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Combien coûte la création d’une SASU en 2026 ?

David Bernier
David Bernier
Head of Legal
Temps de lecture18 min.

Le coût création SASU est souvent difficile à estimer quand vous démarrez votre projet. Entre les frais obligatoires, les options possibles et les démarches administratives, il est facile de se perdre.

En pratique, pour la création d’une SASU, prévoyez environ 210 € à 280 € pour les démarches minimales, 350 € à 700 € avec une aide en ligne, et jusqu’à 1 500 € à 2 500 € avec un professionnel.

C’est normal de ne plus savoir où se situe la réalité. Dans ce guide, je détaille chaque dépense, les frais obligatoires, les coûts optionnels et les bonnes pratiques pour réduire votre budget.

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EN BREF
  • Frais obligatoires : comptez environ 210 € à 280 € pour l’immatriculation, l’annonce légale et la déclaration des bénéficiaires effectifs.
  • Capital social : le dépôt peut être gratuit ou entraîner quelques frais selon la banque ou le notaire.
  • Statuts : leur coût varie de 0 € (rédaction seule) à 300 € environ via une aide en ligne, et jusqu’à 1 500 € à 2 500 € avec un professionnel.
  • Charges dès la première année : assurances, frais bancaires, et cotisations sociales si vous vous rémunérez.
  • Dépenses optionnelles : domiciliation, outils, accompagnement selon votre activité.

Je vous détaille tout cela dans cet article pour que vous puissiez y voir plus clair dans votre projet.

Pour vous aider à visualiser immédiatement les principaux postes de dépense, voici un récapitulatif simple des frais à prévoir lors de la création d’une SASU. Vous saurez tout de suite ce qui est obligatoire et ce qui dépend de vos choix.

Annonce légale (constitution)Entre environ 141 € et 165 €, variant selon le département.OuiPublication de création
Immatriculation (RCS/RNE via guichet)~35,59 € (activité commerciale – ordre de grandeur)OuiDonne existence légale
Déclaration des bénéficiaires effectifs~20,34 € (si faite avec l’immatriculation)OuiIdentifie le contrôle de la société
Dépôt du capital0 € à >100 €Non (le dépôt oui, les frais variables)Dépend banque / notaire
Statuts0 € à 200 € (plateforme) / 1 500 € à 2 500 € (pro)Oui (statuts), coût variableEn fonction du niveau de sécurité désiré
Total « minimum incompressible »~200 € à ~250 €Hors capital et hors accompagnement

Définition de la SASU et présentation des coûts à prévoir

Beaucoup de créateurs se lancent en SASU sans maîtriser exactement ce que recouvre ce statut. Résultat : on hésite sur les démarches obligatoires et les dépenses à prévoir. Posons le cadre simplement.

Qu’est-ce qu’une SASU et pourquoi ce statut attire autant ?

Pour poser le cadre, je pars d’une définition simple. Une SASU est une Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle. Vous êtes seul associé. Vous êtes aussi celui qui pilote les décisions stratégiques. Ce statut plaît notamment beaucoup :

  • aux freelances ;
  • aux consultants ;
  • aux entrepreneurs qui veulent une structure flexible pour lancer leur activité.

Vous pouvez organiser votre activité comme vous le souhaitez et ainsi adapter les règles de fonctionnement dans vos statuts.

Ce statut attire aussi pour une raison simple : la responsabilité de l’associé est limitée à ses apports. En clair, vous ne risquez en principe que ce que vous avez investi dans la SASU. Vos biens personnels ne sont pas engagés pour les dettes professionnelles, sauf cas particuliers comme une faute de gestion.

Vous vous reconnaîtrez peut-être dans ce profil. Vous avez envie de développer une activité sérieuse. Vous voulez éviter la micro-entreprise car son plafond vous limite. Vous souhaitez une structure qui donne de la crédibilité. La SASU répond bien à cette situation.

Pourquoi parler des coûts dès le départ ?

