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Quelle imposition choisir pour sa SARL ?

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Nahima Zobri
Nahima Zobri
Head of Tax
Temps de lecture16 min.

Vous dirigez une SARL (Société à Responsabilité Limitée) et vous ne savez plus vraiment comment votre société est imposée ?SARL (Société à Responsabilité Limitée) et vous ne savez plus vraiment comment votre société est imposée ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul.

Entre l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, les dividendes ou encore la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), la fiscalité peut vite devenir un casse-tête. Pourtant, comprendre l’imposition d’une SARL est essentiel pour optimiser vos revenus, éviter les mauvaises surprises et piloter sereinement votre entreprise.

Dans cet article, je vous aide à y voir clair. Nous allons décrypter ensemble les règles d’imposition applicables en 2026, comparer les régimes possibles, et faire le point sur tout ce que vous devez savoir avant ou après la création de votre SARL.

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EN BREF

L’imposition d’une SARL dépend du régime fiscal choisi :

  • La plupart des SARL relèvent de l’impôt sur les sociétés (IS), avec un taux normal de 25 % et un taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfices.
  • Certaines structures, comme la SARL de famille ou l’EURL détenue par une personne physique, peuvent opter pour l’impôt sur le revenu (IR).
  • La fiscalité des dividendes, la TVA ou encore la cotisation foncière des entreprises (CFE) ont aussi leur importance pour calculer le coût réel de votre activité.

Vous allez voir : choisir le bon régime d’imposition, c’est un levier stratégique pour la rentabilité de votre SARL.

Suivez-moi, je vous explique tout, point par point.

Que veut dire SARL ?

Avant de parler chiffres et impôts, commençons par les bases.

Pour bien comprendre la fiscalité d’une SARL, il faut déjà savoir ce qu’est réellement cette forme juridique et pourquoi elle séduit autant d’entrepreneurs.

Je vous explique donc ce que signifie SARL et ce qui fait sa particularité.

La SARL, ou société à responsabilité limitée, est une société commerciale. Cela signifie qu’elle exerce une activité à but lucratif, qu’elle soit artisanale, industrielle, de négoce ou de services. Même la location meublée ou le commerce immobilier peuvent relever de ce statut.

Mais ce qui distingue vraiment la SARL, c’est sa responsabilité limitée.

Concrètement, chaque associé n’est engagé qu’à hauteur de son apport au capital social de la SARL. Autrement dit, si la société rencontre des difficultés financières, vos biens personnels sont protégés. Vous ne pouvez pas être tenu de payer plus que ce que vous avez investi.

C’est ce qui fait de la SARL une forme rassurante pour entreprendre, notamment lorsque vous souhaitez vous lancer sans mettre en péril votre patrimoine.

Pour en savoir plus sur l'imposition de votre SARL

Quel régime d’imposition choisir pour une SARL : IS ou IR ?

Maintenant que vous savez ce qu’est une SARL, passons au point central : comment est-elle imposée ?

Car c’est bien là que tout se joue : le choix entre l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu.

Je vous propose donc de voir ensemble comment fonctionnent ces deux régimes, leurs taux et leurs effets concrets sur votre fiscalité.

L'impôt sur les sociétés

C’est le régime d’imposition par défaut des SARL.

Autrement dit, sauf option contraire, votre SARL est automatiquement soumise à l’IS.

Ce régime s’applique directement sur les bénéfices réalisés par la société, c’est-à-dire sur les gains que votre entreprise dégage après déduction de ses charges.

Concrètement, ces bénéfices sont ensuite imposés à un taux de 25 %.

Cependant, certaines SARL peuvent bénéficier d’un taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfices, à condition que :

  • le chiffre d’affaires annuel soit inférieur à 10 millions d’euros ;
  • le capital social soit entièrement libéré ;
  • et détenu à 75 % minimum par des personnes physiques.

Imaginons par exemple que votre SARL réalise un bénéfice imposable de 45 000 €, et qu'elle bénéficie du taux réduit d'IS :

  • elle sera alors imposée à 15% jusqu’à 42 500 € ;
  • et les 2 500 € restants (42 500 € - 45 000 €) seront soumises au taux de 25%.

