Ouvrir un restaurant : tout savoir pour se lancer

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Maha Chakroun
Maha Chakroun
Directrice des opérations
Temps de lecture18 min.
Créer mon entreprise avec Dougs

Ouvrir un restaurant attire de nombreux entrepreneurs. Le secteur séduit par son potentiel de rentabilité, la diversité des concepts et une demande constante. Mais derrière la passion, ce business repose sur une réalité exigeante : étude de marché, budget, réglementation et gestion quotidienne.

Si vous partez de zéro, une approche structurée est indispensable pour éviter les erreurs coûteuses, notamment lors de la création de votre entreprise.

Dans ce guide, je vais vous expliquer, pas à pas, comment structurer votre activité, éviter les erreurs classiques et poser des bases solides pour ouvrir votre restaurant.

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EN BREF

Ouvrir un restaurant nécessite une préparation rigoureuse : il s’agit avant tout d’un projet entrepreneurial structuré, et non uniquement d’une passion culinaire.

  • Vérifiez l’existence d’une demande locale et analysez votre environnement ;
  • Définissez un concept de restaurant clair et différenciant
  • Anticipez précisément votre budget et vos prévisions financières ;
  • Respectez les obligations réglementaires (hygiène, licences, sécurité).

La réussite repose sur votre capacité à organiser l’ensemble : positionnement, gestion, expérience client et pilotage financier. Sans cette vision globale, les risques d’erreur sont élevés dès le lancement.

La suite vous présente les étapes clés pour construire une démarche solide et cohérente.

Comprendre le secteur de la restauration aujourd’hui

Un restaurant propose des repas sur place ou à emporter, avec une organisation plus complexe qu'un coffee shop : cuisine, salle, gestion des stocks et du personnel.

Le secteur évolue rapidement, porté par plusieurs tendances du secteur de la restauration :

  • concepts spécialisés (street food, bistronomie, cuisines du monde)
  • modèles hybrides (livraison, dark kitchen, click & collect)
  • recherche d’une expérience client forte

Les enjeux écologiques prennent aussi une place centrale. Les consommateurs attendent désormais :

  • des produits locaux et biologiques
  • une offre adaptée (cuisine végane, viande végétale)
  • une réduction de l’impact environnemental (énergie, déchets, matériel CHR)

👉 Intégrer une démarche durable et la transition écologique devient un véritable levier de différenciation face à la concurrence.

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Étude de marché et définition du concept

Avant de vous lancer dans le secteur de la restauration, pensez à valider votre idée. Beaucoup de projets échouent dès le départ à cause d’un mauvais positionnement.

Étudier votre marché local

L’étude de marché ne se limite pas à observer la concurrence. Elle inclut aussi une analyse du territoire : dynamiques locales, pouvoir d'achat, portrait économique de votre zone pour vérifier qu'il existe une demande réelle avant de vous lancer.

Sur le terrain, prenez le temps d’observer :

  • quels restaurants existent déjà ?
  • quels types de cuisine fonctionnent ?
  • à quels moments il y a du monde ?
  • quels types de clients attirent-ils ?

Exemple : dans une zone de bureaux, un restaurant rapide avec service efficace peut être très rentable. À l’inverse, dans un quartier touristique, une expérience plus immersive et qualitative sera souvent plus adaptée.

👉 L’objectif est d’identifier une opportunité réellement rentable et adaptée à votre zone.

Définir votre concept de restaurant les

Votre concept doit répondre clairement à ces questions :

  • Qu’est-ce que vous proposez ? (type de cuisine)
  • À qui ? (vos clients)
  • De quelle manière ? (rapide, haut de gamme, pas cher…)
  • Pourquoi un client choisirait-il votre restaurant plutôt qu’un autre ?

Exemple : un restaurant proposant une cuisine classique sera difficile à différencier. En revanche, un concept associant cuisine maison, produits locaux et ambiance conviviale aura plus d’impact.

Un concept efficace repose sur un positionnement différenciant : cuisine maison, produits locaux, expérience immersive…

💡 Analysez le positionnement de vos concurrents dans votre zone : une offre écoresponsable ou innovante peut vous démarquer rapidement.

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Checklist

Compétences, diplômes et formations nécessaires

Aucun diplôme n’est obligatoire, mais la restauration reste un secteur exigeant, où vous devrez gérer à la fois des enjeux humains, opérationnels et financiers.