Il arrive souvent que les entrepreneurs se lancent sans avoir une idée précise du budget à prévoir. Vous avez peut-être consulté des simulateurs ou entendu plusieurs versions différentes autour de vous. C’est normal d’être perdu avec autant d’informations. Pourtant, connaître vos coûts dès le départ reste essentiel. Cela vous aide à préparer votre trésorerie et à éviter les surprises une fois votre SASU immatriculée.

Quand je parle du coût de création d’une SASU, j’inclus plusieurs catégories. Vous aurez :

  • les frais administratifs ;
  • le dépôt du capital social ;
  • la rédaction des statuts ;
  • les dépenses optionnelles ;
  • les charges récurrentes.

Vous allez distinguer ce qui est incompressible, ce qui dépend de vos choix, puis ce que vous pouvez optimiser.

Vous pourrez ensuite avancer avec un budget réaliste. Cela vous donnera une vraie sérénité pour la suite. Si votre question porte surtout sur le fait de créer seul ou à plusieurs, vous pouvez aussi consulter notre comparatif SASU ou SAS.

Ces frais sont obligatoires pour tous les créateurs. Ils sont simples à anticiper dans votre budget.

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Quels sont les frais administratifs obligatoires pour créer une SASU (≈200 – 250 €) ?

À prévoir dès le départ : environ 210 € à 280 € de frais incompressibles (annonce légale, immatriculation et bénéficiaires effectifs), quel que soit votre projet. Ces frais officialisent votre société. Sans eux, votre SASU n’existe pas juridiquement. Vous ne pouvez pas facturer ni ouvrir votre compte professionnel.

Certaines obligations s’inscrivent dans les étapes de création d’une SASU, ce qui peut vous aider à mieux visualiser l’ordre des démarches.

Voici les trois frais obligatoires à prévoir dès le départ.

Frais d’immatriculation au Registre National des Entreprises (≈40 à 60 €)

Comptez environ 40 € à 60 € pour immatriculer votre SASU au Registre National des Entreprises ou RNE (une base de données officielle qui recense toutes les entreprises françaises). L’immatriculation par le greffe confirme la naissance officielle de votre société et permet son inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) via le guichet unique.

L’immatriculation permet de donner une existence légale à votre SASU via le guichet unique. Comptez en moyenne entre 35 € et 70 €, selon votre activité et les éventuelles formalités complémentaires.

Frais de publication d’une annonce légale (150 à 250€)

Comptez environ 141 € à 165 € pour publier l’annonce légale de création de votre SASU. Ce tarif est désormais forfaitaire et varie principalement selon le département. Cette formalité est obligatoire, car elle rend publique la constitution de votre société (dénomination, siège, objet, capital, président).

Déclaration des bénéficiaires effectifs (20€)

Comptez environ 20 € (environ 20,34 €) pour la déclaration des bénéficiaires effectifs, réalisée en même temps que l’immatriculation. Cette formalité permet d’identifier la personne qui contrôle réellement la société, généralement vous en SASU.

On passe ensuite à un autre élément important car il conditionne toute la vie future de votre société.

Optimiser votre rémunération

Dépôt du capital social : montant, modalités et frais éventuels

Le capital social fait partie des bases de votre création. Il rassure vos partenaires, c’est un gage de confiance. Il montre votre engagement et votre crédibilité. Beaucoup pensent qu’il faut une somme élevée, mais ce n’est pas le cas. Voyons simplement ce que vous pouvez apporter et où déposer le capital.

Capital social minimum, apports en numéraire et apports en nature

Le capital représente les ressources que vous mettez dans votre SASU, c’est votre trésorerie de départ. Le minimum légal est très bas. Un euro suffit dans certains cas. Vous pouvez donc démarrer sans pression financière.

Il existe différents types d’apports.

