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SASU ou SARL : les critères essentiels pour faire le bon choix

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David Bernier
David Bernier
Head of Legal
Temps de lecture16 min.

Vous souhaitez créer une entreprise, mais un doute vous bloque : SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) ou SARL (société à responsabilité limitée), quel statut choisir ?

C’est une question essentielle, car elle influence votre régime social, votre fiscalité et la manière dont vous allez gérer votre société. Et lorsque vous commencez à vous renseigner sur la création d’une SASU ou d’une SARL, vous réalisez vite que leurs différences ne sont pas toujours évidentes.

Mais avant de comparer leurs avantages respectifs, il faut préciser un point essentiel : la SASU et la SARL ne concernent pas la même configuration. La SASU est destinée à l’entrepreneur seul, tandis que la SARL est conçue pour les projets à plusieurs. Si vous créez seul une société de type SARL, il s’agit en réalité d’une EURL.

Dans cet article, je vous explique clairement les différences entre SASU et SARL et comment choisir le statut le plus cohérent avec votre projet.

Et si vous souhaitez vous lancer rapidement et éviter les démarches administratives complexes, vous pouvez faire appel à Dougs pour la création de votre entreprise en ligne.

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EN BREF
  • Si vous entreprenez seul, la SASU est souvent choisie pour sa grande souplesse de fonctionnement et le régime social du président, assimilé salarié. Elle offre une protection sociale étendue, même si les cotisations peuvent être plus élevées en cas de rémunération.
  • Si vous vous lancez à plusieurs, la SARL peut constituer un cadre rassurant. Son fonctionnement est davantage encadré par la loi, ce qui peut sécuriser les relations entre associés, même si cela laisse moins de liberté dans l’organisation.
  • Dans les deux cas, vos biens personnels sont protégés grâce à la responsabilité limitée, et vous pouvez choisir entre l’impôt sur les sociétés (IS) ou l’impôt sur le revenu (IR).

Vous hésitez encore ? Restez avec moi ! Je vous explique en détail comment chaque statut fonctionne, et surtout comment choisir celui qui fera grandir votre projet.

Pour aller plus loin, consultez aussi nos guides dédiés pour créer une SARL ou créer une SASU.

Comprendre les bases

Avant de choisir entre SASU et SARL, il faut bien comprendre ce qui les distingue concrètement.

Elles permettent toutes deux de créer une société, mais leur fonctionnement repose sur une logique différente.

Qu'est-ce qu'une SASU ?

La SASU, c’est une SAS (société par actions simplifiée) avec un seul associé.

Cette structure appartient à la grande famille des sociétés de capitaux, ce qui signifie que le capital social est divisé en actions, et non en parts sociales.

Pourquoi c’est important ? Parce que ce système facilite la cession des actions et rend la gestion plus souple. Vous pouvez, par exemple, définir dans les statuts la plupart des règles de fonctionnement : nomination du président, prise de décisions, rémunération, etc.

C’est un peu comme une boîte à outils modulable : vous choisissez comment elle fonctionne selon vos besoins.

Qu’est-ce qu’une SARL ?

La SARL est une structure plus classique, mais toujours très prisée des entrepreneurs.

Ici, le capital social est divisé en parts sociales, et la société compte au moins deux associés.

Son principal atout, c’est la sécurité juridique. Pourquoi ? Parce que la SARL est encadrée par le Code de commerce. En effet, ses règles de fonctionnement sont clairement définies par la loi, ce qui limite les mauvaises surprises et les conflits internes.

En résumé :

  • Si vous aimez la liberté, la souplesse et l’autonomie, la SASU est souvent un excellent point de départ pour entreprendre seul.
  • Par contre, si vous préférez un cadre clair et sécurisant, notamment pour un projet familial ou entre proches, la SARL est une option solide.

Vous souhaitez être accompagné pour créer votre entreprise ?

Quelle est la différence entre une SASU et une SARL ?

Maintenant que vous connaissez leurs grandes lignes, voyons ce qui distingue vraiment la SASU et la SARL au moment de créer votre entreprise.

Les différences ne sont pas que juridiques : elles influencent aussi votre quotidien de dirigeant, vos décisions, et même votre protection sociale.

Le nombre d’associés

C’est la première grande distinction entre les deux structures.

