Optimiser sa rémunération de président de SASU/SAS : tout ce qu’il faut savoir

Votre compta, bilan inclus, pour 69€HT par mois

Découvrir l'offre →

Vous avez créé une entreprise, et tout particulièrement une société par actions simplifiée (SAS), ou une société par actions simplifiée unipersonnelle (SASU) ? Ou vous envisagez de le faire ? Sachez que vous devez nommer un seul et unique président, dans le respect de certaines formalités. Mais au-delà de cette nomination, la question qui taraude nombre de futurs ou actuels dirigeants est : comment se rémunérer et, surtout, comment optimiser sa rémunération de président de SASU ou de SAS ? 

Si ces formes juridiques sont plébiscitées par les entrepreneurs, ce n’est pas pour rien : en plus de permettre d’éviter le régime social des indépendants et d’offrir une certaine protection, les options pour se rémunérer et les outils pour optimiser sa rémunération sont multiples. Bulletin de salaire, dividendes, contrat d’intéressement, contrat d’épargne salariale… Vaste sujet ! Rassurez-vous : on vous explique tout, tout, tout ce qu’il faut savoir pour augmenter sa rémunération de dirigeant de SAS ou de SASU !

Sommaire :

💸 Optimiser sa rémunération de dirigeant : le salaire et les primes

C’est bien souvent la première option à laquelle on pense : se verser un salaire. Car oui, en tant que président de SAS ou de SASU, vous avez l’opportunité de vous considérer comme un salarié. Mais quels sont les avantages que vous pouvez en tirer ? Quelles sont les conséquences fiscales d’un tel choix ? Voici quelques éléments de réponse pour vous aider à savoir si cette option vous permettra d’augmenter votre rémunération de dirigeant de SAS ou de SASU

Pourquoi se verser un salaire en tant que président de SAS / SASU ?

En tant que mandataire social, tout président de SAS ou de SASU est assimilé salarié. Autrement dit, même si vous n’avez pas de contrat de travail, vous bénéficiez du régime de la sécurité sociale. Si vous décidez de vous rémunérer, vous pouvez donc percevoir, chaque mois, un bulletin de salaire. Alors, pourquoi pas ?

Avec ce régime social, vous faites face aux inconvénients aussi bien qu’aux avantages du salariat : les charges sociales et leurs coûts, la retraite, la formation, le cumul de mandat, les indemnités maladie journalières, le congé maternité ou paternité… En revanche, contrairement à un salarié, vous n’êtes pas soumis au Code du travail, et ne cotisez pas auprès de l’assurance chômage. À moins de vous tourner vers des assurances privées, vous ne bénéficiez pas de Pôle Emploi et n’avez pas droit aux congés payés. De la même manière, vous n’êtes pas soumis à la durée légale du temps de travail.

De quoi faire hésiter ? Peut-être, mais en parallèle, en tant que dirigeant de SASU ou de SAS, vous pouvez vous verser un salaire avec une certaine liberté. Vous pouvez fixer votre propre rémunération, décider de votre temps et de votre lieu de travail… ce qui représente, aussi, certains atouts à ne pas négliger !

La prime du dirigeant de SAS ou de SASU
En tant que président de SASU ou de SAS, il est aussi possible de se verser une prime. Cela revient à se verser un salaire : la prime versée doit être indiquée sur un bulletin de paie, et les charges sociales restent les mêmes. En revanche, un versement de prime doit être décidé lors d’une assemblée générale

Focus sur le bulletin de salaire

Le bulletin de salaire d’un président de SAS ou de SASU retrace tout ce que la société verse sur le compte personnel du dirigeant, ainsi que toutes les charges sociales versées à l’État. Rien d’étonnant si l’on connaît la traditionnelle fiche de paie d’un salarié… Mais il faut être conscient du fait que ces charges sont particulièrement élevées en tant qu’assimilé salarié ! 

Un salaire de dirigeant représente en effet certains coûts importants : attention à ne pas confondre le salaire net, reçu, du salaire brut, fixé dans les statuts ou le PV d’assemblée générale, qui sert de base au calcul des charges. Le coût global comprend ainsi le salaire net, mais aussi les charges salariales et les charges patronales

Quand et comment doit être fixé le salaire d’un président de SAS ou de SASU ?