  • Apports en numéraire : argent versé sur un compte bancaire bloqué avant l’immatriculation. Les apports en numéraire ne posent pas de difficulté, il suffit d’ouvrir un compte bancaire au nom de la société et d’y déposer la somme correspondant au capital social. Si vous souhaitez aller plus loin, vous pouvez consulter notre article détaillé sur l’apport en numéraire lors de la création d’une société.
  • Apports en nature : biens comme un ordinateur ou du matériel professionnel que vous transférez à la société pour constituer son capital. Dans ce cas, la SASU devient propriétaire de ces éléments. Selon la valeur des biens apportés, une évaluation par un commissaire aux apports peut être nécessaire pour sécuriser l’opération. Pour aller plus loin, un article dédié détaille le fonctionnement des apports en nature d’une société.

Le capital peut aussi être variable, mais cette option reste utile surtout en cas d’entrée d’investisseurs.

Si vous voulez comprendre ce point en détail, vous pouvez consulter notre article : le capital d’une SASU.

Où déposer le capital social et quand faire appel à un commissaire aux apports ?

Côté frais : comptez 0 € à plus de 100 €, le dépôt pouvant être gratuit ou facturé selon l’établissement choisi (banque traditionnelle, banque en ligne ou notaire). Le capital social fait partie des bases de votre création et rassure vos partenaires.

Dans tous les cas, les fonds déposés sont bloqués jusqu’à la réception du Kbis. Le dépôt peut se faire en banque (traditionnelle ou en ligne) ou chez un notaire, avec des frais variables selon l’établissement.

Les banques traditionnelles proposent souvent un dépôt gratuit. Les banques en ligne facturent parfois entre 50 et 100 euros. Le notaire demande souvent une centaine d’euros pour son attestation.

Le commissaire aux apports intervient uniquement si vous apportez un bien de valeur importante. Il est chargé d’évaluer la valeur réelle des biens apportés afin de sécuriser le capital social, avec un coût souvent autour de 1 000 à 1 200 euros hors taxes.

Dans de nombreux cas, vous pouvez être dispensé de cette évaluation. La loi prévoit des seuils. Cela concerne les biens de faible valeur ou les apports en nature représentant moins de la moitié du capital social.

Coût de rédaction des statuts de la SASU : toutes les solutions

Les statuts posent les règles de fonctionnement de votre société. Ils définissent :

  • votre rôle ;
  • le fonctionnement interne ;
  • l’organisation globale de votre projet.

La rédaction des statuts peut coûter 0 € si vous les rédigez seul, environ 100 à 300 € via une plateforme juridique, ou entre 1 500 € et 2 500 € si vous passez par un avocat ou un expert-comptable. Plusieurs solutions existent selon votre besoin de sécurité et de personnalisation.

Rédaction autonome : avantages, limites et points de vigilance

Certaines personnes préfèrent rédiger leurs statuts elles-mêmes. Ce choix séduit lorsqu’on veut réduire au maximum les dépenses. Vous pouvez trouver des modèles simplifiés ou vous inspirer de statuts types proposés dans des guides, comme notre modèle de statuts de SASU. Cette option fonctionne surtout dans des situations très simples : vous exercez seul, votre activité n’a pas de spécificités juridiques et vous ne prévoyez pas de clauses particulières.

Les statuts, document fondateur de la SASU, fixent les règles de fonctionnement.

Pour autant, cette méthode comporte des limites. Une formulation maladroite ou une clause manquante peut bloquer des démarches futures. Par exemple, une clause incomplète sur les pouvoirs du président peut créer une ambiguïté. Une description floue de l’objet social peut entraîner un refus du dossier d’immatriculation ou des complications comptables. Vous gagnez financièrement mais vous prenez un risque. Il est donc important de lire chaque passage avec attention.

Dans les retours que je vois souvent, les personnes qui rédigent seules finissent parfois par refaire leurs statuts après quelques mois. Cela entraîne donc un coût supplémentaire. C’est pour cela que je vous conseille toujours d’évaluer votre niveau de confort face aux démarches juridiques.

Si vous souhaitez sécuriser vos statuts dès le départ, un accompagnement professionnel peut être utile pour éviter les erreurs dès la rédaction.