Comprendre le métier de restaurateur avant de se lancer

Ouvrir un restaurant, ce n’est pas seulement cuisiner ou accueillir des clients. C’est un métier complet, qui demande de jongler avec plusieurs responsabilités au quotidien.

Vous allez devoir gérer en parallèle :

  • une production (préparation des plats, qualité, approvisionnement) ;
  • un service (accueil, rapidité, organisation en salle ou à emporter) ;
  • une gestion (stocks, coûts, équipe, planning)

Autrement dit, vous êtes à la fois chef d’entreprise, manager et organisateur.

Aujourd’hui, les attentes des clients sont élevées. Ils recherchent des concepts clairs, une qualité constante et une expérience globale.

Les compétences essentielles à développer

Certaines compétences deviennent indispensables pour piloter votre activité efficacement.

Vous devrez notamment être capable de :

  • gérer vos coûts et vos marges ;
  • organiser votre service pour être fluide et rentable ;
  • encadrer et motiver une équipe ;
  • assurer une relation client de qualité.

👉 Même avec un bon concept, un manque de rigueur sur ces aspects peut rapidement mettre votre restaurant en difficulté.

Les formations recommandées (et parfois obligatoires)

Certaines formations sont incontournables pour exercer en conformité avec la réglementation.

C’est notamment le cas de :

  • la formation HACCP, obligatoire pour toute activité impliquant la manipulation de denrées alimentaires, afin de garantir la sécurité alimentaire ;
  • Label maître-restaurateur : délivré après un audit par l’Association française des maîtres restaurateurs, il valorise les établissements proposant une cuisine faite maison à partir de produits frais.
  • le permis d’exploitation, requis si vous souhaitez vendre de l’alcool dans votre établissement.

En complément, la vente d’alcool peut nécessiter une formation PVBAN ainsi qu’une licence adaptée (licence restaurant ou licence de débit de boissons). Une déclaration d’ouverture en mairie est également obligatoire.

D’autres parcours peuvent renforcer vos compétences et votre crédibilité :

  • un CAP cuisine ou pâtisserie, ou un brevet professionnel mention cuisine ou restaurant, pour maîtriser les bases techniques ;
  • une certification de niveau IV ou V, souvent reconnue dans le secteur ;
  • un stage d’immersion ou une expérience en restauration, très utile pour comprendre le terrain ;
  • une formation en gestion ou en entrepreneuriat pour piloter votre activité.

👉 En pratique, l’expérience terrain reste l’un des meilleurs moyens de progresser et d’anticiper les réalités du métier.

Se lancer seul ou en franchise ?

Dès le départ, vous avez le choix entre créer votre propre concept ou rejoindre un réseau existant. Ce choix influence votre quotidien, votre niveau de liberté et votre prise de risque.

Ouvrir un restaurant en indépendant

En indépendant, vous partez de zéro. Créer votre propre restaurant vous offre une liberté totale. Vous pouvez définir votre positionnement, votre carte et votre identité de marque.

C’est le choix de la liberté, mais aussi de la responsabilité :

  • plus de décisions à prendre ;
  • plus d’incertitude ;
  • plus de travail en amont.

👉 Vous construisez votre restaurant à votre image, avec un risque plus élevé.

Ouvrir en franchise

La franchise permet de s’appuyer sur un concept déjà validé avec un cadre précis. Vous bénéficiez d’un accompagnement, d’une notoriété et souvent d’une stratégie marketing efficace et structurée.

En contrepartie, vous devez :

👉 Le choix dépend de votre profil : sécurité et accompagnement, ou liberté et créativité.

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Faut-il créer ou reprendre un restaurant existant ?

On pense souvent qu’il faut créer son entreprise de restauration ou rejoindre une franchise. Mais il existe une autre option : reprendre un restaurant existant, c’est-à-dire acheter un fonds de commerce déjà en activité.

C’est une solution pour démarrer plus rapidement, sans partir de zéro. Vous bénéficiez notamment :

  • d’une clientèle existante ;
  • d’un local déjà équipé (matériel, aménagement) ;
  • du nom commercial et de l’enseigne ;
  • le droit au bail (contrat de location) ;
  • d’une activité qui génère du chiffre d’affaires.

L’opération est encadrée par un acte de cession de fonds de commerce, qui formalise la mutation (le transfert de propriété) du fonds.

Cette option permet de démarrer plus vite, mais demande de la vigilance, car vous reprenez aussi un historique.