L’IS dû par votre SARL sera alors de 7 000 €.

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L'imposition sur le revenu

Certaines SARL peuvent choisir d’être imposées à l’IR plutôt qu’à l’IS.

Ce régime reste minoritaire, mais il peut être intéressant pour les petites structures familiales ou celles qui souhaitent une fiscalité plus directe.

Ici, ce n’est plus la société qui paie l’impôt, mais vous, les associés.

Chacun déclare sa part du bénéfice, proportionnelle à sa participation dans le capital.

Prenons un exemple concret pour l'illustrer :

Votre SARL réalise un bénéfice de 10 000 €.

  • Si vous détenez 60 % du capital, vous êtes imposé sur 6 000 € ;
  • et votre associé, avec 40 %, sur 4 000 €.

Selon l’activité exercée, ces bénéfices sont déclarés dans la catégorie :

  • BIC (bénéfices industriels et commerciaux) ;
  • ou BNC (bénéfices non commerciaux).
Jusqu’à 11 294 €0 %
De 11 295 € à 28 797 €11 %
De 28 798 € à 82 341 €30 %
De 82 342 € à 177 106 €41 %
Supérieur à 177 106 €45 %

Ce régime peut être avantageux si votre taux d’imposition personnel reste modéré et que vous retirez la majorité des bénéfices pour vous rémunérer directement.

En revanche, il devient souvent moins intéressant si vos revenus augmentent fortement, car le taux marginal grimpe vite.

En résumé, le choix entre l’impôt sur les sociétés (IS) et l’impôt sur le revenu (IR) détermine la manière dont votre SARL sera taxée.

  • À l’IS, c’est la société qui paie l’impôt sur ses bénéfices avant toute distribution.
  • À l’IR, ce sont les associés qui sont directement imposés sur leur part de résultat.

L’IS offre plus de souplesse pour gérer la trésorerie et réinvestir, tandis que l’IR peut être intéressant pour les petites structures familiales aux revenus modérés.

Le bon choix dépend donc de votre situation personnelle, du montant de vos bénéfices et de vos objectifs à moyen terme.

Quel régime fiscal en matière de TVA ?

Après avoir parlé de l’imposition sur les bénéfices, intéressons-nous maintenant à une autre taxe incontournable : la TVA (taxe sur la valeur ajoutée).

Comme toute société commerciale, votre SARL est par principe soumise à la TVA.

Cela signifie que vous devez facturer vos clients avec un taux de TVA adapté à votre activité, et verser ensuite cette taxe à l’État.

Mais attention : toutes les SARL ne sont pas concernées de la même façon.

Certaines peuvent être exonérées de TVA, selon leur activité ou leur niveau de chiffre d’affaires.

Quand une SARL est-elle exonérée de TVA ?

Votre société peut être exonérée de TVA de plein droit, en raison de la nature de l’activité. Par exemple, la location nue ou meublée à usage d’habitation est automatiquement exonérée.

Dans cette situation, vous ne facturez pas de TVA à vos clients.

Mais attention : cela signifie aussi que vous ne pouvez pas récupérer la TVA payée sur vos achats professionnels (fournitures, matériel, prestations…).

La franchise en base de TVA : un avantage pour les petites SARL

Même si votre activité est normalement soumise à la TVA, votre SARL peut bénéficier de la franchise en base de TVA si son chiffre d’affaires reste en dessous de certains seuils.

Concrètement, cela signifie que :

  • vous ne facturez pas de TVA à vos clients ;
  • vos clients paient le prix “hors taxe” sans majoration ;
  • en contrepartie, vous ne pouvez pas récupérer la TVA sur vos achats.

Les seuils en 2025 sont les suivants :

  • 85 000 € pour les activités commerciales ou d’hébergement,
  • 37 500 € pour les prestations de services.

Si vous dépassez ces montants, la franchise en base peut continuer à s’appliquer l’année du dépassement, à condition que votre chiffre d’affaires reste en dessous des seuils dits « majorés » :

  • 93 500 € pour les activités de négoce (commerce) ou les prestations d’hébergement ;
  • 41 250 € pour les prestations de services (autres que les ventes à consommer sur place et l’hébergement).