  • La SASU est une société unipersonnelle. Elle ne compte qu’un seul associé. Vous êtes donc seul maître à bord. Et si un jour vous décidez de faire entrer un associé, votre SASU deviendra automatiquement une SAS, sans procédure compliquée.
  • La SARL, elle, fonctionne avec au moins deux associés, et jusqu’à 100 maximum. Si vous êtes seul, il existe une version adaptée : l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, qui reprend les mêmes règles mais pour un seul associé).

La responsabilité des associés

Bonne nouvelle : que vous choisissiez une SASU ou une SARL, votre responsabilité est limitée. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Tout simplement que vous ne risquez que l’argent que vous avez investi dans l’entreprise. Si la société a des dettes, les créanciers ne peuvent pas venir saisir vos biens personnels (maison, voiture, etc.), sauf faute de gestion avérée.

Prenons un exemple concret : vous créez votre SASU avec un capital de 1 000 €. En cas de faillite, votre perte maximale sera ce capital. Vos économies personnelles resteront protégées.

La prise de décision

Sur ce point, la différence tient surtout au nombre d’associés.

  • En SASU, tout est simple : vous prenez seul les décisions. Vous pouvez formaliser ces décisions par écrit, sans passer par des assemblées.
  • En SARL, les décisions importantes (modification des statuts, répartition des bénéfices, etc.) sont prises collectivement, lors d’une assemblée générale. Selon la décision, la majorité ou l’unanimité des associés peut être requise.

Les différences entre les dirigeants

Le dirigeant d’une SASU s’appelle un président. C’est la seule fonction obligatoire prévue par la loi.

Ce président peut être :

  • une personne physique (souvent l’associé unique lui-même), ou ;
  • une personne morale (une autre société, par exemple une holding).

Le président gère l’entreprise au quotidien et peut choisir de se rémunérer ou non.

Il relève par ailleurs du régime des assimilés salariés. Il bénéficie donc d’une protection sociale complète (maladie, retraite, maternité, etc.), mais sans assurance chômage.

En SARL, le dirigeant est appelé gérant.

Il peut y avoir un ou plusieurs gérants dans une SARL, mais ils doivent obligatoirement être des personnes physiques.

Pour ce qui est de leur régime social, il dépend de leur situation :

Type de gérant

Régime social

Protection

Gérant associé majoritaire

Travailleur non salarié (TNS)

Moins protecteur, mais cotisations plus faibles

Gérant associé minoritaire ou égalitaire

Assimilé salarié (régime général)

Plus protecteur, cotisations plus élevées

Gérant non associé

Assimilé salarié

Même protection qu’un président de SASU

Le statut du conjoint

Si votre conjoint participe à l’activité de votre entreprise, le choix du statut juridique peut tout changer.

  • En SASU, votre conjoint ne peut pas avoir le statut de conjoint collaborateur. Il doit être conjoint salarié (avec rémunération) ou conjoint associé (s’il détient des parts dans la société).
  • En SARL, au contraire, le statut de conjoint collaborateur est autorisé. Cela permet à votre conjoint de bénéficier d’une protection sociale même sans rémunération, tant qu’il contribue effectivement à la gestion ou à l’activité.

Vous l’aurez compris, la SASU et la SARL ont beaucoup de points communs. Toutes deux :

  • protègent vos biens personnels grâce à la responsabilité limitée ;
  • vous permettent de vous rémunérer ;
  • et vous offrent le cadre d’une véritable société.

Mais leur philosophie est différente.

  • Si vous aimez travailler en toute autonomie, la SASU vous correspondra sans doute davantage.Elle offre une grande souplesse de fonctionnement, vous laisse la main sur toutes les décisions et vous fait bénéficier d’une protection sociale solide, même si cela implique des charges un peu plus élevées.
  • Si, au contraire, vous préférez un cadre structuré et rassurant, la SARL est faite pour vous.Elle s’adapte très bien aux projets à plusieurs, en famille ou entre associés de confiance.Son fonctionnement clair limite les désaccords et permet une gestion plus stable au quotidien.
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Quel est le statut le plus avantageux fiscalement : SASU ou SARL ?

Vous connaissez maintenant les principales différences entre la SASU et la SARL sur le plan juridique et social. Mais une autre question, tout aussi importante, se pose souvent au moment de créer sa société : quelle structure est la plus intéressante fiscalement ?