Rédaction accompagnée : expertise, sécurité et coût maîtrisé

Beaucoup d’entrepreneurs préfèrent se faire accompagner. Cela apporte du confort. Vous ne vous occupez pas des formulations techniques. Vous gagnez du temps. Vous évitez les erreurs. Le professionnel s'assure que vos statuts reflètent réellement votre activité. Il peut vous alerter sur des points importants, par exemple :

  • une clause sur la rémunération ;
  • une précision sur la durée du mandat ;
  • une règle particulière sur la prise de décision.

Ce type d’accompagnement varie selon les prestataires. Les honoraires dépendent de la complexité de votre activité. En pratique, comptez environ 100 à 300 € pour une solution en ligne avec génération de statuts et formalités simples. Si vous passez par un avocat ou un expert-comptable pour un accompagnement sur mesure, le budget se situe plutôt entre 1 500 et 2 500 €. Vous recevez alors un document propre, structuré, sans zones d’ombre, ce qui vous permet de démarrer sereinement.

Pour un créateur qui veut éviter les erreurs, cette solution offre un bon équilibre entre coût et sécurité. Vous gagnez aussi une vision claire des obligations qui vous attendent. Vous recevez un dossier complet, prêt pour l’immatriculation.

Si vous souhaitez être accompagné dans ces démarches, Dougs propose une solution complète incluant la rédaction des statuts et la gestion des formalités, pour sécuriser votre création dès le départ.

Les statuts étant désormais cadrés, vous pouvez passer à la suite logique : la question du remboursement des frais avancés avant la création. Beaucoup d’entrepreneurs se demandent si certaines dépenses peuvent être remboursées par leur SASU après l’immatriculation. C’est un point clé pour gérer votre trésorerie dès le départ.

Les frais avancés avant la création : comment les faire rembourser ?

Avant même l’immatriculation, il est fréquent d’engager certaines dépenses pour préparer votre activité (matériel, honoraires, déplacements). Bonne nouvelle : ces frais avancés avant la création peuvent être remboursés par votre SASU une fois qu’elle existe officiellement.

Pour cela, ces dépenses doivent avoir été réalisées dans l’intérêt de la société en formation et être correctement justifiées.

Dépenses concernées et intérêt pour votre SASU

En pratique, une SASU peut reprendre notamment :

  • du matériel acheté avant l’immatriculation (ordinateur, outils)
  • des frais liés à la préparation du projet (étude, déplacements)
  • des honoraires versés à un professionnel (avocat, expert-comptable)

Ce mécanisme permet de ne pas pénaliser votre trésorerie personnelle : vous avancez les frais, puis la société vous rembourse après sa création.

La procédure : liste, justificatifs et compte courant d’associé

Pour obtenir le remboursement, vous devez :

  1. conserver toutes les factures et justificatifs
  2. inscrire ces frais dans l’état des actes accomplis pour le compte de la société en formation
  3. les comptabiliser après l’immatriculation

Ces sommes sont alors remboursées via votre compte courant d’associé, c’est-à-dire une dette que la société a envers vous.

Une fois votre société immatriculée, ces frais apparaissent dans la comptabilité de votre SASU sous forme de compte courant d’associé : la société vous les doit. Vous pouvez vous rembourser dès que votre compte professionnel est ouvert, à condition que la trésorerie le permette. Un simple virement suffit.

Pour éviter tout blocage, conservez vos justificatifs et vérifiez que chaque dépense concerne bien la création ou le démarrage de l’activité. Attention : seules les dépenses engagées dans les six mois précédant l’immatriculation peuvent être reprises.

La création implique donc des frais initiaux, mais aussi des charges récurrentes à anticiper dès la première année.

Charges de fonctionnement et obligations récurrentes d’une SASU

Après la création, votre SASU génère des dépenses régulières. Ces frais reviennent chaque année. Ils influencent votre trésorerie. Beaucoup d’entrepreneurs se concentrent uniquement sur le coût de création. Pourtant, les charges de fonctionnement représentent une part importante du budget réel. Je vais vous expliquer comment les anticiper sans stress.