La pérennité de votre entreprise doit passer avant votre rémunération : pas question de vous précipiter. Généralement, il est déconseillé de se rémunérer dès la première année.

En effet, mieux vaut d’abord mettre de l’argent de côté et assurer les charges mensuelles (l’assurance, le loyer, l’électricité, etc.) ainsi que les autres dépenses obligatoires (comme la contribution foncière des entreprises, par exemple). Avant de réfléchir à vous verser un salaire, votre entreprise doit pouvoir fonctionner une année entière.

Une fois ce premier objectif atteint, il est nécessaire de réunir au moins trois mois de chiffre d’affaires sur le compte bancaire de l’entreprise. À partir de là, vous pouvez sérieusement songer à vous rémunérer. 

Il vous faudra alors définir un salaire fixe, et ce, sans oublier que 80 % de charges sociales seront prélevées. En effet, le régime général s’applique sans régime de faveur. Puisqu’il est assimilé salarié, un président de SASU ou de SAS qui se rémunère cotise également au régime général de la sécurité sociale et aux caisses de retraite AGIRC et ARRCO. 

Ce salaire devra être déterminé lors de l’établissement des statuts, par les éventuels associés, ou faire suite à une décision collective. Il doit alors être fixé en tenant compte de :

  • la validation des trimestres de retraite, 
  • la taxe PUMa, qui vous permet de cotiser à la sécurité sociale et de bénéficier des remboursements de frais médicaux,
  • ainsi que les indemnités journalières. 

Ces versements impactent fortement l’entreprise, avec une augmentation des charges, une baisse du bénéfice et de l’impôt sur les sociétés.

Par exemple…

Pour un salaire net de 100 € :
– 28 € de retenues salariales,
– 58 € de charges patronales,
– 28 € d’économie pour une tranche d’impôt sur les sociétés à 15 %,
– 52 € pour une tranche à 28 %.

Le coût réel est donc de :
– 158 € si l’impôt sur les sociétés est à 15 %,
– 134 € si l’impôt sur les sociétés est à 28 %.

Enfin, il ne faut pas laisser de côté l’impôt sur le revenu personnel, qui sera de l’ordre de 15 € !

Faut-il se verser un salaire ?

Pas toujours facile de se verser une rémunération minimum ! Comme évoqué précédemment, vous devez vous assurer d’avoir le nécessaire pour payer les charges sociales, et éventuellement le supplément d’impôt sur les revenus que vous allez devoir payer à titre personnel. 

Si c’est le cas, vous avez le choix entre vous verser votre salaire ou laisser la rémunération en compte courant d’associé : cela vous permettra de la prendre par la suite, peu importe le délai, sans que cela ne coûte quoi que ce soit !

Comment se verser un salaire pour augmenter sa rémunération de président de SAS / SASU ?

Il est déconseillé de se verser 12 bulletins de paie… pour une simple et bonne raison : un salaire sur deux mois, au moins, est requis pour valider les 4 trimestres de retraite. Et il faut savoir que de gros salaires versés sur un seul mois augmentent les cotisations sociales !

En veillant à respecter cette bonne pratique, vous pourrez également adapter vos versements en fonction de votre activité. Celle-ci connaît un pic ? Vous pouvez en profiter pour vous attribuer une prime sur le mois en question !

Si votre SAS ou votre SASU se développe bien, et que vous réunissez les conditions pour passer à l’action, rien ne vous empêche de vous verser un salaire, comme un salarié… mais avec une liberté supplémentaire. Cependant, si vous voulez optimiser votre rémunération, mieux vaut avant de vous lancer étudier les différentes formes de rémunération qui s’offrent à vous. Et si les dividendes étaient une meilleure option ?

📊 Les dividendes, une bonne idée pour augmenter sa rémunération de président de SAS ou SASU ?