En pratique :

  • si vous dépassez 85 000 € / 37 500 € mais restez en dessous de 93 500 € / 41 250 €,
  • → vous conservez la franchise en base pour l’année en cours ;
  • si vous dépassez 93 500 € ou 41 250 €,
  • → vous perdez la franchise en base et devenez assujetti à la TVA à compter de la date de dépassement : toutes les opérations réalisées après cette date doivent être facturées avec TVA.

Le régime réel simplifié ou le régime normal de TVA

Une fois votre SARL assujettie à la TVA, deux régimes sont possibles selon votre chiffre d’affaires et le montant de TVA collectée :

Le régime réel simplifié :

Vous déclarez la TVA une fois par an, avec le versement de deux acomptes semestriels (en juillet et en décembre).

Ce régime s’applique si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas :

  • 840 000 € pour les activités commerciales et d’hébergement ;
  • 254 000 € pour les prestations de services.

Le régime réel normal :

Si vous dépassez ces seuils, vous passez au régime réel normal.

Dans ce cas, vous devez déclarer la TVA chaque mois (ou chaque trimestre si la TVA due reste inférieure à 4 000 € par an).

Peut-on choisir d’être assujetti à la TVA ?

Oui. Même si votre société est en franchise en base, vous pouvez opter volontairement pour la TVA.

Cela peut être utile si vous avez beaucoup de dépenses avec de la TVA déductible (par exemple : matériel, véhicules, prestations externes).

En revanche, certaines activités, comme la location à usage d’habitation, sont exonérées sans possibilité d’option.

En résumé, la SARL est en principe soumise à la TVA, sauf si son activité ou son chiffre d’affaires permet une exonération.

En dessous des seuils de 93 500 € (vente) et 41 250 € (services), vous relevez de la franchise en base. Vous ne facturez donc pas la TVA, mais vous ne la récupérez pas non plus.

Au-delà, votre société devient assujettie à la TVA, avec la possibilité de déduire la taxe payée sur vos achats.

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La contribution économique territoriale (CET) : la taxe locale des SARL

En plus de l’imposition sur les bénéfices et de la TVA, votre SARL doit s’acquitter d’un impôt local : la contribution économique territoriale (CET).

Elle concerne toutes les entreprises exerçant une activité professionnelle non salariée, y compris les SARL.

La CET se compose de deux volets :

La CVAE : une taxe en voie de disparition

La CVAE est un impôt calculé à partir de la valeur ajoutée produite par votre société, c’est-à-dire la richesse qu’elle génère après avoir déduit ses achats et ses charges.

Elle ne concerne que les entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse 152 500 €.

Bonne nouvelle : cette taxe est en suppression progressive depuis 2023 et disparaîtra totalement d’ici 2028.

En 2026, elle représente donc une charge de plus en plus faible pour les SARL.

La CFE : quelles cotisations en SARL ?

La CFE, en revanche, reste obligatoire pour toutes les SARL.

Elle s’applique dans chaque commune où votre entreprise dispose d’un local ou d’un terrain.

Le montant dépend de :

  • la valeur locative des locaux utilisés par votre société au cours de l’année N-2 ;
  • et du taux fixé par la commune.

Autrement dit, plus vos locaux sont grands ou situés dans une zone à forte valeur locative, plus le montant de la CFE sera élevé.

Et même si votre société ne dispose pas de local professionnel, une cotisation minimale reste due.

Voici les bases minimales applicables en 2026, selon votre chiffre d’affaires de l’année N-2 :

Entre 5 001 € et 10 000 €237 € à 565 €243 € à 579 €
Entre 10 001 € et 32 600 €237 € à 1 130 €243 € à 1 158 €
Entre 32 601 € et 100 000 €237 € à 2 374 €243 € à 2 433 €
Entre 100 001 € et 250 000 €237 € à 3 957 €243 € à 4 056 €
Entre 250 001 € et 500 000 €237 € à 5 652 €243 € à 5 793 €
À partir de 500 001 €237 € à 7 349 €243 € à 7 533 €
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Certaines entreprises nouvelles ou implantées dans des zones prioritaires peuvent bénéficier d’une réduction ou d’une exonération temporaire de CFE.