Cotisations sociales du président : comment ça fonctionne en cas de rémunération ?

Si vous vous versez une rémunération en tant que président, cela entraîne des cotisations sociales. Ce point surprend souvent les entrepreneurs. La SASU applique les règles du régime général des salariés, sans assurance chômage.

Les cotisations sociales représentent environ 80 à 87 % du salaire net versé. Concrètement, pour 1 000 euros nets, la société supporte un coût total d’environ 1 870 euros.

Si vous souhaitez approfondir ce sujet selon votre situation, vous pouvez consulter notre article sur la rémunération du président de SASU.

Ces cotisations couvrent notamment l’URSSAF, la retraite, l’assurance maladie et la CSG-CRDS.

En SASU, vous relevez du régime général des salariés, sans droit à l’assurance chômage.

Si vous ne vous rémunérez pas au début, vous ne payez aucune cotisation. C’est une particularité de la SASU. Beaucoup de créateurs choisissent cette stratégie les premiers mois pour préserver leur trésorerie.

Impôts, taxes et autres dépenses annuelles à prévoir

Votre SASU supporte aussi plusieurs taxes. Elles sont indépendantes de votre rémunération. Elles s’appliquent dès que votre entreprise est immatriculée, sauf exceptions.

Voici les principales :

  • Contribution Foncière des Entreprises (CFE). Elle est due à partir de la deuxième année. Le montant varie souvent entre 300 et 600 euros.
  • Frais de domiciliation si vous choisissez un service externe de domiciliation
  • Assurances professionnelles selon l’activité que vous exercez. Vous pouvez consulter un aperçu des assurances en SASU pour savoir lesquelles vous concernent.
  • Dépôt des comptes annuels si vous souhaitez être accompagné pour cette étape.
  • Frais bancaires liés à votre compte professionnel.

CFE : taxe annuelle due par toutes les entreprises qui disposent d’une adresse professionnelle. Vous êtes exonéré la première année.

Certaines activités nécessitent des dépenses supplémentaires. Par exemple, un consultant doit souvent souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. Un artisan doit parfois prendre des garanties spécifiques.

Avoir ces dépenses en tête vous permet de prévoir un budget réaliste. Vous évitez les mauvaises surprises et vous avancez plus sereinement dans votre organisation. La prochaine étape consiste à étudier les coûts qui ne sont pas obligatoires mais qui peuvent vous concerner selon votre projet.

Dépenses optionnelles et coûts complémentaires

Certaines dépenses ne sont pas imposées par la loi. Elles dépendent de votre activité. Elles dépendent aussi de la manière dont vous souhaitez travailler. Je préfère vous les présenter car elles apparaissent très souvent lors des premiers mois. Vous pourrez ainsi décider lesquelles sont utiles pour vous et lesquelles ne le sont pas.

Domiciliation, matériel et prestations complémentaires

La domiciliation correspond à l’adresse administrative de votre SASU, celle qui figure sur votre Kbis, vos factures et vos documents officiels. Vous pouvez domicilier votre société chez vous pour limiter les coûts, passer par une société spécialisée, choisir un espace de coworking ou louer un bureau selon vos besoins. Si vous souhaitez aller plus loin, notre article détaille les différentes solutions de domiciliation pour une société.

À ces dépenses peuvent s’ajouter des achats indispensables au démarrage :

  • Matériel informatique si votre activité repose sur des outils numériques.
  • Équipement professionnel comme de l’outillage ou des supports de communication.
  • Abonnements à des logiciels pour gérer votre activité plus facilement.
  • Acquisition de licences si votre métier l’exige.

Un autre choix concerne le dépôt d’une marque ou d’un brevet. Certains créateurs souhaitent protéger leur identité ou leur innovation dès le départ. Ce type de démarche a un coût mais il peut sécuriser votre projet.

