps de structurer votre stratégie marketing. Appuyez-vous sur :

  • votre étude de marché ;
  • votre positionnement ;
  • votre cible.

Ensuite, activez les bons leviers :

  • SEO (pour être visible sur Google) ;
  • réseaux sociaux (Instagram, TikTok, Facebook) ;
  • publicité en ligne (Google Ads, Meta Ads).

L’objectif est simple : générer du trafic rapidement.

Et surtout, ne négligez pas votre communication. Travaillez :

  • votre ton de marque ;
  • votre univers visuel ;
  • et la cohérence avec votre concept.

Tout doit raconter la même histoire.

Attirer les premiers clients

Au lancement, l’objectif est clair : créer un effet immédiat. Pour ça, je vous recommande :

  • des offres de lancement attractives ;
  • une soirée d’inauguration ;
  • des événements de lancement.

Ajoutez aussi :

  • des partenariats locaux (bars, hôtels, entreprises) ;
  • une vraie stratégie de création de buzz.

L’idée est de faire parler de vous rapidement.

Fidéliser votre clientèle

Attirer, c’est bien. Fidéliser, c’est mieux.

Travaillez dès le départ votre fidélisation :

  • proposez des expériences renouvelées ;
  • lancez de nouveaux scénarios ;
  • encouragez les avis clients.

Les avis sont cruciaux pour votre crédibilité.

Et rappelez-vous : un client satisfait devient votre meilleur ambassadeur.

Au final, votre lancement doit être préparé comme un événement. Une bonne stratégie marketing, combinée à une communication efficace, fait toute la différence. Et oui, tout cela doit être prévu dès votre business plan.

Les erreurs à éviter lors de l’ouverture d’un escape game

Soyons honnêtes : ce ne sont pas les idées qui font échouer un projet, ce sont les erreurs évitables. Et dans l’escape game, certaines fautes reviennent très souvent.

Si vous les anticipez, vous gagnez un temps précieux et surtout de l’argent.

Sous-estimer le budget

C’est probablement l’erreur la plus fréquente. On pense souvent au décor, mais on oublie tout le reste :

  • travaux et imprévus ;
  • équipements techniques ;
  • trésorerie de départ.

Résultat : vous vous retrouvez vite sous pression financière.

Mon conseil :

  • prévoyez une marge de sécurité ;
  • intégrez tous les coûts dès le départ.

Négliger les normes de sécurité

Ici, il n’y a pas de compromis possible. Un escape game est un établissement recevant du public. Vous êtes donc tenu de respecter :

  • les normes incendie ;
  • les issues de secours ;
  • les règles d’évacuation.

Négliger ce point peut bloquer votre ouverture voire mettre en danger vos clients.

FAQ – Ouvrir un escape game

Quel budget prévoir pour ouvrir un escape game ?

Comptez entre 50 000 € et 200 000 €. Tout dépend du nombre de salles, du niveau d’immersion et de votre local. Plus votre concept est ambitieux, plus l’investissement grimpe.

Est-ce rentable d’ouvrir un escape game ?

Oui, ça peut être très rentable, à une condition : avoir un bon taux de remplissage et un concept qui se démarque.Un escape game qui tourne bien peut être rentable en quelques mois.

Faut-il un diplôme pour ouvrir un escape game ?

Non, aucun diplôme n’est requis. Mais il est vivement recommandé d’avoir des bases en :

  • gestion ;
  • marketing ;
  • expérience client.

Ce sont elles qui font la différence.

EN RÉSUMÉ

Au final, ouvrir un escape game, ce n’est pas juste une bonne idée, c’est un projet qui demande de la méthode. Avant même de penser au lancement, prenez le temps de valider votre marché, de construire un concept solide, de choisir le bon local et de respecter les règles.

Si vous avancez étape par étape, en gardant un œil sur votre budget et votre rentabilité, vous mettez toutes les chances de votre côté.

Mon conseil : ne restez pas seul face aux décisions importantes. Si vous voulez sécuriser votre statut, votre business plan ou votre financement, les experts de Dougs peuvent vous accompagner concrètement dans votre projet.

David Bernier
David Bernier
Head of Legal

David est Head of Legal chez Dougs. En français, cela signifie qu’il pilote le département juridique du cabinet, endosse la casquette de référent technique et garantit l’évolution du service.

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