En résumé, la CET regroupe deux taxes locales : la CFE, due chaque année, et la CVAE, qui est en voie de suppression.

C’est une contribution à anticiper dans votre budget, même pour les petites structures.

Quel régime d'imposition pour le gérant de la SARL ?

Maintenant que vous savez comment la SARL est imposée, voyons comment vous, en tant que gérant, êtes personnellement taxé.

Votre imposition dépend à la fois du régime fiscal de la société (IS ou IR) et du fait que vous soyez associé ou non.

Voici comment cela se passe concrètement :

Si vous êtes gérant associé :

  • SARL à l’IR : vous déclarez vos revenus comme des revenus non salariés.
  • Ils sont intégrés dans le bénéfice imposable global de la société, réparti entre les associés selon leurs parts.
  • SARL à l’IS : votre rémunération est considérée comme un salaire
  • Elle est imposée dans la catégorie des traitements et salaires, avec un abattement automatique de 10 % pour frais professionnels (ou déduction des frais réels si vous les justifiez).
  • En revanche, si vous êtes gérant majoritaire, vous relevez du régime des travailleurs non salariés (TNS). Ce statut implique des cotisations sociales généralement plus faibles (de l’ordre de 35 à 45 % contre environ 65 à 75 % pour un assimilé salarié), mais une protection sociale un peu moins étendue, surtout pour la prévoyance et la retraite complémentaire.

Si vous êtes gérant non associé :

  • SARL à l’IR : vos revenus sont déclarés comme des revenus non salariés (BIC ou BNC selon l’activité).
  • SARL à l’IS : vous êtes assimilé à un salarié, et vos revenus sont imposés comme tels (catégorie des traitements et salaires, avec abattement de 10 %).

Pour faire simple, en SARL, votre imposition en tant que gérant dépend à la fois du régime fiscal choisi pour la société et de votre statut d’associé ou non.

Si votre société est imposée à l’IR, vous êtes toujours imposé comme un non-salarié, que vous soyez associé ou non.

En revanche, si votre SARL est soumise à l’IS, votre rémunération est imposée comme un salaire (ou un revenu assimilé salarié), avec un abattement automatique de 10 % ou la possibilité de déduire vos frais réels.

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Les avantages fiscaux possibles pour une SARL

Après avoir vu comment votre SARL est imposée, parlons maintenant d’un sujet qui peut réellement alléger votre facture fiscale : les dispositifs d’avantages et d’exonérations.

En effet, au-delà du choix entre l’IS et l’IR, votre société peut bénéficier de réductions, crédits d’impôt ou allègements spécifiques, selon son lieu d’implantation, son activité ou ses initiatives.

Voici les principaux dispositifs auxquels une SARL peut prétendre :

Avantages fiscaux liés à la localisation

Selon l’adresse du siège social, votre SARL peut profiter de réductions ou exonérations si elle se trouve dans certaines zones géographiques :

  • quartiers prioritaires de la ville (QPV) ;
  • bassins d’emploi à redynamiser (BER) ;
  • bassins urbains à dynamiser (BUD).

Ces zones ont été créées pour encourager l’activité économique locale, avec des allègements d’impôts pouvant être particulièrement avantageux au démarrage.

Avantages liés à l’activité ou à l’emploi

Certains dispositifs fiscaux soutiennent directement l’embauche ou les actions en faveur de la mobilité durable :

  • allègement pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ;
  • forfait mobilités durables (prise en charge des déplacements écologiques).

Crédits d’impôt selon les actions menées par la SARL

Votre entreprise peut également prétendre à plusieurs crédits d’impôt, selon son secteur ou les initiatives qu’elle met en place :

  • crédit d’impôt famille ;
  • crédit d’impôt innovation (CII) ;
  • crédit d’impôt recherche (CIR) ;
  • crédit d’impôt pour la rénovation énergétique ;
  • déduction fiscale pour l’achat d’œuvres d’art ;
  • statut Jeune Entreprise Innovante ou Universitaire (JEI / JEU) ;
  • réduction d’impôt pour dons à des organismes d’intérêt général.