Compte bancaire professionnel, assurances et autres postes de dépense

La création d’une SASU nécessite la création d’un compte bancaire professionnel dédié. Ce compte sert à recevoir vos paiements. Il sert aussi à payer vos charges. Les frais varient selon l’établissement. Vous pouvez prévoir un petit budget de fonctionnement chaque mois.

Voici des dépenses souvent rencontrées :

  • Ouverture d’un compte bancaire professionnel avec frais mensuels.
  • Assurances professionnelles pour sécuriser votre activité.
  • Frais de notaire dans certaines opérations spécifiques.
  • Stage de préparation à l’installation si vous relevez d’une activité artisanale.
  • Honoraires d’un expert-comptable si vous souhaitez un suivi dès le début.

Ces dépenses varient fortement selon votre activité. Un créateur dans le numérique aura peu de matériel à acheter. Un artisan devra prévoir davantage. Un consultant devra peut-être prendre une assurance responsabilité civile. Chaque projet possède donc sa propre structure de coûts complémentaires.

À ce stade, vous avez une vision des dépenses obligatoires et facultatives. Il reste maintenant un point essentiel : l’accompagnement. Certains créateurs veulent tout faire seuls. D’autres préfèrent être guidés pour éviter les erreurs. Je vous aide à y voir clair dans la prochaine partie.

Coûts d’accompagnement professionnel

Beaucoup de créateurs hésitent entre gérer la création seuls ou se faire accompagner. Un accompagnement juridique ou comptable permet de sécuriser les démarches, de gagner du temps et d’éviter les erreurs dans les statuts ou le dossier d’immatriculation.

Accompagnement juridique ou comptable : comprendre l’intérêt

Un professionnel peut prendre en charge tout ou partie de la création : rédaction des statuts, vérification du dossier, dépôt au greffe et conseils sur les choix structurants (capital social, fiscalité, organisation). Pour une première création, cela limite les allers-retours administratifs et réduit le risque de blocage.

Variation des coûts selon les besoins et le niveau de service

Le tarif dépend du niveau d’assistance choisi :

  • solution simple via une plateforme : environ 100 à 300 €
  • accompagnement sur mesure par un avocat ou un expert-comptable : entre 1 500 et 2 500 €

Un créateur expérimenté peut se contenter d’un service léger, tandis qu’un projet plus complexe nécessite souvent un suivi personnalisé. Dans tous les cas, l’accompagnement représente un investissement utile pour sécuriser la création et éviter des erreurs coûteuses au démarrage.

Vous avez maintenant une vision complète des frais obligatoires et des services optionnels. Il existe pourtant un levier que beaucoup de créateurs négligent. Vous pouvez réduire une partie de ces coûts grâce à certaines aides et à quelques bonnes pratiques. Je vous explique comment dans la suite.

Conseils pour réduire et optimiser le coût de création d’une SASU

Réduire vos dépenses au lancement permet de préserver votre trésorerie et de démarrer plus sereinement. Plusieurs aides et bonnes pratiques peuvent alléger le coût de création d’une SASU, sans compromettre la qualité des démarches.

Aides et dispositifs qui allègent vos charges

Certains dispositifs peuvent réduire vos charges dès la première année :

  • l’ACRE, qui diminue partiellement les cotisations sociales au démarrage ;
  • l’ARCE, qui permet de transformer des droits au chômage en capital ;
  • des aides locales ou exonérations selon votre zone d’implantation.

Ces soutiens peuvent faire une vraie différence, surtout lors des premiers mois d’activité.

Bonnes pratiques pour maîtriser votre budget

En complément, quelques choix simples permettent de limiter les frais :

  • domicilier la SASU à moindre coût si vous n’avez pas besoin de local ;
  • éviter les achats de matériel non indispensables au lancement ;
  • utiliser des outils gratuits au début ;
  • externaliser uniquement ce qui est stratégique (statuts complexes, fiscalité, formalités).

En combinant aides disponibles et décisions pragmatiques, vous pouvez réduire le budget de création tout en sécurisant votre projet.