Bonne nouvelle : que vous soyez en SASU ou en SARL, les grandes règles fiscales sont proches. Mais certains détails peuvent vraiment faire la différence selon votre situation.

L’impôt sur les sociétés (IS) : la règle commune à la SASU et la SARL

Par défaut, SASU et SARL sont soumises à l’IS. Autrement dit, c’est la société qui paie l’impôt sur ses bénéfices, et non vous personnellement.

Depuis le 1er janvier 2022, le taux normal de l’IS est de 25%. Mais certaines petites entreprises peuvent bénéficier d’un taux réduit de 15% sur la première tranche de bénéfices (jusqu’à 42 500 €), si elles remplissent les conditions suivantes :

  • le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros (HT) ;
  • le capital est entièrement libéré ;
  • et il est détenu à 75% minimum par des personnes physiques.

Prenons un exemple concret pour que ce soit plus clair :

Supposons que votre SASU réalise 35 000 € de bénéfice.

Si vous remplissez les conditions, vous paierez 15% d’IS sur cette somme, soit 5 250 €.Il vous reste donc : 35 000 € – 5 250 € = 29 750 € de bénéfice net après impôt.

Si, toutefois, votre société réalisait 60 000 € de bénéfice, le calcul serait le suivant :

  • 42 500 € taxés à 15% = 6 375 €
  • 17 500 € taxés à 25% = 4 375 €Impôt total = 10 750 €, soit bénéfice net après IS = 49 250 €.

L’option IR : une solution temporaire pour alléger votre fiscalité

Dans certains cas, vous pouvez décider de ne pas être imposé à l’IS, mais à l’IR.

Ici, ce n’est plus la société qui paie l’impôt, mais vous personnellement, sur votre part de bénéfices.

Cette option peut être intéressante au démarrage, si vous prévoyez peu de bénéfices les premières années.

Elle est valable 5 ans maximum, à condition de respecter ces critères :

  • votre activité est commerciale, artisanale, agricole ou libérale ;
  • votre chiffre d’affaires ou total de bilan est inférieur à 10 millions d’euros ;
  • vous employez moins de 50 salariés ;
  • et votre société a été créée depuis moins de 5 ans.

Exemple : vous créez une SARL à deux associés et réalisez 20 000 € de bénéfice la première année.

Chaque associé perçoit donc 10 000 € de bénéfice (sa quote-part).

Si vous êtes à l’IS, la société paie l’impôt sur les sociétés à 15% (car le bénéfice est inférieur à 42 500 €).

  • IS = 20 000 × 15% = 3 000 €
  • Il reste 17 000 € de bénéfice net dans la société.

Et si vous souhaitez ensuite vous verser cet argent, il faudra ajouter la flat tax de 31,4% sur les dividendes, soit environ 5 338 € d’impôt supplémentaire (sur les 17 000 €).Au final, il vous reste environ 11 662 € net après impôts et prélèvements.

Si vous optez pour l’IR : ici, la société ne paie pas d’impôt, ce sont les associés qui déclarent leur part de bénéfice dans leur impôt personnel.

Supposons que vous soyez imposé dans la tranche à 11% (revenus modestes).

  • IR = 10 000 × 11% = 1 100 € d’impôt par associé.

Chaque associé conserve donc environ 8 900 € net, soit 17 800 € au total pour les deux.

Résultat :

  • Avec l’IR, il reste 17 800 € net pour les associés.
  • Avec l’IS et la flat tax, il reste 11 662 € net.

Différence : environ 6 138 € d’écart en faveur de l’IR la première année.

Dividendes : ce qui change entre SASU et SARL

Lorsque vous vous versez des dividendes, la fiscalité est la même dans les deux structures.Par défaut, ils sont soumis à la flat tax, au taux global de 31,4%, répartis ainsi en 2026 :

  • 12,8% d’IR ;
  • 18,6% de prélèvements sociaux.

Vous pouvez toutefois choisir le barème progressif de l’impôt sur le revenu, si c’est plus intéressant pour vous.

Cette option peut être plus avantageuse si vous avez un revenu global faible, car elle permet :

  • de bénéficier d’un abattement de 40% sur les dividendes perçus ;
  • et de déduire une partie de la contribution sociale généralisée (6,8%) de vos revenus imposables.