Avant de signer, vérifiez attentivement le bail commercial, la santé financière, les contrats en cours (fournisseurs, assurance), le diagnostic technique, notamment le diagnostic de performance énergétique (DPE), ainsi que l’état général du local.

À noter : les salariés en cours de contrat sont automatiquement transférés.

Choisir le bon local et aménager votre restaurant

Un bon emplacement peut fortement contribuer à attirer des clients.

Trouver un emplacement stratégique

Un emplacement efficace ne se résume pas à une rue connue. Il combine plusieurs critères : visibilité, passage et accessibilité. Les zones proches des transports, des bureaux ou des attractions touristiques sont généralement les plus recherchées.

Mais le critère le plus important reste le flux réel aux heures clés. Un bon emplacement ne se juge pas à l’adresse, mais au nombre de clients présents aux bons moments. Pensez aussi à adapter la surface du local à votre concept et à votre capacité d’accueil.

👉 Avant de vous engager, observez la zone à différents moments de la journée.

Aménager votre restaurant efficacement

L’aménagement du restaurant doit être pensé à la fois pour l’efficacité opérationnelle et pour l’expérience client.

Votre espace doit permettre une circulation fluide entre la cuisine et la salle, tout en offrant un cadre agréable aux clients. La salle de réception, la cuisine, les espaces de stockage (notamment avec une chambre froide) et l'espace sanitaire doivent être optimisés.

Pour garantir la conformité sanitaire, il est impératif de respecter les normes ERP (Établissements Recevant du Public) et les obligations d'accessibilité PMR, de suivre le guide de bonnes pratiques d’hygiène (GBPH) et d’investir dans du matériel professionnel adapté.

Si vous souhaitez installer une terrasse, une autorisation d’occupation du domaine public (AOT) est nécessaire. Par ailleurs, l’interdiction de fumer dans les établissements recevant du public s’applique strictement.

👉 Un bon aménagement améliore la productivité et renforce votre image de marque.

Les démarches pour créer votre restaurant

Les démarches peuvent paraître nombreuses au départ, mais elles suivent une logique simple une fois qu’on les prend dans l’ordre.

Choisir un statut juridique

Le choix du statut juridique ne doit pas être pris à la légère. Il impacte directement votre fiscalité et votre responsabilité.

Dans la majorité des cas, les restaurateurs optent pour la création d’une société :

  • SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle) ;
  • SARL (société à responsabilité limitée) ;
  • EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) ;
  • entreprise individuelle (EI)

Elle permet de structurer votre activité et de rassurer vos partenaires.

À l’inverse, les statuts simplifiés comme une micro-entreprise restent limités pour ce type d'affaire.

👉 Une structure solide facilite l’accès au financement.

Démarches administratives

Créer une société, c’est surtout officialiser votre initiative auprès de l’administration.

Concrètement, vous allez passer par plusieurs étapes :

  • rédaction des statuts pour définir les règles de fonctionnement de votre entreprise ;
  • déposer votre capital social ;
  • immatriculer votre société en ligne au Registre National des Entreprises (RNE) et au registre du commerce et des sociétés (RCS). Toutes ces démarches passent aujourd’hui par le guichet des formalités des entreprises, accessible en ligne via l’INPI ;
  • obtenir votre extrait Kbis en ligne (la “carte d’identité” de votre entreprise), qui officialise sa création.

À cela s’ajoutent quelques obligations complémentaires :

  • déclarer les bénéficiaires effectifs (les personnes qui contrôlent réellement la société) ;
  • obtenir certaines licences ou autorisations selon votre activité (licence alcool, permis d’exploitation, formation en hygiène alimentaire…).

👉 Ces démarches peuvent être réalisées en ligne, mais l'appui d'un comptable professionnel comme Dougs est souvent recommandé. Une erreur peut en effet ralentir votre lancement (statuts mal rédigés, oubli d’une formalité…). L’idée est de partir sur des bases solides.

Business plan et rentabilité

Le business plan est une étape incontournable, surtout si vous cherchez un financement.

À quoi sert le business plan ?

Un bon business plan repose sur quatre piliers :

  • L'étude de marché : y a-t-il une clientèle pour votre concept dans votre zone ? Qui sont vos concurrents ? Est-ce le bon endroit, le bon moment ?
  • La stratégie commerciale : comment allez-vous attirer et fidéliser vos clients ? Quels prix pratiquer ? Quelle image donner à votre établissement ?
  • Le plan opérationnel : comment va fonctionner le restaurant au quotidien ? Combien d'employés ? Quels horaires ? Quels fournisseurs ?
  • Les prévisions financières : combien allez-vous dépenser, combien espérez-vous gagner, et à partir de quand serez-vous rentable ?