L’une des alternatives au salaire et aux charges sociales n’est autre que les dividendes. En effet, tout actionnaire d’une société qui réalise des bénéfices peut choisir de s’en verser une partie, voire l’intégralité. Les dividendes représentent ainsi le montant distribué par une société à ses actionnaires, venant de ses résultats positifs, de son report ou de ses réserves. À condition d’être maîtrisés, ces dividendes peuvent vous permettre d’augmenter votre rémunération de dirigeant de SAS ou de SASU : on vous explique… 

Pourquoi se verser des dividendes en tant que président de SAS / SASU ? 

Versement de dividendes : comment ça marche, concrètement ?

Dès lors que votre SAS ou votre SASU réalise des bénéfices, vous avez la possibilité de les distribuer à un ou plusieurs associés. Ce choix se déroule lors de l’assemblée générale d’approbation des comptes, avant chaque bilan et ce, même si vous êtes seul associé de la SASU ou de la SAS ! 

Mais il n’y a là rien d’obligatoire : même si votre trésorerie explose (bonne nouvelle !), vous pouvez décider d’un report, d’une partie ou de la totalité des dividendes, pour que le montant reste en instance d’affectation jusqu’à la prochaine assemblée.

Ce système peut être avantageux car deux modes d’imposition sont possibles : 

  • la flat tax ou prélèvement forfaitaire unique (PFU), qui représente l’impôt sur tous les revenus du capital,
  • ou le barème progressif selon le taux d’imposition. 

Cela peut donc permettre d’éviter certaines charges pour optimiser votre rémunération de dirigeant ! Mais attention, les avantages sociaux de retraite ou de protection ne sont alors plus les mêmes…

Améliorer sa rémunération de président : avantages et inconvénients des dividendes

Les avantages
– L’absence de cotisations sociales
– La fiscalité simplifiée avec la flat tax
– Le cumul possible avec un salaire ou des allocations

Les inconvénients
– La complexité
– L’absence de déductibilité sur les résultats

Les dividendes pour optimiser sa rémunération : quand, comment, combien ?

Quand se verser des dividendes ?

Pas question de mettre la charrue avant les bœufs : pour pouvoir distribuer des dividendes, votre société doit avoir clôturé au moins un premier exercice comptable. Et, bien sûr, les capitaux doivent être positifs : il n’est pas possible de distribuer une somme dont vous ne disposez pas ! Une assemblée générale doit ensuite avoir lieu, au maximum 6 mois après la date de clôture des comptes.

Finalement, aucun dividende ne peut être distribué avant la déduction de l’impôt sur les sociétés (IS) des bénéfices. Car forcément, ce dernier impactera votre résultat s’il est positif : le bénéfice présent dans les comptes de votre SAS ou de votre SASU après déduction des charges sur l’activité sera alors soumis à l’impôt sur les sociétés avec, en principe, un taux de :

  • 15 % si le chiffre d’affaires est inférieur à 7,63 millions d’euros ;
  • 28 % si le chiffre d’affaires est supérieur à 7,63 millions d’euros. 

C’est la somme restant suite à cette imposition qui peut se transformer en dividendes !

Concrètement, comment un président de SAS ou SASU peut-il se verser des dividendes ?

Pour pouvoir se verser des dividendes, deux étapes sont indispensables.

  • Une assemblée générale doit avoir lieu, comme évoqué précédemment, au plus tard 6 mois après l’arrêté des comptes annuels, pour que la distribution des dividendes soit votée. Cela se fait généralement lors de l’assemblée générale d’approbation des comptes, mais cela peut aussi avoir lieu lors d’une autre assemblée.

Combien se verser en dividendes ?

En matière de dividendes, aucun plafond ou montant fixe n’existe. Tout l’art réside dans le fait de savoir bien arbitrer, voire équilibrer, entre salaire et dividendes !

Pour calculer ses dividendes, il convient d’effectuer ce calcul :

Dividendes = bénéfice – dotation aux réserves – besoins de l’exercice suivant

Si 5 % doivent être attribués à la réserve, le reste des bénéfices peut être versé aux associés. Mais là encore, attention : il est recommandé de faire le choix du montant en fonction des besoins exprimés dans le rapport de gestion.

À noter
Le montant des dividendes versé à chaque associé se calcule au prorata de leurs parts dans le capital social.

Quels coûts les dividendes ont-ils pour une société de type SAS ou SASU ?