Imaginons que vous soyez président d’une SASU et que vous décidiez de vous verser 10 000 € de dividendes.

Si vous restez à la flat tax (31,4%) :

  • 10 000 € × 31,4% = 3 140 € d’impôt et prélèvements sociauxIl vous reste 6 860 € nets en poche.

Si vous optez pour le barème progressif :

Supposons que vous soyez faiblement imposé (tranche à 11%).

  • D’abord, on applique l’abattement de 40% → base imposable : 6 000 €
  • IR = 6 000 € × 11% = 660 €
  • Prélèvements sociaux = 10 000 € × 18,6% = 1 860 €Total de l’imposition : 660 € + 1 860 € = 2 520 €Il vous reste 7 480 € nets.

Résultat : vous gagnez 620 € de plus avec le barème progressif dans cet exemple.Mais cette option n’est vraiment intéressante que si votre revenu global est faible.

Et en SARL ?

C’est ici que la différence se creuse.

Si vous êtes gérant majoritaire de SARL, vos dividendes peuvent être partiellement soumis aux cotisations sociales.

Concrètement, la part qui dépasse 10% du capital social + primes d’émission + sommes versées en compte courant entre dans l’assiette de vos cotisations.

Supposons que votre capital social est de 5 000 €.

Vous percevez 10 000 € de dividendes.

Vous paierez environ 3 800 € de cotisations sur cette part, en plus de la flat tax.

En résumé, fiscalement, SASU et SARL partent sur la même base : l’IS à 25%, avec un taux réduit possible à 15%.

Mais leur traitement des dividendes et options fiscales peut changer la donne :

  • L’option IR peut être avantageuse les premières années, mais reste temporaire.
  • Les dividendes sont imposés à 31,4% (flat tax), sauf choix pour le barème progressif.
  • En SARL, le gérant majoritaire paie parfois plus de cotisations sur ses dividendes que le président de SASU.

Création SASU ou SARL : est-ce que les formalités sont les mêmes ?

Après avoir vu les différences de fonctionnement et de fiscalité, il reste une question très concrète : est-ce que créer une SASU ou une SARL demande les mêmes démarches ?

Bonne nouvelle : les grandes étapes de création sont presque identiques.Mais certaines subtilités peuvent influencer votre choix, notamment dans la rédaction des statuts et la souplesse de fonctionnement.

1. La rédaction des statuts

C’est l’étape fondatrice de votre société.

Les statuts fixent les règles de vie de l’entreprise : qui dirige, comment se prennent les décisions, comment sont répartis les bénéfices, etc.

  • En SARL, cette étape est plus simple : le Code de commerce encadre strictement les règles. Vous avez donc moins de marge d’erreur, et le modèle est assez standardisé.
  • En SASU, c’est différent : la loi laisse une grande liberté dans la rédaction des statuts, même si certaines règles restent imposées par le droit des sociétés et l’ordre public, comme l’obligation de désigner un président, ou encore la tenue de certaines décisions obligatoires, notamment l’approbation des comptes. Vous pouvez définir vous-même les modalités de fonctionnement de votre société. Cette souplesse est un atout, mais elle peut aussi complexifier la rédaction : une erreur dans les statuts peut avoir des conséquences juridiques ou fiscales.

2. La constitution et le dépôt du capital social

Bonne nouvelle ici aussi : aucun capital minimum n’est imposé pour créer une SASU ou une SARL.

Vous pouvez donc démarrer votre société avec 1 euro symbolique.

Mais attention ! Dans les faits, un capital trop faible peut desservir votre crédibilité auprès des banques ou de certains partenaires.Mieux vaut prévoir un capital un peu plus conséquent (par exemple 1 000 ou 2 000 €) pour inspirer confiance et avoir une marge de manœuvre financière.

Le dépôt du capital se fait généralement auprès d’une banque, d’un notaire ou directement via un service en ligne.

3. La publication d’une annonce légale

Toute création de société nécessite la publication d’une annonce légale dans un journal habilité.

Cette formalité permet d’informer le public de la naissance de votre entreprise.

C’est une étape purement administrative, mais obligatoire, que ce soit pour une SASU ou une SARL.