Ces dispositifs peuvent réduire significativement votre imposition, à condition de respecter les critères d’éligibilité propres à chacun.

En résumé, votre SARL peut bénéficier de nombreux avantages fiscaux, qui dépendent principalement de trois facteurs :

  • son lieu d’implantation ;
  • son activité et ses embauches ;
  • les actions qu’elle mène (innovation, recherche, dons, rénovation…).

Ces dispositifs peuvent réduire fortement votre imposition si vous êtes éligible.

L'imposition des dividendes en SARL

Vous savez maintenant comment la SARL et le gérant sont imposés. Du coup, intéressons-nous à un autre sujet clé : les dividendes.

Si votre SARL est soumise à l’IS, vous pouvez décider, en assemblée générale, de distribuer une partie des bénéfices à vos associés.

Voyons comment ces dividendes sont taxés, et surtout ce que cela change pour vous.

Étape 1 : l’imposition au moment de la distribution

Lorsque des dividendes sont versés, ils subissent automatiquement un prélèvement forfaitaire de 30 % composé de :

  • 12,8 % d’impôt sur le revenu :
  • → il s’agit d’un acompte d’impôt sur le revenu, appelé prélèvement forfaitaire non libératoire (PNFL), qui sera pris en compte dans votre calcul d’impôt final (sauf cas de dispense) ; 
  • 17,2 % de prélèvements sociaux.

C’est ce qu’on appelle le prélèvement forfaitaire non libératoire (PFNL).

Il est toutefois possible d’être dispensé des 12,8 % d’impôt si :

  • vous êtes célibataire, veuf ou divorcé avec un revenu fiscal de référence < 50 000 € ;
  • ou si vous êtes imposé en couple avec un revenu fiscal de référence < 75 000 €.

Étape 2 : l’imposition lors de votre déclaration annuelle

Une fois l’année fiscale terminée, vous devrez choisir comment déclarer vos dividendes :

Option 1 : la flat tax (par défaut)

Votre dividende est imposé à :

  • 12,8 % d’impôt ;
  • 17,2 % de prélèvements sociaux,

L’impôt prélevé lors de la distribution vient s’imputer automatiquement sur l’impôt dû. Du coup, pas de double imposition.

Option 2 : le barème progressif de l’IR

Vous pouvez opter pour une imposition selon votre tranche marginale d’impôt.

Dans ce cas :

  • votre dividende bénéficie d’un abattement de 40 % ;
  • puis il est intégré à vos autres revenus.

Cette option peut être intéressante si vous êtes faiblement imposé.

En résumé, les dividendes versés en SARL (soumise à l’IS) sont d’abord taxés à 30 % lors de leur distribution. Ils sont ensuite pris en compte lors de votre déclaration, avec le choix entre la flat tax ou le barème progressif (avec abattement de 40 %).

Si vous êtes gérant associé TNS, une partie de vos dividendes peut aussi être soumise aux cotisations sociales, dès qu’ils dépassent 10 % du capital et des apports.

Du coup, avant de vous verser des dividendes, vérifiez toujours leur coût fiscal et social pour éviter les mauvaises surprises.

Dividendes et cotisations sociales : un point à ne pas oublier

Si vous êtes gérant associé TNS, les dividendes ne sont pas soumis seulement à la fiscalité.

Ils entrent aussi dans l’assiette de vos cotisations sociales pour la partie qui dépasse 10 % :

  • du capital social ;
  • des primes d’émission ;
  • et des sommes versées en compte courant d’associé.

Concrètement, si votre société a un faible capital, une grande partie de vos dividendes pourra être soumise aux cotisations sociales.

L'imposition d'une SARL de famille

Passons maintenant à un cas particulier très apprécié des petites structures : la SARL de famille.

Ce statut ne change pas le fonctionnement de la société, mais il offre une souplesse fiscale unique dont vous pouvez tirer parti si vous entreprenez en famille.

Qu’est-ce qu’une SARL de famille ?