Alors que ce serait le cas si vous ne vous versez pas de salaire, ou un salaire insuffisant, les dividendes vous permettent d’éviter la taxe PUMa, qui constitue un revenu du capital.

Ils font quant à eux l’objet de deux impositions, avec deux prélèvements obligatoires : les charges sociales et l’impôt sur le revenu, qui sont inclus dans la flat tax dont le taux est de 30 %. 

Contrairement au cas de versement d’un salaire, ces prélèvements ne permettent pas, en contrepartie, l’obtention de droits sociaux tels que la validation des trimestres de retraite ou l’amélioration du montant des indemnités journalières maladies.

À noter
Vous pouvez éviter le coût de la flat tax grâce à une imposition selon le barème progressif de l’impôt sur le revenu : les dividendes s’ajoutent alors aux autres revenus du foyer fiscal, qui sont soumis au barème progressif par tranches de l’impôt sur le revenu. Si en tant que président, vous n’êtes pas ou peu imposable à l’impôt sur le revenu, cette option peut s’avérer intéressante… mais elle nécessite certains calculs en amont !

Finalement, les dividendes peuvent rester avantageux et vous permettre d’augmenter votre rémunération en tant que président de SAS ou de SASU. Plutôt que de faire un choix à tout prix, songez également à une autre option : celle de combiner salaire et dividendes !

⟶
Pour aller plus loin : tout savoir des dividendes

🛠 Optimiser sa rémunération de dirigeant de SAS / SASU : astuces et outils

Enfin, pour augmenter ses revenus de dirigeant de SAS ou de SASU, d’autres outils existent. Et ils sont presque innombrables ! Certains d’entre eux sont compatibles avec un salaire, avec des dividendes, voire les deux. Passons en revue ces différents moyens d’optimiser sa rémunération !

Augmenter sa rémunération si vous êtes dirigeant avec ou sans salarié

Les notes de frais

Les notes de frais permettent de faire rembourser les dépenses engagées par le dirigeant dans l’intérêt de sa société, selon les besoins de l’activité. Il s’agit d’une solution pratique, car ces frais peuvent aussi l’être dans votre propre intérêt. L’exemple parfait ? Les repas d’affaires ! 

Vous pouvez aussi réfléchir à la prise en charge d’une partie des loyers de votre logement personnel, aux frais de déplacement, aux frais de formation et de documentations et même certains frais liés à la création de votre société. 

Avec les notes de frais, il faut se montrer ingénieux. D’autant plus que l’argent récupéré auprès de votre société se fait sans charges sociales, sans impôt ni contribution sociale généralisée (CSG). 

N’oubliez pas, non plus, vos factures de téléphone et d’internet, d’électricité, de gaz et d’eau, qui représentent certains coûts qu’il est préférable d’éviter !

Les indemnités kilométriques

Les indemnités kilométriques, ou IK, sont des charges supportées par le dirigeant avec la voiture qu’il utilise dans le cadre de ses fonctions professionnelles. Elles permettent de couvrir l’essence, l’assurance, ou encore l’entretien du véhicule. 

Comment est calculé le montant ? Il varie selon les kilomètres parcourus et les chevaux fiscaux, soit la puissance fiscale du véhicule, selon un barème établi et révisé chaque année par l’administration.

Ces IK sont souvent oubliées pour augmenter sa rémunération de dirigeant de SAS ou de SASU, par manque d’information – non, contrairement à ce que l’on pourrait penser, cela n’est pas accessible seulement aux salariés ! – ou de temps. Pourtant, là encore, l’argent récupéré l’est sans charges sociales, ni CSG, ni impôt !

Les conditions pour en bénéficier ? Les déplacements doivent être effectués dans l’intérêt de la société, avec un véhicule personnel : la carte grise doit être à votre nom, celui de votre conjoint ou conjointe mariée ou pacsée. 

Gardez tout de même en tête que tous les documents justificatifs de déplacements doivent être conservés pour être présentés lors d’un éventuel contrôle fiscal.

Le remboursement du compte courant

Le compte courant d’associé apporte des fonds à l’entreprise, et il peut répondre à un besoin de financement. Les sommes apportées sont ensuite remboursées par la société. C’est une solution qui peut permettre d’accompagner le développement de l’entreprise, puis d’obtenir une rémunération en optimisant l’imposition. Histoire de faire d’une pierre deux coups !