4. Le dépôt du dossier sur le guichet unique

Depuis le 1er janvier 2023, toutes les formalités de création d’entreprise se font sur le guichet unique des formalités (sur le site formalites.entreprises.gouv.fr).

Vous y déposez l’ensemble de vos documents :

  • statuts signés ;
  • attestation de dépôt du capital ;
  • attestation de publication de l’annonce légale ;
  • justificatif d’adresse, etc.

Une fois le dossier validé, vous recevez votre Kbis : c’est la “carte d’identité” officielle de votre société.

Et si vous souhaitez vous simplifier la vie, chez Dougs, nous vous accompagnons à chaque étape, de la rédaction des statuts au dépôt du dossier sur le guichet unique. Vous gagnez du temps et vous évitez les erreurs qui retardent la création de votre entreprise.

En bref, créer une SASU ou une SARL suit les mêmes étapes :

  • rédiger les statuts ;
  • déposer le capital ;
  • publier une annonce légale ;
  • puis enregistrer la société sur le guichet unique.

Mais la grande différence, c’est le degré de liberté dans la rédaction des statuts :

  • La SASU offre plus de souplesse, mais demande souvent un accompagnement.
  • La SARL est plus encadrée, donc plus simple à structurer au départ.

SASU ou SARL : quelles différences pour la cession de titres et la transmission ?

Après la création vient souvent une nouvelle étape : celle de la transmission.

Peut-être qu’un jour, vous voudrez faire entrer un associé, vendre vos parts, ou même transmettre votre entreprise.

Et c’est justement là qu’une différence majeure apparaît entre SASU et SARL : la liberté de céder ses titres.

En SASU : une cession d’actions simple et rapide

En SASU, tout est simple : il n’y a qu’un seul associé, donc aucune autorisation à demander pour céder tout ou partie de ses actions. Vous décidez seul de la vente et de son montant.

C’est d’ailleurs l’un des atouts majeurs de la SASU : la souplesse des transferts de titres.

En pratique :

  • Même si la loi ne l’impose pas, il est vivement recommandé de rédiger un acte de cession pour formaliser la transaction (date, montant, identité du cessionnaire, etc.).
  • Les statuts peuvent aussi prévoir des clauses spécifiques pour encadrer les cessions futures :
    • clause d’agrément : pour exiger une validation avant toute vente d’actions,
    • clause de préemption : pour permettre à certains associés d’acheter en priorité,
    • clause d’inaliénabilité : pour interdire temporairement la vente des actions.

Une fois la cession décidée :

  1. Vous mettez à jour le registre des mouvements de titres.
  2. Vous modifiez les statuts si la répartition du capital change.
  3. Et vous enregistrez l’acte de cession au service des impôts des entreprises (SIE) dans le mois suivant la vente.

En SARL : une cession encadrée et collective

En SARL, les choses sont plus encadrées.

La cession de parts sociales suit la même logique administrative que la SASU (acte de cession de parts sociales, enregistrement, mise à jour des registres), mais avec une étape supplémentaire : la procédure d’agrément des associés.

Avant de céder vos parts, vous devez obtenir l’accord des autres associés.Cette approbation se fait par un vote en assemblée générale, avec en général la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales.Les statuts peuvent toutefois prévoir une majorité plus stricte.

Il existe cependant une exception à cette règle : si vous cédez vos parts à un membre de votre famille (conjoint, parent, enfant) ou à un autre associé, l’agrément n’est pas obligatoire, sauf si les statuts l’exigent.

Une fois l’agrément obtenu, les étapes sont les mêmes :

  1. Rédiger un acte de cession.
  2. Mettre à jour le registre des mouvements de titres.
  3. Mettre à jour les statuts.
  4. Enregistrer la cession auprès du SIE.

En résumé, en matière de transmission et de cession, la SASU est beaucoup plus souple que la SARL.

  • En SASU, la cession d’actions est simple et rapide, sans autorisation préalable.
  • En SARL, la cession de parts sociales est plus encadrée : elle nécessite généralement un agrément lorsqu’elle est faite au profit d’un tiers. En revanche, l’agrément n’est en principe pas obligatoire pour une cession entre associés ou au profit du conjoint, des ascendants ou des descendants, sauf si les statuts l’exigent.

Tableau comparatif : SASU vs SARL

Vous hésitez encore entre SASU et SARL ? Ce tableau comparatif résume en un coup d’œil les différences essentielles entre ces deux formes juridiques.