Les prévisions doivent inclure un compte de résultat prévisionnel ainsi qu’un plan de trésorerie, indispensables pour anticiper vos besoins financiers.

L'objectif est simple : démontrer, chiffres à l'appui, que votre projet tient la route, avant même d'investir un seul euro.

Comprendre la rentabilité

Votre rentabilité dépend de l’équilibre entre :

Exemple : Imaginez que votre restaurant encaisse 15 000 € par mois grâce aux repas vendus. C'est votre chiffre d’affaires.

De l'autre côté, vous avez toutes vos dépenses du mois : la nourriture achetée, les salaires de votre équipe, le loyer de votre local… Le tout s'élève à 12 000 €. Ce sont vos charges (fixes et variables).

Il vous reste donc : 15 000 − 12 000 = 3 000 €. C'est votre résultat.

Ce calcul vous permet de déterminer votre seuil de rentabilité : le chiffre d'affaires minimum à atteindre chaque mois pour ne pas perdre d'argent. En dessous, vous êtes dans le rouge.

⚠️ En pratique, les charges varient souvent plus que prévu : livraisons urgentes, panne de matériel, mois creux… C’est l’une des principales causes d’échec : des dépenses mal anticipées dès le départ.

👉 Un expert-comptable en ligne de Dougs peut vous aider à bâtir des prévisions financières réalistes et éviter les erreurs qui coûtent cher.

Réglementation : ce qu’il faut absolument respecter

Le secteur de la restauration est fortement encadré. Le respect des normes est indispensable pour éviter les sanctions.

Normes et obligations

Une fois votre restaurant ouvert, cela implique de respecter plusieurs cadres complémentaires :

  • les obligations réglementaires : HACCP (hygiène alimentaire) et normes ERP (sécurité incendie, accessibilité)
  • les bonnes pratiques professionnelles : GBPH (Guide des Bonnes Pratiques d’Hygiène), qui aide à appliquer concrètement les règles

À cela s’ajoutent les règles d’affichage des prix, obligatoires pour informer clairement les clients, ainsi que les obligations liées à la protection des mineurs, notamment en cas de vente d’alcool.

La gestion des déchets fait également partie de vos obligations :

  • tri des déchets (emballages, biodéchets…) ;
  • respect des règles locales de collecte.

👉 Votre activité peut être contrôlée à tout moment et les sanctions peuvent être lourdes.

Une vigilance continue

Respecter les règles ne se fait pas une seule fois à l’ouverture.

Il faut :

  • maintenir vos équipements propres et en bon état ;
  • mettre à jour vos documents obligatoires ;
  • former régulièrement votre équipe.

Vous devrez également souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (RC Pro) et une assurance multirisque.

👉 Ces protections sont essentielles pour sécuriser votre activité.

Budget, financement et aides disponibles

Ouvrir un restaurant, ça coûte de l'argent. Le montant dépend entièrement de votre projet : un food truck ou un comptoir de vente à emporter n'exigera pas le même investissement qu'un restaurant avec salle, cuisine professionnelle et personnel.

Avant de chercher un financement, vous devez avoir une idée claire de votre budget d'ouverture.

Quels sont les coûts à anticiper ?

Le budget de départ se décompose généralement en quatre grands postes :

  • Les travaux et l'aménagement : rénovation du local, mise aux normes, décoration… C'est souvent le poste le plus lourd.
  • Le matériel : équipements de cuisine, mobilier, caisse enregistreuse, logiciel de gestion…
  • Le stock initial : les produits dont vous aurez besoin dès le premier jour de service.
  • La trésorerie de départ : une réserve d'argent pour couvrir vos premières semaines d'activité, le temps que le chiffre d'affaires monte en puissance.

⚠️ Beaucoup de créateurs oublient ce dernier point. Pourtant, les premières semaines sont rarement les plus rentables. Il faut pouvoir tenir le temps que la clientèle s'installe.

Anticiper ces coûts est essentiel pour éviter les difficultés de démarrage.

Comment financer son restaurant ?