La holding 

Une holding est une société, quel que soit son statut, qui détient une ou plusieurs autres sociétés. 

Autrement dit, transformer votre société en holding est une solution qui peut vous permettre d’acquérir des parts d’entreprises, susceptibles de représenter différentes activités, commerciales ou immobilières lesquelles peuvent vous permettre de profiter de dividendes, ou simplement d’un patrimoine foncier.

Vous pouvez ainsi vous diversifier et augmenter vos revenus, tout en optimisant votre fiscalité : la taxation sur la quote-part fiscale est réduite – et, en cas de cession, la plus value fiscale que vous aurez à payer le sera aussi !

Attention, cependant : la création d’une holding nécessite une rédaction rigoureuse des statuts, et un suivi comptable précis s’impose par la suite.

Augmenter votre rémunération si vous êtes dirigeant avec au moins un salarié

Le plan d’épargne entreprise et l’abondement

Géré par une banque ou une assurance, le plan d’épargne entreprise, aussi appelé PEE, est un support financier qui permet de se constituer un portefeuille d’actions afin de générer une épargne grâce à vos versements personnels. 

Mais il est aussi possible de le compléter avec un abondement de la part de la société : votre entreprise peut ainsi verser jusqu’à trois fois la somme de ce que vous avez versé dans votre PEE. Cet abondement versé est déductible du résultat de l’entreprise et n’est pas soumis à des charges sociales. 

Vous avez ainsi la possibilité de verser plus de 3 000 € d’abondement. L’argent récupéré le sera sans charges, sans impôt, avec un peu de CSG uniquement.

Le PERECO

Le plan d’épargne entreprise pour la retraite collective consiste à verser de l’argent, à titre personnel, dans une banque ou une assurance. 

Votre entreprise peut là aussi augmenter ce versement jusqu’à trois fois la somme donnée, dans la limite de plus de 6 000 €. 

L’argent versé est déductible du résultat de l’entreprise et n’est pas soumis à l’essentiel des charges sociales.

Le CESU pré-financé

Le chèque emploi service universel pré-financé (CESU) est un titre de paiement qui permet de financer certains services très pratiques : entretien de la maison, crèche de ses enfants, soutien scolaire… 1 830 € peuvent ainsi être obtenus par la société, par année civile, net de charges et d’impôt sur le revenu ! Le bénéfice imposable de la société est également réduit.

Pour l’obtenir, il suffit de se constituer une preuve pour anticiper un contrôle, en créant un état récapitulatif individuel des aides versées aux bénéficiaires.

Les chèques cadeaux

Les chèques cadeaux représentent une solution pratique pour optimiser sa rémunération de manière régulière. Ils permettent d’obtenir une dotation par sa société, de maximum 5 % du plafond mensuel par an, ce qui représente 166 € par salarié. Il est possible d’en bénéficier sous certaines conditions :

  • pour une naissance, un pacs, un mariage, ou un départ à la retraite au cours de l’année civile ;
  • pour la fête des mères ou la fête des pères si vous êtes parent ;
  • pour la rentrée scolaire si vos enfants ont moins de 26 ans au cours de l’année civile ;
  • pour Noël pour tous les salariés, et pour le Noël des enfants s’ils ont eu 16 ans ou moins au cours de l’année ;
  • pour Sainte-Catherine, si vous avez moins de 25 ans et êtes célibataire ;
  • pour Saint-Nicolas, si vous avez 30 ans et êtes célibataire.

Les tickets restaurant

Le titre restaurant est facultatif et dépend du choix de l’employeur : il implique donc un salariat.

Il est possible d’attribuer un titre restaurant par jour de travail, et plus précisément par repas compris dans l’horaire de travail journalier. Il peut être utilisé pour un repas au restaurant, mais aussi des préparations directement consommables, des fruits ou des légumes, hors dimanches et jours fériés. Le plafond d’utilisation quotidien est de 19 €.