L’objectif : vous aider à repérer rapidement le statut qui correspond le mieux à votre manière d’entreprendre.

Caractéristique

SASU

SARL

Type de société

Société par actions

Société de personnes

Nature du capital

Actions

Parts sociales

Nombre d’associés

1 (associé unique)

2 à 100 (ou 1 avec une EURL)

Capital social minimum

1 €

1 €

Responsabilité des associés

Limitée aux apports

Limitée aux apports

Dirigeant

Président

Gérant

Régime social du dirigeant

Assimilé salarié (régime général)

TNS si majoritaire / Assimilé salarié si minoritaire ou non associé

Fiscalité par défaut

Impôt sur les sociétés (IS à 25%)

Impôt sur les sociétés (IS à 25%)

Option IR (5 ans max)

Oui, si conditions remplies

Oui, si conditions remplies

Dividendes

flat tax à 31,4% (pas de cotisations sociales)

flat tax à 31,4% (pas de cotisations sociales)

Cession de titres

Simple, libre, peu de formalités

Encadrée, avec agrément obligatoire

Souplesse de fonctionnement

Très élevée (statuts libres)

Moyenne (règles encadrées par la loi)

Adaptée pour

Entrepreneurs solos, start-up, projets évolutifs

Projets familiaux, associés de confiance

Protection sociale

Excellente, mais charges plus élevées

Plus légère, mais couverture moindre

EN RÉSUMÉ
  • Choisir entre SASU et SARL, c’est avant tout choisir le cadre qui vous ressemble :
  • la SASU séduit par sa souplesse, son régime social protecteur et sa facilité d’évolution ;
  • la SARL rassure par son encadrement, sa stabilité et son adaptation aux projets à plusieurs.
  • L’essentiel, c’est de trouver la structure qui soutient vos ambitions et votre manière d’entreprendre.

Chez Dougs, on vous aide à y voir clair. Nos experts analysent votre profil, optimisent vos choix fiscaux et vous accompagnent dans la création et la gestion de votre société en toute simplicité.

FAQ sur SASU ou SARL

Quels sont les avantages d'une SASU par rapport à une SARL ?

La SASU offre avant tout une plus grande souplesse de fonctionnement.Vous êtes le seul décisionnaire, sans assemblée obligatoire, et vous pouvez adapter vos statuts à vos besoins.


Son autre atout majeur, c’est la protection sociale du président : rattaché au régime général, il bénéficie d’une couverture proche de celle d’un salarié (maladie, retraite, maternité).C’est un vrai plus pour ceux qui veulent entreprendre sans trop perdre en sécurité.


Enfin, la cession d’actions est beaucoup plus simple que la cession de parts sociales en SARL : un détail important si vous pensez ouvrir votre capital ou revendre un jour.

Pourquoi passer de SARL à SASU ?

Passer d’une SARL à une SASU est une démarche courante, notamment lorsque l’entreprise évolue.


Les raisons principales sont souvent les suivantes :


Vous souhaitez devenir l’unique associé après le départ ou le rachat des parts des autres associés.


Vous recherchez plus de flexibilité dans la gestion (règles internes, décisions, dividendes).


Vous voulez bénéficier du régime social assimilé salarié, souvent perçu comme plus protecteur.


Vous préparez une future ouverture du capital à des investisseurs : la SASU est plus adaptée à cela.

Quelle structure choisir pour une holding : SASU ou SARL ?

La SASU est souvent préférée pour créer une holding.


Pourquoi ? Parce qu’elle offre :


une grande liberté de gestion et de répartition des dividendes ;


une souplesse statutaire idéale pour regrouper ou piloter plusieurs sociétés ;


et la possibilité de faciliter les entrées et sorties d’actionnaires.


La SARL, plus encadrée, peut convenir dans des cas précis (holding familiale, structure stable à long terme), mais elle offre moins de flexibilité dans les mouvements de titres ou les stratégies de financement.

Vous souhaitez être accompagné pour créer votre entreprise ?

David Bernier
David Bernier
Head of Legal

David est Head of Legal chez Dougs. En français, cela signifie qu’il pilote le département juridique du cabinet, endosse la casquette de référent technique et garantit l’évolution du service.

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