Les optimisations sont utiles, mais encore faut-il avoir une vision globale du budget. C’est ce que je vous propose dans la dernière partie.

Récapitulatif : combien coûte réellement la création d’une SASU ?

Pour vous aider à vous projeter, je vous ai regroupé ici les frais obligatoires et optionnels. Cela vous donne une vision complète du coût total selon votre situation. Vous pourrez ajuster ce budget selon votre projet.

Frais obligatoiresImmatriculation, RBE, annonce légale300 à 400 €
Dépôt du capitalInstitution bancaire ou officier ministériel selon l’option sélectionnée.0 à 100 €
Rédaction des statutsAutonome ou accompagnée0 à 500 €
Matériels et logicielsOutils de travail, abonnements0 à 600 €
AssurancesSelon l’activité150 à 600 €
Compte bancaireAbonnement mensuel80 à 180 € par an
CFE (année 2)Taxe locale obligatoire300 à 600 €

Avec ce tableau, vous voyez qu’un créateur dépense souvent entre 300 et 700 euros pour la création seule. Le budget peut monter à 1 000 euros ou plus si vous ajoutez du matériel, des logiciels ou des services complémentaires. Cela vous permet d’estimer votre projet de manière réaliste.

FAQ sur le coût de création d'une SASU

Peut-on créer une SASU gratuitement ?

Non. Vous devez au minimum payer l’annonce légale, l’immatriculation et la déclaration des bénéficiaires effectifs. Les autres frais dépendent de vos choix.

Quel budget prévoir pour démarrer une SASU ?

Selon les situations, le coût se situe souvent entre 300 et 700 euros. Le montant augmente si vous ajoutez du matériel ou un accompagnement.

Quand reçoit-on son numéro de SIRET ?

Vous le recevez dès la réception du Kbis. Le délai est généralement de quelques jours une fois que votre dossier est déposé auprès du greffe.

Comment récupérer les frais avancés avant la création ?

Vous les listez dans l’état des actes accomplis pour le compte de la société en formation, il s’agit d’un document annexé à vos statuts constitutifs. Ils seront remboursés via votre compte courant d’associé.

SASU ou micro-entreprise : laquelle coûte le moins ?

La micro-entreprise coûte moins cher au démarrage. La SASU apporte plus de souplesse et permet de développer une activité plus facilement et sans plafond.

Faut-il obligatoirement s’assurer ?

Certaines activités oui. Pour les autres, c’est fortement recommandé car cela couvre vos risques. Le montant dépend de votre métier.

Peut-on créer une SASU sans se rémunérer au début ?

Oui. Si vous ne vous rémunérez pas, vous ne payez aucune cotisation sociale. C’est courant pour préserver sa trésorerie.

Un accompagnement est-il indispensable ?

Non, mais il sécurise votre création. Il vous évite les erreurs et raccourcit les démarches. C’est utile si vous n’êtes pas à l’aise avec l’administratif.

EN RÉSUMÉ

Vous disposez maintenant d’une vision claire du coût de création d’une SASU. Vous connaissez les frais incontournables, les options utiles et les charges qui suivent la première année. Pour avancer sereinement, vous pouvez vous appuyer sur un plan simple.

Voici l’essentiel à retenir :

  • Lister vos dépenses avant et après l’immatriculation.
  • Estimer votre budget avec les frais obligatoires et optionnels.
  • Vérifier les aides comme l’ACRE pour réduire vos coûts.
  • Anticiper les charges récurrentes pour éviter les surprises.
  • Choisir la méthode de création qui correspond à votre niveau d’aisance.

Si vous souhaitez être accompagné sans stress, un expert-comptable Dougs peut sécuriser chaque étape et vous aider à lancer votre SASU en toute confiance.

David Bernier
David Bernier
Head of Legal

David est Head of Legal chez Dougs. En français, cela signifie qu’il pilote le département juridique du cabinet, endosse la casquette de référent technique et garantit l’évolution du service.

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