Une fois vos coûts estimés, il est essentiel de construire votre plan de financement : un tableau qui met en face ce que votre affaire va coûter et d'où va venir l'argent pour le financer. En pratique, il repose sur une combinaison de différents types d'apports :

  • L'apport personnel : c'est la somme que vous injectez vous-même. Les banques l'exigent généralement à hauteur de 20 à 30 % du budget total. C'est leur garantie que vous croyez dans votre future activité.
  • Le prêt bancaire : il couvre le reste. Pour l'obtenir, vous aurez besoin d'un business plan solide, avec des prévisions financières crédibles.
  • Le financement participatif (crowdfunding) qui vous permet de lever des fonds auprès du grand public, souvent en échange de contreparties comme des repas offerts ou des invitations à l'ouverture.

💡 Il existe aussi le crédit brasseur : un fournisseur de boissons (bière, sodas…) peut vous prêter du matériel ou financer une partie de votre aménagement, en échange d'un engagement d'achat exclusif sur ses produits. Une option à explorer, surtout si vous ouvrez un bar ou une brasserie.

Les aides auxquelles vous avez droit

L'État et les collectivités locales proposent plusieurs dispositifs pour alléger votre investissement de départ.

  • ACRE (Aide à la Création et à la Reprise d'Entreprise) : elle vous permet de bénéficier d'une exonération partielle de charges sociales pendant votre première année d'activité.
  • ARCE (Aide à la Reprise et à la Création d'Entreprise) : si vous êtes demandeur d'emploi, Pôle Emploi peut vous verser une partie de vos allocations chômage en capital, pour financer le démarrage.
  • NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d'Entreprise) : un dispositif qui combine aide financière sous forme de prêt à taux zéro et accompagnement personnalisé sur 3 ans.
  • Subventions gouvernementales et aides locales : certaines régions, départements ou communes proposent des subventions ou des prêts à taux zéro pour soutenir la création d'entreprise. Renseignez-vous auprès de votre chambre de commerce.
  • Business angels : des investisseurs privés qui peuvent soutenir votre concept en échange d'une participation au capital. Une option à explorer si votre concept est innovant et scalable.

Les organismes agréés à connaître :

  • Bpifrance : peut vous accompagner dans votre financement (prêts, garanties) et vous orienter vers les aides adaptées.
  • Chambre de commerce (CCI) : premier point de contact pour vous informer, vous former et connaître les aides locales

Un dossier bancaire solide ne s'improvise pas. Un conseiller en financement ou un expert-comptable en ligne comme Dougs peut vous aider à structurer vos prévisions, identifier les aides auxquelles vous êtes éligible, et maximiser vos chances d'obtenir un prêt.

👉 Plus votre dossier est complet et crédible, plus vous avez de chances d'obtenir un financement dans de bonnes conditions.

Stratégies de lancement et développement

Ouvrir un restaurant ne suffit pas. Il faut que les gens le sachent, y viennent, et y reviennent. C'est tout l'enjeu de votre stratégie de communication.

Connaître sa clientèle avant de communiquer

Avant de lancer la moindre action marketing, définissez votre buyers persona : le portrait type de votre client idéal.

Qui est-il ? Quel âge a-t-il ? Où habite-t-il ? Mange-t-il seul, en famille, entre collègues ? Cherche-t-il un repas rapide ou une expérience ? Ces réponses, vous les obtenez en partie grâce à votre étude de marché.

C'est ce profil qui va guider toutes vos décisions : le ton de votre communication, les canaux que vous allez privilégier, les offres que vous allez proposer. On parle de segmentation marketing : on ne s'adresse pas de la même façon à un étudiant de 22 ans et à un cadre de 45 ans.

Créer de l'attente avant l'ouverture

Le lancement commence bien avant le jour J. Voici ce que vous pouvez mettre en place dès la phase de préparation :

  • Les réseaux sociaux : ouvrez une page Facebook et un compte Instagram. Partagez l'avancement des travaux, les coulisses, votre menu, votre équipe. Créez du lien avant même d'avoir servi le premier couvert.
  • Le site internet : indispensable pour être trouvé sur Google. Il doit au minimum indiquer votre adresse, vos horaires, votre carte (vos tarifs) et un moyen de vous contacter ou de réserver.
  • L'identité visuelle : logo, couleurs, typographie, style des photos… Une identité cohérente renforce la crédibilité et la mémorabilité de votre établissement.
  • La devanture : c'est votre première vitrine physique. Un extérieur soigné, une ardoise bien rédigée ou une affiche d'ouverture prochaine peuvent suffire à susciter la curiosité des passants.
  • Les flyers et les cartes de visite : simples et peu coûteuses, elles restent utiles lors de vos premiers contacts, salons ou événements locaux.