La valeur du titre restaurant est fixée librement par l’employeur, et son coût se partage entre le salarié et lui. Pour être exonérée de cotisations de Sécurité sociale, la contribution patronale doit être comprise entre 50 et 60 % de la valeur du titre restaurant, et ne pas excéder 5,43 €, sans quoi elle sera réintégrée dans l’assiette de calcul des cotisations. La valeur du titre restaurant donnant droit à l’exonération est ainsi comprise entre 9,05 € et 10,86 €.

Les chèques vacances

Les chèques vacances sont des titres spéciaux de paiement qui peuvent permettre de financer les prestations liées aux loisirs et aux vacances, selon des conditions définies par l’URSSAF.

Une partie est financée par votre SAS ou SASU, exonérée de certaines charges sociales, tandis qu’une partie patronale, décidée lors d’un accord collectif, est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite du montant du SMIC mensuel.

Les chèques vacances peuvent ainsi vous aider à réduire la base imposable de votre société, en économisant de l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés selon votre régime fiscal.

Pour en bénéficier, vous devez :

  • avoir au moins un salarié – en plus du dirigeant – et maximum 50 salariés ;
  • ne pas relever d’un organisme paritaire de gestion d’activités sociales ;
  • ne pas avoir de comité social économique (CSE).

L’intéressement

Le contrat d’intéressement permet d’associer le ou les salariés aux résultats de l’entreprise. Ainsi, des primes peuvent être versées en fonction des performances définies dans le contrat concernant des résultats financiers, des paliers qualitatifs, une production croissante, une augmentation du chiffre d’affaires… Un accord doit alors être conclu entre les différentes parties.

Le salarié et le dirigeant peuvent aussi choisir de verser ces sommes dans un plan d’épargne salariale. 

La mutuelle d’entreprise

Chaque dirigeant a une mutuelle pour compléter les remboursements de la sécurité sociale. Mais il est possible de la financer de différentes manières ! Quand certains utilisent leur propre salaire, il est aussi envisageable de souscrire à une mutuelle d’entreprise. Autrement dit, vous l’aurez compris, une mutuelle financée par son entreprise. 

Cela permet de faire des économies sur son salaire, déjà soumis à d’importantes charges sociales. Exemple ? Une mutuelle coûtant 1 000 € avec son salaire coûterait en réalité 1 850 € en considérant les charges sociales, tandis qu’une mutuelle d’entreprise coûterait 1 110 € !

Vous l’aurez donc compris, lorsqu’on est président de SAS/SASU, les options pour se rémunérer sont multiples. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le salaire n’est pas le seul levier à activer. Et s’il présente un intérêt certain, il est important qu’il soit fixé et versé au moment opportun. Par ailleurs, dans certains cas, les dividendes seront une alternative intéressante qu’il vous faudra étudier. 

Cerise sur le gâteau, comme nous venons de le voir, de nombreux outils sont à votre disposition pour vous aider à optimiser votre rémunération. L’enjeu pour vous sera de conjuguer habilement l’ensemble de ces éléments pour bénéficier d’avantages fiscaux tout en faisant de belles économies. Cela tombe bien : votre expert-comptable est là pour vous aider dans cette mission !

Quoi qu’il en soit, quel que soit votre choix de rémunération, la SASU est sans doute le meilleur choix pour développer votre société, tout particulièrement durant l’allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE). Mais au bout de deux années à développer votre activité, à satisfaire des clients et à progresser, de nouvelles questions doivent surgir : avez-vous intérêt à vous tourner vers l’impôt sur le revenu ? Ou à changer de statut, pour passer d’une entreprise de type SASU à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ? Pour aller plus loin, retrouvez tout ce qu’il faut savoir sur la rémunération d’un dirigeant d’EURL !

Patrick Maurice
À propos de l'auteur : Patrick Maurice est expert-comptable et cofondateur chez Dougs, l'expert-comptable en ligne qui vous simplifie la vie. Découvrez comment Dougs rend votre compta automatique et sans paperasse.
Dougs est l'expert comptable des consultants, artisans, e-commerce et freelances

Réduisez votre facture comptable dès maintenant !

Essayez Dougs dès maintenant ou demandez une présentation, un expert comptable vous appelle dans les 30 secondes. C'est gratuit, rapide et sans engagement.