Une SARL est dite de famille lorsque tous les associés sont liés par un lien familial direct :

  • parents, enfants, grands-parents ;
  • frères et sœurs ;
  • conjoints mariés ou partenaires de pacte civil de solidarité (Pacs).

C’est uniquement la composition du capital qui définit ce statut.

Quel régime d’imposition pour une SARL de famille ?

Par défaut, la SARL de famille est imposée à l’IS, comme une SARL “classique”.

Mais elle bénéficie d’une option très intéressante : l’option pour l’IR.

Pour opter pour l’IR, deux conditions doivent être réunies :

  1. La société doit exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole.
  2. → L’option est impossible pour une activité civile (ex : location nue) ou libérale, sauf si cette activité est strictement accessoire.
  3. Tous les associés doivent donner leur accord.

Durée et révocation de l’option

Une fois l’option pour l’IR choisie, la SARL de famille est imposée à l’IR sans limite de durée.

Cependant :

  • si elle ne remplit plus les conditions (ex : changement d’associé) ;
  • ou si tous les associés décident de revenir à l’IS,

alors l’option peut être révoquée à tout moment.

En résumé, la SARL de famille fonctionne comme une SARL classique, mais elle offre une souplesse fiscale unique : la possibilité d’être imposée à l’IR, sans limite d’âge de la société.

Pour en bénéficier, elle doit exercer une activité commerciale, artisanale, industrielle ou agricole, et tous les associés doivent donner leur accord.

Cette option peut être très avantageuse si vous entreprenez en famille et souhaitez une fiscalité plus directe et plus souple.

EN RÉSUMÉ

En résumé, l’imposition d’une SARL repose sur un choix essentiel : IS ou IR. Ce choix influence votre niveau d’imposition, la rémunération du gérant, la distribution des dividendes et la gestion de la TVA.

  • A l’IR, les bénéfices sont imposés directement entre les mains des associés.
  • A l’IS, c’est la société qui paie l’impôt avant toute distribution, ce qui modifie la manière dont les gains et les charges fiscales se répartissent.

Chez Dougs, nous vous accompagnons dans ces décisions clés : choisir le bon régime fiscal, anticiper vos charges, sécuriser votre trésorerie et éviter les erreurs coûteuses.

Vous gagnez ainsi du temps, de la clarté et de la sérénité.

FAQ sur imposition SARL

Quelle est l'imposition lors d'une cession de parts sociales d'une SARL ?

Si vous réalisez à cette occasion une plus-value, celle-ci sera soumise à la flat tax (12,8% d’IR et 17,2% de prélèvements sociaux). Vous aurez toutefois la possibilité d’opter pour l’imposition au barème progressif de l’IR, si cela s’avère plus avantageux pour vous.Des droits d’enregistrement seront également dus sur le prix de cession, à hauteur de 3%.Ces droits sont à la charge de l’acquéreur.Pour calculer ces droits, il convient d’appliquer, pour chaque part sociale vendue, un abattement égal au rapport entre la somme de 23 000 € et le nombre total de parts sociales de la société.

Comment est imposé le boni de liquidation ?

Le boni correspond à ce qu’il reste après remboursement des apports lors de la liquidation.Il est soumis à :2,5 % de droits d’enregistrement ;puis à la flat tax de 30 % (ou au barème progressif sur option).L’impôt prélevé au moment du versement vient en déduction de celui dû lors de votre déclaration annuelle.

Qu'est-ce que la CET (Contribution économique territoriale) ?

La CET se décompose en deux taxes :la CVAE, calculée sur la valeur locative des locaux utilisés par la société ;la CFE, due uniquement si votre chiffre d’affaires dépasse 152 500 € (et progressivement supprimée par la loi). Toutefois, la loi de finances pour 2023 prévoit la suppression progressive de la CVAE sur deux ans.

Pour en savoir plus sur l'imposition de votre SARL

Nahima Zobri
Nahima Zobri
Head of Tax

Nahima est fiscaliste chez Dougs. Véritable appui pour ses collègues et pour les clients, elle jongle entre veille, conseil et formation sur son sujet de prédilection (on vous le donne en mille) : la fiscalité !

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