👉 L'objectif est de générer de l'attente et d'avoir déjà une communauté le jour de l'ouverture.

Structurer votre communication dans la durée

Communiquer une fois à l'ouverture ne suffit pas. Mettez en place une véritable stratégie de communication : un calendrier qui définit quoi dire, quand, et sur quel canal.

Quelques leviers concrets à activer régulièrement : publiez régulièrement sur les réseaux sociaux, envoyez une newsletter à vos clients, et encouragez les avis clients sur Google ou TripAdvisor.

⚠️ Un seul avis négatif non répondu peut faire fuir des dizaines de clients potentiels. Répondez toujours, avec calme et professionnalisme.

Fidéliser votre clientèle

Un restaurant rentable repose sur des clients qui reviennent. Acquérir un nouveau client coûte bien plus cher que d'en garder un existant.

Pour fidéliser, misez sur trois choses :

  • La qualité constante : c'est la base. Un client qui a vécu une bonne expérience revient à condition de retrouver la même qualité à chaque visite ;
  • L'expérience client : l'accueil, l'ambiance, la rapidité du service, l'attention portée aux détails. Tout cela compte autant que l'assiette ;
  • Les outils de fidélisation : une carte de fidélité (physique ou numérique), des offres réservées aux habitués, des événements exclusifs (soirées dégustation, menus spéciaux…) renforcent le lien avec votre clientèle.

👉 Un client fidèle revient, dépense plus, et parle de vous autour de lui. C'est votre meilleur levier de croissance et il ne vous coûte presque rien.

FAQ – Ouvrir un restaurant

Combien de temps faut-il pour ouvrir un restaurant ?

En moyenne, comptez 6 à 12 mois entre l'idée et l'ouverture. Les démarches administratives, la recherche du local, les travaux et les commandes de matériel prennent du temps. Anticiper chaque étape est la clé pour ne pas se retrouver bloqué au dernier moment.

Faut-il obligatoirement un associé ?

Non. Vous pouvez très bien vous lancer seul, via une SASU ou une EURL. Un associé peut apporter des compétences complémentaires et partager la charge, mais il complexifie aussi la prise de décision. C'est un choix personnel autant que stratégique.

Comment fixer ses prix ?

Partez de vos coûts réels : matières premières, charges fixes, salaires. Votre prix de vente doit couvrir ces dépenses tout en dégageant une marge suffisante. En restauration, le coût matière représente généralement 28 à 35 % du prix du plat. L’objectif : garantir une marge suffisante sans freiner la demande.

Combien gagne un restaurateur ?

Les revenus varient fortement selon le chiffre d’affaires, les charges et le positionnement. En pratique, la rentabilité dépend surtout de la maîtrise des coûts et des marges : un restaurant bien géré peut dégager un revenu confortable, mais les débuts sont souvent modestes.

Quel budget prévoir pour ouvrir un restaurant ?

Le budget dépend de votre projet, mais il faut généralement prévoir de 50 000 € à 300 000 €.

Il comprend principalement :

  • les travaux et l’aménagement ;
  • le matériel professionnel ;
  • le stock de départ ;
  • la trésorerie pour les premiers mois.

Pour un débutant, la trésorerie est essentielle : les débuts sont rarement rentables.

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EN RÉSUMÉ

Ouvrir un restaurant est un projet accessible, mais exigeant. Votre plan d’action pour ouvrir votre restaurant :

  • Validez votre demande locale et votre positionnement ;
  • Construisez un concept différenciant et cohérent ;
  • Chiffrez précisément votre budget + trésorerie de départ ;
  • Sécurisez votre local et vos autorisations ;
  • Structurez votre business plan et votre financement.

⚠️ Ne sous-estimez ni votre budget, ni vos charges, ni l’importance de votre concept.

👉 Vous voulez sécuriser votre projet ? Faites-vous accompagner par un expert-comptable en ligne de Dougs pour structurer vos prévisions et maximiser vos chances de créer un restaurant rentable et durable.

Maha Chakroun
Maha Chakroun
Directrice des opérations

Maha est directrice des opérations. Chez Dougs, elle pilote le pôle formation des comptables et assure la coordination des opérations entre les différents services, garantissant une fluidité et une efficacité optimale.

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